Le Défap présent à l’Assemblée générale de la Ceeefe

 

La Ceeefe réunit 35 Églises protestantes présentes dans 16 pays. Cette organisation témoigne des liens qui se créent entre communautés protestantes, malgré l’éloignement géographique.

Chaque année, la Ceeefe organise son Assemblée générale à Versailles à la fin du mois d’août. Le Défap y assiste en tant que partenaire.

 

Ceeefe

Source : site de la Ceeefe

 

Les deux organismes ont des projets en commun, telle que la rénovation du temple de l’Eglise protestante évangélique de Djibouti (lire : Chantier de Djibouti et Le chantier en 2015).

Ces deux institutions viennent également en aide à d’autres Eglises à l’étranger, comme celle du Liban (lire : Liban, un enjeu important pour l’Eglise protestante) ou encore celle de La Réunion (lire : La Réunion, promouvoir la vie protestante).

 

Elles soutiennent également toutes deux l’Institut Al-Mowafaqa (lire : Formation à l’islamologie).

 




Honneurs terrestres pour représentants spirituels

 

En décembre 2013, un grand quotidien français les avait surnommés « les trois saints de Bangui » : ce sont le pasteur protestant Nicolas Guerekoyame-Gbangou, 55 ans, président de l’Alliance des évangélistes en Centrafrique ; Mgr Dieudonné Nzapalainga, 46 ans, archevêque de Bangui et chef de l’Église catholique ; et l’imam Omar Kobine Layama, 53 ans, président de la Conférence islamique.

 

Le 19 août de chaque année, le Système des Nations Unies célèbre la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Ici photo de 2013 (Source : MINUSCA).

 

En clôture de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le 19 août dernier, ils se sont vus décerner, au siège des Nations unies à Genève, le Prix Sergio Vieira de Mello 2015, pour leurs efforts accomplis dans le processus de réconciliation en Centrafrique.

Cofondateurs de Interfaith Peace Platform, plateforme interreligieuse, ils travaillent à favoriser le dialogue entre les trois religions les plus largement représentées dans le pays, et encouragent toutes les mesures préventives à la violence interconfessionnelle, élément marquant dans la guerre civile qui endeuille le pays depuis maintenant trois ans.

 

Le prix Sergio Vieira de Mello est remis tous les deux ans à une personne, un groupe ou une organisation ayant œuvré à la réconciliation de parties en conflit, perpétuant ainsi le souvenir et l’idéal de Sergio Vieira de Mello, représentant du Secrétaire général des Nations unies, mort à Bagdad (Irak), le 19 août 2003 dans une attaque à la voiture piégée.

 




Attentat au Caire : des blessés mais pas de mort

 

Une voiture piégée a explosé devant un commissariat de la sécurité d’État. Cette attaque a été revendiquée  par un groupe djihadiste affilié à l’État islamique se faisant appeler « Province du Sinaï ».

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2014, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi s’est employé à éliminer toute opposition de la scène politique, et en particulier les partisans de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi. La répression a été particulièrement sanglante dans le Sinaï. De ce fait, il est désormais confronté à de nombreuses attaques à caractère terroriste, qui portent un grave préjudice au tourisme, l’une des principales ressources de l’Égypte.

 

Carte d’Egypte, pointeur rouge : Le Caire (Source : Google Maps)

La loi antiterroriste votée mi-août, avec effet immédiat, punit la presse et toute expression publique, y compris sur les réseaux sociaux, qui viendraient contredire le discours officiel en matière de terrorisme. Elle renforce les mesures répressives engagées contre la confrérie des Frères musulmans, classée organisation terroriste depuis décembre 2013, et tous les groupes radicaux actuellement en cours de formation notamment au Caire, dans le Sinaï et dans le delta du Nil. Elle garantit l’impunité aux policiers qui feraient usage de la force dans le cadre de son application.

Les organisations internationales de défense des droits de l’homme estiment que le régime d’al-Sissi est plus répressif que celui de l’ancien président déchu Hosni Moubarak.

Le Défap a plusieurs envoyés en Égypte, mais tous sont actuellement en vacances en France.

 




Assises chrétiennes de l’écologie

 

Christian Krieger, vice-président de la Fédération protestante de France (FPF), y interviendra dans une conférence qui a pour thème : « La crise écologique : comment mobiliser les religions ? ».

Une question de toute première importance, y compris pour le Défap, qui a d’ailleurs rappelé dans son programme 2015-2018 que les questions liées à l’environnement sont partie intégrante des convictions d’aujourd’hui pour la mission.

En effet, d’une part les pays du Sud dans lesquels le Défap intervient sont souvent soumis à des problèmes de développement durable liés à la dégradation de l’environnement ou du climat, d’autre part les Églises se mobilisent également en France pour tenter d’influencer nos mentalités à tous sur des questions quotidiennes qui vont du tri sélectif au recyclage ou à la lutte contre le gaspillage.

 

 

Logo des Assises Chrétiennes de l’Ecologie (D.R.)

 

Par ailleurs, la FPF a édité un livret intitulé Les changements climatiques, signé par Martin Kopp, Otto Schäfer, Claire Sixt-Gateuille, Jacques Varet et Vincent Wahl, qui propose une réflexion éthique et théologique sur ce sujet.

A quelques mois de la conférence des Nations Unies sur le climat, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, il est important de rappeler que les enjeux sont de taille planétaire et que les protestants, même s’ils sont ultra-minoritaires dans le monde, participent au même titre que toutes les autres religions ou courants de pensée, à la mobilisation générale en faveur de l’environnement.

Pour en savoir plus : le site internet des Assises Chrétiennes de l’Ecologie

 




La sécurité en Afrique : un enjeu transfrontalier

Lors de leur session de formation, en juillet dernier, les jeunes envoyés ont assisté à un bref exposé sur la géopolitique de leurs pays d’envoi et, en particulier, sur les enjeux liés à la sécurité notamment en Afrique. C’est en effet l’une des principales préoccupations des États d’Afrique de l’ouest, comme l’a rappelé le président guinéen Alpha Condé, en visite chez ses homologues du Sénégal et du Niger.

 

Zones d’action du groupe terroriste Boko Haram (D.R.)

 

Au cœur des objectifs : le mouvement Boko Haram, groupe djihadiste d’origine nigériane, devenu transnational et transfrontalier, qui multiplie les actions terroristes dans toute la sous-région. L’instrument le plus performant dans cette lutte est désormais la Force mixte multinationale, dont l’état-major est basé à Ndjaména (Tchad), opérationnelle depuis début le 10 août. Avec le général nigérian Illya Abbah à sa tête, elle est composée de 8 500 hommes dont 2 000 policiers et gendarmes. Sa zone d’action comprend l’État de Borno, au Nigeria, une partie des départements frontaliers du Cameroun, le pourtour du lac Tchad et les frontières du Niger, le tout divisé en secteurs dotés chacun d’un commandant. Celui-ci est chargé de coordonner les actions menées par les armées nationales avec celles entreprises par la force mixte.
Le matériel militaire, la logistique et les ressources humaines sont mutualisées, ce qui devrait accroitre son efficacité. Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé la communauté internationale à soutenir financièrement les pays participants, à savoir le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin.




Pastorale de l’Eglise protestante malgache en France

Le Secrétaire général du Défap, le pasteur Bertrand Vergniol, et la Chargée d’animation missionnaire, le pasteur Florence Taubmann, se sont rendus vendredi 24 juillet 2015 à la pastorale de l’Eglise protestante malgache en France (FPMA).

C’est autour de grands sujets que les pasteurs de la FPMA se sont donné rendez-vous pour leur pastorale annuelle à Villebon-sur Yvette.

 

Après avoir abordé le jeudi 23 juillet les relations entre judaïsme et christianisme avec l’aide du Pasteur Alain Massini et du Rabbin Michel Serfaty, ils ont écouté ce vendredi 24 le pasteur Bertrand Vergniol évoquer la nécessité d’une double mission d’évangélisation : extérieure et intérieure.

 

Ils ont également reçu sa suggestion de réfléchir sur les défis que représentent aujourd’hui pour le monde la tentation du fanatisme et les conséquences de la sécularisation.

Les pasteurs Bertrand Vergniol et Florence Taubmann à la pastorale de la FPMA, en région parisienne

 

C’est sur cette dernière question qu’ils ont échangé avec le pasteur Florence Taubmann, tâchant de démêler les aspects positifs de la laïcité des aspects parfois négatifs d’une sécularisation des esprits qui tend à vider les Eglises.

 

Mais loin de nous désespérer, ceci pousse à assumer avec fidélité notre devoir de témoignage et de partage de l’Evangile, sans doute à nouveaux frais, avec un enthousiasme renouvelé. Et c’est avec le pasteur David Brown et son épouse Julie, responsables du projet Mosaïc, qu’ils ont poursuivi la journée.

 

Le tout dans une atmosphère très fraternelle et chaleureuse!

 




Une envoyée au Caire

Eloïse Deuker est revenue en juin 2015 du Caire où elle a passé dix mois dans le cadre d’une mission du Défap et de l’ACO.

« Au terme de cinq années de théologie protestante, entre les facultés de Montpellier et de Strasbourg, je ressentais le besoin de faire une pause dans mon parcours universitaire et de répondre à l’appel et au désir de me mettre au service d’une mission à l’international. »

Eloïse est devenue une habituée de la mission à l’étranger : en 2008, elle est partie au Cameroun pour un mois et en 2011, au Togo pour deux semaines.

 

Eloïse, envoyée du Défap au Caire ©

 

Mission

« Je fais confiance au Défap et à ses actions », explique-t-elle. Elle aurait dû partir comme enseignante en Tunisie, mais un poste s’est libéré au Caire. Elle n’a pas résisté aux quarante siècles d’histoire de ce pays, elle s’y est rendue, avec une autre envoyée qui s’était engagée dans un orphelinat.

 

Pourquoi cette mission ?

 

Éloïse Deuker a de l’expérience dans le domaine de l’éducation : elle est diplômée en animation et a déjà enseigné le français. Mais « travailler en tant qu’enseignante [fut] une grande première ».

 

Eloïse et ses collègues du New Ramses College ©

 

Elle a donc pris son poste de professeur de français au New Ramses College, un établissement qui « dépend du Synode du Nil, principale Église protestante égyptienne ». Sa mission consistait « à prendre en charge l’apprentissage de l’expression orale en français, pour les classes équivalentes au CM1, CM2 et à la 6ème ».

Sans pour autant oublier sa « co-équipière » en poste à l’orphelinat : deux fois par semaine au minimum, elle s’y rendait pour assurer un soutien scolaire et/ou de l’aide à la vie quotidienne.

 

« La mixité est omniprésente »

Éloïse a beaucoup aimé le New Ramses College.

« Cette école a une particularité : la mixité est omniprésente. On y trouve de la mixité religieuse, car chrétiens et musulmans se côtoient dans le corps enseignants et chez les élèves. La mixité fille-garçon est aussi une caractéristique de cette école : contrairement à une grande majorité des établissements, tous apprennent ici à grandir ensemble. Enfin, dans certaines classes, on trouve une mixité entre les enfants ayant un handicap et ceux qui n’en ont pas. Dans cette société égyptienne fragmentée c’est, d’après moi, une bénédiction ! », écrit-elle.

 

Les élèves du New Ramses College © Albert Huber

 

Situation sécuritaire

 

Les premiers jours, Éloïse et sa collègue se sont retrouvées « sous le choc de la ville : immense, surpeuplée, sur-polluée, bruyante ».

Puis elles ont commencé s’y habituer, elles sont parties à la découverte de la métropole.

 

Bien sûr, Éloïse ne peut nier qu’il existe une « certaine instabilité politique ». Dans la presse, à la radio, au détour des conversations on apprend de temps à autre que des attentats ont eu lieu. Souvent, ils se produisent loin de la ville, près des frontières du Sinaï, notamment. Il faut avouer que ce genre de nouvelles crée une ambiance parfois tendue.

 

Mais la douceur de vivre orientale reprend vite le dessus et les deux envoyées se sont mises au rythme local. Elles ont rencontré des Égyptiens, avec qui elles ont sympathisé. Nombre d’entre eux avaient déjà voyagé en Occident. Elles se sont fait des amis européens au cours d’arabe.

Même si, bien souvent, elles étaient considérées comme des touristes et sollicitées par les mille et un petits vendeurs ambulants, elles ont su profiter de la vie de leur quartier, toujours très animée. « Nous étions comme des « extra-terrestres » car les gens ne sont pas vraiment habitués à avoir des résidentes étrangères à demeure, mais nous sommes parvenues à nouer des relations de voisinage, ce qui est très agréable », commente Éloïse.

 

Le New Ramses College © Albert Huber

 

« Vivre dans un pays musulman »

 

Par ailleurs, Éloïse a apprécié de vivre, pour la première fois de sa jeune existence, dans un pays musulman. Son regard sur les habitudes liées à l’islam a changé, y compris depuis son retour, « notamment sur les femmes voilées en France », explique-t-elle.

 

Bien sûr, elle a besoin de méditer sur son expérience de vie, mais déjà, elle sait que lorsqu’elle est arrivée avec son regard neutre sur ce pays qu’elle ne connaissait pas, elle y a « aspiré ce qu’[elle] a pu » et s’est mise « à l’écoute » des autres, la meilleure manière de s’imprégner de la vie locale et des coutumes d’autrui.

 

« Quand les gens pensent à l’Égypte, dit-elle, ils pensent au pays des pharaons. Ce qui m’a intéressée, c’est plutôt l’histoire contemporaine », comme « la situation de la communauté copte » ou « la manière de vivre l’islam au quotidien ».

Elle a également été touchée d’entendre discuter les jeunes, qui ont tous « des rêves pour leur pays ».

« Certains veulent partir, d’autres veulent rester et agir pour leur pays, c’est ce qui m’a touché le plus ».

 

« Au terme de cette année, qui a le plus appris ? Qui aura le plus enseigné à l’autre ? L’enseignante française ou les élèves égyptiens ? Si mes élèves sont aussi instruits que moi à la fin de cette année, je crois qu’il serait de bon ton de s’écrier « Al-Hamdoulillah » ! » N’est-ce pas la plus belle conclusion à laquelle puisse parvenir une envoyée ?

 




Session de formation des envoyés : bilan

La session de formation des futurs envoyés du Défap s’est terminée vendredi dernier, 17 juillet. Bilan.

Programme

 

Durant ces deux semaines de formation, les envoyés ont échangé sur de nombreux sujets. Outre apprendre à connaître le Défap (le lieu et l’association), ils ont assisté à divers ateliers :

 

  • Savoir témoigner de son expérience : comment exprimer et expliquer sa mission sur place ;
  • Connaître les enjeux géopolitiques des régions dans lesquelles ils se rendent ;
  • Connaître les différents dispositifs et cadres d’envoi en mission ;
  • Discuter autour de l’interculturalité ;
  • Parler sécurité et savoir comment réagir dans des situations délicates ;
  • Avoir une meilleure connaissance des crises et conflits en milieu interculturel ;
  • Discuter de l’interreligieux, et notamment des relations entre chrétiens et croyants d’autres confessions ;
  • Connaître mieux les inégalités Nord-Sud ;
  • Savoir comment gérer les relations avec l’Eglise d’accueil.

 

Les futurs envoyés et les formateurs ©

En plus de tous ces ateliers complets et enrichissants, les envoyés ont été briefés sur toutes les questions pratiques et administratives, et d’anciens envoyés du Défap sont venus témoigner afin de partager leur expérience avec eux.

 

Culte d’envoi

 

Le culte d’envoi animé par le Secrétaire général du Défap, le pasteur Bertrand Vergniol, a clos la session.

Il a rappelé, lors de ce culte, les grands principes de l’envoi par le Défap, les raisons derrière ce programme.

Ce culte a constitué en la lecture de divers textes bibliques et prières, entrecoupés de chants et de mots de réflexion en rapport avec la mission de la part du secrétaire général.

 

Un bilan positif

 

Le bilan de la session de formation est positif : les envoyés étaient contents de cette période d’échange et d’apprentissage.

 

Les envoyés lors de la session de formation ©

 

Ces derniers ont participé à trois phases de bilan :

  • Un bilan personnalisé : une rencontre entre les responsables concernés du Défap et chaque envoyé afin de déterminer ce qu’il a appris, ce qu’il a trouvé particulièrement intéressant, etc.
  • Un bilan oral en groupe : chacun a partagé son opinion et a échangé à ce sujet ;
  • Un bilan écrit : les envoyés ont noté les différents modules mis en place tout au long de la formation.
  • Un bilan de cette évaluation sera fait par le service des envoyés : c’est une façon pour le Défap de voir si les trois phases de bilan se recoupent et de savoir où en sont les volontaires à la fin de la formation.

Chaque envoyé a retiré quelque chose de cette formation à hauteur de ses espérances.

C’est également un groupe qui a bien fonctionné : un véritable échange a eu lieu entre eux, ce qui est un des objectifs principaux de ce temps fort du Défap.

 

Lire notre article précédent sur la session de formation
Lire nos prières en lien avec la session de formation des envoyés : « Voyagez léger » et « Mission surprenante »

 




Des magazines pour les jeunes de Madagascar

Dominique Ranaivoson, envoyée à Madagascar, demande de l’aide pour les jeunes de l’IFRP : ils ont besoin de plus de matériel pour étudier.

« Les étudiants qui passent trois ans à l’Institut de recherches pédagogiques (IFRP) se forment en vue d’enseigner dans les écoles protestantes, un réseau de 530 établissements répartis surtout sur les Hauts-Plateaux, sur la Côte Est, et dans quelques villes du Nord (Diego, Sambava) et de l’Ouest (Majunga, Marovoay).

 

Les instructions ministérielles les obligent à enseigner partiellement en français mais malgré leur bac et leurs connaissances théoriques, peu arrivent à parler et à s’exprimer par écrit. Pratiquement aucun n’a possédé un autre livre que la Bible.

 

Les étudiants de l’IFRP

 

Des enseignants leur donnent des cours de langue classiques tandis qu’avec moi ils suivent des formations courtes et intensives à raison de deux fois par an (une à quatre semaines).

Les supports sont multiples pour pratiquer la langue dans diverses circonstances et aborder des sujets de fond spirituels et pédagogiques.

 

Les études bibliques, les chants, les sketchs, les sorties culturelles (festivals, foire du livre, visites), les jeux, la manipulation d’albums jeunesse, la préparation de spectacles sont autant d’occasions de se délier la langue et de se former l’oreille.

Le Défap soutient l’édition d’un recueil de textes divers, la Petite Bibliothèque portative, qui leur est offerte en début de cycle. C’est une vraie valise et l’on apprend à se servir de tout ce qu’elle contient.

 

Spectacle à l’IFRP

 

Faire un bilan de ces actions qui manifestement leur font plaisir serait périlleux : certains ont fait des progrès remarquables et d’autres se contentent de suivre mais tous reçoivent un encouragement dans cet accompagnement.

Celui-ci se manifeste aussi concrètement lors de leur sortie quand nous leur offrons une valise, sorte de trousseau contenant des ouvrages de base : Bible, dictionnaires, grammaire, albums d’enfants et de lecture pour les primaires, livres d’anglais pour d’autres.

 

Remise de malles à l’IFRP

 

Nous achetons une partie de ces ouvrages neufs sur place (Bibles, dictionnaires) mais sollicitons en France des dons de magazines jeunesse tels que Youpi, J’aime lire, Belles Histoires… Les romans en volumes sont trop lourds et trop difficiles à lire.

 

Les étudiants de l’IFRP vous remercient ! »

 

    Dominique Ranaivoson
Envoyée en courts séjours à Madagascar




Togo : « l’hôpital de l’Espérance »

En mai, Timothée, Myriam, Jean, Heidi et Daniel Deglon, envoyés à Mango, au Togo, nous donnaient de leurs nouvelles.
L’hôpital de l’Espérance

 

« Déjà deux mois qu’il est ouvert ! Myriam y partage son mi-temps entre une journée par semaine à la consultation de jour et une garde par semaine (entre vingt-quatre et vingt-huit heures) à l’hôpital. Au-delà du travail médical lui-même, nous sommes reconnaissants de voir quel outil peut être cet hôpital.

 

Devant l’hôpital

 

Il l’est autant dans des situations encourageantes, comme celle de cette femme mordue par un serpent et qui se trouvait dans un état critique, dont la vie a été sauvée par un antipoison – ce malgré les délais. (…) mais également dans des situations plus difficiles, comme un de nos voisins en consultation qui annonce à Myriam que son foie est en grande partie détruit par le cancer et qu’il n’y a aucun traitement possible… C’est l’occasion d’annoncer l’Evangile (et d’en offrir un). »

 

A l’hôpital

Un début de ferme

 

« Nous avons pu installer une petite ferme sur le terrain de l’hôpital. Une partie de cette bâtisse a été financée par la vente d’un taureau que la mairie nous a donné pour nous remercier de cet hôpital ! Le reste l’a été par les aumôniers de l’hôpital et nous-mêmes.

 

La ferme est là pour contribuer financièrement aux soins des malades, et être un exemple autant que possible au niveau de la gestion d’une ferme, de la restauration des sols et de l’élevage.

 

La ferme

Récemment, un père venant de perdre son enfant à l’hôpital, a pu payer en nature une partie de sa facture, avec un mouton et une chèvre « à l’embouche » : c’est-à-dire que nous engraisserons et revendrons au bon moment. C’est une petite aide et une façon de partager quelque chose de commun avec les Mangolais, qui sont tous ou presque agriculteurs. »

L’Eglise « Bel Amour »

 

« Les premiers missionnaires arrivés à Mango avaient rapidement constitué un petit groupe de chrétiens, dont certains venaient du sud, mais quelques-uns de Mango : l’Eglise « Bel Amour ».

 

Au culte

 

Le groupe s’est aujourd’hui étoffé, avec l’arrivée d’une partie du personnel chrétien de l’hôpital venue du sud. Nous avons vraiment à coeur d’encourager cette Eglise à être tournée vers la ville et la région : que sa conduite soit « honorable » aux yeux des gens de l’extérieur, et que les gens du sud puissent s’adapter à la culture du nord et être eux-mêmes des missionnaires. »

 




Session de formation des envoyés : une diversité des profils

En ce moment a lieu au Défap la session de formation des envoyés : préparation des futurs envoyés avant leur départ en mission.
Une grande diversité

 

Cette session est sans doute parmi les plus diverses qu’ait connue le Défap : les envoyés viennent d’horizons très différents.

On remarque cependant toujours des problèmes de recrutement dans notre réseau d’Eglises : beaucoup d’envoyés viennent d’Eglises évangéliques et/ou indépendantes.
Par ailleurs, la plupart des envoyés de cette session découvre le Défap au travers de leur mission.

 

Mais cette diversité n’est pas forcément une mauvaise chose ! Elle fait du Defap un lieu de rencontre entre toutes ces tendances du protestantisme. Grâce à cette diversité, la formation se déroule dans une bonne ambiance, avec une forte cohésion entre les participants.

 

Session de formation des envoyés, juillet 2015 ©

 

Débat autour des relations avec les Eglises d’accueil

 

Au niveau contenu et formation, les envoyés ont discuté de divers sujets : géopolitique, découverte du Défap, interculturalité, témoignages d’expérience, relations avec l’Eglise d’accueil etc.

 

Des débats ont eu lieu autour de la question du dialogue interreligieux et des relations avec les Eglises d’accueil. Une grande question est revenue : jusqu’où est-on prêt à aller dans le compromis avec les Eglises d’accueil pour composer avec des manières qui ne sont pas les nôtres ?

 

Session de formation des envoyés, juillet 2015 ©

Tous les envoyés n’ont pas la même opinion, ce qui a enrichi le débat. Il est d’ailleurs étonnant de constater que certains envoyés sont hors de tout réseau religieux : ils se sont très bien intégrés et il semble qu’ils n’auront aucun problème à s’intégrer dans les Eglises d’accueil.

 

Au culte d’accueil, Jean-Luc Blanc leur a dit que leur mission est « plus d’apprendre des autres que de leur donner ».

 

A suivre : un écho du culte d’envoi et de l’évaluation de la formation.

 




Cameroun : témoignage d’un envoyé au Centre Technique de Garoua

Voici le deuxième témoignage de Nathan, envoyé en mission longue au Cameroun. De retour à Garoua, il atteste d’une réelle évolution et manifeste son engouement pour la vie sur place.
L’avancée du CTG (Centre Technique de Garoua)

« Il y a deux nouvelles salles de classe qui ont été construites au CTG », écrit Nathan.

Il explique les différents travaux qu’il entreprend : « Au CTG, je travaille principalement sur la conception de machines. Nous avons pu fabriquer un nouveau presse-brique, différentes machines pour un processus de fabrication de charbon à base de végétaux carbonisés, et, actuellement, j’ai lancé la fabrication d’une presse à huile manuelle.
A côté de ces nouveautés, nous avons déjà une gamme de produits que nous continuons de fabriquer en fonction des commandes (ex : lits et brancards pour l’hôpital).
»

 

Vie et travail au collège polyvalent

Avec grande joie, Nathan nous informe que « la classe de 5ème s’est ouverte au Collège Polyvalent » et que « le dernier jour d’école de 2014, le Collège a organisé une matinée animée par les élèves : sketches, danses, chants, avec pour finir les remises de bulletin et les tableaux d’honneur. »

« Sinon, côté boulot, j’ai installé un programmateur pour la sonnerie qui se déclenchait manuellement jusque-là. La récolte du matériel continue grâce aux donateurs. Le conteneur devrait voyager cet été. »

 

Carte du Cameroun (Source : Google Maps)

En rouge, Garoua

Fêtes et vie sur place

Comme partout au Cameroun, les coutumes ne font pas défaut.

« J’ai pu aussi assister à la fête traditionnelle des Sawa, qui est le peuple côtier du Cameroun. La fête « Ngondo » dure une semaine avec différentes manifestations : lutte traditionnelle, danse, élection de Miss Ngondo, course de pirogue et, à la fin, une soirée de gala. Cette année le thème était : l’espoir. »

 

Les fêtes de fin d’année, quant à elles, « sont très différentes de celles que l’on a en France », écrit-il. D’une part, parce-que « je n’ai pas pu les passer dans mon village comme d’habitude », mais surtout parce-que « nous avions des inquiétudes sur ce que Boko Haram (le groupe terroriste d’origine nigériane qui fait des incursions au Nord Cameroun, ndla) pouvait faire. Il n’y a pas eu d’incident dans la région Nord que je sache, mais nous suivons les informations comme vous à la télé, à la radio, aux blablas…  »

Fin janvier fut l’occasion pour Nathan de se présenter à l’UEBC (Union des Eglises Baptistes du  Cameroun) lors de leur conférence à Douala.