Il n’est pas venu pour juger mais pour sauver !

Et tout comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut aussi que le Fils de l’homme soit élevé afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle.

En effet, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.

Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Et voici quel est ce jugement : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leur manière d’agir était mauvaise.

En effet, toute personne qui fait le mal déteste la lumière, et elle ne vient pas à la lumière pour éviter que ses actes soient dévoilés.

Mais celui qui agit conformément à la vérité vient à la lumière afin qu’il soit évident que ce qu’il a fait, il l’a fait en Dieu. Jean 3,14-21

 

 


Sculpture représentant le serpent d’airain de Moïse, sur le mont Nébo, en Jordanie.
Œuvre de l’artiste italien Giovanni Fantoni

 

Le serpent biblique est à la fois un symbole de mort et un symbole de vie. Dans le livre des Nombres, Moïse a brandi un serpent de bronze aux yeux des hébreux afin de les sauver des morsures des serpents brûlants du désert.

Mais comment le Fils de l’homme peut-il être comparé à un serpent ? Aurait-il ce double pouvoir de vie et de mort, lui qui est Prince de la vie ?

L’enseignement de l’évangéliste Jean est toujours complexe. Jésus n’est pas venu pour juger et condamner le monde mais pour le sauver, pour faire vivre les humains qui placent en lui leur confiance et non pour les faire périr.

Cependant son rayonnement est tel que, par peur ou pour d’autres raisons, certains refusent de l’accueillir, se jugeant et se condamnant eux-mêmes. Par privation de sa lumière, par éloignement de son amour, par refus de boire à la source qui sauve.

La grande question, le grand scandale théologique est : comment des êtres humains peuvent -ils choisir le mal et les ténèbres plutôt que l’amour et la lumière ? Le font-ils sciemment ? Quelle est la terrible force qui veut mettre en échec l’amour de Dieu pour ses créatures ?

Heureusement, le lien de foi et de confiance fondé en Jésus-Christ, Fils de Dieu envoyé aux nations, se transmet d’âge en âge, comme un fil d’or qui nous maintient accrochés à la vie éternelle.

 

 


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En entrant dans cette troisième semaine du Carême nous prions pour notre envoyé à Djibouti et sa famille.

Seigneur, mon Dieu,
Toi qui es la lumière des aveugles et la force des faibles,
Toi qui es aussi la lumière des voyants et la force des forts,
Sois attentif à ma prière,
Ecoute les appels que je lance du plus profond de ma misère.
Car si tu ne m’entends pas et si tu te détournes de moi,
Où puis‑je aller et à qui m’adresser ?

Ô mon Dieu, achève d’illuminer mon esprit :
Ta parole est ma joie, plus agréable que toutes les richesses, tous les honneurs et tous les plaisirs.
Ne me laisse pas, Seigneur, sans la plénitude de tes dons
Ne m’abandonne pas.
Je suis comme une plante qui a besoin que tu l’arroses en la favorisant de tes grâces.

Seigneur, aie pitié de moi, exauce mon souhait.
Fais, par ta miséricorde, que je trouve grâce devant Toi,
Pour me faire découvrir les merveilles de ta parole.
Amen.
.

Saint Augustin, Confessions XI

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Jean 3,14-21 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Transfiguration sur la montagne !

Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les conduisit sur une haute montagne où ils se trouvèrent seuls.

Il changea d’aspect devant leurs yeux ; ses vêtements devinrent d’un blanc si brillant que personne sur toute la terre ne pourrait les blanchir à ce point.

Soudain les trois disciples virent Élie et Moïse qui parlaient avec Jésus.

Pierre dit alors à Jésus : «Maître, il est bon que nous soyons ici. Nous allons dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie.» En fait, il ne savait pas que dire, car ses deux compagnons et lui-même étaient très effrayés.

Un nuage survint et les couvrit de son ombre, et du nuage une voix se fit entendre :

«Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le !»

Aussitôt, les disciples regardèrent autour d’eux, mais ils ne virent plus personne ; Jésus seul était avec eux.

Tandis qu’ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme se relève d’entre les morts.

Ils retinrent cette recommandation, mais ils se demandèrent entre eux : «Que veut-il dire par « se relever d’entre les morts » ?» Marc 9,2-10

 

 


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A la montagne de Galilée que la tradition situera au Tabor, Jésus ne se rend pas seul mais il prend avec lui trois des douze disciples. Il veut leur faire vivre une expérience singulière, en plus des enseignements et des guérisons auxquels ils ont assisté. Il désire leur faire voir – de quel regard ? – la présence resplendissante, insaisissable de Dieu en lui et par lui insaisissable. Mais aussi le compagnonnage de Moïse et d’Elie, qui pourrait rappeler que ce Dieu à la présence éblouissante est bien le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, Dieu des rois et des prophètes.

Alors comment ne pas désirer éterniser le moment ? On comprend la tentative d’installation, même précaire, lancée par Pierre ! Ne faut-il pas inscrire dans l’espace cette rencontre trans-temporelle entre Jésus, Moïse et Elie, afin de se prouver qu’il ne s’agit pas d’un rêve mais aussi d’en maîtriser les effrayants effets ? Pourtant l’objectif de Jésus n’est pas de s’installer, mais de marcher. Et comme s’il fallait à son baptême une confirmation, de la nuée vient encore une voix pour dire : «Celui-ci est mon Fils bien -aimé : écoutez-le !»

Ainsi cet état de grâce s’inscrit, non dans l’espace minéral de la montagne, mais dans la temporalité humaine. Le projet d’éterniser l’illumination ou la vision ne peut être réalisé sous peine de conduire à l’idolâtrie. L’extrême rapprochement de Dieu n’est que de passage.

D’ailleurs Jésus lui-même avant cette scène éblouissante a prévenu ses disciples : Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit tué et qu’il se relève trois jours après.

Faut-il alors comprendre la transfiguration comme un récit initiatique, où les disciples Pierre, Jacques et Jean reçoivent comme une consolation anticipée, et surtout la ferme assurance pour l’avenir et les siècles des siècles que le Fils de l’homme défiguré et le Christ en gloire sont une seule et même personne. Mais pour l’heure, Jésus leur demande de ne rien dire de ce qu’ils ont vu et entendu, et eux-mêmes sont encore incapables d’en comprendre le sens.

 

 


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Nous prions pour tous nos envoyés avec cette prière de Saint Augustin :

Autant que je l’ai pu.
Autant que tu m’en as donne de le pouvoir
Je t’ai cherché.
J’ai désiré voir par l’intelligence ce que je croyais
J’ai beaucoup étudié et beaucoup peiné.

Seigneur, mon Dieu,
Mon unique espérance,
Exauce-moi,
De peur que par lassitude,
Je ne veuille plus te chercher
Mais fais que toujours,
Je cherche ardemment ta face

Donne-moi la force de te chercher
Toi qui m’as fait te trouver
Et qui m’as donné l’espoir
De te trouver de plus en plus.

Devant toi est ma force,
Devant toi est ma faiblesse.
Garde ma force,
Guéris ma faiblesse.

Devant toi est ma science,
Devant toi est mon ignorance;
Là où tu m’as ouvert,
Accueille-moi quand je veux entrer:
Là où tu m’as fermé,
Ouvre-moi quand je viens frapper.

Que ce soit de toi que je me souvienne.
Toi que je comprenne,
Toi que j’aime.
Augmente en moi ces trois dons,
Jusqu’à ce que tu m’aies réformé tout entier.




Résister à la tentation des tentations !

Un lépreux vint à Jésus, se mit à genoux devant lui et lui demanda son aide en disant : « Si tu le veux, tu peux me rendre pur. »

Tout de suite après, l’Esprit le poussa dans le désert. Jésus y resta pendant quarante jours et il fut tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages et les anges le servaient. Marc 1,12-15

 

 


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Nous n’aimons pas que Dieu ait un lien avec le mal et la tentation, sinon pour nous en préserver. C’est ce qui ressort de la nouvelle traduction du Notre Père « Ne nous laisse pas entrer en tentation ! », et non plus « Ne nous soumets pas à la tentation ! »

Et pourtant ! C’est bien l’Esprit de Dieu qui pousse Jésus au désert pour qu’il soit tenté. Ce même Esprit vient de descendre sur lui au moment de son baptême sous forme d’une colombe alors qu’une voix le nommait « Mon fils bien-aimé » !

Qui est ce Satan qui le tente ? L’adversaire ! Le diviseur ! L’accusateur du genre humain ! Celui qui sème la zizanie entre les hommes et la confusion entre le vrai et le faux, le bon et le mauvais, la vie et la mort !

Mais quelle est la tentation que subit Jésus ? A la différence de Matthieu et de Luc, Marc ne fait pas le récit des trois tentations du pouvoir matériel, politique et spirituel.

Cela nous oblige à réfléchir à la tentation des tentations, à la tentation qui serait le fondement de toutes les autres. Cette tentation est liée à ce que nous avons de plus précieux, notre foi en Dieu. De la même manière que pour Jésus elle était liée à son identité de Fils de Dieu.

De quoi s’agit-il ? De se prendre soi-même pour Dieu ! Ou encore de projeter sur Dieu les valeurs perverses du diable : la haine au lieu de l’amour, la domination au lieu du service, la mort au lieu de la vie !

C’est aussi ce que Jésus appellera ailleurs le péché contre l’Esprit, le seul à être impardonnable. Mais dans le désert il fut entouré, protégé, par les anges et les bêtes sauvages !

 

 


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Nous prions pour notre envoyé au Cameroun et pour nos frères et sœurs camerounais. Pour entrer dans ce temps de Carême, nous lisons cet extrait de la règle des diaconesses de Reilly :

La douceur évangélique ne peut être un pacte avec la faute et le péché.
La terrible douceur du Christ chasse les démons et purifie le temple.

Le dépouillement des œuvres de ténèbres s’opère par la main de Dieu mais aussi par des mains humaines, des circonstances humaines.

Humilié par toi-même, par les autres et par Dieu, ne perds pas courage mais repens-toi.

La porte de Dieu est toujours ouverte et d’un instant à l’autre paraîtra son visage.

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 1,12-15 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Chut ! Jésus m’a guéri mais ne veut pas que je le dise !

Un lépreux vint à Jésus, se mit à genoux devant lui et lui demanda son aide en disant : « Si tu le veux, tu peux me rendre pur. »

Jésus fut rempli de pitié pour lui ; il étendit la main, le toucha et lui déclara : « Je le veux, sois pur ! » Aussitôt, la lèpre quitta cet homme et il fut pur.

Puis, Jésus le renvoya immédiatement en lui parlant avec sévérité. « Écoute bien, lui dit-il, ne parle de cela à personne. Mais va te faire examiner par le prêtre, puis offre le sacrifice que Moïse a ordonné, pour prouver à tous que tu es guéri. »

L’homme partit, mais il se mit à raconter partout ce qui lui était arrivé. A cause de cela, Jésus ne pouvait plus se montrer dans une ville ; il restait en dehors, dans des endroits isolés. Et l’on venait à lui de partout. Marc 1,40-45

 

 


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La lèpre sévit toujours en ce monde. Plus largement on peut lui associer toutes les maladies affectant la peau, qui défigurent ceux qui en souffrent, mais également celles qui effraient les autres à cause du risque ou du fantasme de contagion, en particulier le sida.

Ce type de maladie ravive dans l’imaginaire les catégories du pur et de l’impur, et ont un effet excluant pour les malades, qui sont stigmatisés, culpabilisés, isolés.

Au temps de Jésus la législation biblique préconisait la mise à l’écart des lépreux, car ils ne devaient ni contaminer ni souiller la communauté. Mais la loi prévoyait également la possibilité de les réintégrer, après un examen très approfondi de la part des prêtres, qui offraient alors un sacrifice de purification.

C’est cette purification que demande le lépreux en se jetant aux genoux de Jésus. « Si tu le veux, tu peux me rendre pur ». Quelle épreuve pour Jésus ! Comment approcher le lépreux, à moins de prendre sur lui cette impureté ?

Pourtant il va écouter la voix de la compassion, et prononcer les paroles de libération : « Je le veux, sois purifié ». En signe il le touche de sa propre main.

Puis comme effrayé de son propre pouvoir, Jésus intime à l’homme guéri l’ordre de se taire. Cet acte doit rester secret. En respect de la loi Jésus l’envoie à un prêtre qui devra attester sa guérison. Et par l’offrande sacrificielle, l’homme exprimera sa reconnaissance envers Dieu. Alors il sera réintégré dans la communauté, ce qui est essentiel.

Comme s’il y avait d’abord l’œuvre de foi, qui se joue dans la rencontre croyante entre cet homme et Jésus, et le sacrement de réconciliation qui ouvre le chemin du retour à la vie avec les autres.

Mais l’homme guéri, tout à sa joie, ne peut obéir à Jésus, et clame à qui veut l’entendre ce qui lui est arrivé, forçant Jésus à fuir et se cacher.

Ceci nous donne à réfléchir à notre manière de proclamer l’évangile : parfois trop de bruit peut obliger Jésus à se cacher ! En revanche il se montre bien présent, dans nos communautés, dès lors que nous accueillons avec affection et délicatesse les personnes fragilisées par la maladie, quelle que soit cette maladie !

 

 


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Nous prions pour nos envoyés en Égypte et pour les Égyptiens, avec cette prière de Raoul Follereau qui vient faire écho à notre récit d’évangile :

Seigneur, apprends-nous
A ne plus nous contenter d’aimer les nôtres, d’aimer ceux que nous aimons.
Seigneur, apprends-nous à ne penser qu’aux autres,
A aimer ceux, d’abord, qui ne sont pas aimés.
Seigneur, fais-nous mal avec la souffrance des autres.
Seigneur, donne-nous la grâce de réaliser
Qu’à chaque minute de notre vie, de notre vie heureuse et par Toi protégée,
Il y a des millions d’êtres humains qui sont tes filles et tes fils,
Qui sont nos sœurs et nos frères,
Et qui meurent de faim,
Et qui n’ont pas mérité de mourir de faim,
Et qui meurent de froid,
Et qui n’ont pas mérité de mourir de froid…
Seigneur, aies pitié de tous les pauvres gens du monde.
Aies pitié des lépreux auxquels Tu as tant souri, jadis, sur cette terre,
Des millions de lépreux qui tendent vers Ta Miséricorde
Leurs mains sans doigts,
Leurs bras sans mains…

Et pardonne-nous de les avoir trop longtemps,
Par peur honteuse, abandonnés…
Seigneur, ne permets plus que nous soyons heureux tout seuls.
Donne-nous l’angoisse de la misère universelle
Et délivre-nous de nous-mêmes.
…Si telle est Ta volonté.

Raoul Follereau

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 1,40-45 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Jésus discret, Jésus public, Jésus secret !

Ils quittèrent la synagogue et allèrent aussitôt à la maison de Simon et d’André, en compagnie de Jacques et Jean. La belle-mère de Simon était au lit, parce qu’elle avait de la fièvre ; dès que Jésus arriva, on lui parla d’elle. Il s’approcha d’elle, lui prit la main et la fit lever. La fièvre la quitta et elle se mit à les servir.

Le soir, après le coucher du soleil, les gens transportèrent vers Jésus tous les malades et ceux qui étaient possédés d’un esprit mauvais. Toute la population de la ville était rassemblée devant la porte de la maison. Jésus guérit beaucoup de gens qui souffraient de toutes sortes de maladies et il chassa aussi beaucoup d’esprits mauvais. Il ne laissait pas parler les esprits mauvais, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Très tôt le lendemain, alors qu’il faisait encore nuit noire, Jésus se leva et sortit de la maison. Il s’en alla hors de la ville, dans un endroit isolé ; là, il se mit à prier. Simon et ses compagnons partirent à sa recherche ; quand ils le trouvèrent, ils lui dirent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins. Je dois prêcher là-bas aussi, car c’est pour cela que je suis venu. » Et ainsi, il alla dans toute la Galilée ; il prêchait dans les synagogues de la région et il chassait les esprits mauvais.
Marc 1,29-39

 


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Pourquoi la belle-mère de Pierre a-t- elle de la fièvre ? Est-ce par réaction aux événements extraordinaires qui viennent de se produire ? Est-ce par mécontentement vis-à-vis de son gendre qui s’est enthousiasmé pour ce nouveau « prophète » ? Pourtant quelle simplicité dans cette scène où un invité se joint à la famille pour un repas shabbatique. On imagine Jésus et ses disciples rentrant de la synagogue, devisant les uns avec les autres.

Puis il y a ce détail plus vrai que nature. La maîtresse de maison est malade, alitée. Ce n’est pas bien grave. Rien à voir avec ce qui vient de se passer avec l’homme possédé.

A moins que la fièvre ne signifie, selon Rachi, commentateur juif du XIè siècle, un feu intérieur qui donne une soif perpétuelle et inextinguible, ce qui peut relever du niveau matériel comme du niveau spirituel.

Quoiqu’il en soit, quand Jésus entend dire que cette femme est souffrante, il s’approche, la touche et éteint la fièvre. Alors elle se met à les servir, comme si rien n’était arrivé. Comme si Jésus était aussi l’homme des rencontres discrètes, des lieux d’intimité.

La publicité, la communication, la foule de gens devant la maison, les innombrables guérisons de malades et de possédés, c’est lui aussi bien sûr. Et il est vite sollicité par tous ceux qui entendent parler de ses dons. Mais attention aux dangers et à l’ambiguïté du succès ! Jésus choisit de s’éloigner, seul : hors de la maison, hors de la ville, dans un endroit isolé. Et là il prie. Il parle à Dieu, il écoute son Dieu, son Seigneur, son Père… dans un vis-à-vis qui n’appartient qu’à eux.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour tous les Sénégalais

 

Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes,
Pardonne-leur quand même…
Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrières pensées,
Sois gentil quand même…
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussis quand même…
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
Sois honnête et franc quand même…
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit,
Construis quand même…
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
Sois heureux quand même…
Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain,
Fais le bien quand même…
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne au monde le meilleur que tu as quand même…
Tu vois, en faisant une analyse finale, c’est une histoire entre toi et Dieu, cela n’a jamais été entre eux et toi.

Mère Térésa de Calcutta

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 1,29-39 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Puissance libératrice du verbe !

Jésus et ses disciples se rendirent à la ville de Capernaüm.

Au jour du sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Les gens qui l’entendaient étaient impressionnés par sa manière d’enseigner ; car il n’était pas comme les maîtres de la loi, mais il leur donnait son enseignement avec autorité.

Or, dans cette synagogue, il y avait justement un homme tourmenté par un esprit mauvais. Il cria : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais bien qui tu es : le Saint envoyé de Dieu ! »

Jésus parla sévèrement à l’esprit mauvais et lui donna cet ordre : « Tais-toi et sors de cet homme ! » L’esprit secoua rudement l’homme et sortit de lui en poussant un grand cri. Les gens furent tous si étonnés qu’ils se demandèrent les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela ? Un nouvel enseignement donné avec autorité ! Cet homme commande même aux esprits mauvais et ils lui obéissent ! » Et, très vite, la renommée de Jésus se répandit dans toute la région de la Galilée.
Marc 1,21-28

 


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Par qui, par quoi le pauvre homme de la synagogue de Capernaüm est-il hanté ? L’esprit mauvais qui le possède est-il une incarnation du Satan, l’adversaire et le diviseur du genre humain ? S’agit-il de l’esprit mécontent d’un ancêtre, d’une force naturelle ou surnaturelle, ou encore d’une maladie psychique, d’un traumatisme toujours actif et douloureux dans la vie de cet homme ? A-t-il déjà essayé de se soigner ?

L’important est qu’en ce jour de shabbat, Jésus, après avoir donné son enseignement, va se mesurer à l’esprit mauvais, s’imposer à lui, le maîtriser par la parole. Il a fort à faire car cet esprit est puissant, il essaie par tous les moyens de résister à ce Jésus qu’il connaît comme Saint de Dieu !

Mais il est finalement vaincu, expulsé.

Tous les présents s’étonnent : « Qu’est-ce que cela ? Un nouvel enseignement donné avec autorité ! Cet homme commande même aux esprits mauvais et ils lui obéissent ! »

Ainsi, dès le début de l’évangile nous apprenons, concrètement, qu’aucune force adverse, à l’extérieur comme à l’intérieur de nous-mêmes, ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, pour peu que nous laissions entrer en nous sa Parole libératrice.

 

 


Chaque jour, des dizaines d’Haïtiens de toutes confessions se rendent sur la colline de Ti Pinski. Au milieu des cactus et des roches, ils prient et rêvent de meilleurs lendemains. Le photographe Thomas Freteur les a rencontrés.

 

Nous prions pour notre envoyé à Haïti, et pour tous les Haïtiens.

 

« Toi qui es un Dieu de paix, d’amour et d’unité,
Nous te prions Père,
Et nous te supplions nous rassembler,
Par ton Esprit Saint,
Tout ce qui est divisé. Veuille aussi nous accorder
De nous convertis à ton unité,
De rechercher ton unique et éternelle vérité,
Et de nous abstenir de toute dissension. Ainsi nous n’aurons plus qu’un seul cœur
Une seule volonté, une seule raison. Et tournés tout entiers vers Jésus-Christ notre Seigneur
Nous pourrons, Père,
Te louer d’une seule bouche
Et te rendre grâce
Par notre Seigneur Jésus-Christ
Dans l’Esprit-Saint Amen.

Martin Luther

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 1,21-28 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Répondre à l’appel, comme si nous n’attendions que cela !

Après que Jean eut été mis en prison, Jésus se rendit en Galilée ; il y proclamait la Bonne Nouvelle venant de Dieu. « Le moment fixé est arrivé, disait-il, car le Royaume de Dieu s’est approché ! Changez de comportement et croyez la Bonne Nouvelle ! »

Jésus marchait le long du lac de Galilée lorsqu’il vit deux pêcheurs, Simon et son frère André, qui pêchaient en jetant un filet dans le lac.

Jésus leur dit : « Venez avec moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.

Jésus s’avança un peu plus loin et vit Jacques et son frère Jean, les fils de Zébédée. Ils étaient dans leur barque et réparaient leurs filets.

Aussitôt Jésus les appela ; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers et allèrent avec Jésus. Marc 1,14-20

 

 


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La proclamation s’adresse à la multitude, à tous ceux qui se rassemblent autour de Jésus ou qui ne sont pas trop loin pour l’entendre ! Ce qui frappe leurs oreilles, et qu’ils ne comprennent pas forcément tout de suite, c’est que le temps est venu, le royaume est proche…. Et surtout qu’ils doivent ouvrir leur cœur à la Parole de Dieu, avoir confiance en son amour.

De manière différente, la vocation ne s’adresse pas à la foule, mais à chacun. C’est en marchant le long du lac de Tibériade, en voyant des personnes singulières, que Jésus ressent le besoin de les appeler par leurs noms et de les inviter à le suivre. Car il ne veut pas œuvrer seul. Il a besoin d’aides et de témoins qui, après avoir été des disciples réunis autour de lui, deviendront des apôtres envoyés par lui vers le monde et les autres.

Simon-Pierre, André, Jacques et Jean sont des pêcheurs de poissons. Jésus en fera des pêcheurs d’homme. On peut entendre que Jésus nous valorise dans ce que nous savons faire et qu’il désire utiliser nos dons pour son service et sa mission. Il ne nous demande pas d’être autre que ce que nous sommes, mais de l’orienter différemment, d’en faire don aux autres. Appelés, les 4 hommes le suivent aussitôt, comme s’ils n’attendaient que cet appel.

Faut-il quitter père, mère, famille, responsabilités pour suivre Jésus ? Comment penser que lui, qui enseigne l’amour du prochain, chercherait à semer la zizanie dans les familles ? Au contraire, en nous appelant, il nous libère pour que nous vivions toutes nos relations avec un cœur nouveau, dans un esprit nouveau.

 

 


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En entrant dans la semaine pour l’unité des chrétiens, nous prions avec ces mots de Fadiey Lovsky.

« Seigneur, fais de nous des réconciliateurs
De véritables concordateurs
Des pacificateurs persévérants et consolateurs ;

Déracine l’orgueil ecclésial de nos cœurs
En y fortifiant la fidélité envers l’Eglise. Ne nous laisse pas nous résigner aux tensions et aux séparations.

Seigneur, est-ce que la foi ne pourrait pas déplacer les montagnes ?
Délivre-nous des rancunes historiques et théologiques.

Donne-nous la grâce d’une prière œcuménique dépouillée de tout triomphalisme.
Donne-nous l’amour envers ceux qui aiment Jésus
Dans un autre climat et un autre style que nous.

Bénis nos engagements en bénissant également
Ceux des sœurs et des frères différents des nôtres.
Nous te rendons grâce pour tous ces chrétiens qui t’aiment
Même s’ils ne nous aiment pas encore. N’avons-nous pas été, nous aussi, comme eux ?

Nous te prions pour ce qui paraît impossible
Et qui est pourtant nécessaire. C’est pourquoi nous supplions ton Saint-Esprit
De nous conduire et de nous inspirer.

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 1,14-20 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Quel nouveau nom pour nous ? Pour quelle mission ?

Le lendemain, Jean était de nouveau là, avec deux de ses disciples. Quand il vit Jésus passer, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu ! »

Les deux disciples de Jean entendirent ces paroles, et ils suivirent Jésus.

Jésus se retourna, il vit qu’ils le suivaient et leur demanda : « Que cherchez-vous ? »

Ils lui dirent : « Où demeures-tu, Rabbi ? » – Ce mot signifie « Maître ». –

Il leur répondit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc et virent où il demeurait, et ils passèrent le reste de ce jour avec lui.

Il était alors environ quatre heures de l’après-midi.

L’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et avaient suivi Jésus, était André, le frère de Simon Pierre.

La première personne que rencontra André fut son frère Simon ; il lui dit : « Nous avons trouvé le Messie. » – Ce mot signifie « Christ ». – Et il conduisit Simon auprès de Jésus.

Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, le fils de Jean ; on t’appellera Céphas. » – Ce nom signifie « Pierre ». – (en araméen : Kepa, «rocher») Jean 1, 35-42

 

 


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Selon l’évangile de Jean, André et le disciple qui l’accompagne furent disciples de Jean le baptiste avant de devenir disciples de Jésus de Nazareth. C’est Jean lui-même, en présentant Jésus comme « Agneau de Dieu », qui leur indique le chemin à suivre.

Attitude à saluer, dans notre monde où prévaut la rivalité, y compris dans les affaires spirituelles. Quel pasteur enverrait ses ouailles à un autre pasteur, mis à part les cas de déménagement ? Mais pourquoi la désignation de Jésus comme agneau sacrificiel pour les péchés provoque-t-elle cette réaction chez les disciples ? Ont-ils tant de choses à se faire pardonner ?

Autre surprise de cet évangile : c’est André et non Pierre qui rencontre Jésus le premier. C’est André qui le reconnaît comme Messie, et qui le nomme Christ. Il peut le faire à l’issue de cette mystérieuse rencontre de quelques heures passées avec lui. Mais c’est Simon, rebaptisé Pierre, qui recevra en ce nom la vocation de devenir pierre angulaire de l’Église.

Comment nous-même nous sentons-nous appelés ? Nommés ? Et si nous recevions un nouveau nom, lequel serait-ce ? Pour quelle mission ?

 

 


Prière d’action de grâce traditionnelle pour l’année 2017 ( Umuganuro) au Burundi (DR)

Nous prions pour notre envoyée au Burundi

Christ, tu n’as pas d’oreilles …

Tu n’as que nos oreilles
Pour entendre le cri de nos frères.

Christ, tu n’as pas d’yeux …
Tu n’as que nos yeux
Pour faire rayonner ta présence dans nos vies.

Christ, tu n’as pas de lèvres…
Tu n’as que nos lèvres
Pour parler de toi aux hommes d’aujourd’hui.

Christ, tu n’as pas de pieds…
Tu n’as que nos pieds
Pour accompagner les hommes sur ton chemin.

Christ, tu n’as pas d’aide…
Tu n’as que notre aide
Pour conduire les hommes à ton côté.

Nous sommes la seule Bible
Que les gens lisent encore
Nous sommes le dernier message de Dieu
Proféré en paroles et en actes.

Anonyme rhénan du XIV° siècle

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Jean 1, 35-42 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Cet enfant venu au monde pour l’éclairer !

Jésus était né à Bethléhem en Judée, sous le règne du roi Hérode.

Or, des mages venant de l’Orient arrivèrent à Jérusalem. Ils demandaient : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus lui rendre hommage.

Quand le roi Hérode apprit la nouvelle, il en fut profondément troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi que comptait son peuple et il leur demanda où devait naître le Messie.

– A Bethléhem en Judée, lui répondirent-ils, car voici ce que le prophète a écrit: Et toi, Bethléhem, village de Juda, tu n’es certes pas le plus insignifiant des chefs-lieux de Juda, car c’est de toi que sortira le chef qui, comme un berger, conduira Israël mon peuple .

Là-dessus, Hérode fit appeler secrètement les mages et se fit préciser à quel moment l’étoile leur était apparue. Puis il les envoya à Bethléhem en disant: Allez là-bas et renseignez-vous avec précision sur cet enfant; puis, quand vous l’aurez trouvé, venez me le faire savoir, pour que j’aille, moi aussi, lui rendre hommage.

Quand le roi leur eut donné ces instructions, les mages se mirent en route. Et voici : l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait. Elle parvint au-dessus de l’endroit où se trouvait le petit enfant. Et là, elle s’arrêta. En revoyant l’étoile, les mages furent remplis de joie. Ils entrèrent dans la maison, virent l’enfant avec Marie, sa mère et, tombant à genoux, ils lui rendirent hommage. Puis ils ouvrirent leurs coffrets et lui offrirent en cadeau de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Cependant, Dieu les avertit par un rêve de ne pas retourner auprès d’Hérode. Ils regagnèrent donc leur pays par un autre chemin. Matthieu 2,1-12

 

 


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La naissance d’un simple enfant, là-bas en Judée, devait bouleverser l’histoire humaine !

Les bergers l’ont chanté, eux qui symbolisent le peuple d’Israël, et les pauvres de ce monde. Les mages venus d’Orient se sont prosternés devant lui, eux qui représentent les nations de la terre et leur richesse. Ainsi cet enfant de Bethléem est venu au monde pour l’éclairer tout entier, et ceci est vrai de siècle en siècle.

Pourtant cette bonne nouvelle commence par un désastre, qui s’annonce dans la rencontre entre le roi Hérode et les mages. En écho à la condamnation à mort des petits garçons hébreux par Pharaon que nous lisons au livre de l’Exode, l’évangile de Matthieu va raconter le massacre des innocents par Hérode. Là où Moïse fut sauvé des eaux par les sages-femmes égyptiennes et la fille de Pharaon, Jésus sera sauvé par ses parents avertis par l’ange du Seigneur de fuir en Egypte.

Alors quel est le rôle des mages ? A leur corps défendant ils ont alerté le tyran que venait de naître « le roi des juifs » annoncé par les prophètes, éveillant sa paranoïa et son instinct sanguinaire. Certes ils ne sont pas revenus renseigner Hérode après avoir découvert et adoré l’enfant, mais ils n’ont rien fait pour le sauver.

Leur mission était autre semble-t-il et la tradition ultérieure les entoura de légendes. Reconnus comme rois de différentes parties du monde, ils recevront un nom et une fonction : Melchior, vieillard à cheveux blancs et à longue barbe, en offrant de l’or, manifesta la Royauté du Christ. Gaspard, jeune, et rouge de teint, en présentant l’encens, rendit hommage à sa Divinité. Enfin Balthazar, noir de peau et barbu, par la myrrhe annonça la mort du Christ.

 

 


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Prions pour nos envoyés au Burkina Faso et pour inviter les enfants à la prière.

« Tu peux parler à Dieu n’importe quand et n’importe où : le matin, en commençant la journée, sur le chemin de l’école, en te promenant, en jouant, et parfois même en travaillant, quand tu es au calme chez toi, ou le soir avant de t’endormir. Tu choisis une des prières qui suivent… Tu la murmures à Dieu dans le secret de ton cœur. Dieu t’écoute quand tu lui parles, même si parfois tu as l’impression qu’Il fait la sourde oreille. Il te répond par la paix qu’Il te donne, par sa Parole qui t’éclaire, par l’amour qui t’habite. Amen. »

La Prière pour les Enfants du matin au réveil :

« Me voici Seigneur, ma journée est pour Toi. Je veux la vivre avec Toi.
Béni sois-Tu, Seigneur, au début de ce jour.
Béni sois-Tu pour ceux que je vais rencontrer.
Donne-moi Ton Esprit Saint pour que je fasse ce qu’il Te plaît.
Donne-moi Ton Esprit Saint pour que je vive dans Ton amour. Amen. »

La Prière pour les Enfants avant le repas :

« Merci Seigneur pour ce repas, pour la nourriture que Tu nous donnes et pour ceux qui l’ont préparée.
Seigneur, Tu nous rassembles autour de cette table.
Que ce repas refasse nos forces.
Qu’il nous rende plus joyeux et prêts à Te servir. Amen. »

La Prière pour les Enfants dans la journée :

« Ouvre mes oreilles et mon cœur à Ta Parole.
Rends-moi attentif à ceux qui m’entourent.
Mets sur mes lèvres des paroles qui font vivre et qui donnent de la joie.
Ouvre mes mains pour qu’elles sachent donner et recevoir.
Conduis mes pas vers ceux qui sont seuls ou découragés.
Garde- moi dans la vérité.
Fais-moi trouver les gestes de paix et d’amitié.
Sois avec moi Seigneur, et rends-moi fort pour travailler, aimer et pardonner.
Seigneur, Tu sais tout, Tu sais bien que je T’aime ! Amen. »

La Prière pour les Enfants le soir avant de s’endormir :

«Merci Seigneur pour les joies de ce jour, pour l’amour que j’ai reçu et celui que j’ai donné.
Pardon Seigneur, pour le mal que j’ai pu faire aujourd’hui.
Apprends-moi à aimer les autres comme Tu nous as aimés.
Seigneur, ce soir, je Te prie pour spécialement pour…
Donne-lui Ton courage et Ta paix.
Souviens-Toi aussi de ceux que j’aime !

« En paix, je me couche et m’endors, car avec Toi, Seigneur, je me sens en sécurité » (psaume 44). Amen.»

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Matthieu 2,1-12 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Laissons-nous éclairer par la confiance !

Méditation du jeudi 21 décembre 2017. En ce temps de Noël, nous prions pour nos envoyés au Sénégal.

Le sixième mois, Dieu envoya l’ange Gabriel dans une ville de Galilée, Nazareth, chez une jeune fille fiancée à un homme appelé Joseph. Celui-ci était un descendant du roi David ; le nom de la jeune fille était Marie.

L’ange entra chez elle et lui dit : « Réjouis-toi ! Le Seigneur t’a accordé une grande faveur, il est avec toi. »

Marie fut très troublée par ces mots ; elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L’ange lui dit alors : « N’aie pas peur, Marie, car tu as la faveur de Dieu. Bientôt tu seras enceinte, puis tu mettras au monde un fils que tu nommeras Jésus. Il sera grand et on l’appellera le Fils du Dieu très-haut. Le Seigneur Dieu fera de lui un roi, comme le fut David son ancêtre, et il régnera pour toujours sur le peuple d’Israël, son règne n’aura point de fin. »

Marie dit à l’ange : « Comment cela sera-t-il possible, puisque je suis vierge ? »

L’ange lui répondit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Dieu très-haut te couvrira comme d’une ombre. C’est pourquoi on appellera saint et Fils de Dieu l’enfant qui doit naître. Élisabeth ta parente attend elle-même un fils, malgré son âge ; elle qu’on disait stérile en est maintenant à son sixième mois. Car rien n’est impossible à Dieu. »

Alors Marie dit : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi comme tu l’as dit. » Et l’ange la quitta. Luc 1, 26-38

 

 


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Marie, mère de Jésus, fait partie de toutes ces femmes de la Bible qui sont appelées par leur nom, pour une mission particulière, la mise au monde d’un enfant inattendu, au destin exceptionnel. Femmes stériles dans de nombreux cas, femmes servantes, femme vierge dans le cas de Marie, le fruit de leurs entrailles est également celui d’une mystérieuse volonté divine. Ces récits nous font comprendre que nous ne sommes pas seulement des êtres de chair et de sang, nés de la reproduction biologique, mais également des êtres nés de l’Esprit et porteurs de l’Esprit. C’est bien le sens de l’incarnation : la Parole faite chair, l’Esprit présent dans la chair, mais aussi la chair sanctifiée par l’Esprit ! En Jésus le Christ nous devenons tous enfants de Dieu.

Mais dans la merveilleuse annonce faite à Marie, le tragique est déjà présent. Car c’est au cœur de l’histoire humaine que prendra sens la vocation du Fils ! Il sera roi ! Mais quel roi ? Pour qui ? Comment ? Nous n’aurons jamais fini d’interpréter et de vivre les significations et les implications de cette royauté.

Cependant rien n’aurait été possible sans l’acquiescement simple, évident, de Marie fille d’Israël. Pourtant on lui demandait, non seulement d’accueillir la vie, mais aussi de risquer le déshonneur, la répudiation, et peut-être la mort. Touchée par la puissance de la Parole en elle, Marie sut, et crut, qu’à son oui seraient donnés force et courage pour qu’elle devienne entièrement servante du Seigneur. Et il en fut ainsi. Merci Marie !

 

 


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En ce temps de Noël, nous prions pour nos envoyés au Sénégal.

Comme un phare dans la nuit
Nous voici devant toi, hommes et femmes
Souvent perdus dans la pénombre des à peu près, de l’incertain et de l’éphémère.
L’obscurité nous entoure toujours, dissimulant l’espoir possible,
Masquant la rencontre qui nous relèverait.

Et pourtant, Seigneur, tu es là.
Comme un phare dans la nuit, ta lumière guide notre route, mais nous n’en voyons souvent que la lueur intermittente, passagère.
Fais grandir en nous la confiance, celle qui met le cap sur ta clarté, à l’horizon de nos existences.
Alors nous serons ensemble face à toi, et non plus isolés dans nos ténèbres.
La nuit sera complice de notre espérance, et non plus prison de nos échecs.

La clarté parsemée de nos bougies répondra en miroir au ciel étoilé de Noël.
Nos vies s’illumineront pour les autres, pour ceux qui sont loin, ceux qui sont seuls,
Ceux qui ploient sous leurs fardeaux, pour ceux qui ont des décisions importantes à prendre,
comme pour ceux qui sont dénués de tout et n’ont plus rien à décider pour eux-mêmes.
Seigneur, comme un phare dans la nuit,
Tu fais naître en nous la joie du chemin retrouvé, la sérénité d’un avenir sûr.
Que ta promesse soit notre force, pour que nous portions au monde l’éclat de ton amour et la lumière de ta paix.

Pasteur Geoffroy Perrin-Willm

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Luc 1, 26-38 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




L’humilité de Jean le baptiste !

Méditation du jeudi 14 décembre 2017. Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour les Togolais.

 

Dieu envoya son messager, un homme appelé Jean. Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient grâce à lui. Il n’était pas lui-même la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière.

……………………………………………….

Voici le témoignage rendu par Jean lorsque les autorités juives de Jérusalem envoyèrent des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »

Il ne refusa pas de répondre, mais il affirma très clairement devant tous : « Je ne suis pas le Messie. »

Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu Élie ? »

« Non, répondit Jean, je ne le suis pas. »

« Es-tu le Prophète ? » dirent-ils.

« Non », répondit-il.

Ils lui dirent alors : « Qui es-tu donc ? Nous devons donner une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu à ton sujet ? »

Jean répondit : « Je suis « celui qui crie dans le désert : Préparez un chemin bien droit pour le Seigneur ! » — C’est ce qu’a dit le prophète Ésaïe. —

Parmi les messagers envoyés à Jean, il y avait des Pharisiens ; ils lui demandèrent encore :
« Si tu n’es pas le Messie, ni Élie, ni le Prophète, pourquoi donc baptises-tu ? »

Jean leur répondit : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il y a au milieu de vous quelqu’un que vous ne connaissez pas. Il vient après moi, mais je ne suis pas même digne de délier la courroie de ses sandales. »

Tout cela se passait à Béthanie, de l’autre côté de la rivière, le Jourdain, là où Jean baptisait.Jean 1.6-8, 19-28

 


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A travers le Prologue et le thème de la lumière, l’évangile de Jean affirme fortement la divinité de Celui qui vient. Et il précise que Jean le baptiste n’en fut que le messager et le témoin.

Mais comme si cela ne suffisait pas il éprouve le besoin de faire dire au baptiste lui-même qui il est et qui il n’est pas, et pourquoi il fait ce qu’il fait. La raison de cette insistance vient peut-être de ce que le mouvement baptiste qui s’était constitué autour de Jean était très important au temps de Jésus, et le restera plus tard encore, et qu’il fallait donc éviter toute confusion sur l’identité du Christ.

Alors Jean dit qu’il n’est pas le Christ, qu’il n’est pas Elie, qu’il n’est pas le prophète attendu (peut-être Moïse dont on espérait le retour), mais simplement la voix annoncée par Esaïe, criant dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur.

Et quand il est interrogé par les pharisiens, non plus sur son identité mais sur ce qu’il fait, il revendique son action de baptiste, mais pour la relativiser aussitôt, car si lui baptise d’eau, Celui qu’il annonce baptisera dans l’Esprit Saint.

Le rôle de Jean est magnifique et terrible : prêcher la repentance, accueillir et laver de leurs fautes les pécheurs, annoncer l’Agneau de Dieu, puis s’effacer ! Il connaîtra une fin cruelle et tragique, sans doute avant même d’avoir compris la portée véritable de sa propre mission !

Dans un autre évangile Jésus dira de lui : « Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’y en a point de plus grand que Jean. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. » Luc 7,28

 

 


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Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour les Togolais.

Dès mon enfance, tu as déposé sur mon âme ta lumière,
Cette source de vie à faire rayonner pour d’autres.
Pourtant aujourd’hui, je la vois là, figée, paralysée,
Gisant au fond de moi comme pierre de marbre.

Alors, en ce temps de l’Avent, je me tiens devant toi
En attente du miracle de Noël :
Je voudrais seulement que tu m’aides, Seigneur,
A redonner son mouvement à ta lumière dans ma vie.

Ce désir de toi qui a résisté à la traversée de tout mon temps…
Prends-le.
Je sais ce que tu peux faire avec peu.
Et encore n’oublie pas ceux qui m’entourent
Et que j’aime et même ceux que j’aime moins.
Et aussi ceux lointains que je ne connais pas.
Enfin tous ceux qui habitent notre terre
Menacée aujourd’hui de perdre ta lumière.
Seigneur, s’il te plaît, prépare-nous au miracle de Noël !

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Jean 1.6-8, 19-28 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Faire désert pour revivre notre baptême !

Méditation du jeudi 7 décembre 2017, 2ème semaine de l’Avent. Nous prions pour nos envoyés au Liban et pour tous les Libanais.

 

Ici commence la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

Dans le livre du prophète Ésaïe, il est écrit : « Je vais envoyer mon messager devant toi, dit Dieu, pour t’ouvrir le chemin.

C’est la voix d’un homme qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, faites-lui des sentiers bien droits ! »

Ainsi, Jean le Baptiste parut dans le désert ; il lançait cet appel : « Changez de comportement, faites-vous baptiser et Dieu pardonnera vos péchés. »

Tous les habitants de la région de Judée et de la ville de Jérusalem allaient à lui ; ils confessaient publiquement leurs péchés et Jean les baptisait dans la rivière, le Jourdain.

Jean portait un vêtement fait de poils de chameau et une ceinture de cuir autour de la taille ; il mangeait des sauterelles et du miel sauvage. Il déclarait à la foule : « Celui qui vient après moi est plus puissant que moi ; je ne suis pas même digne de me baisser pour délier la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau, mais lui, il vous baptisera avec le Saint-Esprit. » Marc 1.1-8

 


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A la différence des autres évangiles, celui de Marc n’évoque ni la naissance, ni la généalogie, ni la préexistence de Jésus, qui sera reconnu comme Christ. Avec lui la Bonne Nouvelle commence par l’annonce du prophète du désert, Jean le Baptiste. Autrement dit le mystère reste entier, la question ouverte sur Celui qui vient.

En commençant avec Jean, Marc nous met en présence d’une figure prophétique singulière, inspirée de la famille des grands prophètes bibliques et que l’on retrouvera aussi dans ces silhouettes d’hommes et de femmes, qui, aux premiers temps du christianisme, vivront parfois la même solitude érémitique que celle du baptiste.

Ce style de vie, très différent de celui de Jésus, homme des villes et des villages, homme sociable, nous interroge aujourd’hui, et, dans notre monde survolté, attire de plus en plus de gens, du moins pour un temps de retraite, de réflexion et de prière.

Un peu comme ces habitants de Jérusalem et de la Judée qui, sans journaux, sans publicité, sans téléphone ni internet, avaient cependant entendu parler de Jean et de son appel à la repentance, et y répondaient en venant se faire baptiser dans le Jourdain.

C’est peut-être ce désert que nous devons recréer au cœur de nos journées surchargées, de nos vies trop remplies, non pour nous protéger des autres, mais pour pouvoir communier ensemble à l’être du Christ en nous, pour pouvoir revivre notre baptême.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés au Liban et pour tous les Libanais.

« Fais que j’entende au matin ton amour, car je me confie en toi.
Montre-moi le chemin que je dois prendre, car j’élève mon âme à toi. »
(Psaume 143.8).

Seigneur Dieu, Père très bon,
Je te rends grâces
Pour cette journée
Que tu m’offres et qui t’appartient.
Elle s’ouvre devant moi
Avec sa part d’inconnu.
Accorde-moi de la vivre
Sans vaines préoccupations
Et dans une sereine liberté.

Que je ne prenne appui
Ni sur mes forces
Ni sur mes richesses
Que je ne cède
Ni à mes pauvretés
Ni à mes faiblesses.

C’est vers toi, Père,
Que j’élève mon cœur
Mon regard et mes mains
Pour recevoir dans ta louange
Tout ce dont j’aurai besoin
Aujourd’hui
Afin de le partager
Comme un héritage
Que tu me confies
Pour le faire fructifier.

Dieu d’amour et de miséricorde
Sans toi je ne peux rien faire
C’est toi que j’espère tout le jour.

Claude Caux-Berthoud – « Prier, le temps d’une offrande » Editions Olivétan 2016

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 1.1-8 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :