Familles je vous « crains » !

Jésus se rendit ensuite à la maison. Une telle foule s’assembla de nouveau que Jésus et ses disciples ne pouvaient même pas manger. Quand les membres de sa famille apprirent cela, ils se mirent en route pour venir le prendre, car ils disaient : « Il a perdu la raison ! »

Les maîtres de la loi qui étaient venus de Jérusalem disaient : « Béelzébul , le diable, habite en lui ! » Et encore : « C’est le chef des esprits mauvais qui lui donne le pouvoir de chasser ces esprits ! »

Alors Jésus les appela et leur parla en utilisant des images : « Comment Satan peut-il se chasser lui-même ? Si les membres d’un royaume luttent les uns contre les autres, ce royaume ne peut pas se maintenir ; et si les membres d’une famille luttent les uns contre les autres, cette famille ne pourra pas se maintenir. Si donc Satan lutte contre lui-même, s’il est divisé, son pouvoir ne peut pas se maintenir mais prend fin. »

« Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et s’emparer de ses biens, s’il n’a pas d’abord ligoté cet homme fort ; mais après l’avoir ligoté, il peut s’emparer de tout dans sa maison. Je vous le déclare, c’est la vérité : les êtres humains pourront être pardonnés de tous leurs péchés et de toutes les insultes qu’ils auront faites à Dieu. Mais celui qui aura fait insulte au Saint-Esprit ne recevra jamais de pardon, car il est coupable d’un péché éternel. »

Jésus leur parla ainsi parce qu’ils déclaraient : « Un esprit mauvais habite en lui. » La mère et les frères de Jésus arrivèrent alors ; ils se tinrent en dehors de la maison et lui envoyèrent quelqu’un pour l’appeler.

Un grand nombre de personnes étaient assises autour de Jésus et on lui dit : « Écoute, ta mère, tes frères et tes soeurs sont dehors et ils te demandent. »

Jésus répondit : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? »

Puis il regarda les gens assis en cercle autour de lui et dit : « Voyez : ma mère et mes frères sont ici. Marc 3,20-35

 


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Plusieurs scènes des évangiles nous montrent Jésus très réservé par rapport à sa propre famille, même si d’autres scènes expriment l’amour qu’il porte aux siens, en particulier à sa mère !

Dans notre récit il doit faire face au désir d’emprise de sa famille qui le croit fou, dans un contexte où son succès auprès du peuple a attisé la haine de ses adversaires et donc la calomnie. S’il guérit, c’est forcément qu’il est en affaire avec le diable. Le pense-t-on réellement ? En tout cas l’argument a servi très longtemps en Europe pour brûler les guérisseuses qualifiées de sorcières.

La force de Jésus est de prendre au sérieux l’accusation et d’y répondre à deux niveaux.

D’abord par la raison : si moi-même je suis lié à l’esprit du mal, quel serait mon intérêt de chasser les esprits mauvais ? « Si donc Satan lutte contre lui-même, s’il est divisé, son pouvoir ne peut pas se maintenir mais prend fin. »

Mais après avoir utilisé la voix de la raison Jésus utilise celle de la conscience : Le mal existe, et il faut le combattre avec force et intelligence, comme un « homme fort » qu’il faudrait maîtriser. Mais pour cela il ne faut pas voir ou projeter le mal là où il n’est pas.

Alors où est-il ?

Jésus est clair : tout peut être pardonné, même les mauvaises paroles contre Dieu. Mais impardonnable est le péché contre le Saint-Esprit ?

Difficile à comprendre ? Fions-nous à l’intelligence de notre cœur, celle qui nous vient de Dieu. L’Esprit souffle en nous et pour nous faire connaître l’amour et nous le faire vivre vis-à-vis de notre prochain.

Si nous inversons le sens de l’inspiration divine au point d’y entendre le contraire alors nous devenons prisonniers de ténèbres épaisses et infranchissables. Nous mettons Dieu à la place du diable et le diable à la place de Dieu, nous déclarons bon ce qui est mauvais et mauvais ce qui est bon, nous déclarons la haine sainte et méprisons l’amour ! Ce faisant nous tuons notre âme.

Mais si nous sommes ouverts à l’amour de Dieu et que nous en vivons, alors nous découvrons que notre propre famille s’intègre dans la grande famille de tous ceux qui mettent leur confiance et leur joie dans le service de Dieu et dans l’écoute de sa Parole.

 

 


Création de Lamine Biaye, artiste peintre sénégalais qui pratique le récup’art.

 

Nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour tous les Sénégalais à travers un extrait du poème de Léopold Sedar Senghor : Elégie pour Martin Luther King

Cependant que s’évaporait comme l’encensoir le cœur du pasteur
Et que son âme s’envolait, colombe diaphane qui monte
Voilà que j’entendis, derrière mon oreille gauche, le battement lent du tam-tam.
La voix me dit, et son souffle rasait ma joue :
« Ecris et prends ta plume, fils du Lion ». Et je vis une vision.
Or c’était en belle saison, sur les montagnes du Sud comme du Fouta-Djallon
Dans la douceur des tamariniers.
Et sur un tertre siégeait l’Etre qui est Force, rayonnant comme un diamant noir.
Sa barbe déroulait la splendeur des comètes ; et à ses pieds
Sous les ombrages bleus, des ruisseaux de miel blanc de frais parfums de paix.
Alors je reconnus, autour de sa Justice sa Bonté,
Confondus les élus et les Noirs et les Blancs
Tous ceux pour qui Martin Luther avait prié.
Confonds-les donc, Seigneur, sous tes yeux sous ta barbe blanche :
Les bourgeois et les paysans paisibles, coupeurs de canne cueilleurs de coton
Et les ouvriers aux mains fiévreuses, et ils font rugir les usines, et le soir ils sont soûlés d’amertume amère.
Les Blancs et les Noirs, tous les fils de la même terre mère.
Et ils chantaient à plusieurs voix, ils chantaient : Hosanna ! Alléluia !
Comme au Royaume d’Enfance autrefois, quand je rêvais.
Or ils chantaient l’innocence du monde, et ils dansaient la floraison
Dansaient les forces que rythmait, qui rythmaient la Force des forces :
La Justice accordée, qui est Beauté Bonté.
Et leurs battements de pieds syncopés étaient comme une symphonie en noir et blanc
Qui pressaient les fleurs écrasaient les grappes, pour les noces des âmes :
Du Fils unique avec les myriades d’étoiles

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 3, 20-35 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Du seder juif à la cène chrétienne !

Le premier jour de la fête des pains sans levain, le jour où l’on sacrifiait les agneaux pour le repas de la Pâque, les disciples de Jésus lui demandèrent : « Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque ? »
Alors Jésus envoya deux de ses disciples en avant, avec l’ordre suivant : « Allez à la ville, vous y rencontrerez un homme qui porte une cruche d’eau. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire de la maison : « Le Maître demande : Où est la pièce qui m’est réservée, celle où je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples ?» Et il vous montrera, en haut de la maison, une grande chambre déjà prête, avec tout ce qui est nécessaire. C’est là que vous nous préparerez le repas. »

Les disciples partirent et allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus le leur avait dit, et ils préparèrent le repas de la Pâque.

Quand le soir fut venu, Jésus arriva avec les douze disciples. Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : « Je vous le déclare, c’est la vérité : l’un de vous, qui mange avec moi, me trahira. » Les disciples devinrent tout tristes, et ils se mirent à lui demander l’un après l’autre : « Ce n’est pas moi, n’est-ce pas ? »

Jésus leur répondit : « C’est l’un d’entre vous, les douze, quelqu’un qui trempe avec moi son pain dans le plat.
Certes, le Fils de l’homme va mourir comme les Écritures l’annoncent à son sujet ; mais quel malheur pour celui qui trahit le Fils de l’homme ! Il aurait mieux valu pour cet homme-là ne pas naître ! »

Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez ceci, c’est mon corps. » Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna, et ils en burent tous.

Jésus leur dit : « Ceci est mon sang, le sang qui garantit l’alliance de Dieu r et qui est versé pour une multitude de gens. Je vous le déclare, c’est la vérité : je ne boirai plus jamais de vin jusqu’au jour où je boirai le vin nouveau dans le Royaume de Dieu. »

Ils chantèrent ensuite les psaumes de la fête, puis ils s’en allèrent au mont des Oliviers. Marc 14,12-26

 


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C’est au cours du repas du soir de Pessah que Jésus a institué la cène, la communion au pain symbolisant le don de son corps et au vin symbolisant son sang.

Lors du seder ( ce repas festif), tous les mets, tous les mots portent une charge symbolique très riche. Il s’agit de célébrer la sortie d’Egypte des hébreux sous la conduite de Moïse, ce qui se fait par l’évocation du récit biblique en réponse à la question du plus jeune participant au diner : « En quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ?

Mais cette haggadah de pessah ( liturgie) indique également les gestes à accomplir, l’ordre de consommation des aliments et leurs bénédictions, les chants et les prières. Si le pain est sans levain, c’est pour se souvenir qu’au moment de la libération d’Egypte il n’a pas eu le temps de lever. Si les herbes sont amères c’est pour se souvenir de l’esclavage, et si des 4 verres de vin consommés pendant le seder on fait tomber quelques gouttes sur son assiette, c’est pour se rappeler les larmes de Dieu, qui ne peut se réjouir pleinement de ce qui par ailleurs a causé la mort des nouveaux – nés d’Égypte.

Dans le judaïsme, Il est essentiel d’actualiser chaque année cette histoire, qui n’est pas une simple commémoration, mais une invitation à vivre toujours à nouveau cette libération proposée par Dieu.

En donnant sa vie pour nous et en nous invitant à faire mémoire de ce don dans le partage du pain et du vin de la cène, Jésus nous permet de participer au seder des nations et il nous rend co – héritiers de cette libération des enfants d’Israël.

 

 


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Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud et pour tout le pays.

Dieu, tu es le pain complet, odorant et nourrissant
Tu es le pain rompu, morcelé, en miettes,
Négligemment éparpillé.

Dieu, tu es la vigne qui vit, grandit, porte du fruit.
Tu es le vin, les grappes de raisin écrasées et piétinées
Jusqu’à la dernière goutte bue, lie partout répandue.

Dieu, tu es la lumière qui brille, qui étincelle et resplendit de mille feux.
Tu es l’obscurité profonde, l’ombre mystérieuse et cachée.
Dieu, tu es l’eau pure et fraîche qui abreuve nos êtres desséchés.
Tu es larmes, ces larmes de frustration, de chagrin,
De colère qui perlent de nos yeux.

Dieu, tu es parole adressée en amour et en vérité.
Tu es le silence, le secret qu’on n’ose dire,
Le sens caché derrière les mots.

Canberra, pré-assemblée « Femmes » 1991

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 14,12-26 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Que signifie : faire de toutes les nations des disciples ?

Les onze disciples se rendirent en Galilée, sur la colline que Jésus leur avait indiquée. Quand ils le virent, ils l’adorèrent ; certains d’entre eux, pourtant, eurent des doutes. Jésus s’approcha et leur dit : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez donc auprès des gens de toutes les nations et faites d’eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à pratiquer tout ce que je vous ai commandé. Et sachez-le : je vais être avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Mt 28.16-20

 


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Les événements importants de la Bible ont souvent lieu dans le désert ou sur la montagne. Dans les débuts de l’évangile, Jésus est baptisé au désert. En cette fin d’évangile, c’est sur la montagne qu’il prononce les paroles d’envoi de ses disciples pour aller baptiser dans le monde entier.

Il a fallu à Jésus de Nazareth tout l’évangile pour se déployer en Christ des nations, à qui « tout pouvoir a été donné sur le ciel et sur la terre ». Mais ce pouvoir n’a rien de dictatorial, c’est celui de sa présence d’amour, avec nous, près de nous, au milieu de nous, jusqu’à la fin du monde.

Mais que signifie faire de toutes les nations des disciples ? Doit-on comprendre que tous les peuples doivent devenir chrétiens pour être sauvés ? Si Dieu aime toutes ses créatures, n’est-il pas essentiel de respecter les croyants des autres religions, ainsi que les non-croyants ? Jésus a parlé à tout le monde, et s’il a parfois donné son enseignement à des foules, il a surtout privilégié les rencontres personnelles. La mission du chrétien n’est pas de convertir les masses mais d’annoncer à chacun, en tout lieu du monde, la libération de l’homme par l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ ! Si nous croyons en Jésus-Christ, nous lui faisons confiance pour nous-mêmes, mais aussi pour ceux qui ne croient pas, et pour le monde entier.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour le peuple malgache.

Béni sois-tu, Esprit,
De chuchoter à chacun
Qu’il est le bien-aimé de Dieu.

Il y a ceux que tes feux dévorent,
Ceux que tu couves sous la cendre,
Ceux qui gémissent vers toi,
Comme des branches incendiées,
Ceux qui protègent entre leurs mains
Une modeste lueur,
Ceux qui se souviennent
De ton étincelle, jadis,
Et ceux qui l’ont oubliée ;
Ceux que tu éclaires
Et ceux qui s’enfument,
Ceux qui n’ont plus d’âtre,
Ceux qui ont le cœur en loques,
Et dans la tête un grand abîme.

Mais il n’en est pas un, ô Esprit,
À qui, au travers de la nuit,
Tu n’aies dit la Nouvelle,
Et ne sache son âme façonnée
Par ton amoureuse éternité.

France Quéré

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Matthieu 28,16-20 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Pentecôte : les mots de Dieu soufflés vers la terre entière !

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer.

À Jérusalem vivaient des Juifs pieux, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis d’étonnement et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?  Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; il y en a qui sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes oeuvres de Dieu ! » Actes 2,1-11

 


Le tableau « Pentecôte » de Pavamani, artiste indien protestant,
a été donné par le peintre au temple de l’Église réformée de Corbeil,
où il est toujours exposé.

 

50 jours après Pessah, le judaïsme célèbre Shavouot, qui est à la fois une fête des moissons, et la remémoration du don de la Torah sur le Mont Sinaï. Comme il s’agit d’une fête de pèlerinage, les disciples de Jésus, ainsi que beaucoup de Juifs de Judée, de Galilée et de la diaspora sont réunis à Jérusalem. C’est Babel à l’envers ! Les humains jadis dispersés et empêchés de communiquer par la multiplication des langues viennent aujourd’hui à Jérusalem entendre une Bonne Nouvelle qu’ils vont accueillir d’un même cœur ! Car cette fête de Shavouot suit de 50 jours la résurrection du Christ. Et sous l’effet du Souffle de Dieu, les paroles de la torah vont prendre une résonance nouvelle.

Comment comprendre ces flammes de feu ? Elles peuvent rappeler le buisson ardent, qui brûle mais ne se consume pas. Elles diffèrent de la colombe, autre symbole de l’Esprit qui descendit sur Jésus au moment de son baptême. Mais elles témoignent aussi d’une révélation fulgurante. Et plus que la vision, c’est le son des mots qui est à l’honneur. Car le don des langues n’est pas un jeu de borborygmes, si musicaux soient-ils. Il vaut par la compréhension claire pour tous de la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu. Pentecôte est la fête de la traduction et de la communication. De l’herméneutique mais aussi de la poésie, non dans un sens purement esthétique, mais parce que l’indicible se trouve exprimé dans sa simplicité et sa radicalité : l’amour de Dieu pour tous les peuples et toutes les nations.

C’est dans sa langue la langue maternelle que chacun entend la Bonne Nouvelle. Langue maternelle, c’est-à-dire de la mémoire et de l’intimité. Quelle est notre langue maternelle, sinon celle dans laquelle nous avons reçu l’appel à l’existence, à la confiance, à la joie, à la croissance, et répondu par nos premiers balbutiements d’enfants heureux de vivre ?

 


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Nous prions pour notre envoyé à Djibouti, sa famille et toute l’Église.

Seigneur Jésus-Christ, envoie ton Esprit sur le monde :
Qu’il souffle en tempête sur notre terre
Qu’il chasse la haine incrustée au cœur des peuples comme un ver
Qu’il détruise les indifférences mortelles
Qu’il enseigne la vanité de la puissance dominatrice
Qu’il donne à tout être humain le désir et le courage d’une fraternité véritable
Qu’il relève les bras fatigués de tant d’efforts sans résultat
Qu’il ranime l’espérance en un avenir meilleur.

Seigneur Jésus-Christ, envoie ton esprit sur l’Église :
Que sa force lui procure un élan nouveau.
Donne-lui ton Esprit pour que cessent de l’habiter les silences honteux
Les bavardages inutiles
Les certitudes sectaires
Les actions démagogiques
Pour qu’elle se mette avec une vigueur renouvelée au service des hommes.
Avec ton esprit donne-lui la passion de la vérité
La soif de l’amour
Le goût de la bonté.

Rends-la audacieuse dans l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Jean-Yves Quellec

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique d’Actes 2, 1-11 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Seul l’amour nous fait comprendre l’amour !

«Je vous aime comme le Père m’aime.

Demeurez dans mon amour.

Si vous obéissez à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j’ai obéi aux commandements de mon Père et que je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.

Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous aime.

Le plus grand amour que quelqu’un puisse montrer, c’est de donner sa vie pour ses amis.

Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître. Je vous appelle amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis ; je vous ai chargés d’aller, de porter des fruits et des fruits durables.

Alors, le Père vous donnera tout ce que vous lui demanderez en mon nom. Ce que je vous commande, donc, c’est de vous aimer les uns les autres.» Jean 15,9-17

 


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Jésus nous invite à demeurer dans son amour.

À demeurer dans le temps !

À demeurer dans l’espace !

Demeurer c’est rester, durer, s’inscrire dans la fidélité.

La demeure, c’est la maison, le foyer.

Jésus désire être notre demeure. Et que nous soyons la sienne.

Afin de vivre en communion !

Sachant qu’il va souffrir, mourir, partir, il prie pour ses disciples et leur confie ses ultimes enseignements :  ils doivent tenir bon !

Jésus craint pour eux – et pour nous- l’épreuve du temps, la déchirure de la séparation, les effets de la peur et du désespoir.

Il faut à tout prix comprendre que sa mort n’est pas un échec mais le don de sa vie jusqu’au bout !

Alors il offre sa joie, comme un philtre puissant capable de garder les cœurs ouverts à l’espérance.

Si les disciples reçoivent cette joie, ils pourront suivre le chemin de ses commandements,  et être ses témoins, ses amis intimes, à lui qui s’est fait leur serviteur !

Seul l’amour nous fait comprendre l’amour !

 

 


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Prions avec cette prière de Martin Luther King, dont nous venons de commémorer le cinquantenaire de la mort :

Ô Dieu, notre Père du ciel,
Nous te remercions pour ce privilège merveilleux de pouvoir t’adorer
Toi, le seul vrai Dieu de l’univers.
Nous venons à toi aujourd’hui
Pleins de reconnaissance que tu nous aies gardés
A travers la longue nuit du passé
Et nous aies fait entrer dans le défi du présent et la brillante espérance du futur.
Nous savons, ô Dieu,
Que l’homme ne peut se sauver de lui-même
Car l’homme n’est pas la mesure des choses et l’humanité n’est pas Dieu.
Ligotés par les chaînes du péché et de la finitude
Nous savons que nous avons besoin d’un Sauveur.
Aide-nous à ne jamais laisser quelqu’un ou une situation nous pousser si bas
Que nous en venions à haïr.
Donne-nous la force d’aimer nos ennemis
Et de faire le bien à ceux qui, méchamment, nous utilisent et nous persécutent.
Nous te remercions pour ton Église fondée par ta Parole
Elle nous provoque à faire plus que chanter et prier
C’est-à-dire à aller dans le monde et travailler
Comme si la vraie réponse à nos prières dépendait de nous et non de toi.
Aussi, finalement, aide-nous à réaliser
Que l’homme a été créé pour briller comme les étoiles et vivre pour l’éternité.
Garde- nous, nous t’en prions, en parfaite paix
Aide-nous à marcher ensemble, à prier ensemble, à chanter ensemble
Et à vivre ensemble jusqu’au jour où tous les enfants de Dieu
Noirs, Blancs, Rouges et Jaunes
Se réjouiront en une seule humanité commune Dans le Royaume de notre Seigneur et notre Dieu.

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Jean 15, 9-17 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Mûrissons comme des grappes pour la joie de Dieu !

«Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. Il enlève tout rameau qui, uni à moi, ne porte pas de fruit, mais il taille, il purifie, chaque rameau qui porte des fruits pour qu’il en porte encore plus. L’enseignement que je vous ai donné vous a déjà rendus purs. Demeurez unis à moi, comme je suis uni à vous. Un rameau ne peut pas porter de fruit par lui-même, sans être uni à la vigne ; de même, vous ne pouvez pas porter de fruit si vous ne demeurez pas unis à moi.

Je suis la vigne, vous êtes les rameaux.

Celui qui demeure uni à moi, et à qui je suis uni, porte beaucoup de fruits, car vous ne pouvez rien faire sans moi.

Celui qui ne demeure pas uni à moi est jeté dehors, comme un rameau, et il sèche ; les rameaux secs, on les ramasse, on les jette au feu et ils brûlent.

Si vous demeurez unis à moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voulez et vous le recevrez. Voici comment la gloire de mon Père se manifeste : quand vous portez beaucoup de fruits et que vous vous montrez ainsi mes disciples.» Jean 15,1-8

 


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Jésus nous propose encore une théologie en images. Des métaphores de la porte des brebis et du berger, il passe à celle de la vigne, que l’on rencontre déjà dans le Premier Testament pour désigner Israël. Ainsi dans cette parabole du Prophète Esaïe :

«Laissez-moi chanter quelques couplets au nom de mon ami ; c’est la chanson de mon ami et de sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile. Il en avait travaillé la terre et enlevé les pierres ; il y avait mis un plant de choix, bâti une tour de guet et creusé un pressoir. Il espérait que sa vigne produirait de beaux raisins, mais elle n’a rien donné de bon.» Ésaïe 5,1-3

Comme Esaïe, Jésus compare Dieu au vigneron. Mais c’est lui-même qu’il désigne comme vigne, en précisant que les rameaux sont ses disciples et tous ceux à qui il s’adresse. Sans les rameaux qui portent du fruit la vigne ne serait que ceps en attente.  Détachés du cep les rameaux meurent.

Mais ce lien qui unit la vigne et le cep doit être plus que l’attache naturelle qui les tient ensemble. Il lui faut être irrigué, vivifié, par la circulation de la sève. Dans ce cas précis la sève est la Parole, l’enseignement de Jésus, qui purifie, c’est-à-dire libère de tout ce qui empêche la circulation de la vie.

Notre lien avec le Christ est de communion, d’intimité, d’amitié confiante, de complicité, d’amour qui portent des fruits. De cela dépend la gloire de Dieu en ce monde, et sa joie de Père. Comme la réputation et la joie du vigneron dépendent de l’abondance juteuse et colorée des grappes de raisin dans ses vignes.

 

 

Prions pour nos envoyés en Tunisie et pour tous les Tunisiens avec cette prière musulmane :

Au nom d’Allah le bienfaisant le miséricordieux !
Loué soit le Seigneur de l’univers qui nous a créés et constitués en tribus et en nations.
Que nous puissions nous connaître, au lieu de nous mépriser.
Si l’ennemi tend à la paix, tends-y également, et fie-toi à Dieu, car c’est lui qui entend et sait toutes choses.
Et les serviteurs de Dieu les plus gracieux sont ceux qui marchent sur cette terre avec humilité, et quand nous leur parlons nous disons : « Paix ! »

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Jean 15, 1-8 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Métier : berger !

«Je suis le bon berger. Le bon berger est prêt à donner sa vie pour ses brebis.

L’homme qui ne travaille que pour de l’argent n’est pas vraiment le berger ; les brebis ne lui appartiennent pas. Il les abandonne et s’enfuit quand il voit venir le loup. Alors le loup se jette sur les brebis et disperse le troupeau. Voilà ce qui arrive parce que cet homme ne travaille que pour de l’argent et ne se soucie pas des brebis.

Je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent, de même que le Père me connaît et que je connais le Père. Et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas dans cet enclos. Je dois aussi les conduire ; elles écouteront ma voix, et elles deviendront un seul troupeau avec un seul berger.

Le Père m’aime parce que je donne ma vie, pour ensuite l’obtenir à nouveau. Personne ne me prend la vie, mais je la donne volontairement. J’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de l’obtenir à nouveau. Cela correspond à l’ordre que mon Père m’a donné.» Jean 10,11-18

 


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Le premier berger de la Bible est Abel. Il représente les nomades, composante de l’humanité préférée de Dieu par rapport aux agriculteurs sédentaires symbolisés par Caïn. Et même si Abel est le vaincu de l’histoire, le métier de berger fut exercé par tous les patriarches, puis par les rois Saül et David. Et dans le Nouveau Testament, les bergers furent les premiers à chanter gloire devant le Sauveur né à Bethléem. À la fois pauvres, forts et fragiles, et proches du cœur de Dieu !

Et même figure de Dieu, ainsi que l’exprime le Ps 23 : «l’Éternel est mon berger».

C’est cette figure que reprend Jésus dans l’évangile de Jean, en se présentant lui-même comme «le bon berger». Il utilise en même temps une autre métaphore pastorale, celle de la porte des brebis : «Je suis la porte des brebis, Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé.» Ce glissement d’images entre la porte qui s’ouvre pour les brebis et le berger qui les aime, les connaît et les garde de tout danger dit quelque chose de la personne insaisissable du Christ. N’est-il pas également l’agneau ? De sa divinité on ne peut parler qu’à travers une pluralité d’images, car l’enfermer dans une seule risquerait de conduire à l’idolâtrie.

Jésus comme «bon berger» s’oppose à celui qui ne fait le métier qu’en vue de son salaire et non point par amour pour ses animaux. Celui-là cède à toutes les passions humaines, notamment la peur devant le loup qui le conduit à abandonner le troupeau. Est-ce une mise en garde à destination des faux prophètes, des mauvais prêtres ou des pasteurs indignes ?

En revanche le bon berger donne sa vie pour ses brebis car il est avec elle dans une relation d’intimité. On sait combien le verbe connaître est puissant chez Jean, au point qu’il invite à y entendre co-naître, naître avec, suggérant une communion de co-naissance entre le Père, le Fils et les brebis. Si celles-ci sont perdues sans leur pâtre, que devient-il lui-même sans elles ? Comme si Dieu n’était pas Dieu sans l’existence, la co-naissance et la reconnaissance de ses créatures. Quelle humilité dans la grandeur !

Alors le berger n’a qu’un rêve, qu’une espérance : joindre au troupeau toutes les brebis venues d’ailleurs, de la terre entière, afin de les accueillir en plénitude dans son amour.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés au Bénin et pour tous les Béninois.

Jésus, Unique Pasteur,
Toi seul, qui es le Vrai Berger :
Donne ton esprit aux personnes
Que tu as appelées au ministère pastoral
Afin qu’elles puissent guider ton Eglise sur tes pas vers la maison du Père.

Toi seul, tu connais tes brebis :
Donne force, humilité et courage
A ceux que tu as choisis pour mener ton peuple.
Comble leur cœur de ton amour obéissant afin qu’à leur tour,
Ils servent ton troupeau selon ta volonté !

Toi, qui donnes ta vie à tes brebis :
Que les dirigeants de tous les pays ne mettent pas avant leurs intérêts personnels
Mais le bien commun du pays !
Qu’ils sachent servir la communauté humaine !
Qu’ils évitent les guerres entre les peuples !

Toi, qui viens chercher les brebis perdues
Que les paroissiens essaient de s’écouter les uns les autres !
Qu’ils s’approchent des frères et sœurs
S’éloignant de la communauté pour mille raisons différentes !
Qu’ils ne transforment pas leur paroisse en ghetto !

Toi, qui soignes les brebis blessées
Que la vie des quartiers soit vraiment fraternelle !
Que chacun, chacune ait un regard attentif sur son voisin !

Toi, qui continues à appeler les brebis au service de l’amour…
Brûle le cœur des jeunes avec ton feu d’amour,
Donne-leur du courage
Pour qu’ils puissent répondre par un don total :
Et se consacrent au service des autres et du monde !
Amen

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Jean 10, 11-18 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Vous raconterez, et vous comprendrez !

Alex Sakamesso, conteur de Brazzaville exerçant au Maroc – DR

 

Et eux-mêmes leur racontèrent ce qui s’était passé en chemin et comment ils avaient reconnu Jésus au moment où il rompait le pain.

Ils parlaient encore, quand Jésus lui-même se présenta au milieu d’eux et leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Ils furent saisis de crainte, et même de terreur, car ils croyaient voir un fantôme.

Mais Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés ? Pourquoi avez-vous ces doutes dans vos cœurs ? Regardez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi et voyez, car un fantôme n’a ni chair ni os, contrairement à moi, comme vous pouvez le constater. » Il dit ces mots et leur montra ses mains et ses pieds.

Comme ils ne pouvaient pas encore croire, tellement ils étaient remplis de joie et d’étonnement, il leur demanda : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui donnèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.

Puis il leur dit : « Quand j’étais encore avec vous, voici ce que je vous ai déclaré : ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les livres des Prophètes et dans les Psaumes, tout cela devait se réaliser. » Alors il leur ouvrit l’intelligence pour qu’ils comprennent les Écritures, et il leur dit : « Voici ce qui est écrit : le Messie doit souffrir, puis se relever d’entre les morts le troisième jour, et il faut que l’on prêche en son nom devant toutes les nations, en commençant par Jérusalem ; on appellera les humains à changer de comportement et à recevoir le pardon des péchés. Vous êtes témoins de tout cela. Luc 24,35-48

 

 

Jusqu’à l’ascension nous sommes dans le temps de la résurrection. Et c’est un Jésus bien Vivant qui vient à la rencontre de ses disciples.

Il marche, il parle, il montre son corps, ses pieds et ses mains, il mange, il bénit et bénit encore !

Pourtant ce surgissement du Vivant échappé des bras de la mort reste stupéfiant, effrayant même dans un premier temps. Il semble impossible de reconnaître immédiatement Jésus dans les traits du ressuscité. Ses disciples croient voir un fantôme. Et même quand la frayeur se transforme en joie, il faut encore du temps pour que sa présence agissante, sa voix, ses gestes, révèlent à nouveau son identité.

Alors Jésus pourra préparer ses disciples, par son enseignement et l’annonce du don de l’Esprit, à leur mission future, qui est d’être ses témoins.

En Jésus-Christ, Dieu s’est révélé dans le temps ! N’est-il pas normal qu’il faille du temps pour recevoir cette révélation, en comprendre le sens pour nous et pour l’humanité tout entière ?

Mais avant même d’avoir compris nous pouvons, comme les femmes revenant du tombeau, comme les disciples d’Emmaüs, comme tous ceux qui à travers les siècles l’ont fait, raconté la joie de Pâques et toutes les merveilles de Dieu.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés au Congo et pour tous les Congolais.

Prière pour le temps de Pâques

Être là, Seigneur, lorsque la nuit tombe.
Être là, comme une espérance :
Peut-être allons-nous toucher le bord de ta lumière…
Être là, Seigneur, dans la nuit, avec au fond de soi
Cette formidable espérance :
Peut-être allons-nous aider un homme, très loin de nous, à vivre.
Être là, Seigneur, n’ayant presque plus de parole,
Comme au fond du cœur qui aime,
N’ayant plus de regard ailleurs que sur ce point de feu
D’où émerge la vie qui nous change en flamme.
Être là, Seigneur, comme un point tranquille tourné vers Toi.
Être là avec tous ceux qui nous tiennent à cœur,
Et savoir que nous nous entraînons tous dans ta lumière,
Et pas un instant n’est perdu.
Être là, Seigneur,
Nous abreuver à la Source qui indéfiniment coule.
Dieu de paix dont la paix n’est pas de ce monde
Dieu d’une vie qui abolira toute mort
Dieu compagnon qui te tiens tous les jours en nous,
Et entre nous,
Sois avec nous maintenant et pour l’éternité.

Texte de Sœur Myriam, ancienne Prieure des diaconesses de Reuilly

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Luc 24, 35-48 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Croire, voir et toucher, et se réjouir avec le Ressuscité !

Le soir donc étant venu, ce jour-là, le premier de la semaine, et les portes de l’endroit où se trouvaient les disciples étant fermées par crainte des autorités juives, Jésus vint et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Que la paix soit avec vous !

Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur.

Alors Jésus leur dit encore : Que la paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Et ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint.

Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus.

Or Thomas, l’un des Douze appelé Didyme, n’était pas avec eux quand Jésus vint.
Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous et si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne le croirai absolument pas.

Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau à l’intérieur de la maison et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant fermées, et il se tint au milieu d’eux, et dit : Que la paix soit avec vous !
Puis il dit à Thomas : Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance aussi ta main et mets-la dans mon côté. Et ne sois pas incrédule, mais croyant.

Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu !

Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru ? Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru !

Jésus donc fit aussi devant ses disciples beaucoup d’autres miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses sont écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom. Jean 20, 19-31

 


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Souvent intitulé « l’Évangile spirituel », ce qui pourrait conduire à le considérer comme un écrit un peu hors du monde, l’évangile de Jean nous surprend au contraire par son insistance sur l’incarnation, le corps, le voir et le toucher.

Même si Jésus assure qu’« Heureux sont ceux qui ont cru sans avoir vu ! », il vient en personne rencontrer ses disciples, leur parler, et il prend soin de leur montrer concrètement les traces de sa crucifixion.

Et quand Thomas réclame un traitement identique, il accepte en l’invitant même à le toucher.

L’enjeu théologique est de taille. Il s’agit d’affirmer, et en l’occurrence de prouver, que le Ressuscité est bien le même que l’homme des douleurs, celui qui a été élevé sur la croix. Jésus n’est pas une simple apparence-apparition, mais un être humain en plénitude, qui reçoit sa divinité de sa communion avec Dieu son Père.

Cela signifie par conséquent que ce monde est jugé digne que Dieu s’y révèle, s’y fasse connaître et s’y incarne. Cette assurance devrait nous prémunir contre une vision dualiste de la réalité, qui nous pousse à séparer la chair de l’esprit, et les réalités matérielles de nos existences de leur dimension spirituelle.

C’est là où sommes et tels que nous sommes que le Christ ressuscité vient nous rejoindre pour nous faire communier à sa vie éternelle, dès maintenant.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour tous les Togolais.

Ô Seigneur,
Comme je me sens proche de Thomas
Qui ne pouvait pas croire sans avoir vu,
Qui ne pouvait pas croire sans avoir touché.

Tout au long des jours, j’ai tant besoin de signes
Aussi petits soient-ils…
Signes d’affection, preuves d’amour,
Besoin d’être reconnu, accueilli,
Besoin de savoir, tout simplement que j’existe.

Et dans ma vie chrétienne, il en va de même.
Comme il serait rassurant de me nourrir de preuves,
De savoir pour croire, de détenir enfin la clé
Et de balayer le doute à jamais…

O Seigneur, ne laisse pas le doute s’installer en moi.
Fais que s’ouvrent toutes grandes les portes de la foi,
Que grandisse en moi ma confiance en Toi
Et que je sois heureux de croire sans avoir vu !

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Jean 20, 19-31 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




A Pâques, l’inouï de Dieu peut nous effrayer !

Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé achetèrent des aromates afin d’aller embaumer Jésus.

Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin, au lever du soleil.

Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ?»

Mais quand elles levèrent les yeux, elles s’aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée.

Elles pénétrèrent dans le tombeau, virent un jeune homme assis à droite, habillé d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : « N’ayez pas peur. Vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qui a été crucifié. Il est ressuscité, il n’est pas ici ! Voici l’endroit où on l’avait déposé.

Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.»

Elles sortirent du tombeau et s’enfuirent, toutes tremblantes et bouleversées, et elles ne dirent rien à personne car elles étaient effrayées. Marc 16,1-8

 


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La mort est terrible. Celle de Jésus fut horrible et traumatisante pour tous ceux qui l’aimaient, en particulier les femmes qui l’entouraient.

Mais on s’habitue à tout, et passé le choc, même la douleur s’apaise. Les rites funéraires ont un grand rôle à jouer dans cette acceptation de la mort, et stèles et tombeaux peuvent devenir des lieux de recueillement, et même de pèlerinage quand il s’agit de personnages importants.

Inscrite dans la tradition juive, trois femmes se rendent donc au tombeau après le shabbat pour procéder à l’embaumement du corps de leur Rabbi.

Surprise, frayeur, stupeur ! Le tombeau est vide. Il n’y a personne d’autre qu’un étrange porte-parole tout de blanc vêtu, qui annonce l’invraisemblable absence-présence ailleurs de Jésus !

Certes il y eut de ces disparitions dans les temps anciens :  Hénoch, père de Mathusalem, puis le prophète Elie enlevé au ciel dans un char de feu. Et Moïse lui-même fut enterré par Dieu sans que personne ne connaisse le lieu de sa sépulture !

Mais Jésus ?  Que s’est-il vraiment passé ?

La peur des femmes témoigne, non de leur manque de foi, mais de leur vive conscience que l’inouï de Dieu vient de croiser leur vie et celle du monde. Désormais elles n’ont plus le choix : elles sont invitées à se détourner de la mort pour marcher dans les pas du Vivant !

 

 


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En ce temps de Pâques nous remettons à Dieu notre Père pour tous nos envoyés, nos communautés, et toutes les Eglises et Institutions avec lesquelles nous sommes en lien à travers le monde.

Seigneur Jésus Ressuscité,
Par ta vie, ta mort et ta résurrection,
Tu as saisi la main de l’homme et de la femme
Pour les arracher à leur détresse et les entraîner vers le Père,
Dans la force de l’Esprit Saint.

Tu es toujours avec nous jusqu’à la fin des temps.
Nous croyons en ta présence, invisible et réelle,
Silencieuse et efficace.
Tu pardonnes nos faiblesses, renouvelles notre confiance.

Envoie sur nous ton Esprit Saint !
Qu’il nous apprenne
A te chercher, comme Marie Madeleine, parce que nous t’aimons,
A souffrir quand nous te délaissons ;
A te trouver dans les Écritures, comme les disciples d’Emmaüs,
Et te recevoir comme pain rompu pour notre Vie ;
A te redire que nous t’aimons, comme Pierre,
Chaque fois que nous avons peur de reconnaître,
Devant les autres, ton influence sur nous.

Que ton Esprit nous communique un souffle de Résurrection
De pardon, de guérison et de communion
En faveur de tout homme et de tout peuple,
Avec priorité au service des plus méprisés et des plus oubliés.

Arrache-nous à nos instincts de mort et d’agressivité,
A nos tentations de désespérer ou capituler devant le mal.

Fais de ton Église une communauté vivant de l’Amour et de l’espérance.
Avec ceux qui te cherchent même sans te nommer,
Toi, le vivant qui fait vivre pour les siècles des siècles.

D’après Jean-Charles Thomas, ancien évêque de Versailles

 

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 16,1-8 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Sommes-nous aussi la foule ?

Quand ils approchèrent de Jérusalem, près des villages de Bethfagé et de Béthanie, ils arrivèrent au mont des Oliviers.

Jésus envoya en avant deux de ses disciples : « Allez au village qui est là devant vous, leur dit-il. Dès que vous y serez arrivés, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis . Détachez-le et amenez-le-moi. Et si quelqu’un vous demande : « Pourquoi faites-vous cela ?», dites-lui :  «Le Seigneur en a besoin, mais il le renverra ici sans tarder.»

Ils partirent donc et trouvèrent un âne dehors, dans la rue, attaché à la porte d’une maison. Ils le détachèrent.

Quelques-uns de ceux qui se trouvaient là leur demandèrent : « Que faites-vous ? Pourquoi détachez-vous cet ânon ? »

Ils leur répondirent ce que Jésus avait dit, et on les laissa aller.

Ils amenèrent l’ânon à Jésus ; ils posèrent leurs manteaux sur l’animal, et Jésus s’assit dessus . Beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, et d’autres y mirent des branches vertes qu’ils avaient coupées dans la campagne. Ceux qui marchaient devant Jésus et ceux qui le suivaient criaient : « Gloire à Dieu ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Que Dieu bénisse le royaume qui vient, le royaume de David notre père ! Gloire à Dieu dans les cieux ! »

Jésus entra dans Jérusalem et se rendit dans le temple. Après avoir tout regardé autour de lui, il partit pour Béthanie avec les douze disciples, car il était déjà tard. Marc 11,1-11

 


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Pourquoi Jésus n’est-il pas entré secrètement à Jérusalem ? Pourquoi ce cortège royal ?

Est-ce pour anticiper la future inscription sur la croix : «Jésus de Nazareth roi des juifs »?

Est-ce pour accomplir la prophétie du prophète Zacharie (9,9) : «Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, le petit d’une ânesse» ?

On peut également penser à la bénédiction prophétique prononcée par Jacob sur son fils Juda : « Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda, ni le bâton souverain d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Schilo ( le messie), et que les peuples lui obéissent. Il attache à la vigne son âne, et au meilleur cep le petit de son ânesse. » (Gen. 49,11)

Depuis Abraham et Moïse, en passant par Balaam, Saül, David, ânes et ânesses ont rendu de fiers services à l’époque où le cheval était encore inconnu, et leurs charges n’étaient pas seulement matérielles. Dans la tradition juive, c’est l’âne qui portera le messie, et ceci symbolise sa domination sur la matérialité, en associant les mots hamor et homer, l’un signifiant âne, et l’autre matière en hébreu.

Dans notre récit cet âne est celui dont « le Seigneur a besoin », selon la parole de Jésus à ses disciples quand il les envoie requérir l’humble animal dans un village voisin.

Alors chacun va jouer son rôle, les disciples, l’âne, et la foule. Jésus connaissant l’âme humaine a sans doute prévu la réaction de liesse qui allait saluer son entrée à Jérusalem. Cette foule n’attend-elle pas quelque chose, quelqu’un, en lien avec son espérance de libération du joug romain ? D’autant plus que la fête qui se prépare est celle de Pessah, où l’on commémore la sortie de l’esclavage d’Égypte.

Mais les rameaux brandis par les présents sont également associés à une autre fête de pèlerinage, celle de Souccot, marquée par l’attente de la venue du Messie, et où les pèlerins chantaient le Psaume 118 : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Pourtant à l’ombre des acclamations se prépare la tragédie à venir, que Jésus a annoncée à plusieurs reprises : « Il faut que le Fils de l’homme meure et qu’il ressuscite le troisième jour. » Est-ce la même foule qui l’acclame aujourd’hui et qui réclamera sa mort dans quelques jours ? La question reste entière. Mais le salut sera pour tous !

 

 


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Nous prions pour notre envoyé à la Réunion, sa famille et toute l’Église en partageant cette prière « de nos humbles frères les ânes. »

Donne-nous, Seigneur, de garder les pieds sur terre et les oreilles dressées vers le ciel
Pour ne rien perdre de ta Parole.
Donne-nous, Seigneur, un dos courageux
Pour supporter les hommes les plus insupportables !
Et un gosier héroïquement fidèle à son vœu de ne pas boire quand il a soif.
Donne-nous d’avancer tout droit en méprisant les caresses flatteuses autant que les coups de bâton.
Donne-nous d’être supérieur aux injures et à l’ingratitude, car c’est la seule supériorité que nous ambitionnons.
Nous ne te demandons pas de nous faire éviter toutes les sottises,
Car Aristote dit qu’un âne fera toujours des âneries.
Donne-nous seulement de ne jamais désespérer de la Miséricorde
Si gracieuse pour les ânes si disgracieux…
Selon ce que disent les pauvres humains qui n’ont rien compris aux ânes ni à toi,
Mon Dieu qui a fui en Égypte avec un de nos frères
Et qui as fait ton entrée prophétique à Jérusalem sur le dos d’un des nôtres.
Amen !

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 11,1-11 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Mourir comme le grain pour porter du fruit !

Quelques Grecs se trouvaient parmi ceux qui étaient venus à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête. Ils s’approchèrent de Philippe, qui était de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent: « Maître, nous désirons voir Jésus. » Philippe alla le dire à André, puis tous deux allèrent le dire à Jésus.

Jésus leur répondit : « L’heure est maintenant venue où le Fils de l’homme va être élevé à la gloire. Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : un grain de blé reste un seul grain s’il ne tombe pas en terre et ne meurt pas. Mais s’il meurt, il produit beaucoup de grains. Celui qui aime sa vie la perdra, mais celui qui refuse de s’y attacher dans ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, il doit me suivre ; ainsi, mon serviteur sera aussi là où je suis. Mon Père honorera celui qui me sert. »

« Maintenant mon coeur est troublé. Et que dirai-je ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure de souffrance ? Mais c’est précisément pour cette heure que je suis venu. Père, donne gloire à ton nom ! » Une voix se fit alors entendre du ciel : « Je l’ai déjà glorifié et je le glorifierai de nouveau. » La foule qui se trouvait là et avait entendu la voix disait : « C’était un coup de tonnerre ! » D’autres disaient : « Un ange lui a parlé ! » Mais Jésus leur déclara : « Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, mais pour vous. C’est maintenant le moment où ce monde va être jugé ; maintenant, le dominateur de ce monde va être chassé. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai à moi tous les humains. »

Par ces mots, Jésus indiquait de quel genre de mort il allait mourir. Jean 12,20-33

 

 


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L’évangile de Jean est complexe car Jésus renverse volontairement le sens des mots. Quand il parle d’élévation et de gloire, il n’évoque pas la puissance et l’éclat, mais la terrible réalité de la croix.

Il a ressuscité Lazare, il est entré à Jérusalem sous les acclamations. Des grecs prosélytes présents à Jérusalem pour participer à la Pâque juive désirent le rencontrer…

Alors il comprend que son heure est venue, il sait qu’il va souffrir, il avoue être troublé. Pourtant, à la différence de ce qui passe à Gethsémané dans les autres évangiles, il ne demande pas à Dieu son Père de l’épargner, car en communion avec lui, il connait déjà et accepte l’inéluctable passage par la souffrance. Il en va de la manifestation de la vérité, il en va de la victoire de la lumière sur les ténèbres.

L’image du grain qui meurt pour porter du fruit, dans sa simplicité, est pleine de consolation. Certainement pour Jésus, mais surtout pour tous ceux qui le suivent et le servent. Car en mourant il les attire à lui pour les inscrire dans sa résurrection et sa vie éternelle.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache à travers cette prière du grain de blé qui pourrait être celle d’un grain de riz.

Grain de blé,
Je suis si peu de chose
Posé au creux d’une main.
Grain de blé,
Je suis vraiment minuscule
Dans l’immensité d’un champ.
Grain de blé,
Je m’enfonce profond
Jusqu’au cœur de la terre.
Grain discret,
Je me fais oublier
Mais mon cœur veille.
Grain donné,
L’attente se fait
Dans mon lit de terre.
Grain qui meurt,
Je me vide de moi-même.
Grain levé,
Tige et feuilles me tirent vers la lumière.
Grain qui fleurit,
Vive la vie remplie de fruits !

Glem

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Jean 12,20-33 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :