« L’Église universelle est notre paroisse »

Il y a dans chaque Assemblée Générale du Défap un double aspect : sur le plan formel, c’est un lieu qui permet de faire le point sur l’activité de l’année écoulée – avec notamment la présentation du rapport d’activités et des échanges entre l’équipe exécutive et les délégués ; c’est un lieu de prise de décisions et d’orientations… Mais au-delà de cet aspect institutionnel, c’est une occasion de réfléchir ensemble sur des sujets fondamentaux : la mission, ses moyens, la façon dont elle s’incarne… Ce samedi 26 mars, délégués et membres de l’équipe du Défap, réunis en visioconférence par Zoom, étaient ainsi invités à se pencher ensemble sur cette thématique, introduite pour l’occasion par Jean-Luc Blanc : « L’Église universelle est notre paroisse ».


Vue de l’Assemblée Générale du Défap en visioconférence – Capture écran

Dans les activités du Défap, les plus visibles, celles sur lesquelles il est le plus facile de communiquer, sont celles qui concernent l’étranger : la « mission au loin », que l’on a tendance à opposer facilement à la « mission au près » – une image directement héritée de la Société des Missions Évangéliques de Paris, dont les missionnaires, du XIXème au XXème siècle, ont contribué à implanter et faire vivre de nombreuses Églises protestantes loin de France. Mais c’est précisément pour sortir de cette image et de cet aspect de la mission que la SMEP s’est transformée, à partir de 1971, en deux entités distinctes, quoique sœurs : la Cevaa – Communauté d’Églises en mission, un organisme volontairement dépourvu de centre dans lequel toutes les Églises membres, issues de cette histoire commune entre le Nord et le Sud, pouvaient siéger à égalité, et au sein duquel devaient prévaloir les relations d’échange et de soutien mutuel ; et le Défap, désormais département missionnaire des Églises de France au sein de cet ensemble – même s’il a aussi acquis une individualité et noué des relations qui sont allées depuis au-delà de la seule Cevaa.

Est-il vraiment pertinent d’opposer « mission au loin » et « mission au près » ? Les enjeux de l’une ne rejoignent-ils finalement pas les enjeux de l’autre ? Les questions liées à la rencontre, aux relations interculturelles, ne se posent-elles pas aujourd’hui de manière tout aussi visible dans nos paroisses que dans les relations entre Églises au-delà des frontières ? Comment entendre, dans le contexte d’une mondialisation qui a tendance à effacer les identités en même temps qu’elle favorise les échanges, l’idée « d’Église universelle » ? Tous ces thèmes transparaissaient, de manière plus ou moins explicite, dans le sujet choisi pour alimenter les réflexions de l’Assemblée générale du Défap en ce 26 mars 2022 : « L’Église universelle est notre paroisse ». En l’absence de Pascale Renaud-Grosbras pour raisons de santé, c’est Jean-Luc Blanc, ancien Secrétaire général du Défap et ancien responsable du service Relations et Solidarités Internationales, qui avait été chargé de faire une présentation destinée à alimenter les échanges, avant des travaux en groupes.

L’universalité de l’Église dans les lettres de Paul

Repartant d’une perspective biblique, et tout particulièrement des lettres de Paul, Jean-Luc Blanc a souligné tout d’abord que la question de l’universalité de l’Église est étroitement liée à sa diversité. La communauté de Jérusalem, on le voit dans la Bible, a éclaté rapidement en tout un tas de communautés très diverses. Étonnamment, celle que l’on appelle la Grande Église n’avait rien à voir avec l’Église de Jérusalem que l’on voit dans les Actes. L’idée d’Église universelle a dû être pensée dès le départ : comment vivre ensemble avec une telle diversité au niveau des paroisses, des Églises ?

Quand on regarde l’épître aux Romains, chapitre 15, versets 23 et suivants, Paul écrit :

« ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous, j’espère vous voir en passant, quand je me rendrai en Espagne, et y être accompagné par vous, après que j’aurai satisfait en partie mon désir de me trouver chez vous. Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints. Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem. »

On voit poindre déjà l’idée de visites aux Églises. Pour Paul, l’universalité de l’Église implique de visiter les Églises qui ne sont pas fondées par lui, qui ont une autre histoire. Dès le début apparaît aussi l’idée de partage des richesses.

Dans le chapitre 16 de Romains, Paul écrit encore :

« Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées, afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle en a donné aide à plusieurs et à moi-même. Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens. Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui a été pour Christ les prémices de l’Asie. Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous. Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d’une grande considération parmi les apôtres, et qui même ont été en Christ avant moi. Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur. Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien-aimé. Saluez Apellès, qui est éprouvé en Christ. Saluez ceux de la maison d’Aristobule. »

On voit apparaître ici, une nouvelle fois le partage des dons, mais aussi les échanges de personnes : Paul salue une bonne trentaine de personnes, qui ne sont pas issues de Rome. Il veut que les Églises de Rome fassent une place à celles et ceux qui ne sont pas des autochtones. Il souligne que l’étranger est un signe pour l’Église locale.
Paul n’est pas le fondateur de l’Église de Rome, il le sait bien ; et pourtant, il a écrit aux chrétiens de cette Église toute l’épître aux Romains : il leur écrit des choses qu’il peut voir en tant qu’observateur extérieur.

Sa théologie est une théologie en voyage : il prend des éléments des Églises qu’il traverse pour les adresser à d’autres. Des textes liturgiques, des hymnes… Il construit une théologie en rassemblant des éléments issus de diverses Églises.

L’universalité de l’Église et le projet de la Cevaa


Les Églises de la Cevaa dans le monde © Cevaa

Partage des finances, échange de personnes, élaboration d’une théologie multiculturelle : c’est exactement le projet initial de la Cevaa, tel qu’il a été voulu en 1971. Mais aujourd’hui, ne nous faudrait-il pas aller au-delà ? La solidarité que Paul demande aux Romains pour l’Église de Jérusalem indique un chemin. Comme l’a souligné Jean-Luc Blanc, les Églises de France, via le Défap, vivent une vraie communion avec des Églises d’autres continents, après y avoir envoyé des missionnaires qui ont implanté ces Églises. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, nous avons conscience que nous devons pouvoir dire l’Évangile dans diverses cultures. Mais il y a d’autres différences : des différences théologiques, d’appartenance ecclésiologique… Laurent Schlumberger écrivait que l’Église de demain serait post-dénominationnelle ou ne serait pas, annonçant la fin d’une période où le protestantisme a été divisé par tout un tas de partages et de clivages dénominationnels. Le Défap a déjà des partenaires qui vivent l’universalité de l’Église sur ce mode. Basile et moi avons ainsi vu au Maroc une Église se transformer en une Église multi-dénominationelle. La transition n’a pas été sans douleur, mais le chemin n’est pas impraticable. Au Congo-Kinshasa, les diverses Églises membres de la fédération protestante du Congo ont choisi de devenir l’Église du Christ au Congo, renonçant à leurs différences dénominationelles. Et le recul que nous avons aujourd’hui est suffisant pour voir que ça fonctionne ! Nos divisions dénominationelles, que nous avons exportées lors de l’envoi de missionnaires, ne sont donc pas indépassables. »

D’où cette question : « Ne faudrait-il donc pas nous engager dans une réflexion sur ce dépassement ? Nous n’avons pas les mêmes théologies ; mais les frontières théologiques d’aujourd’hui ne recouvrent pas les frontières dénominationelles classiques. Nous avons ainsi de bonnes relations avec des universités au Congo d’inspiration pentecôtiste. Cette version de l’universel est à travailler, au niveau de la paroisse locale, de nos régions et de nos institutions ecclésiales nationales, et au niveau des relations internationales. »

Les rapprochements et leurs limites

À l’issue de cette présentation, les délégués et membres présents de l’équipe exécutive du Défap ont été invités à travailler par groupes sur les questions suivantes :

  • Pensez-vous que l’universalité de l’Église doit aller jusqu’à un post-dénominationalisme capable d’intégrer nos divergences actuelles ?
  • Quelles limites voyez-vous à cette démarche ?
  • Comment pourrions-nous travailler à une mission qui aille encore plus dans le sens de l’universalité de l’Église que nous ne l’avons fait jusqu’ici ?
    • au niveau de la paroisse locale ?
    • au niveau de la France ?
    • au niveau du monde ?

Les retours sur ces réflexions de groupes ont donné lieu à des échanges très fournis, certains des participants soulignant par exemple les expériences qui se vivent déjà dans les Églises, les couples mixtes, les chants qui rapprochent des chrétiens issus d’Églises différentes… D’autres se sont interrogés sur les gestes du quotidien dans lesquels cette fraternité entre Églises peut se traduire : « Comment mieux vivre avec les Églises que l’on accueille dans nos locaux en région parisienne ? Comment vivre l’Église universelle au-delà du passage de la clé de la salle ? ». Ou se sont inquiétés des phénomènes possible de domination au sein d’une paroisse. Certains ont davantage pris en considération les perceptions des uns et des autres et l’importance du rapprochement dans le dialogue : « L’Église universelle est de l’ordre de la promesse, il s’agit d’accepter la rencontre de l’autre. Et ne pas faire de « mon » universel, une notion à imposer à l’autre. » D’autres ont souligné « les limites inhérentes à la lourdeur des institutions ». Bien souvent a été exprimée la crainte qu’une volonté de dépasser les frontières dénominationelles ne se fasse au prix d’un effacement des différences culturelles.

Une participante, tout en « mesurant la richesse de tout ce qui a été échangé », et se disant que « l’uniformité ne nous guette pas », a voulu mettre l’accent sur la nécessité, « au-delà des doctrines, de valoriser les cultures des uns et des autres ». Et d’ajouter : « Le post-dénominationalisme suppose-t-il d’aller vers un abandon de tout nom ? Non ! Nous avons besoin de marquer des identités. Ce qui n’empêche pas d’œuvrer ensemble. Il faut toutefois être attentif à ce qu’il n’y ait pas de phénomène de domination. Nous sommes confrontés, au Défap, aux Églises et aux diverses dénominations. On sent bien qu’il y a des tensions, des vécus différents, des organisations différentes ; ce qui pose des limites, que l’on peut dépasser, mais sans en ignorer la difficulté. Jusqu’où aller dans le partage ? Il faut commencer par ouvrir la Bible ensemble, tout en admettant que c’est un risque. La culture du débat d’idées doit être entretenue : d’où l’importance de penser à des formations pour mieux vivre le débat. »

Revenant sur ces échanges, Jean-Luc Blanc a tenu à insister en premier lieu sur le fait que « le dépassement des dénominations issues de ces derniers siècles ne peut en aucun cas être un abandon de nos identités. Les identités doivent rester plurielles, il ne faut pas tendre vers Babel et la recherche de l’uniformité ». Rebondissant ensuite sur l’idée, évoquée par l’un des participants, de créer une Église francophone d’Europe, il a souligné l’existence d’expériences allant dans ce sens dans d’autres parties du monde, par exemple en Afrique de l’Ouest, avec l’idée de mettre en place une fédération transnationale. Avant de conclure : « Si certaines Églises ont réussi à dépasser positivement le dénominationalisme, c’est aussi parce que la société a porté un regard différent sur l’Église. Au Maroc, l’Église s’est vécue comme une unité, y compris avec les catholiques, parce que le pays voyait les chrétiens comme un ensemble. »




Une AG sous le signe de l’Église Universelle

Ce samedi 26 mars marque la date de l’Assemblée Générale 2022 du Défap. Une réunion particulière à plusieurs titres : elle se tient une nouvelle fois en visioconférence pour limiter les risques sanitaires ; et elle est marquée par la volonté de prendre en compte plusieurs grands défis qui se posent au Défap. L’un est d’ordre financier : c’est celui de la baisse des contributions des Églises membres. L’autre est écologique : c’est celui de la réduction de l’empreinte carbone du Défap. Dans le premier cas, la question sous-jacente est celle de la mission des Églises ; dans le deuxième, celle de la responsabilité de tous, y compris des institutions ecclésiales, vis-à-vis de la création. Et derrière ces deux questions se profile le thème de la dimension universelle de l’Église. Autant d’éléments rappelés par le président du Défap, Joël Dautheville, dans son message à l’Assemblée Générale.


Le président du Défap, Joël Dautheville, lors de la lecture de son message devant l’Assemblée Générale du Défap – Capture écran

 

Message du Président
Assemblée générale du 26 Mars 2022 en visioconférence

« L’Église parle de merveille parce qu’elle parle de Dieu, de l’éternité dans le temps, de la vie dans la mort, de l’amour dans la haine, du pardon dans le péché, du salut dans la souffrance, de l’espérance dans le désespoir. »

Je vous salue toutes et tous avec ces mots de Dietrich Bonhoeffer. Ils rappellent quelques points forts et lumineux de la vie des Églises alors même que notre Assemblée générale se déroule aujourd’hui de façon si particulière.

Particulière car, une fois de plus, elle est réunie en visioconférence, la pandémie n’étant pas terminée.

Particulière car une guerre fratricide a lieu sur le sol européen à 2000 km de la France fait beaucoup de morts et de blessés, jette sur la route de l’exil plus de 3 millions de personnes, surtout des femmes et des enfants et fait plus de 10 millions de personnes déplacées. La sidération causée par cette guerre est grande. Son traitement médiatique est si intense que, comme cela m’a été rapporté, quelques fidèles de nos Églises pensent que leurs Églises soutiendraient de façon privilégiée les victimes de la guerre en Ukraine à celles des catastrophes climatiques de Madagascar ou d’Haïti. Je rappelle ici que les Églises, à travers le Défap, la Fédération protestante et la Fondation protestante sont dans une dynamique de soutien aux victimes de guerres et de catastrophes naturelles.

Après cette précision je souhaite poursuivre notre réflexion sur l’Église universelle, thème de notre AG. Après le rapport du Défap donné au dernier SN de l’Epudf, après le mot du président dans le rapport d’activités, cette réflexion vient au moment où les discours de repli sur soi, voire de repli identitaires se font entendre dans la société comme dans les Églises et réinterrogent le sens de l’universel.

Quelques considérations théologiques et spirituelles

D’après Wikipedia, le symbole, en grec, est ce morceau de terre cuite cassée en deux permettant à des familles vivant dans des endroits différents de se reconnaître comme étant de la même famille. Sur le plan ecclésial, les Églises ont appelé Symbole des confessions de foi pour dire qu’elles se reconnaissent de la même Église du Christ. Précisément, avec le Symbole des Apôtres les fidèles confessent : « je crois la sainte Église universelle… ». On peut être étonné que très tôt les Églises aient confessé une telle universalité. D’où vient-elle ?

Cette notion d’universalité, de catholicité de l’Église vient, entre autres, me semble-t-il, de cette promesse de Dieu faite à Abraham en Genèse 12/3 qui traverse toute la Bible et le ministère de Jésus « … en toi seront bénies toutes les familles de la terre ». Cette dynamique d’universalité n’est pas à comprendre comme la mondialisation néo-libérale échevelée qui ignore les cultures, les peuples et finalement les frontières. Cette dynamique reconnaît l’existence de frontières de toute sorte et cherche à dépasser le risque d’enfermement que ces frontières peuvent générer. De fait, l’universalité de l’Église est consubstantielle à son être même. On pourrait dire que c’est un autre mot pour exprimer que l’Église est mission et qui traduit le fait que l’amour de Dieu ne connaît pas de limites ni dans le temps ni dans l’espace.


Vue de l’Assemblée Générale du Défap en visioconférence – Capture écran

Si telle est notre conviction, il apparaît alors que c’est fondamentalement le même mouvement, celui de l’Esprit, qui est à l’œuvre quand les Églises annoncent l’évangile en paroles et en actes du bout du banc au bout du monde. Les réflexions sur la mission font apparaître que le processus d’acculturation et d’inculturation de l’évangile concerne aussi bien les relations avec des peuples que les liens avec les individus, avec des personnes rattachées à des classes sociales ou culturelles particulières. Cela a abouti à concevoir la mission, notamment pour les Églises de la Cevaa, comme un mouvement allant de partout vers partout à vivre dans le partage et la réciprocité.

Lors du cinquantenaire du Défap, et particulièrement grâce à l’exposition, j’ai redécouvert de façon vive, qu’en créant le Défap les Églises fondatrices ont posé de façon consciente ou non un acte prophétique. Lequel me direz-vous ? Le Défap leur rappelle à temps et à contretemps que l’Église est mission, que l’Église est universelle. Chaque paroisse, chaque église locale, chaque région, chaque Église nationale ne peut réfléchir, agir et vivre en autarcie. On n’est pas Église tout seul. Cette affirmation n’est pas le résultat d’une opinion ou le fruit d’une idéologie. Elle est tout simplement un donné biblique, théologique et ecclésiologique fondamental.

Si donc nous confessons que l’Église est universelle, sur le plan temporel et géographique, si nous croyons que c’est le même Esprit qui anime aussi bien la mission au près et la mission au loin, alors nous sommes invités à nous poser une question sur le plan institutionnel. Je la partage avec vous. Certains la trouveront stimulante, d’autre disruptive voire iconoclaste. J’ai souvent remarqué que la mission à l’international était vue comme extérieure à la mission intérieure et réciproquement. N’est-ce pas le moment de saisir l’opportunité de faire travailler ensemble les services de mission intérieure et extérieure des Églises membres du Défap, voire de les fondre en une seule entité institutionnelle et mettre ensemble les richesses de chacun pour un renouveau de la mission ?

Après quelques considérations théologiques et spirituelles, j’en viens à quelques considérations temporelles à travers lesquelles je souhaite partager un sujet d’inquiétude et une information.

Quelques considérations temporelles

Finances

Avant toute chose je souhaite remercier les Églises qui soutiennent la vie du Défap en mettant à disposition des pasteurs et des fidèles pour son fonctionnement. Je dis aussi ma gratitude pour les efforts financiers qu’elles font alors même que leurs ressources sont sur une tendance baissière. Les efforts faits par certaines régions de l’Epudf d’augmenter leur contribution au Défap est à saluer dans un tel contexte.

Lors de notre AG en mars 2018, j’avais lancé un appel aux Églises à entrer dans une dynamique de refondation du Défap. Les liens entre certaines Églises locales, régionales voire nationales avec le Défap se distendaient. Le financement du Défap ne cessait de baisser d’année en année. Quatre ans après cet appel, les ressources des Églises au budget 2022 ont baissé depuis 2018 de plus de 18%, c’est-à-dire environ 330 000€. Ne pas oublier que 40% des finances de l’Epudf sont adressées à la Cevaa. Depuis l’adoption du texte Convictions et Actions en mars 2021, les ressources ont baissé en un an de 160 000€ suite entre autres à une baisse abrupte de deux régions de l’Epudf. Le Défap est ainsi tiraillé entre d’une part les demandes faites par les Églises sur ses actions et d’autre part les moyens qu’elles lui donnent et qui peuvent baisser fortement d’une année sur l’autre. Or la gestion d’un organisme d’échanges, de mise en relation comme le Défap se fait sur le temps long. Le Défap, ce sont des employés et leurs familles, des envoyés et des boursiers qui sont accueillis, des engagements de solidarité parfois sur plusieurs années, des échanges de professeurs de théologie. D’où la difficulté de gérer un tel outil, il en est de même pour la Cevaa, quand les ressources baissent continuellement et parfois brutalement. C’est pourquoi je lance un appel aux Églises pour que le Défap ne soit pas étouffé avant que n’intervienne sa refondation. Les Églises pourraient-elles s’engager, par exemple, sur un programme de ressources pluri annuelles comme l’Epudf le fait depuis longtemps à l’endroit de l’Institut Protestant de Théologie ?

J’en viens maintenant à l’information à partager. Il s’agit de l’Empreinte écologique du Défap

Les Églises membres du Défap se préoccupent de plus en plus de leur empreinte écologique. Au dernier Synode national de l’Epudf intitulé « l’écologie : quelle(s) conversion(s) », Martin Kopp a rappelé que les émissions de carbone se font surtout au Nord et les dégâts surtout au Sud. En janvier 2022, le Conseil du Défap a décidé de prendre sa part dans la lutte contre le dérèglement climatique. Un tableau de bord des dépenses en carbone est effectué et sera tenu par le Secrétariat général. La Commission des Projets sera saisie pour rechercher des pistes concrètes de compensation carbone au sein de son réseau.

Envoi

Au nom du Défap, je dis ma gratitude et ma reconnaissance aux Églises, aux paroisses, aux régions qui soutiennent le Défap et se servent de cet outil.

Je dis également ma gratitude et ma reconnaissance à l’endroit de notre Secrétaire général, le pasteur Basile Zouma et de toute l’équipe qui permettent de mettre en forme quelques-unes des actions et convictions au service de la mission des Églises membres. Je la dis aussi aux membres du Conseil, du Bureau, et des Commissions Échange de Personnes, Finances et Travaux, et Projets. Toutes et tous s’impliquent pour stimuler au mieux la mission des Églises.

Dans un contexte financier tendu, dans un environnement national pas toujours porteur pour les religions, dans un contexte mondial plein de tensions et de défis y compris climatiques, le Service Protestant de Mission, grâce aux fidèles des Églises membres et des partenaires est un des lieux qui permet de toucher du doigt la joie de la mission à travers les échanges et les projets qui donnent du corps à la notion de l’universalité. C’est ce que nous allons vivre tout au long de cette assemblée.

Merci de votre écoute et Bonne Assemblée générale à toutes et tous !

Joël Dautheville




Adresse du protestantisme : Racisme et xénophobie

La Fédération protestante de France aborde toutes les semaines jusqu’à l’élection présidentielle, une nouvelle thématique au travers l’Adresse du protestantisme. Il s’agit, pour des personnes en responsabilité – présidents d’Églises, acteurs protestants de l’action sociale et experts – d’énoncer des questions vives et de permettre aux candidats de répondre et de développer leurs arguments.

Cette semaine, la pasteure Joëlle Razanajohary, secrétaire générale de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France (FEEBF) demande aux candidats quelles sont les pistes qu’ils souhaitent explorer pour développer davantage encore notre société de fraternité dans le pays des droits de l’Homme ?

 




Les cahiers « Dis-moi la mission » sont disponibles !

Le cinquantenaire du Défap a été non seulement une occasion de célébrer, mais aussi de lancer de nouvelles réflexions sur les changements auxquels sont confrontés nos Églises, nos paroisses. Avec une série d’initiatives dont « Dis-moi la mission », qui s’est traduite par la publication sur notre site internet, tout au long de l’année, de dix cultes, dix animations, dix témoignages d’hier et aujourd’hui, et dix pistes de réflexions autour de dix verbes en lien avec la mission. Un projet particulièrement bien reçu dans les paroisses, et que vous pouvez désormais retrouver sous forme de deux cahiers, « Animation » et « Célébration ». À commander ici !

Le Défap vient de fêter son cinquantenaire en 2021. En cinquante ans d’existence, le Service protestant de mission, né de la Société des missions évangéliques de Paris (SMEP), a su écrire sa propre histoire. Sa création, en 1971, s’inscrivait déjà dans un contexte de grands bouleversements internationaux, qui se traduisaient par de profondes évolutions dans le milieu des Églises. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui. La mission ne se limite plus à évangéliser au loin : il s’agit de faire vivre le lien entre communautés proches et lointaines.

La mission n’est donc plus unidirectionnelle, mais se vit dans un ensemble. Et elle concerne tous les aspects de la vie. Le Défap agit désormais au sein d’un écosystème : la Cevaa (regroupant nombre des Églises avec lesquelles le Service protestant de mission est en lien) ; des organisations d’Églises, des associations liées au milieu ecclésial ou de solidarité internationale…

Depuis sa fondation, le Défap a su s’adapter aux transformations du monde, aux changements de paradigmes en matière de relations avec les Églises sœurs, d’aide au développement ou de formation théologique. Si la diversité est inhérente au protestantisme, le paysage des paroisses françaises connaît depuis une trentaine d’années des mutations profondes. Il est désormais plus mélangé, plus coloré ; l’interculturel s’y présente à la fois comme une richesse et un défi. Derrière les questions sur la mission aujourd’hui se profilent toutes les interrogations liées à une mondialisation qui tantôt rapproche, et tantôt désunit. Si au XIXe siècle, il s’agissait d’apporter l’Évangile au-delà des mers et d’implanter des Églises, désormais, le principal défi est de maintenir des relations entre Églises devenues autonomes. Tout l’enjeu étant de continuer à cheminer ensemble et à s’interpeller mutuellement.

La porosité des frontières, actuellement, ne concerne pas les seuls biens et services marchands ; elle se traduit non seulement par des implantations d’Églises de migrants, mais aussi par l’arrivée de nouveaux paroissiens dans des Églises installées de longue date, entraînant la rencontre entre cultures au sein d’une même paroisse.

Les 50 ans du Défap ont été une opportunité tout à la fois de célébrer, et de multiplier les réflexions dans tous ces domaines. Et à cette occasion plusieurs projets ont vu le jour, dont celui de « Dis-moi la mission ». Nous avons produit et recueilli, tout au long de l’année, dix cultes, dix animations, dix témoignages d’hier et aujourd’hui, et dix pistes de réflexions autour de dix verbes en lien avec la mission.

Nos cultes et animations ayant été particulièrement bien reçus et utilisés dans plusieurs paroisses, nous avons décidé de les éditer en cahiers et des les offrir aux paroisses intéressées. Si vous souhaitez recevoir l’un de ces cahiers ou les deux, vous pouvez passer commande directement ici.

Vous pouvez déjà les lire en ligne sur Calaméo :

 

 

 

Et vous trouverez également ci-dessous d’autres supports d’animation qui pourraient vous intéresser.

 

Nos récentes publications
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L’escape game
Explorez le Défap de manière ludique en jouant à notre jeu de société Escape Game. De 1 à 4 joueurs, vous aiderez un envoyé à retrouver son passeport avant le départ de son avion. Vous pouvez emprunter l’exemplaire qui circule dans votre région, l’imprimer depuis notre site ou nous l’acheter (30€).
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L’exposition
Parcourez l’histoire du Défap, ses engagement et ses défis au travers de notre exposition en 12 panneaux. Vous pouvez nous l’emprunter, l’imprimer depuis notre site internet ou nous l’acheter (300€).
 
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La BD carnet de voyage
Découvrez les aventures de Manior et Maya illustrées dans le carnet de voyage « Les deux pieds en Afrique ». Cet ancien envoyé raconte avec humour et autodérision sa mission au Cameroun.
Vous pouvez nous l’acheter (19.90€) en nous écrivant.



Adresse du protestantisme : Exil et accueil des réfugiés

La Fédération protestante de France aborde toutes les semaines jusqu’à l’élection présidentielle, une nouvelle thématique au travers l’Adresse du protestantisme. Il s’agit, pour des personnes en responsabilité – présidents d’Églises, acteurs protestants de l’action sociale et experts – d’énoncer des questions vives et de permettre aux candidats de répondre et de développer leurs arguments.

Cette semaine, Henry Masson, président de La Cimade propose d’arrêter d’investir dans la protection de nos frontières et d’utiliser plutôt cet argent pour pouvoir accueillir dignement les étrangers sur notre territoire.

 




Guerre en Ukraine : quand le politique mine le religieux

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, de nombreuses voix de religieux s’élèvent pour appeler à l’arrêt de la guerre. Mais si les religions peuvent aider au dialogue et au rapprochement entre les peuples, elles peuvent aussi être instrumentalisées par le pouvoir politique. Et se retrouver elles-mêmes divisées.

Carte de l’Ukraine © Sven Teschke, Wikimedia Commons

Si l’expression de « guerre de religions » est souvent un prétexte pour entretenir la méfiance vis-à-vis du fait religieux dans son ensemble, nous croyons au contraire, au Défap, à l’importance des religions pour entretenir le dialogue entre les peuples et les cultures. Mais force est de constater que les religions (ou du moins les institutions qui les représentent) peuvent aussi être instrumentalisées par les tensions politiques. C’est aujourd’hui le cas à propos de la guerre en Ukraine. Depuis l’invasion du territoire ukrainien par les troupes russes, et avec les révélations de plus en plus nombreuses d’attaques russes contre des cibles civiles, les différentes religions appellent le plus souvent à la paix. Mais dans des termes souvent différents, et qui dévoilent de fortes tensions entre elles.

Ces tensions sont d’abord perceptibles en Ukraine. Les deux-tiers des Ukrainiens se disent orthodoxes, et un peu moins de 9% sont catholiques. Les autres courants du christianisme sont très minoritaires : 1,9% pour les protestants toutes dénominations confondues. Quant aux autres religions, elles sont très peu représentées : 1,1% pour les musulmans, une minorité présente depuis le XIVe siècle, 0,2% pour les juifs.

Chez les orthodoxes ukrainiens, des appels à la rupture avec le Patriarcat de Moscou

Les orthodoxes d’Ukraine sont partagés entre l’Église dépendant du Patriarcat de Moscou, celle du Patriarcat de Kiev, créé en 1992 et dissident du Patriarcat de Moscou, et une petite Église autocéphale – terme utilisé pour décrire chez les orthodoxes des « Églises-sœurs » indépendantes hiérarchiquement, mais unies par la même foi. Dans cet ensemble, c’est le Patriarcat de Moscou qui dispose du clergé le plus nombreux et du plus grand nombre de paroisses ; il représente près de 18% des Ukrainiens. Mais il existe aussi officiellement depuis fin 2018 une Église orthodoxe d’Ukraine, censée regrouper l’Église orthodoxe ukrainienne autocéphale et le Patriarcat de Kiev. Un ensemble qui a l’ambition de regrouper tous les orthodoxes d’Ukraine sous la juridiction d’une Église nationale autocéphale, mais qui doit encore faire la preuve de sa légitimité, puisque le Patriarcat de Kiev a depuis contesté cette fusion pour des raisons de personnes. Si cette Église autocéphale d’Ukraine finit par s’imposer, elle regroupera 25% des Ukrainiens. Ne pouvant espérer obtenir la reconnaissance de cette Église nationale de la part du Patriarcat de Moscou, notoirement proche du pouvoir russe, les orthodoxes ukrainiens ont donc sollicité le Patriarche de Constantinople. Ce qu’a accepté le Patriarche Bartholomée en accordant le tomos (décret) d’autocéphalie à l’Église orthodoxe d’Ukraine… avec pour conséquence une sévère crise entre Moscou et Constantinople. Dès lors, les diverses Églises autocéphales ont été sommées de prendre parti pour l’un des deux grands patriarcats en reconnaissant ou non l’Église ukrainienne.

Derrière la question de l’Ukraine, c’est donc le problème de l’autorité sur l’ensemble du monde orthodoxe qui se profile. Et d’une manière encore plus pressante depuis l’invasion russe. Déjà en 2014, année de l’annexion de la Crimée par la Russie, la branche loyale au Patriarcat de Moscou a perdu une partie de ses fidèles. Et depuis le début de l’invasion russe, plusieurs de ses prêtres ont publié une adresse vidéo exigeant de rompre tout lien avec l’Église russe. D’autant plus que le 6 mars, loin de condamner l’invasion, le patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe, a justifié la guerre en Ukraine dans un sermon enflammé contre l’Occident prononcé lors de la Divine Liturgie dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.

« Où sont vos Bonhoeffers, où sont vos Barths ? »

Les catholiques ukrainiens sont eux aussi traversés de tensions. L’Église gréco-catholique ukrainienne représente 8% de la population, mais il existe aussi des membres de l’Église catholique ruthène. Surtout, les catholiques ont le sentiment de pâtir du dialogue œcuménique entretenu avec le monde orthodoxe par Benoît XVI et par le Pape François – alors qu’avant eux, Jean-Paul II avait ouvertement défendu les catholiques orientaux en Europe. Une position qui risque d’être difficile à tenir pour le Vatican, alors que depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, les silences du pape François sur la Russie sont de plus en plus remarqués. S’il a appelé à l’arrêt de la « guerre », déplorant un « pays martyrisé », il n’a, à aucun moment, formellement condamné l’attaque russe. Sa dénonciation la plus claire n’est venue que dimanche dernier, lorsqu’il a fustigé « l’attaque armée inacceptable » qui a lieu en Ukraine.

Si des divisions historiques comparables à celles que connaissent les orthodoxes ou les catholiques n’existent pas entre protestants évangéliques russes et ukrainiens, ces derniers soulignent toutefois que s’ils ont entendu de nombreuses prières pour la paix de la part de leurs collègues russes, il n’y pas eu de condamnation de l’invasion. « Où sont vos Bonhoeffers, où sont vos Barths ? » interpelle Valerii Antoniuk, qui est à la tête de l’Union panukrainienne des Églises des chrétiens évangéliques-baptistes. « De nombreux croyants en Russie prient au sujet de la “situation” en Ukraine. La situation s’appelle GUERRE », dénonce pour sa part sur Facebook le pasteur de l’Église Parole de vie à Boyarka, non loin de Kiev. Pourtant, des voix s’élèvent aussi en Russie chez les évangéliques, minoritaires, bravant les menaces de représailles des autorités russes. « Le temps est venu où chacun d’entre nous doit appeler les choses par leur vrai nom, tant que nous avons encore une chance d’échapper à la punition d’en haut, et d’empêcher l’effondrement de notre pays », souligne ainsi une lettre ouverte signée par un groupe de pasteurs russes et d’autres responsables protestants. « Nous demandons aux autorités de notre pays de mettre fin à cette effusion de sang insensée ! »

La réponse du patriarche Kirill de Moscou au COE

Au final, ces tensions au sein des religions débordent très largement le cadre des relations entre Russie et Ukraine. Au point de menacer les relations œcuméniques au niveau international. Le Conseil œcuménique des Églises a ainsi envoyé une lettre au patriarche Kirill de Moscou, membre de la communauté d’Églises, pour qu’il intervienne auprès du Kremlin pour tenter d’arrêter la guerre lancée contre l’Ukraine. Cette fois encore, la réponse au courrier du COE a été claire : le chef religieux de l’Église orthodoxe russe a demandé au COE de « rester une plate-forme de dialogue impartial, libre de toute préférence politique et de toute approche unilatérale ». Il a accusé les pays occidentaux d’avoir « tenté de faire des peuples frères – Russes et Ukrainiens – des ennemis », tout en se disant « fermement convaincu que les initiateurs [de la guerre] ne sont pas les peuples de Russie et d’Ukraine, qui sont sortis des mêmes fonts baptismaux de Kiev, sont unis par une foi commune, des saints et des prières communs, et partagent un destin historique commun », mais qu’il faut chercher « les origines de la confrontation dans les relations entre l’Occident et la Russie ».

En France, la FPF et l’Église catholique ont pris l’initiative d’un dialogue avec les représentants de l’orthodoxie russe. Le pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération protestante de France et Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Évêques de France, devaient ainsi rencontrer le jeudi 10 mars, à la Cathédrale de la Sainte Trinité, siège épiscopal du diocèse de Chérsonèse et centre de l’Exarchat d’Europe occidentale du patriarcat de Moscou, le Père Maxime Politov, curé de la Cathédrale. « Cette initiative, a indiqué la Fédération protestante de France dans un communiqué, veut contribuer au dialogue mais aussi et surtout à l’interpellation du Patriarche de Moscou et de toute les Russies sur l’importance du sens de sa responsabilité dans ce conflit. »




Samedi 12 mars, marchons pour le climat !

La Fédération protestante de France invite à participer aux « cortèges des convictions » dans les marches climat qui se tiendront le samedi 12 mars 2022 partout en France.

La carte des cortèges prévus le samedi 12 mars dans toute la France

La Commission écologie et justice climatique de la FPF veut ainsi, ensemble avec d’autres, interpeller les candidat·es afin qu’ils et elles donnent au défi de la justice climatique la place essentielle qu’il mérite et qu’ils et elles proposent des programmes alignés avec la science et socialement justes.

Pour la première fois, une véritable coordination interreligieuse et interconvictionnelle s’est mise en place au niveau national. La liste des acteurs est disponible sur l’événement Facebook commun (dont la page est publique et accessible même si vous n’avez pas de compte sur ce réseau social). Déjà six cortèges des convictions sont prévus, ajoutons-en de nombreux autres !

Pour rejoindre un cortège déjà en cours d’organisation dans votre ville écrivez à benedicte.charrier@coexister.fr ou laissez un commentaire sur Facebook, pour être mis en relation avec la référente ou le référent local.

Pour ajouter un nouveau cortège des convictions dans une marche pour le climat écrivez à martinkopp.perso@gmail.com afin d’ajouter une ville et les informations de rencontre.

 

Deux visioconférences nationales de la FPF: après un temps spirituel, la commission Écologie et Justice climatique présentera l’adresse de la FPF aux candidat·es, l’initiative des cortèges des convictions, deux témoignages de mobilisations locales et des conseils et outils pour mobiliser chez vous ! Inscriptions ici en ligne.

Une conférence publique la veille de la marche, le vendredi 11 mars à 20h, sur le rapport du GIEC et l’action pour le climat des acteurs religieux

Cette initiative est portée ensemble par l’AEPP (Association des étudiants protestants de Paris), le CCFD-Terre solidaire, le Ceras, Chrétiens dans le monde rural, Chrétiens Unis pour la Terre, le Christianisme social, Coexister France, les Éclaireuses et éclaireurs unionistes de France, Église verte, Faith for Future France, la Fédération protestante de France, GreenFaith, le Laudato Si’ Movement France, la Mission populaire évangélique, le Secours catholique – Caritas France.

L’Association des étudiants Protestants de Paris propose par ailleurs aux participants qui voudraient se joindre à elle dans cette manifestation, trois temps de préparation en commun :

  • 1 – jeudi 10 à partir de 18h : Atelier banderoles et pancartes (entrée libre, l’atelier est ouvert à tous ceux qui participeront au cortège des convictions). L’AEPP fournit le matériel de base (manches, cartons, pinceaux, peinture). Et invite à Penser à des slogans, et à apporter un morceau de carton ou de contreplaqué pour celles et ceux qui voudraient faire une oeuvre plus personnelle. Seront également offerts des tot bag de couleur à décorer.
  • 2- vendredi 11 à 20h précises : Présentation du second rapport du GIEC par un des auteurs du rapport : Laurent BOPP (Directeur de recherche au CNRS et directeur du département de géo-science de Normale Sup).
  • 3- Samedi à 10h : fin de l’atelier pancarte (pour ceux qui veulent) et, à 12h pique-nique avant manif à l’AEPP. Le rendez-vous de départ du cortège est à côté, au Canon de la Bastille rue Saint Antoine, à 13h45.

 




Guerre en Ukraine, le protestantisme français se mobilise

Face à la guerre en Ukraine, la Fédération Protestante de France, dont le Défap est membre, lance un appel à la prière et à la solidarité. Les membres de la FPF se mobilisent par des actions concrètes. Asah, collectif des acteurs chrétiens de l’humanitaire dont fait aussi partie le Défap, détaille l’engagement en France et en Ukraine de ses membres.

Communiqué de la Fédération Protestante de France

Face au drame qui se déroule en Ukraine, le protestantisme français souhaite affirmer sa ferme condamnation des terribles menaces que le président russe fait peser sur l’Europe et le monde, engendrant cette guerre qui nous concerne et nous atteint tous.

Il demande aux chrétiens, y compris aux chrétiens de Russie, de prier et d’œuvrer pour que cesse cette guerre, et de manifester leur solidarité aux victimes, si nombreuses, qu’elle entraîne sur les routes de l’exil.

Les protestants français se sont toujours mobilisés au nom de leur foi et de leur histoire, pour offrir l’hospitalité aux réfugiés et déployer l’aide indispensable aux victimes des conflits et des violences des états.

Ainsi, dès les premiers moments de l’attaque russe contre l’Ukraine, les membres de la Fédération protestante de France (FPF), Unions d’Églises, associations, œuvres, communautés et mouvements, se sont mobilisés, chacun à son échelle et dans son domaine d’action, pour venir en aide mais aussi alerter et analyser la situation pour une juste appropriation, adaptation et concertation des actions de solidarité du protestantisme français.

Dans le même temps, il s’est mobilisé en lançant un appel à la générosité par le biais du dispositif Solidarité Protestante sous l’égide de la Fondation du protestantisme pour recueillir les dons nécessaires à cette mobilisation. Les dons collectés permettront notamment :

  • D’accueillir et d’accompagner dignement les réfugiés en France et notamment par l’action de la Fédération de l’Entraide protestante (FEP) qui coordonne ces actions.
  • De soutenir l’action solidaire de terrain auprès des populations de nos ONGs et réseaux d’Églises sœurs en Ukraine et en Pologne déjà sur place.

Nous savons aujourd’hui que l’accueil des ukrainiens en France sera un accueil de « passage » d’un pays à l’autre, qu’il nous faut créer des accueils adaptés à ces moments de transit sur notre territoire et être attentifs aux autres réfugiés dont nous avons toujours la responsabilité d’un accueil digne qui doit se poursuivre et perdurer.

Nous savons également que des inégalités de traitement de ces réfugiés aux frontières sont déjà constatées et nous nous inquiétons, en lien avec La Cimade, du sort de ces personnes en situation de danger bloquées aux frontières de l’Ukraine.

C’est dans cet esprit que nous serons solidaires et mobilisés face à cette guerre.

C’est la raison pour laquelle, en lien avec l’appel à la prière du Conseil d’Églises chrétiennes en France (CÉCEF) du 24 février 2022, la Fédération protestante de France vous demande de demeurer fidèle, solidaire et persévérant dans cet engagement, et vous invite à donner à Solidarité Protestante. Vos dons seront une partie de la réponse à ce drame et le signe que la foi chrétienne s’enracine dans le temps présent si cruel, dans l’espérance en Christ, imprenable.

« Efforcez-vous de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Ephésiens 4,3)

L’appel aux dons de Solidarité Protestante est consultable sur : https://donner.fondationduprotestantisme.org/ukraine

 

Les membres de la FPF s’engagent

La Fédération de l’Entraide Protestante mobilise ses forces pour s’engager et soutenir les populations au cœur du conflit et pour accueillir les réfugiés qui arrivent en France.

La Cimade demande une protection Européenne pour toutes les personnes qui quittent l’Ukraine et exhorte les pays limitrophes à laisser leurs frontières ouvertes et à respecter le principe de non refoulement, rappelant que l’accueil des personnes réfugiées est un principe fondamental du droit international qui ne saurait souffrir d’exception, et dénonce les discours abjects voulant conditionner l’accueil à des questions de culture, de religion, de couleur de peau…, ou ramenant celui-ci à une opportunité dont on pourrait « tirer profit ».

Le CASP, engagé historiquement pour les personnes venues d’ailleurs et expert dans l’accueil et l’orientation des personnes en demande d’asile, tente de répondre aux besoins d’accueil, d’orientation, en apporter des soins et un suivi psychosocial à ces nouveaux arrivant ukrainiens.

L’Armée du Salut est mobilisée sur place en Ukraine, Pologne, Roumanie et Moldavie pour venir en aide aux populations déplacées qui fuient l’Ukraine.

ADRA France se mobilise pour soutenir les actions menées en Ukraine ainsi que dans les pays voisins, pour accueillir les réfugiés.  Plusieurs centres d’accueil temporaires sont déjà prêts et un entrepôt a été mobilisé par ADRA pour collecter des dons (nourriture, draps, vêtements…) et les transporter sur place.

Médair apporte un soutien urgent aux familles déplacées et aux communautés qui les accueillent.

L’Alliance Biblique demande un soutien pour la Société biblique ukrainienne à Kiev. La Société biblique apporte à la population une aide pratique et spirituelle à travers des distributions de vivres, de vêtements, de produits d’hygiène, d’ouvrages bibliques (bibles, livres pour enfants), de jeux pour enfants.

La Fédération des Églises évangéliques baptistes de France nous informe qu’elle dénombre 2272 Églises baptistes sur le territoire ukrainien, ce qui en fait la première composante protestante du pays. La FEEBF s’est associée notamment à l’Alliance Baptiste mondiale pour ses actions de solidarité.

L’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine recense les besoins transmis par les Eglises luthériennes de Pologne et d’Ukraine sur son site.

L’Union des Fédérations Adventistes de France grâce à ses réseaux ADRA InternationalADRA UkraineADRA RussieADRA FranceADRA Belgique se prépare à prêter main-forte aux victimes de ce conflit.

 

Les actions d’Asah

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Asah est un collectif d’acteurs chrétiens de la solidarité internationale, dont fait également partie le Défap. Parmi ses membres, on trouve des organismes comme Adra, Medair, A Rocha, Portes Ouvertes : des représentants de toutes les facettes de l’engagement humanitaire chrétien. Voici quelques nouvelles de l’engagement des membres d’Asah pour l’Ukraine, qui n’ont pas déjà été répertoriés (comme pour Médair ou ADRA) dans le communiqué de la FPF :

  L’association La Gerbe a pu faire partir un camion jeudi dernier en direction de la Roumanie, en complément des transferts d’argent servant à acheter directement en Ukraine des produits de première nécessité tant que cela est possible. Un deuxième camion se prépare à partir jeudi 10 mars, cette fois en direction de l’Ukraine ! La ville d’Ecquevilly a apporté son soutien et a participé au financement de ce premier envoi, d’autres villes suivent comme Les Mureaux, Hardricourt, Verneuil sur Seine, Bazemont, … organisant des collectes pour La Gerbe et plusieurs chefs d’entreprises membres des EDC ont aidé à trier et préparer les marchandises. Une vraie chaîne de solidarité !
  L’association Partage Plus prépare également un semi remorque qui partira fin mars dont une partie ira à la frontière roumaine, proche de Siret. Une collecte de denrées alimentaires est prévue avec les commerçants de Saint-Paul-Trois-Châteaux et les villages alentours. Grâce à leurs partenaires historiques sur place, ces deux associations peuvent envoyer du matériel et assurer la distribution aux réfugiés de façon fiable et sécurisée.
  Le Secours Protestant a pu envoyer des équipes sur deux missions distinctes :

  • Aider à l’accueil des réfugiés à la frontière Roumanie/Ukraine,
  • Le transport de réfugiés depuis la frontière Pologne/Ukraine à destination de la France et plus particulièrement de l’accueil sur le secteur Chambéry (Savoie). A ce jour, déjà plusieurs personnes ont accueilli des réfugiés sur Chambéry.

  Le collectif ASAH participe à rassembler des offres de logement, si vous souhaitez accueillir des réfugiés chez vous, vous pouvez remplir ce formulaire.
  Une vraie concertation inter église et inter organisme s’est construite pour assurer l’accueil des réfugiés en Moldavie. L’OM fait partie de cette action concertée et a aussi rejoint le groupe crise du collectif ASAH. Les besoins plus particuliers sont la nourriture pour les réfugiés bloqués dans de longues files d’attente. OM est également présent dans les autres pays limitrophes et participe à l’accueil des réfugiés.
  En Ukraine même, l’association Écouter l’Enfant est en lien avec le centre Source de Vie situé à Oleksandriïa, qui accueille actuellement 27 enfants.
  Une association membre du collectif ASAH pense déjà à l’après. Comment est-ce que les Ukrainiens vont se reconstruire après ce traumatisme ? Alo!Mik en Albanie prévoit de pouvoir accueillir dans les prochains mois, des personnes ayant besoin de soutien psychologique et spirituel afin de les aider à se reconstruire dans un cadre de paix et d’amour. OM se prépare aussi à être un acteur de la reconstruction du pays, notamment au travers du projet Clean soul – clean city (projet de business as mission) avec le développement d’un système de pyrolyse de plastique pour produire du carburant pour favoriser l’emploi localement et nettoyer l’environnement.




Adresse du protestantisme : Egalité femmes-hommes

La Fédération protestante de France aborde toutes les semaines jusqu’à l’élection présidentielle, une nouvelle thématique au travers l’Adresse du protestantisme. Il s’agit, pour des personnes en responsabilité – présidents d’Églises, acteurs protestants de l’action sociale et experts – d’énoncer des questions vives et de permettre aux candidats de répondre et de développer leurs arguments.

Cette semaine, Valérie Duval-Poujol, vice-présidente de la Fédération protestante de France, présidente d’Une Place pour elles, membre du Groupe Orsay, interroge les candidats sur les mesures qu’ils souhaitent mettre en œuvre pour renforcer l’égalité femmes-hommes dans la société ?
 




Adresse du protestantisme : Ecologie et justice climatique

La Fédération protestante de France aborde toutes les semaines jusqu’à l’élection présidentielle, une nouvelle thématique au travers l’Adresse du protestantisme. Il s’agit, pour des personnes en responsabilité – présidents d’Églises, acteurs protestants de l’action sociale et experts – d’énoncer des questions vives et de permettre aux candidats de répondre et de développer leurs arguments.

Cette semaine, Martin Kopp, président de la commission Ecologie et justice climatique de la FPF demande aux candidats s’ils font tout pour que leurs enfants et petits-enfants n’habitent pas sur une planète hostile.




Appels à la paix et à la prière pour l’Ukraine

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France (CECEF), organisme de dialogue œcuménique créé en 1987 et rassemblant les responsables des différentes Églises chrétiennes en France, porte dans la prière toute la population ukrainienne. La Communauté d’Églises en mission (Cevaa), avec laquelle le Défap entretient des liens étroits, relaie une prière pour l’Ukraine de l’Église évangélique réformée de Suisse. Les Communions chrétiennes mondiales condamnent les agressions, appellent à la paix et invitent à la prière.

Carte des principales villes d’Ukraine © Division géographique de la Direction des Archives du ministère des Affaires étrangères

L’appel du CECEF

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France, très inquiet devant l’escalade des tensions géopolitiques aux frontières de l’Ukraine, porte dans la prière toute la population ukrainienne. Il encourage toutes les Églises à manifester concrètement leur solidarité pour les populations affectées et à prier pour la paix et la fin immédiate du conflit, inspiré par les mots de saint Paul : « C’est le Christ, en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation : la haine. » (Eph. 2, 14)

Alors que les chrétiens se préparent à entrer en carême avant la lumineuse fête de la Résurrection du Christ, dans un esprit d’humilité et de repentir, nous prions pour que la paix céleste soit restaurée sur la terre et que les violences prennent fin immédiatement.

Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort Conférence des évêques de France
Le pasteur François Clavairoly Fédération protestante de France
Le métropolite Dimitrios Assemblée des évêques orthodoxes de France

 

L’appel suisse relayé par la Cevaa

Au vu de l’escalade de la violence en Ukraine, les Églises protestantes en Suisse invitent à prier pour les victimes du conflit. Une prière, proposée par l’Église évangélique réformée de Suisse, est relayée sur le site internet de la Cevaa.

Toi qui as réconcilié le monde et l’humanité par ton fils,
Aie pitié de tes créatures, qui continuent à répandre la guerre et la mort.
Une fois de plus, des populations civiles prises en otage et victimes directes
des soifs de pouvoir de quelques-uns.
Aie pitié de nous.

Protège ton peuple partout où il se trouve, fais se lever la voix de ton Eglise
ici et là-bas pour que cessent cette folie et cet aveuglement.
Donne-nous à tous le pouvoir et le courage de ne pas succomber
à la haine, l’injustice et la violence. Préserve-nous des jugements superficiels,
rends-nous solidaires des victimes.
Donne-nous la force de vivre dans la vérité de ta paix,

Nous te prions pour les peuples de Russie et d’Ukraine,
pour leurs dirigeants, pour les fidèles et les responsables de leurs Eglises
et de leurs communautés religieuses. Renforce leur solidarité et leur générosité.
Nous te prions pour nos gouvernements en Europe et dans le monde,
afin qu’ils mettent tout en oeuvre pour arrêter cette fuite en avant.
Renforce entre les chrétiens les liens de la paix et du respect.
Protège-les des préjugés, de la manipulation et de l’instrumentalisation.
Donne leur ta paix,
Dieu, nous t’en prions, protège ton peuple en Ukraine et en Russie.

Au nom du Christ,
Amen

Les appels de la FLM, de la CMER, de la CEC et du CML

Quatre communions chrétiennes mondiales condamnent fermement l’avancée de l’armée russe en Ukraine et l’assaut qui a commencé dans la nuit du 24 février 2022. Ils appellent au retour des troupes russes en Russie et à la fin immédiate du conflit. « La paix doit prévaloir », insistent-ils.

La Fédération luthérienne mondiale (FLM), la Communion mondiale d’Églises réformées (CMER), la Conférence des Églises européennes (CEC) et le Conseil méthodiste mondial (CML) appellent à des prières de paix pour les peuples d’Ukraine et de la région.

Ils ont lancé une invitation à un service de prière en ligne le mercredi des Cendres, le 2 mars à 17h00 CET. Le service rassemblera des chrétiens d’Ukraine et d’autres parties du monde, en quête de paix et de fin du conflit en cours.

Jésus nous appelle à être des messagers d’espérance qui travaillent pour la paix. En tant qu’Églises chrétiennes, nous appelons donc à une désescalade immédiate de ce conflit, afin que la vie, les droits de l’homme et la dignité des personnes en Ukraine soient protégés », a déclaré la secrétaire générale de la FLM, la révérende Anne Burghardt.

« C’est le moment pour les Églises en Europe et dans le monde de former une alliance forte de solidarité avec les personnes qui craignent l’impact de la guerre en Ukraine. C’est le moment de se rassembler dans la prière pour les personnes qui ont le pouvoir de prendre des décisions qui sauveront des vies et rendront la paix possible », a déclaré le Secrétaire général de la CEC, le Dr Jørgen Skov Sørensen.

« Alors que les Écritures nous encouragent à nous détourner du mal et à faire le bien, à rechercher la paix et à la poursuivre (1 Pierre 3:11), nous considérons une telle attaque non provoquée comme un mal et nous nous efforçons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous y opposer, tout en nous préparant à aider ceux qui en sont affectés », a déclaré le Secrétariat général collégial de la CMER (composé de Hanns Lessing, Philip Peacock et Phil Tanis).

« Malgré ce qui se passe en Ukraine, je crois toujours que la communauté internationale peut faire une différence alors que nous travaillons collectivement pour la paix dans la région », a déclaré le secrétaire général du CMM, le pasteur Ivan Abrahams, du Conseil méthodiste général du CMM.

Dans l’appel à la prière pour le peuple ukrainien et la région, les quatre communions chrétiennes notent que l’assaut militaire menace la vie des Ukrainiens, ainsi que la paix dans toute l’Europe et au-delà. « La crise est urgente et exige l’attention et la solidarité de la communauté chrétienne mondiale. »

La FLM rassemble 148 Églises luthériennes représentant plus de 77 millions de chrétiens à travers le monde. La CMER est composée de plus de 230 Églises membres congrégationalistes, presbytériennes, réformées, unies, unificatrices et vaudoises représentant 100 millions de chrétiens. La Conférence des Églises européennes est une communauté de 114 Églises de traditions orthodoxes, protestantes et anglicanes de toute l’Europe. Le CMM regroupe 80 Églises membres sur six continents.




Adresse du protestantisme : Europe et justice sociale

La Fédération protestante de France aborde toutes les semaines jusqu’à l’élection présidentielle, une nouvelle thématique au travers l’Adresse du protestantisme. Il s’agit, pour des personnes en responsabilité – présidents d’Églises, acteurs protestants de l’action sociale et experts – d’énoncer des questions vives et de permettre aux candidats de répondre et de développer leurs arguments.

Cette semaine, le pasteur Christian Krieger, président la Conférence des Églises européennes (KEK), président de l’Église réformée d’Alsace-Lorraine et président de la Fédération protestante de France (à compter du 1er juillet 2022), interroge les candidats sur le développement de la justice sociale dans les pays membres de l’Union Européenne.