Aider les âmes et prendre soin des corps

Les relations entre la mission et l’action sociale sont au coeur du numéro 73 de « Perspectives missionnaires », titré : « Témoignage et diaconie ». Cette revue de missiologie protestante, créée en 1981, présente et analyse ainsi chaque semestre les défis du témoignage chrétien à travers le monde, ainsi que les réponses apportées par les Eglises dans le contexte de la mondialisation et des mutations culturelles.

Il ne suffit pas de vouloir témoigner ; encore faut-il savoir comment s’y prendre. C’est l’un des grands défis de la Mission aujourd’hui, dans un monde changeant, travaillé par une mondialisation qui érige souvent plus de murs qu’elle n’abat de frontières. Voilà pourquoi la Mission a besoin de lieux de débats et d’espaces de réflexion.

Pour aller plus loin :
Retrouvez les archives de « Perspectives missionnaires » sur le site de l’AFOM (Association francophone oecuménique de missiologie) en cliquant sur l’image ci-dessus. Et retrouvez ci-dessous les anciens numéros :
N° 71 – Églises et culture émergente
N° 70 – Ensemble vers la vie, Nouvelles pistes pour la mission
N° 69 – Héritiers et témoins d’une terre promise
N° 68 – Se former à la mission ?
N° 67 – Œcuménisme et mission en Europe
N° 66 – Relire David Bosh
N° 65 – Afrique en mission
N° 64 – Bible et traduction en mission
N° 63 – Prier dans un contexte interreligieux ?
N° 62 – La planète évangélique
N° 61 – Divers articles
N° 60 – Dossier Édimbourg – Cape Town 2010
N° 59 – Dossier Afrique du sud
N° 58 – La Mission : entre altérité et identité
N° 57 – Dossier Mission et communication
N° 56 – Dossier Madagascar
N° 55 – Mission en Europe
N° 54 – Christianisme en zones interdites
N° 53 – Économie et foi

C’est le rôle que joue depuis 1981 « Perspectives missionnaires », unique revue protestante de missiologie de langue française, éditée par l’association de même nom. Comment se former à la mission ? Quelles relations avec les autres chrétiens, avec les autres religions ? Comment parler de la mission en Europe aujourd’hui, comment répondre aux défis du monde actuel comme, par exemple, celui de l’écologie ? Tous ces grands thèmes ont été abordés par « Perspectives missionnaires ». Le numéro 73, sous le titre : « Témoignage et diaconie », aborde la question de l’entraide, de l’action sociale, de la solidarité sous toutes ses formes.

« De façon récurrente », souligne en introduction Marc Frédéric Muller, qui a coordonné le dossier, « on a pu considérer la mission comme une entreprise de conquête des âmes et d’appel à la conversion, sans l’associer nécessairement à un mouvement de sollicitude envers les personnes en situation de fragilité, malades, nécessiteuses ou persécutées. Cette conception réductrice de l’évangélisation semble pourtant bien souvent démentie par l’histoire des sociétés missionnaires qui, avant de construire un édifice pour le culte, avaient à coeur de bâtir une école ou un dispensaire, et se sont engagées pour l’émancipation ».

La diaconie aujourd’hui peut recouvrir des compréhensions et des pratiques très différentes. Elle fait même l’objet d’enseignements universitaires, comme le souligne l’un des contributeurs de ce numéro de « Perspectives missionnaires », Kjell Nordstokke, pasteur luthérien et professeur en diaconie à Oslo. Mais elle n’échappe pas à la problématique des déséquilibres de pouvoir, d’où une nécessaire réflexion sur la responsabilisation et l’autonomie… A découvrir dans ce numéro, outre des études théologiques sur la diaconie dans les lettres de Paul, historiques ou sociologiques sur la diaconie aujourd’hui, des témoignages de diacres protestants ou catholiques ; signalons notamment celui de Pierre Adama Faye, vice-président de l’Eglise Luthérienne du Sénégal (et responsable de l’action sociale de l’Eglise) et d’Anna Tikum, engagée au service de l’action diaconale de l’ELS.

Retrouvez ci-dessous le sommaire de ce numéro 73 de « Perspectives missionnaires » :

 




Protestantismes, convictions et engagements

Qui sont les protestants aujourd’hui ? Quels sont leurs engagements ? Des questions qui intéressent l’ensemble du monde protestant et sur lesquelles sont conviés à intervenir une pléiade de chercheurs et d’acteurs du protestantisme. C’est dans le décor prestigieux des salons d’honneur de la Mairie de Paris que se déroule sur deux jours, à partir de ce vendredi 22 septembre, ce colloque organisé par la Fédération protestante de France dans le cadre de l’année « Protestants 2017, 500 ans de Réformes, Vivre la fraternité ».

L’affiche du colloque © FPF
Le colloque « Protestantismes convictions et engagements », organisé par la Fédération protestante de France, est un événement accueilli par la Mairie de Paris à l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme. Ce rendez-vous international, historique et interreligieux réunit les meilleurs spécialistes de l’histoire du protestantisme en France et dans le monde. Un moment pour valoriser et comprendre la diversité et l’engagement du protestantisme à travers les siècles.

A l’occasion du lancement de ce colloque, François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, s’est entretenu avec l’hebdomadaire Réforme sur le thème du rôle des protestants dans la société. La FPF a également présenté vendredi les autres initiatives programmées tout au long de l’année 2017 pour marquer les 500 ans de la Réforme, que l’on peut retrouver dans cet article de La Croix.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité des événements qui jalonneront le colloque « Protestantismes convictions et engagements », que la FPF propose de suivre en #FacebookLive sur sa page.

 

Vendredi 22 septembre

14 h 00

Pour aller plus loin :
Quel rôle peuvent jouer les protestants dans la société ? (Réforme)
Suivez en direct la conférence sur la page Facebook de la FPFLe programme du colloque en pdf

Inauguration

Avec Anne Hidalgo, François Clavairoly, Patrick Cabanel

 

 

14 h 30 – 16 h 00

Luther et le déploiement de la Réforme

Avec Matthieu Arnold, Marc Lienhard, Thomas Maissen. Séance présidée par Laurent Theis (SHPF).
Trois grands spécialistes, dont les deux récents biographes français de Luther, reviennent sur les origines de l’homme, de l’œuvre, du mouvement, qui ont changé la face du christianisme. 500 ans après, il convient de repartir de l’an 1 de cette histoire.

16 h 00 – 16 h 15

Les protestants 500 ans après la Réforme. Fidélité et liberté

Par le professeur Michel Bertrand.
Présentation de l’ouvrage collectif initié par la Fédération protestante de France sous l’égide du professeur Michel Bertrand. Plus de 50 auteurs, de toutes les sensibilités du protestantisme présentent : le protestantisme actuel dans sa diversité, ses convictions théologiques, ses différents lieux d’engagement, les questions qui font encore débat en son sein. Un livre prestigieux très richement illustré

16 h 30 – 18 h 00

Diversité des Réformes

Avec Neal Blough (anabaptistes), Marianne Carbonnier-Burkard (calvinisme et zwinglianisme), Bernard Cottret (la Réforme dans les îles britanniques). Séance présidée par Pierre-Olivier Léchot.
La caractéristique de « la » Réforme est qu’elle se déploie immédiatement au pluriel, puisqu’il n’y a plus d’unité hiérarchique centralisée. Scissiparité, ruptures, approfondissements, refondations… Contemporaines ou légèrement postérieures à celle, initiatrice de Luther, d’autres réformations se développent au 16e siècle, avec les anabaptistes dans le monde germanique, Zwingli et Calvin dans le monde helvétique (et français), l’anglicanisme en Angleterre, etc.

18 h 00 – 19 h 30

Au miroir des autres

Avec Philippe Joutard (catholicisme), Rachid Benzine (islam), Rita Hermon-Belot ( judaïsme), Michel Stravrou (orthodoxie). Table ronde animée par Isabelle de Gaulmyn (La Croix).
La Réforme s’est évidemment développée dans l’histoire générale du christianisme et des autres confessions ou religions présentes en Europe ou à ses portes. Quels regards le catholicisme, l’orthodoxie, le judaïsme, l’islam, ont-ils jetés sur ce nouveau christianisme ? Leur apparaissait-il comme plus éloigné, ou plus proche ?

19 h 00 – 19 h 30

Conférence de presse au salon G. Bertrand

20 h 00 – 23 h 00

Soirée « Protestantismes, musique et fraternité »

 

 

Samedi 23 septembre

9 h 30 – 11 h 00

Arts et culture

Katarina Schächl (Musique), Olivier Millet (Littérature), Isabelle Saint-Martin (Images), Mark Alizart (Cinéma). Séance présidée par Éric Aeschimann (L’obs).
Le protestantisme, comme toute religion, est aussi un mouvement culturel. Il y a peut- être une musique, une littérature, une esthétique, une cinématographie protestantes. À partir de quels critères les définir ? Quelles œuvres capitales expriment-elles le mieux ce rapport entre une confession et une culture ? Quatre spécialistes interviendront sur autant de domaines clé.

11 h 30 – 13 h 00

Protestantisme et modernité

Jean Baubérot (laïcité), Valentine Zuber (droits de l’homme), Jean-Paul Willaime (la façon protestante d’être religieux), Gabrielle Cadier-Rey ( femmes et féminisme). Séance présidée par Hubert Bost (EPHE).
Depuis le sociologue Max Weber, et dès auparavant, on avance que le protestantisme serait la religion matrice de la modernité : pluralisme, sécularisation, laïcité, droits de l’homme, féminisme… Le « mythe » doit être revisité, il le sera par quelques-uns des meilleurs spécialistes du protestantisme, de la laïcité, de la modernité.

14 h 30 – 16 h 00

Engagements citoyens

Olivier Christin, Céline Borello, Sébastien Fath, Grace Davie, Catherine Trautmann. Table ronde animée par Nathalie Leenhardt (Réforme).
« Mythe » voisin du précédent, le protestantisme aurait été la matrice de la démocratie, voire de la République et de la gauche. Tout est vrai, et tout est bien plus complexe ! Du XVI e siècle à nos jours, du protestantisme en révolution aux courants évangéliques d’aujourd’hui, présentés comme bien plus à droite, là encore les spécialistes nous aideront à revisiter les certitudes les mieux établies.

16 h 30 – 18 h 00

Engagements solidaires

François Dermange, Jean Fontanieu, Martin Kopp, Didier Sicard, Philippe Kabongo, Frédérique Harry. Table ronde animée par Corinne Lanoir (IPT).
Les « œuvres » hier, les oNG aujourd’hui : il existe une forte fécondité associative et sociétale dans le protestantisme, que l’on songe à la Cimade, à SoS-Amitiés, à la Fédération de l’Entraide Protestante, au Planning familial… Responsables et scientifiques aborderont ce riche panorama d’hier et surtout d’aujourd’hui.

18 h 00 – 18 h 30

Conclusions par Olivier Abel




Rencontrez la maison, découvrez la mission

Au Défap, l’hospitalité n’est pas un vain mot. Que ce soit pour voir ou revoir Paris, le Défap vous accueille désormais dans cette maison historique commune qu’est le service protestant de mission : jeunes avec leurs pasteurs, animateurs, catéchumènes, paroissiens…. Des week-ends et mini-séjours « découverte » sont dès à présent proposés.

Le bâtiment du Défap, vu depuis le jardin

Visiter la maison du service protestant de mission ? Et pourquoi pas ! C’est l’occasion d’un périple culturel qui met en lumière l’histoire des missionnaires protestants et permet d’éveiller la curiosité des jeunes visiteurs.

 

Pour préparer la visite, certains lanceront des discussions sur le sens des mots « mission » et « vocation » ou sur les raisons d’un départ en mission. A travers cette visite, vous pourrez ainsi suivre l’histoire des missions …et celles des missionnaires.

 

 

Découvrir concrètement la mission

L’étage des chambres, où peuvent dormir les visiteurs

 

Histoires d’autrefois, cartes du monde, portraits, chapelle, salon rouge, bibliothèque, bureaux, salle de cours, musée… la visite est riche et toujours orientée autour des missionnaires, des lieux de mission et des objets rapportés par les envoyés.

 

Ce périple permettra d’ouvrir les yeux et les oreilles sur les cultures d’ailleurs comme celles du Gabon, du Lesotho, de la Polynésie ou encore de Madagascar. C’est aussi l’occasion de découvrir concrètement ce qu’était la mission. Car dans la mission, il y a surtout cette idée que la communication peut dépasser toutes les frontières. Et la mission, c’est le cœur de la vocation de cette maison.

 

Renseignements au 01 42 34 55 55 ou par mail à animation@defap.fr.

Spécial jeunes : 5 mini-séjours de 2 ou 3 nuits au choix pour 15 euros par personne, petit déjeuner compris.

 

Vues de la chapelle et du Salon rouge




35 étudiants à la découverte du Défap

Un groupe d’étudiants de l’Institut Biblique de Nogent a été accueilli le mardi 19 septembre au 102 boulevard Arago. Le but de cette visite : découvrir la maison historique de la Mission de Paris, sa bibliothèque, incontournable dans l’étude de l’histoire des missions protestantes… Mais aussi comprendre ce qui se vit aujourd’hui à travers le Défap.

Septembre 2017 : les étudiants de l’Institut biblique de Nogent dans la chapelle du Défap © F. Lefebvre, Défap
Les visiteurs se sont assis en cercle dans la chapelle. Nous sommes au début de l’après-midi, en ce mardi 19 septembre, et un peu plus d’une trentaine d’étudiants de l’Institut Biblique de Nogent viennent de franchir la porte du 102 boulevard Arago avec les professeurs qui les accompagnent : Lydia Jaeger, Anne Ruolt et Etienne Lhermenault. Certains n’en sont qu’au début de leur cursus, d’autres sont en troisième année et ont déjà eu des cours d’histoire des missions ou de missiologie ; ils ont été accueillis dans la maison historique de la Société des Missions Evangéliques de Paris par trois des secrétaires exécutifs du Défap.

Debout au milieu du cercle, le pasteur Florence Taubmann, responsable du service « Animation-Formation » du Défap, désigne les murs de la chapelle et la grande carte de l’Afrique affichée face à la porte : « Ici avaient lieu les cultes d’envoi des missionnaires. Ceux qui partaient dans les colonies, durant la deuxième moitié du XIXème siècle, avaient souvent aussi un autre savoir-faire : ils étaient médecins, professeurs, photographes, infirmières… A l’image de Jésus qui soignait à la fois les âmes et les corps, ils vivaient pleinement cet aspect concret de l’Evangile en ne se contentant pas de transmettre un message. »

Un contexte qui a radicalement changé

Présentation de la bibliothèque par Claire-Lise Lombard (au premier plan) © F. Lefebvre, Défap

Certains de ces missionnaires ont ainsi mené des travaux incontournables en matière d’ethnographie ou de linguistique, comme Eugène Casalis au Lesotho ou Maurice Leenhardt en Nouvelle-Calédonie. Cette richesse de l’histoire de la mission, le Défap en est témoin aujourd’hui notamment à travers sa bibliothèque, seul centre de ressources en France spécifiquement consacré à l’histoire des missions protestantes. Les étudiants de l’Institut Biblique de Nogent sont d’ailleurs amenés à y chercher des documents au cours de leur formation.

Se familiariser avec la bibliothèque du Défap et découvrir la richesse de son fonds documentaire était donc, pour les étudiants, l’un des enjeux de cette journée, qui s’inscrivait dans le cadre des visites culturelles organisées chaque année par l’Institut Biblique de Nogent. Mais il s’agissait aussi de découvrir la mission telle qu’elle se vit aujourd’hui à travers le Défap, dans un contexte devenu radicalement différent de celui que connaissaient les premiers missionnaires de la SMEP.




La maison du Défap ouvre ses portes aux jeunes

Quinze c’est le nombre d’adolescents alsaciens venus découvrir le Défap le 15 février dernier. Originaires de la banlieue ouest de Strasbourg, les jeunes membres de ce groupe de catéchumènes ont visité la maison du service protestant de mission. Un périple culturel qui a mis en lumière l’histoire des missionnaires protestants mais aussi éveillé la curiosité des jeunes visiteurs pour les envoyés actuels.

Ce jour-là, le rendez-vous était donné dans la chapelle. Accompagnés de leurs quatre accompagnateurs, les jeunes adolescents des paroisses protestantes du consistoire d’Ittenheim étaient tous présents. Pour les accueillir, trois membres du Défap encadraient le groupe : le pasteur Florence Taubmann, responsable de l’animation France-Jeunesse, Laura Casorio, responsable des envoyés, et Claire-Lise Lombard, responsable de la bibliothèque et des archives.

Avant le démarrage de la visite, une discussion avec les jeunes s’initie et une réflexion sur le sens des mots « mission » et « vocation » fait débattre la jeune assemblée. « Pourquoi part-on en mission à votre avis ? », questionne le pasteur Florence Taubmann. « Pour transmettre », répond un jeune du groupe. Ses voisins réagissent : « Oui, les pasteurs ont comme mission d’enseigner la religion. Et chaque pasteur a une sensibilité différente et une raison différente ».


Le pasteur Florence Taubmann évoquant la notion de « mission », 2017, DR

Le pasteur poursuit. « En effet, dans cette idée de mission, d’être envoyé vers nos frères de partout, il y a cette idée que la communication peut dépasser toutes les frontières. La mission : c’est le coeur de la vocation de cette maison », conclut Florence Taubmann.

 


Jeu autour du mot « mission », 2017, DR

 

Laura Casorio définit alors le terme « Défap » avec les adolescents, qui se sont déjà informés avant d’arriver à Paris. « On a cherché dans Wikipédia et on a visité le site internet du Défap », explique l’une d’entre eux. Claire-Lise Lombard invite alors les jeunes alsaciens à découvrir la maison de l’intérieur. Elle tient dans ses mains les plans d’origine de l’édifice. Certains jeunes consultent des livrets avec des photos du bâtiment. « A travers cette visite, vous suivrez notre histoire et celles de nos missionnaires », poursuit Claire-Lise Lombard.

 


Un des jeunes alsaciens feuillette les illustrations du bâtiment du Défap, 2017, DR

La visite est lancée. Le groupe se déplace de pièce en pièce, en suivant avec intérêt chaque explication pour les lieux visités.
Chapelle, salon rouge, bibliothèque, bureaux, salle de cours, musée…la visite est riche et toujours orientée autour des missionnaires, des lieux de mission et des objets rapportés par les envoyés. Claire-Lise Lombard ne manque pas l’occasion de partager avec les jeunes des anecdotes sur la maison. « Aujourd’hui on appelle cette salle le musée, mais au départ il y avait un grand musée dans la chapelle avec les objets rapportés par de nombreux missionnaires. Ces objets ont été depuis transmis à des grands musées ».


Claire-Lise Lombard lors de la visite de la bibliothèque, DR, 2017

 

Deux heures plus tard, la visite s’achève et les jeunes alsaciens se retrouvent tous dans la chapelle. Ce périple leur a permis de s’ouvrir aux cultures d’ailleurs comme celles du Gabon, du Lesotho, de la Polynésie ou encore de Madagascar. De leurs côtés, les accompagnateurs sont aussi comblés par la découverte du lieu. Pour le pasteur Caroline Ingrand-Hoffet, qui avait déjà accompagné un groupe cinq ans auparavant, c’est aussi une occasion privilégiée de concrétiser la notion de mission. « Le mot ne veut pas dire grand-chose pour eux ou alors ça peut avoir une connotation négative , explique t-elle. « Ici cela montre ce qu’est la réalité d’aujourd’hui des envoyés. C’est devenu quelque chose de positif et de très intéressant. A travers ce type de visite, on sème aujourd’hui quelque chose et, qui sait, cela développera peut-être des vocations de missionnaires plus tard ».

 


Le pasteur Caroline Ingrand-Hoffet, accompagnatrice du groupe alsacien, 2017, DR

 

Suite à cette expérience, le Défap a prévu d’accueillir davantage de jeunes avec leurs pasteurs ou animateurs dans cette maison commune qu’est le service protestant de mission. Des week-ends et mini-séjours « découverte » sont déjà en préparation pour la rentrée prochaine.

 




Le cœur du monde bat au Maroc !

Les pasteurs Bertrand Vergniol et Jean-Luc Blanc étaient au Maroc du 3 au 8 février dernier. L’occasion de rencontrer les partenaires historiques du Défap et de découvrir les nouveaux projets mis en place sur le terrain. Conférence, visite d’un camp de migrants, échanges avec les étudiants de l’Institut Al Mowafaqa et les membres de l’Eglise évangélique au Maroc (EEAM).


Bertrand Vergniol, Karen Smith, Jean-Luc Blanc, Bernard Coyault, et les étudiants
à l’Institut Al Mowafaqa – crédit : Régis Ngago DABO

Première impression

C’est avec Karen Smith, présidente de l’EEAM et Bernard Coyault , directeur du centre AL Mowafaqa, que ces cinq journées marocaines se sont déroulées.

« Arrivés à Rabat, à peine à quelques heures de Paris, nous sommes déjà au cœur d’un monde plein de vie et d’humanité. C’est la première émotion qui nous vient lorsque nous parcourons la ville. Le pays, en pleine mutation, a vu sa population passée de 8 millions d’habitants en 1957 à 38 millions à ce jour ! »

Ils ont salué les frères et sœurs de ces églises chrétiennes en terres musulmanes. Et ce qui semble caractériser ces églises, c’est d’abord leur jeunesse et une formidable énergie. Ces foules subsahariennes et ces étudiants africains redessinent le visage chrétien et expriment leur soif de dialogue interreligieux. Un premier aperçu au Maroc des enjeux qui, à moindre échelle mais avec la même force, touchent le monde.

 

Au plus près des migrants

La visite du camp de migrants à Fès fut l’occasion d’échanger avec les membres du Comité d’Entraide International (CEI). Le travail qu’ils réalisent sur le terrain est reconnu. Ils apportent du bien et pas seulement des biens, assurent une présence humaine et un accompagnement spirituel.  L’histoire de ces hommes, de ces femmes et des enfants qui peuplent le camp est pour chacun unique mais toujours mouvementée. Répartis en quartier, Nigériens côtoyant Gambiens, Ivoiriens ou Camerounais, la vie s’organise passant du provisoire au long terme.

« Grâce à nos frères et sœurs de l’EEAM, témoigne le pasteur Vergniol, ces hommes et ces femmes reçoivent quelques soins, un sourire de Karen, une prière partagée…un peu d‘humanité ».

 

L’Eglise évangélique au Maroc : de l’ambition à la hauteur des défis

En effet, avec sa douzaine de paroisses aux quatre coins du pays, l’Eglise Evangélique au Maroc vit les enjeux et les soucis classiques d’une structure qui a beaucoup d’ambitions mais peu de moyens. Son corps pastoral est principalement africain dont une bonne moitié en formation à l’Institut Al Mowafaqa*,

Les temples sont surpeuplés le dimanche, entre pentecôtisme expressif et diversité théologique et liturgique à maintenir. L’EEAM garde le cap mais le sourire et l’énergie de sa présidente ne suffiront pas. Le Défap y participera.

L’avenir du monde se joue en partie au Maroc. Migrations, défis écologiques, développement économique…malgré toutes les tensions et les difficultés présentes, le pays est sur la bonne voie. Soutenir l’EEAM est une nécessité. Nous nous y sommes engagés.

 

* Lire le dossier complet sur l’Institut Al Mowafaqa

Affiche de la conférence « Croix et Croissant en Afrique francophone et en France »

organisée à l’université royale d’Ifrane, février 2017, DR

 




Nouvelle Calédonie : le lycée Do Neva rouvre ses portes

Plus de quatre mois après les pluies diluviennes qui ont terrassé la Nouvelle Calédonie, le lycée Do Neva a rouvert ses portes pour sa rentrée du 20 février. Thomas Carlen, le directeur de l’établissement, s’en félicite. Quelques jours avant la rentrée, il s’est livré dans un entretien exclusif pour notre site.

Lors de votre interview en décembre dernier, vous dressiez un bilan alarmiste de la situation. Qu’en est-il aujourd’hui ?

A l’époque, les dégâts étaient considérables. Nous n’avions jamais vécu une telle crise. Aujourd’hui, les installations provisoires ont fait place à la réhabilitation de nos locaux. Nous finalisons la rénovation et la remise en état des deux salles de classes, qui avaient été inondées, et du bâtiment administratif. Nous finissons également la mise aux normes du circuit électrique.

 

Comment s’annonce cette rentrée scolaire ?

La rentrée était initialement prévue au 13 février mais elle a dû être reportée au lundi 20 février. Parce que nous avons eu trois jours de fortes pluies qui ne nous ont pas affectés directement mais qui ont suspendu le chantier électrique et le travail des plafonds et des plâtres.
Nous attendons encore la livraison de la salle de la direction adjointe, la salle de la vie scolaire et les deux salles de classe pour démarrer. Nous avons fait un point avec les entreprises. La livraison des travaux est prévue pour le mercredi 15 février. Jeudi 16 et vendredi 17, nous serons prêts pour réaménager les salles et accueillir les 180 élèves le jour de la rentrée.

 


Travaux de l’espace vie scolaire, février 2017, DR

 

Après la rentrée, que restera-t-il à faire ?

Nous attendrons une quinzaine de jours après la rentrée pour préparer les clôtures et mettre en place la salle de repos du personnel de l’établissement. C’est un lieu important pour le personnel et les 27 enseignants de l’établissement.

 


Plaque commémorative du complexe Do Neva, DR

 

En décembre 2016, nous lancions un appel aux dons sur notre site. Depuis cet appel, combien de dons avez-vous reçu ?

Grâce au Défap, presque la moitié de l’objectif, fixé à 22 500 euros, a été récolté pour nous venir en aide. Je remercie tous les donateurs protestants métropolitains. C’est aussi grâce à eux que la rentrée va pouvoir se faire dans les meilleures conditions.

Nous comptons toujours sur vous !
Soutenez le lycée Do Neva
en adressant un chèque à l’ordre du Défap (en mentionnant « Do Neva »).
Merci d’avance de votre aide.

 

 

L’engagement des protestants français en Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie, de Maurice Leenhardt (1902) à Jacques Stewart (1988), a toujours été une préoccupation importante du protestantisme français : envoyés, étudiants du programme ABS, accueil de pasteurs kanak, échanges avec l’école pastorale… Mais nous pouvons aller plus loin encore. Les Eglises protestantes de France souhaitent renforcer leurs liens avec la Nouvelle-Calédonie. Une des priorités fixées par le programme de travail 2015-2018 consiste à « accompagner nos frères et nos sœurs qui vivent en Nouvelle-Calédonie dans ce moment clé de l’histoire, celui des référendums à venir (novembre 2018) ».

 

Bertrand Vergniol et les étudiants de Do Neva, DR




Guyane : visite auprès des partenaires locaux

Du 25 au 29 janvier 2017, le secrétaire général du Défap, Bertrand Vergniol, était en déplacement en Guyane auprès de l’Eglise protestante de Guyane et de son pasteur Dominique Calla. Il s’agissait également d’une visite pastorale.

Durant quatre jours, Bertrand Vergniol a eu l’occasion de rencontrer plusieurs interlocuteurs et de renforcer les liens existants avec les partenaires locaux.

Lors du culte du 29 janvier, Bertrand Vergniol a posé la question « quel doit être l’horizon de la présence de l’Eglise protestante de Guyane ? ».


Il a alors partagé trois pistes avec la communauté comme l’animation de la vie paroissiale et son développement, le rayonnement en Guyane d’une parole publique protestante, la mise en place d’activités sociales.

 

La présidente de l’Eglise protestante de Guyane, Monica Razafamihatratra, 2017, DR

 

Situation politique et économique de la Guyane
La Guyane est dotée d’une superficie équivalente à celle du Portugal. Elle compte plus de 250 000 habitants répartis majoritairement à Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni.

 

 

 




Portrait d’une famille palestinienne

Dans sa dernière lettre, Christopher Annandale, envoyé par le Défap pour participer au programme EAPPI (Ecumenical Accompaniment Program in Palestine and Israel) dépeint le quotidien d’une famille palestinienne. Voici son témoignage.

Vallée du Jourdain, entre Beït Shéan et Jéricho, vue depuis le côté palestinien
vers les montagnes en Jordanie ©Tango7174-wiki-Media commons

Chaque famille palestinienne a ses spécificités. La famille sur laquelle j’ai décidé de dresser quelques lignes n’est pas, je crois, une famille typique. Mais elle revêt certaines caractéristiques qu’elle partage avec d’autres familles : elle a dû abandonner son domicile lors de la Guerre de 1948, d’une part, et beaucoup de ses membres étant partis à droite et à gauche font partie depuis de la diaspora palestinienne, d’autre part. La majorité des Palestiniens, semble-t-il, vivent aujourd’hui en dehors de la Palestine.

Cette famille est chrétienne, ses membres appartiennent à l’Eglise Grecque Orthodoxe, sans doute la plus grande Eglise palestinienne. Elle est donc atypique car les Chrétiens qui constituaient il y a quelque temps 2% de la population palestinienne ne représenteraient plus que 1%. 

La raison principale pour laquelle j’ai choisi cette famille est d’ordre purement pratique. Les trois membres que nous avons rencontrés, et sans doute les autres membres de la famille directe, parlent couramment l’anglais. Ce n’est pas courant en Palestine de faire la connaissance de Palestiniens dont l’anglais dépasse quelques phrases, nécessitant ainsi un recours à un traducteur avec des risques de compréhension souvent importants.

Nous avons rencontré la famille deux fois. La première fois un des fils, Georges*, âgé de 45 ans environ, qui exerce le métier de fermier. C’est un bonhomme costaud, souriant. Nous n’avons pas vraiment fait la connaissance de sa femme, celle-ci étant sans doute très occupée par ailleurs. Il a l’air content de faire la conversation avec nous au sujet principalement de l’agriculture dans la Vallée du Jourdain et notamment de sa propre ferme.

(*) Ce sont des prénoms fictifs.

Nous lui avons demandé un deuxième rendez-vous pour pouvoir explorer davantage l’histoire de sa famille. La deuxième fois Georges s’est substitué sa mère, Christine*. Elle nous a narré les péripéties de la famille depuis sa naissance.

 

 

Christine est petite, aux cheveux gris. Son visage est lumineux. Nous ne connaissons pas la date de sa naissance. Elle est née avant la Guerre de 1948, guerre dans laquelle les frontières de l’État d’Israël ont été établies pour la première fois. La ville de Jérusalem a été divisée en deux, la partie est étant occupée par la Jordanie et la partie ouest par Israël. Au moment de la Guerre sa famille habitait un peu à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, dans un quartier en face de la Porte de Jaffa. Elle allait à l’Ecole St Joseph, une école française. D’ailleurs elle parle toujours le français.

Christine nous raconte qu’à l’époque les relations entre Juifs, Musulmans et Chrétiens étaient bonnes. Sa meilleure amie étant juive, elles sont restées en contact mais son amie est partie en Zimbabwe depuis lors.

La famille de Christine est composée des parents et six enfants, quatre garçons et deux filles. Les enfants sont tous restés en Palestine, alors que les membres de la famille élargie se sont dispersés partout dans le monde.

En 1948 la famille a pris peur. Elle a quitté Jérusalem pour s’établir à Bethléem, d’abord dans une maison louée à des amis, ensuite dans une maison dont ils sont les propriétaires. A la suite de la Guerre de Six Jours, en 1967, les autorités israéliennes annoncent aux Palestiniens de Bethléem que des bus sont à leur disposition pour les emmener en Jordanie. Elle était mariée avec 5 enfants. Le couple a décidé de rester en Palestine. Mais ils ont acquis la ferme où nous leur rendons visite aujourd’hui, à quelques kilomètres de Jéricho.

La ferme est exploitée par un de ses fils, Georges. Son frère, Youssef* est propriétaire d’un magasin (nous avons compris que la ferme appartient aux deux frères).

Il y a 15 ou 20 ans, la ferme était en pleine expansion. Elle produisait des tomates, concombres, aubergines …et de nombreux fruits. Il y avait de beaux arbres. Aujourd’hui il ne reste plus grande chose. Les ressources aquatiques de la communauté ont été accaparées par la société israélienne, Mékorot, principalement au profit des colons juifs. Christine nous indique les canaux en béton secs dans le jardin. Son fils est en train de faire creuser deux réservoirs, l’un pour l’eau «grise» (par exemple, l’eau du lessive) et l’autre pour l’eau «noire» (l’eau des toilettes). Il n’est plus possible de vivre sur les produits de la ferme ; il faut y joindre une autre activité rémunérée.

Georges reçoit un groupe d’étudiants américains en ce moment qui s’appelle « Build Israel-Palestine». C’est un groupe mixte de Chrétiens, Juifs et Arabes.

La fille de Christine, que nous avons rencontré brièvement, vit en Jordanie. Elle a acquis la nationalité jordanienne. De temps à autre elle vient rendre visite à sa mère. Elle nous informe que les Israéliens achètent des terres agricoles en Jordanie.

Christine a toujours insisté sur les vertus de l’éducation pour les enfants de la famille. Deux de ses petits-enfants étudient des sujets costauds: le design graphique et les sciences informatiques.

« Nous vivons sur l’espoir », nous dit Christine.

Christopher Annandale , accompagnateur œcuménique




Voeux du Défap : « vivons 2017 comme une année de grâce»

Plus d’une cinquantaine de personnes étaient réunies le 20 janvier 2016 pour assister à la traditionnelle cérémonie des vœux du service protestant de mission. Retour sur une soirée porteuse d’espérance pour cette nouvelle année qui démarre.

« Le rôle des missions est avant tout d’apprendre pour comprendre. Les ambassades sont dans les capitales. Les églises sont là où sont les gens et elles appréhendent la réalité de leur vie », c’est avec un message fort que le secrétaire général du Défap, Bertrand Vergniol, a ouvert cette soirée des vœux. Une introduction à sa prise de parole qui s’est ensuite orientée sur le lycée protestant Do Neva et son fondateur Maurice Leenhardt. En novembre 2016, ce lycée agricole, de la commune de Houaïlou en Nouvelle Calédonie, a été contraint de fermer suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région. Depuis le début du drame, le service protestant de mission s’est impliqué dans l’aide à la reconstruction du complexe scolaire, via un appel aux dons lancé notamment sur son site, pendant la période des fêtes de fin d’année. 

 


Bertrand Vergniol ouvrant la cérémonie des vœux
( janvier 2017, DR )

 

Rodolphe Gozegba s’est ensuite exprimé devant l’assemblée attentive. Ce jeune pasteur doctorant, boursier du Défap, a rappelé son parcours : « je suis de confession évangélique mais je me considère de plus en plus comme un chrétien réformé. Je n’ai pas réformé ce en quoi je croyais. Je réforme seulement ma foi en Dieu. Au Maroc, j’ai appréhendé ma foi dans un contexte interreligieux ».
Le jeune pasteur centrafricain a alors abordé plusieurs thèmes d’actualité comme la crise centrafricaine, le dialogue interreligieux et la place des leaders religieux dans notre société. Pour lui, « les prêtres, cardinaux, pasteurs, rabbins et imams construisent la paix…au-delà de leur différences religieuses ».

 


Rodolphe Gozegba, janvier 2017, DR

 


Assemblée attentive lors de la cérémonie des vœux, DR

 

Entre chaque prise de parole, Danielle Vergniol a partagé ses créations musicales à la guitare. Des chansons aux compositions originales tantôt sur la place de l’Eglise, tantôt sur l’accueil des étrangers.

 


Danielle Vergniol interprétant ses chansons à la guitare, janvier 2017, DR


Le pasteur Joël Dautheville, président du Défap, a clos la cérémonie avec le partage de cinq vœux pour 2017. Pour cette nouvelle année, il a exprimé son souhait que le service protestant de mission « amplifie son objectif d’être la maison commune des églises qui le composent et que l’engagement reste au cœur du Défap » ; mais également « que l’église locale soit universelle et qu’elle renvoie à l’universel » et « que le Défap soutienne l’accueil et ne le délègue pas ». Enfin, le président a affirmé sa volonté qu’en 2017 le service protestant de mission conserve sa vocation à dénoncer les inégalités et les déviances politiques. « Celui qui dénonce doit aussi montrer des chemins d’espérance », a-t-il insisté.

 


Joël Dautheville clôturant la cérémonie, janvier 2017, DR


Le mot du président s’est alors conclu sur un message porteur d’espérance : « j’appelle de mes vœux que le Défap aide les églises à témoigner à temps et à contretemps de l’espérance du Christ, qui donne du sens à la vie ».

 

A la fin de la soirée, Danielle Vergniol a interprété une dernière chanson sur la définition de son Eglise, à l’occasion des 500 ans de la Réforme.

 

 




« Courrier de Mission » : l’ émission spéciale du 25 janvier

« La bibliothèque du Défap : son actualité, son réseau, ses relations », tel était le titre de l’émission « Courrier de Mission » diffusée sur Fréquence protestante le mercredi 25 janvier 2017 de 13h15 à 13h45.

Bibliothèque du Défap, janvier 2017, DR

Son fonds photographique et ses archives placent la bibliothèque du Défap au cœur d’un réseau de relations qui dépasse les frontières de l’hexagone.  Elle conserve et valorise une mémoire vivante, celle des missionnaires et de leurs descendants. Mais aussi la mémoire d’individus et d’Eglises – d’Afrique et du Pacifique –  souvent présents aussi en diaspora.


Des chercheurs du Nord et du Sud s’y croisent, des historiens principalement, quelquefois des linguistes, des anthropologues ou des géographes, sans oublier des théologiens.


La bibliothèque du Défap répond à des sollicitations venues d’institutions culturelles les plus diverses : musées protestants, musées ethnographiques, musées d’art. Mais aussi à des demandes émanant de paroisses, d’établissements d’enseignement ou d’autres bibliothèques.

 

L’émission « Courrier de Mission » de Fréquence Protestante est diffusée sur 100.7 FM.

Cliquer ici pour écouter l’émission spéciale

 

 

 




La bibliothèque du Défap s’expose au musée du quai Branly

Après l’exposition Kanak en 2013, c’est cette fois à l’occasion d’une exposition intitulée « L’Afrique des routes » que quelques pièces originales « sortent » de nos collections pour être prêtées au musée du quai Branly.

Dessin de François Maeder représentant le chef sotho Moshesh

Trois dessins des années 1840, réalisés par François Maeder (1811-1888), artisan-missionnaire au Lesotho – et artiste à ses heures-, ainsi que deux photos du début du 20e siècle illustrant la mission protestante dans ce petit pays d’Afrique australe, seront visibles du 31 janvier au 12 novembre 2017.

C’est l’occasion pour un large public de découvrir le Lesotho, dont l’identité s’est forgée, au cours du 19e siècle, au creuset d’une rencontre improbable avec les missionnaires de la Société des missions évangéliques de Paris. Un pays largement méconnu sous nos latitudes.

Toutes les pièces exposées au musée du quai Branly – dans le cadre de cet événement – des pièces datant du 5e millénaire avant notre ère jusqu’à nos jours- évoquent la circulation des hommes, des matériaux et des œuvres sur le continent africain mais aussi hors d’Afrique.

 

L’exposition « L’Afrique des routes » se tiendra au musée du quai Branly du 31 janvier au 12 novembre 2017, du mardi au dimanche.
Cliquer ici pour obtenir plus d’informations sur l’exposition et acheter votre billet. 

 

Pour en savoir plus sur le Lesotho et son histoire, rendez-vous sur le site de la bibliothèque du Défap

http://www.defap-bibliotheque.fr/fr/website/une-mission-sans-projet-colonial,14433.html