Les Jeudis du Défap : Le ministère de la délivrance dans les Églises d’Afrique – Le replay

Le jeudi 6 novembre, le rendez-vous mensuel du Défap accueillait le pasteur Parfait Bénédict Medoumba, membre de l’Église Presbytérienne Camerounaise (EPC) et docteur associé à l’Institut Protestant de Théologie (IPT) de Montpellier. Il y a présenté ses travaux de recherche sur le ministère de la délivrance, un sujet aujourd’hui très présent et parfois controversé dans de nombreuses Églises africaines. Cette rencontre a permis de mieux comprendre l’origine de cette pratique, son évolution dans les communautés chrétiennes, ainsi que les enjeux pastoraux, spirituels et théologiques qu’elle soulève.

Le ministère de la délivrance dans les Églises d’Afrique : réalités, dangers, perspectives

Le ministère de délivrance occupe aujourd’hui une place particulière dans la vie religieuse africaine, notamment au sein des Églises protestantes issues du renouveau charismatique. Selon la commission doctrinale du Renouveau Charismatique Catholique, la délivrance est comprise comme un don du Saint-Esprit, signe de l’abondance de la grâce divine et expression de la présence agissante de Dieu à travers l’Évangile. Partout où la Bonne Nouvelle est annoncée, affirme-t-on, le Royaume de Dieu répand lumière, paix et guérison.

Cependant, cette vision théologique, héritée de l’Écriture et de la tradition chrétienne, a connu en Afrique une appropriation particulière. Dans la dynamique de ce que certains chercheurs appellent la pentecôtisation du protestantisme africain, la délivrance est progressivement devenue non seulement un ministère parmi d’autres, mais, dans certaines communautés, le cœur même de la vie ecclésiale et la principale raison d’être du culte. Des temples, des salles culturelles et même des maisons traditionnelles ont été transformés en centres de guérison, de prière et d’exorcisme. Certains pasteurs, prophètes et prédicateurs se sont spécialisés dans l’identification des forces du mal et la libération des fidèles. Cette évolution a profondément modifié l’imaginaire religieux africain contemporain.

Une évolution accompagnée de dérives

Or, cette évolution n’est pas sans poser de sérieux questionnements. Plusieurs signes d’inquiétude apparaissent, notamment lorsque les pratiques de délivrance conduisent à la peur, à la culpabilité, à l’isolement familial ou à l’appauvrissement des fidèles. Dans certains cas extrêmes, l’exercice de la délivrance devient une forme d’emprise psychologique qui fait du pasteur le médiateur exclusif entre l’individu et son salut. Des situations dramatiques, telles que le massacre du village de Shakahola au Kenya dirigé par un pasteur-gourou, ont rappelé combien ce terrain peut être fragile et exposé aux dérives.

Une enquête menée récemment au sein de l’Église Presbytérienne Camerounaise (EPC) montre que les demandes de délivrance sont variées : maladies dites inexplicables, chômage prolongé, difficultés conjugales, échecs scolaires, stérilité, addictions, conflits professionnels, blocages économiques ou même impossibilité d’obtenir un visa. Les fidèles interprètent ces difficultés comme des manifestations d’oppression spirituelle. Les pasteurs, en réponse, mobilisent différentes méthodes : prières avec imposition des mains, séances de jeûne, confessions guidées, récits de miracles de Jésus, mais parfois aussi rites d’inspiration traditionnelle présentés comme compatibles avec l’Évangile. Pour certains croyants, ces pratiques apportent un apaisement réel ; pour d’autres, elles génèrent confusion et inquiétude lorsqu’elles deviennent répétitives, inefficaces ou contradictoires avec la liberté évangélique.

Vers une pratique mieux encadrée

Il apparaît ainsi que la question centrale n’est pas tant de savoir s’il faut supprimer la délivrance — car elle appartient clairement à l’héritage chrétien — mais plutôt de déterminer comment elle doit être pratiquée. La Bible, lorsqu’on l’examine attentivement, présente la délivrance comme une œuvre de Dieu, mais une œuvre dans laquelle l’être humain est appelé à exercer sa liberté, son discernement et sa responsabilité. Jésus lui-même demande à l’aveugle : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Lc 18,41), soulignant que la personne participe à sa propre guérison. La délivrance authentique engage donc la conscience, la volonté et la transformation intérieure, et ne peut se réduire à un rituel mécanique ou théâtral.

C’est dans cette perspective qu’émerge l’exigence d’une rationalisation des pratiques. Il ne s’agit pas d’opposer foi et raison, ni de dissoudre le mystère spirituel dans l’analyse psychologique ou médicale, mais de reconnaître que la foi gagne toujours en profondeur lorsqu’elle est éclairée par la compréhension. Comme le suggère le philosophe Jacques Ladrière, l’irrationnel n’est souvent que ce dont nous ignorons encore les lois : la raison n’est pas une ennemie de la foi, mais son alliée dans la quête de vérité. Une délivrance réellement conforme à l’Évangile ne manipule pas, ne terrifie pas, ne déresponsabilise pas : elle libère, elle élève, elle restaure l’être humain dans sa dignité de créature voulue et aimée.

Ainsi, la question qui se pose désormais aux Églises protestantes d’Afrique n’est pas de renoncer à la délivrance, mais de la purifier. Elle doit être enseignée dans les instituts de formation théologique, éclairée par les sciences humaines, encadrée par des normes éthiques et régulée par une lecture rigoureuse des Écritures. La délivrance n’est véritablement chrétienne que lorsqu’elle conduit à la liberté intérieure, à la maturité spirituelle et à la responsabilité personnelle.

En définitive, l’enjeu est clair : comment articuler la puissance de l’Esprit avec la sagesse de la raison, de manière à promouvoir un ministère de délivrance qui soit à la fois fidèle à l’Évangile et bénéfique pour l’homme tout entier ? C’est à cette articulation que devra répondre la théologie pratique africaine du XXIᵉ siècle.

Les « Jeudis du Défap » : prochaine conférence

  • 11 décembre : Éthique protestante et proposition sociétale, avec Richard LENGO

S’inscrire aux Jeudis du Défap




Le ministère de la délivrance dans les Églises d’Afrique : Rendez-vous ce 6 novembre

Dans le cadre des « Jeudis du Défap », rendez-vous le 6 novembre à 18h30 pour rencontrer le pasteur Parfait-Bénédict Medoumba, théologien et docteur associé à l’Institut Protestant de Théologie de Montpellier. À partir de son expérience pastorale et de ses travaux universitaires, il présentera une réflexion équilibrée sur les pratiques du ministère de la délivrance souvent marquée par des attentes spirituelles fortes, mais aussi par des dérives possibles. Sa conférence en ligne, intitulée « La pratique du ministère de la délivrance dans les Églises d’Afrique : réalités, dangers et perspectives », invitera à discerner ce qui relève d’une authentique action de libération chrétienne et ce qui peut s’éloigner du message de l’Évangile.

Je m’inscris à la conférence

Parfait-Bénédict Medoumba, pasteur de l’Église Presbytérienne Camerounaise

Il entre en 2007 à l’Institut Supérieur de Théologie de DAGER-BIBIA au Cameroun. En 2011, il soutient un mémoire de Licence en théologie portant sur « La question des éléments constitutifs de la personne dans l’Ancien Testament et dans la pensée africaine », avec une spécialisation en anthropologie biblique.

Poursuivant sa formation, il obtient en 2013 un Master en philosophie avec un mémoire intitulé « La question de l’unité essentielle du composé humain : du dualisme au triadisme », dans le champ de l’ontologie et de la métaphysique.

En 2021, il soutient une thèse de doctorat (Ph.D) en philosophie ayant pour thème : « Les fondements, le jeu et les enjeux du concept de l’unité de tension du composé humain dans le triadisme de Pierre Meinrad Hebga ». Il y approfondit les rapports entre esprit, âme et corps dans la pensée africaine et chrétienne, toujours dans la spécialité d’ontologie et métaphysique.

En 2024, grâce au programme d’échange théologique Nord-Sud du Défap, et sur recommandation de l’Église Presbytérienne Camerounaise (EPC) via l’ISPCC de Foulassi, il effectue un premier séjour de recherche postdoctorale de trois mois à l’Institut Protestant de Théologie (IPT) de Montpellier, sous la direction du Professeur Christophe Singer, dans le cadre de la théologie pratique.

De avril à juillet 2025, il est invité à nouveau à l’IPT de Montpellier, dans le cadre du séminaire de théologie pratique pour les étudiants de Master, tout en participant aux Rendez-vous de la Pensée Protestante organisés du 20 au 22 juin 2025 à la FUTP de Bruxelles (Belgique).

Depuis septembre 2025, il poursuit ses travaux en tant que Docteur associé à l’IPT de Montpellier. Ses recherches actuelles portent sur la thématique du ministère de délivrance, question sur laquelle il est invité à intervenir lors d’une conférence au Défap dans le cadre des « Jeudis du Défap ».

Pourquoi parler du ministère de la délivrance ?

Selon la Commission doctrinale du Service international du Renouveau charismatique catholique, « le ministère de délivrance peut se comprendre comme l’un des dons du Saint-Esprit qui témoigne de l’abondance de grâce que le Seigneur accorde à l’Église tout entière à travers le renouveau charismatique ». Dans cette perspective, l’action du Saint-Esprit accompagne toujours l’annonce de l’Évangile : là où la Bonne Nouvelle est proclamée, le Royaume de Dieu se rend présent, répand la paix, la lumière et une force de guérison. Ainsi, le ministère de délivrance n’est pas réservé à quelques personnes particulières : il est proposé à tout croyant qui confesse Jésus-Christ comme Seigneur. Cette étude se focalise sur l’approche chrétienne de ce ministère, généralement défini comme l’action de chasser les démons ou les esprits mauvais afin de libérer les personnes de leurs influences et des troubles qu’ils provoquent. Par exemple, aider quelqu’un à dépasser des accès répétés de colère en priant pour la libération de l’esprit à l’origine de cette souffrance. 

Pour mieux comprendre ce ministère, Parfait-Bénédict Medoumba s’appuie sur les Écritures, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. Il y examine, d’une part, la réalité des démons et de leur action contre l’être humain, et, d’autre part, la manière dont Jésus a guéri et délivré ceux qui étaient atteints de troubles qui dépassaient les seules explications médicales. Ses recherches ont pour objectif d’évaluer la tendance à interpréter de manière trop « spirituelle » la souffrance et le mal-être dans la pratique du ministère de délivrance au sein de l’Église Presbytérienne Camerounaise. L’enjeu est de la préserver d’un excès de spiritualisme qui pourrait l’entraîner vers des dérives telles que le charlatanisme, le sensationnalisme ou la recherche du miracle à tout prix. Il faut ainsi encourager une approche plus équilibrée, où la foi s’accompagne également de la raison.

Je m’inscris à la conférence




Les Jeudis du Défap : La femme dans l’Église en RDC – Le replay

Le Jeudis du Défap a consacré une nouvelle édition à une thématique d’une grande portée historique et sociale : « La femme dans l’Église en RDC ? Regard rétrospectif sur le rôle de la femme dans la société et dans l’Église à l’époque coloniale ». Animée par le pasteur et chercheur Robert Bahizire Byamungu, cette conférence invite à revisiter une période charnière de l’histoire du Congo afin de mieux comprendre les fondements des inégalités persistantes entre hommes et femmes dans la société et dans l’Église.

Robert Bahizire

Robert Bahizire Byamungu est pasteur au sein de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique (3ᵉ CBCA), membre de l’Église du Christ au Congo. Théologien de formation, il a obtenu sa licence en 2002 avant d’être ordonné pasteur en 2008. Depuis, il exerce son ministère dans plusieurs paroisses de Goma, où il sert actuellement à la 3ᵉ CBCA Ndosho.

Parallèlement à son engagement pastoral, il a mené une carrière académique à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL), où il est aujourd’hui professeur associé et vice-doyen de la Faculté de Théologie. Son parcours a été marqué par une mission d’échange œcuménique en Allemagne (2012–2018) et par une thèse de doctorat en théologie, soutenue en 2023 à l’ULPGL-Goma après une année de recherche à Strasbourg.

Ses travaux portent notamment sur les questions de genre et sur la place de la femme dans l’Église et la société.

Pourquoi cette thématique ?

À travers une approche historique, théologique et sociologique, il montre comment la colonisation (1885–1960) a profondément transformé les structures sociales et religieuses du Congo, redéfinissant la position des femmes dans la société et dans l’Église.

Avant la colonisation, la femme congolaise occupait des rôles centraux — économiques, spirituels et politiques — au sein des clans et chefferies. Avec l’État indépendant du Congo de Léopold II, puis le Congo belge, elle fut progressivement marginalisée : soumise à la violence, à l’exploitation et à une éducation domestique destinée à renforcer sa dépendance. Les missions chrétiennes, tout en introduisant l’alphabétisation et la formation sanitaire, consolidèrent une théologie de la soumission féminine, limitant l’accès des femmes aux responsabilités ecclésiales et sociales.

Cette double domination — coloniale et patriarcale — a durablement façonné les représentations du féminin dans l’imaginaire congolais. Aujourd’hui encore, les stéréotypes hérités de cette période se manifestent dans la sous-représentation des femmes dans la gouvernance politique et ecclésiale, ainsi que dans leur accès restreint à l’éducation et aux ressources économiques.

Pour le révérend Bahizire, comprendre cet héritage est essentiel afin d’ouvrir la voie à une réhabilitation sociale, théologique et mémorielle de la femme congolaise. Cela passe par la reconnaissance de son égalité fondamentale en Christ, la relecture critique de la théologie du ministère, l’accès aux instances décisionnelles et la valorisation de son rôle historique dans la foi et la société.

Ainsi, cette réflexion appelle à construire une Église et une société inclusives, où la mémoire du passé éclaire un avenir fondé sur la justice, la dignité et l’égalité entre les sexes.

Les « Jeudis du Défap » : prochaines conférences

  • 6 novembre : La pratique du ministère de délivrance dans les Églises d’Afrique…réalités, dangers et perspectives, avec Parfait-Benedict MADOUMBA
  • 11 décembre : Éthique protestante et proposition sociétale, avec Richard LENGO

S’inscrire aux Jeudis du Défap




La femme dans l’Église en RDC : Rendez-vous ce 9 octobre

Dans le cadre des « Jeudis du Défap», rendez-vous le 9 octobre à 18h30 pour explorer les grandes questions de théologie et de société, le pasteur et chercheur Robert Bahizire Byamungu partagera son analyse sur « La femme dans l’Église en RDC : regard rétrospectif sur le rôle de la femme dans la société et dans l’Église à l’époque coloniale ». Cette conférence propose une réflexion approfondie sur l’impact de la colonisation sur le statut et la place des femmes au sein de la société congolaise et de l’Église, mettant en lumière à la fois les mécanismes d’exclusion hérités de cette période et les formes de résilience déployées par les femmes. Une occasion unique de comprendre comment l’histoire façonne encore aujourd’hui les représentations de la femme dans l’Église et dans la société.

Je m’inscris à la conférence

Robert Bahizire Byamungu, pasteur et chercheur en théologie

Robert Bahizire Byamungu est pasteur au sein de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique (3ᵉ CBCA), membre de l’Église du Christ au Congo depuis sa fondation.

Après cinq années d’études en théologie, il obtient en 2002 une licence et commence son ministère comme évangéliste dans plusieurs paroisses de Goma. Ordonné révérend pasteur en 2008, il exerce depuis dans différents quartiers de la ville et assure aujourd’hui son service pastoral à la paroisse 3ᵉ CBCA Ndosho.

En parallèle, il mène un parcours académique riche. Entre 2002 et 2012, il est assistant à la Faculté de Théologie de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL) tout en poursuivant un Diplôme d’Études Approfondies. De 2012 à 2018, il participe à une mission d’échange œcuménique en Allemagne, visant à renforcer le partenariat entre la CBCA et l’Église protestante de Westphalie, avec le soutien de la Mission Évangélique Unie (VEM) basée à Wuppertal.

En 2023, il soutient sa thèse de doctorat en théologie à l’ULPGL-Goma, après une année de recherche à Strasbourg sous la direction du professeur Jérôme Cottin, grâce à une bourse du DEFAP.

Aujourd’hui professeur associé et vice-doyen de la Faculté de Théologie de l’ULPGL, il poursuit ses travaux de recherche, notamment autour des questions de genre, qui occupent une place centrale dans ses réflexions.

Pourquoi parler de Femmes et Église en RDC ?

Le thème choisi par le pasteur et chercheur Robert Bahizire Byamungu, « La femme dans l’Église en RDC ? Regard rétrospectif sur le rôle de la femme dans la société et dans l’Église à l’époque coloniale », revêt une importance particulière.La période coloniale a profondément bouleversé les structures sociales, culturelles et religieuses au Congo, redéfinissant notamment la place des femmes. Étudier cette époque permet non seulement de mettre en évidence les mécanismes d’exclusion, de subordination et de marginalisation qui ont touché les femmes, mais aussi de valoriser les formes de résilience et de résistance qu’elles ont su développer.

L’enjeu n’est pas de retracer l’histoire coloniale dans son ensemble, mais d’évaluer son impact sur le statut et le rôle des femmes dans la société et dans l’Église. Cette réflexion ouvre une perspective essentielle : comprendre comment les héritages du colonialisme continuent encore aujourd’hui à influencer les représentations et les pratiques autour de la place de la femme, et pourquoi il est nécessaire de les déconstruire pour avancer vers une plus grande égalité.

Je m’inscris à la conférence




Les Jeudis du Défap : L’Afrique dans la Bible – Le replay

L’Afrique n’est pas seulement le berceau de l’humanité : elle est aussi profondément inscrite dans l’histoire biblique. Pourtant, cette présence a souvent été minimisée ou oubliée. À l’occasion des « Jeudis du Défap », le professeur Lévi Ngangura a proposé un éclairage inédit sur ce lien ancien et fécond entre la Bible et les peuples d’Afrique.

Lévi Ngangura

Pasteur, docteur en théologie et professeur de Bible hébraïque et d’hébreu biblique à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs à Goma (RDC), Lévi Ngangura est également président provincial de l’Église du Christ au Congo dans le Sud-Kivu. Reconnu pour ses recherches sur les relations entre textes bibliques et traditions africaines, il publiera en novembre prochain aux éditions Labor & Fides un ouvrage intitulé L’Afrique dans la Bible. Sa participation aux « Jeudis du Défap » s’inscrit dans cette démarche de valorisation des apports africains à la formation et à la réception de la Bible.

Pourquoi cette thématique ?

Revisiter la Bible à travers le prisme africain, c’est rendre justice à une histoire souvent oubliée. Loin de n’être qu’une « terre de servitude » comme dans le récit de l’Exode, l’Afrique apparaît dans la Bible comme une terre de richesses, de puissance et d’hospitalité. C’est ce qu’a montré Lévi Ngangura lors de sa conférence, en structurant son intervention autour de trois grands axes.

D’abord, il a rappelé la mise en valeur de l’Afrique dans les textes bibliques pour ses ressources : l’or, les pierres précieuses de Koush, mais aussi la fertilité de l’Égypte, présentée comme un grenier nourrissant ses habitants et ses voisins lors des famines. Ensuite, il a souligné la symbolique militaire et diplomatique des peuples africains, en évoquant la réputation des Koushites comme soldats rapides et fidèles, ou encore les alliances stratégiques entre Égyptiens, Libyens et autres peuples africains. Enfin, il a mis en avant la cohabitation et les échanges culturels : du mariage de Moïse avec une Koushite aux récits d’Abraham et de Joseph en Égypte, les auteurs bibliques montrent des relations marquées par l’accueil, l’interaction et l’absence de préjugés.

Ce regard est important car il invite à repenser la place de l’Afrique dans l’histoire biblique : non pas en périphérie, mais comme un acteur pleinement intégré aux dynamiques économiques, culturelles et spirituelles du Proche-Orient ancien. Il éclaire aussi la réception contemporaine des Écritures : si la Bible a trouvé en Afrique un tel écho, c’est peut-être parce qu’elle parle d’une histoire dans laquelle les Africains se reconnaissent déjà depuis ses origines.

La bibliographie établie par le service Bibliothèque et documentation du Défap dresse une liste des ouvrages et documents évoqués pendant l’intervention

Les « Jeudis du Défap » : prochaines conférences

  • 9 octobre : La femme dans l’Église en RDC ? Regard rétrospectif sur le rôle de la femme dans la société et dans l’église à l’époque coloniale. Le cas de la RDC, avec Robert BAHIZIRE
  • 6 novembre : La pratique du ministère de délivrance dans les Églises d’Afrique…réalités, dangers et perspectives, avec Parfait-Benedict MADOUMBA
  • 11 décembre : Éthique protestante et proposition sociétale, avec Richard LENGO

S’inscrire aux Jeudis du Défap

Pour aller plus loin:




L’Assemblée du Désert 2025 : Célébration de la diversité protestante

Au cœur même de l’événement emblématique qui commémore l’identité réformée, les réunions clandestines des huguenots français pour affirmer leur foi et pratiquer leur culte, les organisateurs de l’assemblée du Désert ont voulu faire retentir un message vantant la diversité du protestantisme. Sous le thème : « l’Esprit souffle où il veut 1525-2025 :  500 ans d’une extraordinaire diversité protestante » le rassemblement annuel des protestants français a fait mémoire et mis en lumière la naissance du mouvement anabaptiste à Zurich le 21 janvier 1525, où un petit groupe célèbre les premiers baptêmes d’adultes confessant et rejette le baptême des enfants. Ce mouvement sera vivement combattu et condamné par les Réformateurs Martin Luther et Jean Calvin.

Le pasteur Christian Krieger, président de la Fédération protestante de France (FPF), était l’invité d’honneur de cette assemblée. Dans sa prédication, il a souligné l’importance de se souvenir de nos racines pour mieux appréhender le présent et construire ensemble l’avenir. La FPF se positionne comme un espace de rencontre et d’écoute, où chacun est reconnu dans sa singularité : un témoignage de l’unité dans la diversité.

Dans le même esprit, Sébastien Fath, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), a pris la parole pour illustrer la diversité du protestantisme à travers le monde, renforçant l’idée que cette pluralité est une richesse.

La pasteure Joëlle Sutter-Razanajohary, de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France (FEEBF), a clôturé l’événement par un message fort, exhortant les participants à ne pas réduire autrui à ses travers, mais à chercher des principes positifs à partager.

 

Le Défap-Service protestant de mission, était présent et a participé à sa façon à cette célébration mémorielle. De nombreux visiteurs du stand du Défap se sont remémorés des proches ayant bénéficié des services du Défap pour des missions de service civique ou de solidarité internationale. D’anciens engagés ont partagé leurs souvenirs, témoignant de leur volonté de transmettre des valeurs de solidarité, de partage et d’échange dans l’Église, au sein de leur paroisse, de leur famille et à la génération future.

À l’année prochaine à Mialet !

Pasteur Jean-Pierre Anzala




L’Afrique dans la Bible : rendez-vous ce 11 septembre

Après la pause estivale, les Jeudis du Défap reprennent ! Le 11 septembre, nous aurons le plaisir d’accueillir Lévi Ngangura Manyanya, professeur de Bible hébraïque et d’hébreu biblique à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (Goma, RDC) et président provincial de l’Église du Christ au Congo / Sud-Kivu. À travers son intervention, il nous invitera à redécouvrir la place de l’Afrique dans la Bible et son rôle encore trop souvent sous-estimé dans l’histoire chrétienne.

 

Je m’inscris à cette conférence

Pourquoi parler de l’Afrique dans la Bible ?

Parce que ce que la Bible doit à l’Afrique reste trop souvent ignoré. Beaucoup continuent de la considérer comme un livre venu d’Occident, lié à la colonisation. Mais est-ce vraiment le cas ? L’histoire du christianisme africain, déjà présente dès les premiers siècles, ne témoigne-t-elle pas d’un enracinement bien plus ancien et fécond ?

La Bible, en outre, parle régulièrement de l’Afrique : peuples, lieux, récits, oracles ou généalogies… Mais que signifient réellement ces mentions ? Comment sont-elles interprétées aujourd’hui par les chercheurs africains ? Et la Bible elle-même ne porte-t-elle pas l’empreinte de conceptions qui ont pris forme sur le sol africain ?

Autant de questions qui guideront la réflexion de Lévi Ngangura Manyanya, pour nous aider à redécouvrir la place de l’Afrique dans les Écritures et son rôle déterminant dans l’histoire du christianisme. Une invitation à relire la Bible autrement et à mesurer toute la vitalité du christianisme africain aujourd’hui.

 

Je m’inscris à cette conférence

 

Prochains rendez-vous en 2025, les soirs de 18h30 à 20h00 :

Voici les trois rendez-vous suivants des « Jeudis du Défap » :

  • 9 octobre : La femme dans l’Église en RDC ? Regard rétrospectif sur le rôle de la femme dans la société et dans l’Église à l’époque coloniale. Le cas de la RDC, avec Robert BAHIZIRE
  • 6 novembre : La pratique du ministère de délivrance dans les Églises d’Afrique…réalités, dangers et perspectives, avec Parfait-Benedict MADOUMBA
  • 11 décembre : Éthique protestante et proposition sociétale, avec Richard LENGO

Ces rencontres se déroulent en deux temps :

  • Un temps de conférence
  • Un temps de débat et de questions-réponses.

Pour recevoir les informations relatives aux prochaines rencontres, inscrivez-vous.

 

M’inscrire pour recevoir les informations des prochaines conférences

 

Nous encourageons les participants à partager leurs réflexions et à s’engager dans un dialogue constructif, afin de mieux appréhender les enjeux contemporains liés à cette thématique. Un lien d’inscription est disponible dans les communications du Défap pour vous permettre de participer à cette visioconférence. Une fois inscrit.e, un lien d’accès vous est automatiquement communiqué. Ne manquez pas cette opportunité de réfléchir ensemble sur la place de l’Afrique dans la Bible.




Le Défap au Grand Kiff 2025 : une mission de rencontre et d’ouverture

Du 25 au 29 juillet 2025, le Grand KIFF a rassemblé à La Force, en Dordogne, plus de mille jeunes protestants venus de toute la France et d’ailleurs. Pour cette édition placée sous le thème « Respire, espère – Recevoir sa paix pour agir avec espérance », le Défap était représenté par Raphaëla, Nicolas et Nomena, engagés tout au long de l’événement. Présents aux côtés de la CEVAA – Communauté d’Églises en mission dans la tente de rencontre de l’Église universelle, ils ont porté une mission vivante, interculturelle et profondément engagée.

Une implication en amont avec l’AlterKIFF

Avant l’ouverture du Grand KIFF, le Défap a également pris part à l’Alter KIFF, un camp de jeunes adultes organisé du 18 au 31 juillet, pour contribuer à la préparation et à la réalisation de l’événement. Communication, logistique, animation, musique, accueil… Raphaela, Nicolas et Nomena ont pu mettre leurs talents au service du collectif – ou en découvrir de nouveaux.

Le Défap a également eu l’occasion de présenter ses actions aux participants de l’Alter KIFF, à travers un temps d’échange dédié. Ce moment a permis de mieux faire connaître ses missions, notamment dans le domaine de la solidarité internationale et de l’interculturalité, et de susciter l’intérêt de jeunes curieux d’en savoir plus sur l’engagement à l’étranger.

En plus de la préparation technique et logistique du Grand KIFF, l’Alter KIFF proposait des temps de formation, de vie en communauté, de prière, et de liens renforcés avec la Fondation John Bost, lieu d’accueil du rassemblement. Une expérience où se conjuguent foi, interculturalité et engagement concret.

Un espace de rencontre interculturel

Tout au long de l’événement, le Défap a co-animé la tente de l’Église universelle avec la CEVAA, en accueillant des délégations venues de plusieurs Églises partenaires : Sénégal, Togo, Gambie, Nouvelle-Calédonie… Un espace vivant, rythmé par des temps de discussion, de découverte, des animations et des partages sur les réalités ecclésiales d’ici et d’ailleurs. La tente a été un lieu de rencontre à part entière, incarnant l’un des piliers de la mission du Défap : la rencontre de l’autre, dans toute sa diversité. « Cette tente était un symbole d’interculturalité et de fraternité, c’était le lieu de rencontre et de partage entre différentes cultures » raconte Nomena.

Le volontariat mis à l’honneur

Le Grand KIFF a aussi été une belle vitrine pour le volontariat international et le service civique, deux formes d’engagement au cœur de l’action du Défap. Des jeunes ont pu rencontrer des volontaires en mission ou de retour de mission, écouter leurs témoignages et poser leurs questions. Des volontaires de réciprocité présents au Grand KIFF comme Nomena, en mission à Paris, ont aussi partagé leur expérience, montrant comment l’échange peut transformer, des deux côtés. « Il est intéressant de voir l’aspect multiculturel que je peux constater auprès de La Rédemption ainsi que du Défap. Je découvre la culture même de mes structures de mission, et en parallèle, la culture française. Aussi, je partage ma culture avec les autres (art culinaire, traditions, langues, etc). La réciprocité et le statut de Volontariat de Solidarité Internationale, c’est aussi l’occasion de s’ouvrir au monde et à une nouvelle culture, de marcher dans l’inconnu et d’élargir ses horizons » explique Nomena.

« Pendant cinq jours, je me suis déconnecté de la vie quotidienne pour me ressourcer spirituellement et socialement », confie Nomena, encore émerveillé par l’intensité de l’expérience. Entre les temps de prière partagée, les animations dynamiques, les échanges interculturels et les veillées festives, le Grand KIFF et l’Alter KIFF ont offert un véritable espace de respiration et de rencontre. L’équipe du Défap en repart le cœur rempli de gratitude, la tête pleine de souvenirs, et renforcée dans sa mission : tisser des liens entre les Églises du monde, encourager la jeunesse à s’engager, et faire vivre au quotidien la richesse de l’interculturalité.




Échos du Colloque de Pomeyrol

Chaque été, le colloque de Pomeyrol réunit théologiens, penseurs et croyants engagés pour réfléchir aux grands enjeux spirituels, politiques et culturels de notre temps. Cette rencontre, ancrée dans la tradition protestante mais résolument ouverte sur le monde, est un espace de dialogue entre foi, engagement et justice.

Parmi les temps forts de cette édition, la session animée par Komivi Elom Alagbo a marqué les esprits. Sous le titre : Notre héritage chrétien occidental : perceptions, pouvoir, sacré, Elom nous invite à un décentrement salutaire. Il interroge l’impact de l’héritage missionnaire occidental sur l’imaginaire social et religieux africain.

À travers une lecture inspirée de philosophes, Elom explore la manière dont cet héritage a façonné la construction des identités culturelles et spirituelles en Afrique. Il met en lumière une triple perception largement répandue dans les sociétés africaines : le christianisme comme institution étrangère et aculturelle, une foi perçue comme « blanche », donc non-africaine, et un héritage religieux qui tend à éloigner les croyants de la vie politique.

Enfin, en mobilisant la théologie de la reconstruction, il appelle à une relecture de l’imaginaire africain, capable de guérir, de créer, et de refonder une spiritualité enracinée, vivante, et engagée.

🎙 Cet épisode vous propose de revivre cette session. Une réflexion profonde sur la mémoire collective, la puissance des mythes, et la nécessité urgente de réenchanter l’imaginaire pour reconstruire l’Afrique.ÉCOUTER L’ÉPISODE




Cap sur le Grand KIFF #2 – Glad & Jeanne

Dans ce nouvel épisode de notre podcast « Mission témoignage – Défap », direction le Sénégal, avec les témoignages de deux jeunes participants. : Glad et Jeanne, tous deux venus pour la première fois vivre l’aventure du Grand KIFF 2025.

Organisé par l’Église protestante unie de France (EPUdF), le Grand KIFF est un rassemblement national de la jeunesse protestante, qui aura lieu cette année du 25 au 29 juillet à La Force, en Dordogne. Il réunit des jeunes de France et d’ailleurs autour du thème : « Respire, Espère – Recevoir sa Paix pour agir avec espérance ».

Glad et Jeanne nous partagent leur implication dans leurs paroisses au Sénégal, leurs attentes pour cet événement, et surtout leur envie de rencontre et de découverte interculturelle.

« Ce qui m’a donné envie de participer au Grand KIFF, c’est principalement l’envie de rencontrer des jeunes de partout. C’est une grande opportunité parce que c’est l’occasion d’apprendre, de comprendre les réalités que rencontrent les autres et pouvoir tirer le meilleur et l’appliquer à notre niveau », explique Glad.

Dans ce podcast, ils évoquent aussi la richesse des échanges, la curiosité, l’ouverture… et le plaisir de faire découvrir un peu de chez eux aux autres. Jeanne, par exemple, rêve de partager le thiéboudienne, le plat national du Sénégal, avec les autres participants du Grand KIFF !

🎙️ Un échange frais et enthousiaste, à écouter pour entrer dans l’esprit du Grand KIFF.

ÉCOUTER L’ÉPISODE




Stage franco-sénégalais : Regards croisés sur le témoignage chrétien en contextes minoritaires

Du 17 au 26 février 2025, un stage de formation unique en son genre s’est tenu au Sénégal, réunissant vingt pasteurs venus de France, de Belgique et du Sénégal. Organisée par la CPLR et le Défap, avec le soutien de la CEVAA, cette rencontre visait à explorer les défis du témoignage chrétien dans des contextes minoritaires ou sécularisés.

Découverte culturelle à Bandia - Sénégal - Défap
Photo de groupe en découverte culturelle à Bandia © Défap

Un dialogue interculturel entre pasteurs d’Europe et d’Afrique

Ce séminaire, intitulé « Contextes minoritaires ou sécularisés : regards croisés sur le témoignage entre France et Sénégal », a permis aux participants d’interroger la manière dont le message chrétien peut être vécu et partagé selon les réalités locales. Comment rendre compte de la foi chrétienne dans des sociétés où les protestants sont largement minoritaires ? Quelles stratégies adopter pour témoigner de l’Évangile dans des contextes pluriels, marqués par la diversité religieuse et culturelle ?

Le choix du Sénégal pour cette formation n’était pas anodin. Dans un pays où l’islam est majoritaire à 95 %, les Églises protestantes évoluent dans un cadre où le dialogue interreligieux est essentiel. Ce contexte contrastait fortement avec la réalité française ou belge, où la sécularisation marque profondément les pratiques et l’identité chrétiennes.

Dialogue interreligieux Islam Christianisme à la Grande Mosquée de Dakar - Sénégal - Défap
Dialogue interreligieux Islam Christianisme à la Grande Mosquée de Dakar © Défap

Un programme riche entre enseignements et immersion

La formation s’est déroulée autour de plusieurs axes :

  • Apports théoriques : Les participants ont bénéficié d’interventions sur la missiologie, la théologie interculturelle et l’islamologie. Plusieurs intervenants de qualité ont répondu à l’appel : Gilles Vidal, chercheur en missiologie, Jean-Patrick Nkolo Fanga, professeur de théologie pratique, ainsi que des Sénégalais, Diégane Sene, professeur en sociologie, Seydi Diamil Niane, professeur et islamologue à l’Institut Fondamental de l’Afrique Noire (IFAN), Latyr Diouf, président de l’Église Luthérienne du Sénégal, André Ouattara, modérateur de l’Église Protestante Réformée du Sénégal.
  • Travail en mini-groupes : Des échanges approfondis ont eu lieu sur des thèmes comme la bénédiction pastorale ou la contextualisation théologique, permettant de confronter les expériences et d’explorer les liens entre théologie et culture.
  • Immersion dans la vie locale : Au-delà des sessions académiques, les pasteurs ont célébré des cultes dans les Églises protestantes locales et participé à des rencontres interreligieuses, notamment à la Grande Mosquée de Dakar.
  • Découverte culturelle : Des visites à l’île de Gorée, lieu de mémoire de la traite négrière, et à la réserve de Bandia ont permis aux participants de mieux comprendre l’histoire et la richesse culturelle du Sénégal.

Culte en plein air - Sénégal - Défap
Culte en plein air © Défap

Un échange appelé à se poursuivre

Ce stage a été marqué par une grande fraternité et un profond respect mutuel. Fondé sur la réciprocité, il aura un deuxième volet, les pasteurs français et belges accueilleront leurs homologues sénégalais pour un séjour de formation en France en juin 2026, où leurs homologues sénégalais seront à leur tour accueillis.

Un groupe WhatsApp a été créé pour maintenir le lien et poursuivre les discussions. Cette dynamique témoigne de l’importance de ces rencontres dans la réflexion sur le témoignage chrétien aujourd’hui.

Une formation, un pont entre les cultures, un témoignage vivant.

 




Quand la foi rencontre l’éthique : repenser le ministère de délivrance

Découvrez ce nouveau podcast avec Parfait Bénédicte Medoumba, pasteur à l’Église presbytérienne camerounaise (EPC) et enseignant universitaire en séjour de recherches en France. Ses réflexions portent sur la spiritualisation excessive de la souffrance et du mal-être. À travers ses recherches postdoctorales, il questionne les dérives du ministère de délivrance et souligne l’urgence d’une éthique pastorale pour encadrer ces pratiques. Entre théologie, responsabilité morale et enjeux contemporains, un éclairage essentiel sur les défis de l’Église d’aujourd’hui.

 

Quand la foi rencontre l'éthique : repenser le ministère de délivrance - Parfait Bénédict Medoumba

La lutte contre la spiritualisation excessive dans la compréhension du mal être et de la souffrance en théologie pastorale

 

Télécharger son témoignage

 

► Retour au sommaire de la rubrique « Témoignages »