Des armes ? Oui, mais celles de l’Esprit

 

Il n’y a pas de roi qui soit sauvé par une grande armée ;

le vaillant guerrier n’est pas délivré par une grande force.

Que le cheval assure le salut, c’est un mensonge,

et toute sa vigueur ne donne pas la délivrance.

L’œil du Seigneur est sur ceux qui le craignent,

sur ceux qui attendent sa fidélité,

afin de les délivrer de la mort et de les faire vivre pendant la famine.

 

Nous attendons le Seigneur : il est notre secours, notre bouclier ;

oui notre cœur se réjouit en lui,

car nous avons mis notre confiance en son nom saint.

 

Seigneur que ta fidélité soit sur nous, comme nous l’attendons de toi !

Ps 33 ,16-22

 

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Sagesse ou folie, illusion ou simple constatation que les propos du psalmiste sur la faiblesse des rois?
La puissance génère le plus souvent orgueil fou et paranoïa, et les grands potentats de l’histoire ont tous sombré faute de savoir s’arrêter à temps, sacrifiant en passant des millions de vies humaines.

Aujourd’hui le fracas des combats au Moyen Orient et ailleurs, la complexité des situations politiques, tout cela nous rend bien modestes pour affirmer que les résistances doivent se mener armes à la main ou dans la non-violence. Nous ne sommes pas encore dans le royaume de Dieu, loin de là.  Pris dans les jeux de pouvoir, l’étau du réalisme politique, les scandales de la corruption, un autre choix est-il possible que la réaction immédiate, à court terme, dans l’urgence, avec les moyens du bord qui sont souvent ceux de la violence ?

La Bible ne nous invite pas à l’évasion céleste, mais à la lucidité de la prière. Il existe, dans le cœur de l’homme, un point d’impact où le regard de Dieu fait naître une résistance intérieure, une boule de confiance, une sorte de certitude invincible. La véritable force n’est pas dans la performance des armes, mais là où se transmet, de cœur à cœur, d’œil à œil, et de main à main, le flambeau de la fidélité et de la confiance.

 

Si le monde n’est pas encore détruit, c’est parce que, entre sa main de justice et sa main de miséricorde, Dieu le retient sans cesse au-dessus  de l’abîme.

 

Prions cette semaine avec ces mots du Pasteur Gérard Delteil, en communion avec nos envoyés au Maroc et la communauté protestante du Maroc.

 

Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous la révolte contre ce qui la défigure, 

mais que jamais non plus le scandale du mal n’efface en nous la louange de la vie.

Que jamais les mots qui nous font vivre : tendresse, plaisir, liberté, confiance,

ne se referment en des certitudes figées,

mais qu’ils soient source d’une quête toujours inachevée.

Que notre foi ne soit jamais sans le doute,

et que nos doutes ne soient jamais sans la confiance.

Que l’émerveillement de recevoir la vie comme un don,

comme une grâce,

n’altère pas nos capacités d’indignation devant l’injustice,

mais soutienne en nous la promesse et la passion d’un monde autre.

Tel est le désir qui nous porte !

Telle est la prière qui nous met en route !

Que la petite espérance nous prenne par la main,

qu’elle nous entraîne sur des chemins inattendus,

et qu’elle chante en nous,

comme un défi,

l’amour de la vie !

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Retour de mission : échanges d’expériences entre envoyés

 

Après un repas convivial entre envoyés et correspondants locaux (ce sont eux qui font le lien entre le Défap et les paroisses des Eglises membres), les envoyés se sont retrouvés avec leurs encadrants du Défap pour faire le bilan.

 

Le but de cette rencontre était le partage : avant le départ, ils se retrouvent à la formation pour se préparer ; au retour, ils se rencontrent pour faire le bilan. Après un « débriefing » individuel, ce temps est l’occasion de raconter sa mission, d’échanger entre envoyés, de mettre des mots sur le temps vécu à l’étranger et de reprendre un rythme adapté à leur vie au retour.

 

Seize volontaires sont revenus cette année. Tous n’ont pu être présents, mais ils ont pour certains envoyés une vidéo pour être là à leur manière.

 

session retour envoyés

Envoyés, correspondants locaux & personnel du Défap ©

 

PARTAGE ENTRE ENVOYÉS : DES EXPÉRIENCES QUI SE REJOIGNENT

 

Un sujet qui revient souvent est bien évidemment celui de l’adaptation : chacun a dû faire face à des habitudes de vies nouvelles, à une vision du monde, de la religion et même de la mort différentes de la leur. Tous les envoyés présents se rejoignent sur ce point : la vision occidentale des choses n’est pas valable là où ils ont été. Il a fallu s’adapter à la vie sur place et ce fut plus ou moins facile. Il se réadapte maintenant à la vie en France.

 

Cette expérience montre aussi que la vie spirituelle porte une place importante au sein de la mission, et qu’elle évolue au contact des partenaires locaux.

Ce fut le cas pour Emmanuelle et Mino, partis vivre quatre ans en famille à Madagascar. Il leur a fallu composer avec la pauvreté, la corruption, les cyclones, les demandes de disponibilité… Mais ce fut une belle expérience et « vivre l’Eglise universelle » est devenu le but de leur séjour. En effet, pour tous les envoyés, la motivation au départ évolue et change avec l’expérience sur place. Tous deux étaient envoyés au sein de l’Eglise luthérienne sur place : Emmanuelle dans un lycée pour enseigner le français, et Mino à la faculté de théologie.

 

Gaël s’est lui aussi rendu à Madagascar et cette expérience a eu également son poids dans sa spiritualité. Pour lui, « pas de points négatifs, mise à part l’administration ». C’était une « mission extraordinaire ». Ce bouddhiste a profité de son séjour, baigné dans le christianisme, pour lire la Bible. Cela lui a « renforcé [sa] foi ». Il a appris le français aux enfants d’un orphelinat : il voulait absolument venir en aide à des enfants en détresse et a été « heureux de pouvoir le faire ».

 

Dans l’ordre : Adélie, Emmanuelle, Mino, Gaël ©

En effet, au-delà de la spiritualité, la mission des envoyés tourne pour beaucoup autour de l’éducation et des enfants, de leur place dans la société civile. Ca été le cas de Sofia, qui s’est rendue à Madagascar, pour dix mois. Dans la Communauté des sœurs de Mamré, elle a vécu des expériences inoubliables. Elle a vu « de belles choses », et c’est celles-là qu’elle a décidé de partager avec le reste du groupe, en précédant son témoignage d’un chant appris lors de son séjour.

Michaël et Madeleine, qui sont allés en Tunisie, Eloïse en Egypte, et Gladys au Bénin, ont également effectué leur mission auprès d’enfants.

 

Cette dernière a travaillé pour le Centre social de Dangbo pour une mission autour de la nutrition des nourrissons, de l’encadrement des enfants et de l’aide aux devoirs. La mission a parfois été un peu dure à cause du décalage de culture et de la langue – elle a d’ailleurs appris un peu la langue locale. Ce séjour fut aussi l’occasion pour elle de faire preuve de polyvalence et d’effectuer d’autres missions.

 

Un autre cadre de mission est la santé : Vanessa, Adélie et Heidi ont apporté leur soutien à des hôpitaux baptistes du Cameroun.

Vanessa y a travaillé en tant qu’infirmière. Ce fut une expérience très enrichissante : elle a pu découvrir une Eglise baptiste très différente de celle de France, un autre système de santé, elle a eu des formations, a essayé d’instaurer des règles d’hygiène avec le personnel de l’hôpital…

 

Adélie a apporté pendant huit mois son appui à l’accompagnement de personnes séropositives et de personnes atteintes de la tuberculose à l’hôpital de Nkoteng. Etudiante en psychologie, elle a également participé à des campagnes de vaccination.

Elle a été impressionnée par la grande mixité de cette ville – le travail à la sucrerie de Nkoteng attirant beaucoup de monde des alentours. Rentrée aujourd’hui à Nantes, elle a décidé de reprendre les études, car ce voyage lui a fait réaliser qu’elle a encore beaucoup à apprendre.
La discussion a continué autour d’une soirée conviviale.

 

session retour envoyés

Les envoyés pointent du doigt le pays où ils sont partis en mission ©

 

SE RÉINSÉRER DANS LE MONDE DU TRAVAIL APRÈS LA MISSION

 

Ce week-end a servi à mettre des mots sur les expériences diverses, non seulement pour savoir les raconter, mais aussi les valoriser, notamment dans la recherche d’emploi.

C’était le but de l’atelier « analyse personnelle et professionnelle » : aide les envoyés à savoir mettre en valeur leur expérience et faire ressortir les différents savoir-être et savoir-faire acquis.

 

Les envoyés ont ainsi pu effectuer un travail de « traduction » de leur mission pour apprendre à se « réinsérer » dans le monde du travail, en parlant de choses plus concrètes et en réalisant que leur mission n’était pas seulement une parenthèse. Ils doivent apprendre à mettre en avant tout ce qu’ils ont fait, et il n’est pas toujours évident de trouver les bons mots.

 

Ils étaient contents de ces deux journées : ils ont du mal à trouver des personnes prêtes à leur donner une écoute active, à échanger avec eux sur ce sujet, et surtout qui comprennent leurs efforts de réinsertion.

Ils ont pu ainsi trouver les bons mots, non seulement pour eux, mais aussi pour témoigner auprès de ceux qui n’ont pas vécu une telle expérience. Cela leur permet de pouvoir participer à des temps d’animation ou de témoignage dans des paroisses, qui, si elles sont intéressées, peuvent contacter l’équipe du Défap pour cela.

 

session retour envoyés

Les envoyés et encadrants du Défap ©




Hope Nenonene : « être présent avec une parole d’espérance »

 

Lorsque l’on rencontre Hope Nenonene, ce qui nous frappe est sa bonté et sa modestie.

Son nom est révélateur : Hope, Kofi (ce qui signifie qu’il est né un vendredi ; au Togo, c’est une tradition), Nenonene (« que ce soit ainsi », « ainsi soit-il » ou tout simplement « Amen »).

Ce pasteur de l’Eglise Presbytérienne du Togo est arrivé en France en 1993 pour sa thèse de doctorat en théologie systématique. Il a étudié en particulier la question du diabolique dans la foi.
Marié à une Cévenole, il a un garçon de treize ans, Nathan (NB : les Cévennes sont une région historique du protestantisme).

 

Hope Nenonene

Hope Nenonene ©

 

Hope & la mission

 

Le pasteur Nenonene connaît le Défap depuis longtemps, du temps où il était encore à Lomé, son père étant pasteur. La mission est au cœur de sa foi et de son engagement.

Lorsqu’il était étudiant, il a été accueilli au Défap pour un accompagnement dans le cadre d’un envoi. Il a été également chargé de mission dans le service Animations missionnaires de l’institution.

 

Actuellement pasteur de la paroisse d’Audincourt, dans le pays de Montbéliard, il a passé six ans en Nouvelle-Calédonie en tant qu’envoyé Cevaa. C’est une expérience « très enrichissante et dense » qui l’a profondément marqué : il en a tiré des « bénéfices forts, et d’autres encore à découvrir ».

Mais il est « convaincu que [sa] mission en Nouvelle-Calédonie, même si elle a duré six ans, reste inachevée. Il y a encore beaucoup à faire ». Il est « content mais pas satisfait de la dynamique mise en place dans le travail de formation et d’accompagnement des Eglises et paroisses locales ». Il s’est beaucoup « réjoui de l’intérêt porté par tous à la prise en compte de ce que veut dire la grâce au quotidien » ; que ce soit « les paysans, les ménagères ou les fonctionnaires », il s’est employé à ce que « l’Evangile prenne sens pour eux », pour tous, dans le cadre de l’Animation théologique.

 

Hope & le Défap

Lors de la fin de son séjour en Nouvelle-Calédonie, on lui suggère de continuer son travail pastoral au sein de l’Eglise réformée, au moment où elle était dans une démarche d’union : cela a suscité son « intérêt et [sa] curiosité ». « On a souvent entendu parler de la division dans la religion, et là, pour une fois, on entend parler d’union ». Cela a beaucoup pesé dans « le choix d’un retour en France plutôt que d’un retour au Togo ». C’est un « témoignage fort que cette union ».

 

A son retour en France, on lui propose de faire partie des ERM. Cela fait maintenant quatre ans qu’il en fait partie.

Son choix de participer à l’action du Défap n’est pas anodin : « l’Eglise n’a de sens que quand elle témoigne de la parole », dit-il et cette parole ne peut être porté que « dans la mission, le témoignage de partout vers partout ». « Une Eglise repliée sur elle-même est autosuffisante, n’est pas digne de confiance sans ouverture », insiste-t-il.

Au quotidien, le Défap « donne les grandes lignes et assure la coordination, mais ne dicte pas l’attitude personnelle », dit-il.

 

Le Défap, « pour lequel j’ai beaucoup de respect, constitue l’histoire de la mission et, en même temps, impulse encore sa dynamique », nous dit-il. « En tant que tel, le Défap est un instrument de témoignage, un puissant outil au service des Eglises et des paroisses, même des individus engagés. En même temps, les paroisses servent de lieu de témoignages pour le Défap ».

 

Hope & l’accueil

« Aujourd’hui, il y a beaucoup de réfugiés. Cela soulève des interrogations sur l’accueil qui ne doit pas être une question pour les chrétiens que nous sommes », dit Hope. Il considère qu’il faut savoir « accueillir sans condition et sans raison ». Il faut « au moins appuyer les initiatives » qui vont dans ce sens. « L’accueil ne peut pas faire l’objet d’un débat alors que quelqu’un frappe à notre porte avec la volonté de vivre », ajoute-t-il.
Dans sa paroisse, il existe une branche de l’Entraide Protestante qui vient en aide aux personnes dans le besoin. La paroisse est par ailleurs associée avec la mairie dans des initiatives d’accueil et de suivi de quelques familles qui lui seront confiées.

 

Hope & les ERM

La région de sa paroisse est en pleine mutation. Cette restructuration prend beaucoup de temps et demande de nombreux réajustements : l’Eglise réformée de l’est et l’Eglise luthérienne du pays de Montbéliard ont entamé un processus de rapprochement, notamment pour maximiser les ressources. Notamment, il faut repenser le cahier des charges de l’animation missionnaire.

 

La réunion des ERM ayant eu lieu le 1er octobre (LIEN), le pasteur Nenonene nous a donné quelques impressions : content de cette journée de rencontres, il a trouvé intéressant d’écouter les témoignages des personnes présentes, venues de toute la France. Cela a aussi permis de passer en revue les difficultés auxquelles chacun se confronte.

 

Il conclut par le souhait de « remercier le Défap pour les occasions données à travers des initiatives locales, nationales et internationales de porter un message d’espérance dans un monde si agité. Être témoin du Christ aujourd’hui ne signifie pas qu’on est tenu de faire de grandes choses, juste d’être présents avec une parole d’espérance dans ce monde habitué aux bouleversements spectaculaires ».




Haïti : un destin à prendre en main

 

Ce voyage fut l’occasion pour le pasteur Bertrand Vergniol d’effectuer trois visites dans des organismes importants du protestantisme en Haïti.

 

 

 

Voyage à Haïti

Bertrand Vergniol à Haïti ©

La Fédération Protestante de Haïti (FPH)

 

Le secrétaire général a été accueilli par la FPH, organisme proche de la FPF.

En plus d’un accompagnement fraternel et d’un soutien institutionnel, le Défap possède trois dossiers importants avec la FPH.

 

Premier dossier : la mise en place d’un temps de célébration du bicentenaire du protestantisme en Haïti – qui fut introduit par un missionnaire français. Ce sera aussi l’occasion d’un temps d’information sur ce qu’est le protestantisme dans le pays. Côté français et haïtien, deux personnes vont suivre ces préparatifs de manière précise : une délégation de la FPF devrait se rendre en Haïti pour participer à ces célébrations.

Le Défap a convié la FPH à remplir des dossiers de demande de bourses pour envoyer en France des étudiants en théologie. L’institution a également invité la FPH à faire des demandes pour que des enseignants français en théologie viennent apporter leur compétence spécifique en Haïti pendant quelques semaines.

 

La FPH souhaite également que des ouvrages de prédication soient publiés, pour aller au-delà de la tradition orale : le Défap s’est engagé à la mettre en contact avec la maison d’édition Olivétan.

 

Fédération des Ecoles Protestantes en Haïti (FEPH)

 

La rencontre avec la FEPH, à Port-au-Prince, fut l’occasion pour Bertrand Vergniol de rendre visite à deux envoyées du Défap : Claire Chappuis, médecin à la mission Eben-Ezer des Gonaïves, et Marie-Bénédicte Loze, conseillère technique auprès de la FEPH.

La FEPH représente 300 000 élèves, 15 000 enseignants, 3000 écoles, soit entre 30% et 40% des enfants scolarisés en Haïti.

 

Le secrétaire général a visité la mission Eben-Ezer (college, hôpital, terrain agricole et maison d’enfants) et a passé beaucoup de temps avec le directeur de la FEPH, Christon Saint-Fort, et Marie-Bénédicte Loze, pour faire le point sur le travail qu’elle accomplit et envisager avec elle un prolongement de son mandat.
Le Défap veut élaborer avec la FEPH une perspective de collaboration sur les cinq ans à venir et essayer d’établir des liens de coopération allant au-delà du temps de présence du volontaire.

Celle-ci apporte un appui technique, participe au bon fonctionnement de la Fédération et met en place des opérations de lever de fonds.

 

Œuvres sociales

 

Le Défap possède des relations avec plusieurs œuvres sociales en Haïti, certaines en lien avec la FEPH.

 

Mise à part sa visite à la Mission Eben-Ezer, Bertrand Vergniol est allé voir deux organismes :

– un organisme adventiste qui a une activité sociale très importante en termes de mise en place de latrines, de reboisement, d’équipement scolaire, de soutien aux populations en cas de désastre (ADRA-Haïti) ;

– la MISSEH : mission évangélique qui s’occupe principalement des populations déplacées et en particulier des problèmes autour des populations d’origine haïtienne qui vivent en République dominicaine, en risque de subir des sévices.

 

Être présent pour les Haïtiens

 

Cette visite pastorale avait pour but de mieux connaître la situation du pays et de sa population. Elle n’est pas un hasard : le soutien institutionnel à la FPH fait partie des priorités du programme 2015-2018 du Défap.
Le secrétaire général du Défap considère que porter cet aspect du programme n’est possible que par la connaissance des gens sur place.

Il est revenu avec l’idée que « nous devons être proches des Haïtiens ». Leur histoire est « souvent douloureuse et ils attendent de nous que nous soyons à leurs côtés. Au-delà de l’aide financière, il faut leur montrer notre fraternité, développer une présence pour être avec eux ».

Lors du terrible séisme de janvier 2010, des grosses sommes d’argent ont été envoyées. Et si la population est reconnaissante, la priorité aujourd’hui pour les Haïtiens est « la capacité de se développer par eux-mêmes ». Il est nécessaire qu’ils retrouvent « confiance en eux et en leurs leaders ».
Les Haïtiens doivent « prendre leur destin en main », conclut Bertrand Vergniol.




Rencontre autour de la mission : un bel échange d’expériences

 

Après un temps de culte et de réflexion sur les paroles de Jésus envoyant ses disciples baptiser et enseigner dans le monde entier, c’est le projet du Forum qui a retenu l’attention des participants.

 

Le Forum à plus tard

Initialement prévu en janvier 2016, ce Forum a été reporté au dernier week-end d’octobre. Le choix de la date n’est pas anodin : il fera suite à l’Assemblée Générale de la Cevaa à Sète, et pourra ainsi bénéficier de la dynamique de ce rassemblement de nombreuses Eglises protestantes d’Afrique, d’Amérique latine et d’Europe. Plusieurs grands témoins seront invités à participer au Forum, afin de partager les joies et les difficultés que connaissent leurs Eglises.

 

Florence Taubmann s'adresse aux ERM

Florence Taubmann s’adresse aux ERM ©

 

Des discussions denses et fructueuses

 

Afin de préparer ce Forum, qui garde son titre : « Une Parole engagée, crédible, compréhensible », la matinée de jeudi a été consacrée à l’étude et à l’analyse des témoignages publiés sur le Blog Forum Defap 2016.

Les sujets étaient nombreux : expériences missionnaires à l’étranger ou en France, camps internationaux de jeunes, voyages à Madagascar, invitation de pasteurs africains dans les Eglises locales venant témoigner de la situation de leur pays…

 

Membres des ERM à la réunion du 1er octobre ©

 

Un thème est ressorti en particulier : l’importance du dialogue entre les croyants de religions différentes, afin de lutter ensemble contre l’ignorance et le fanatisme.

 

A également été évoquée la dimension de plus en plus interculturelle et interethnique du christianisme. « Le Monde est chez toi », affirmait déjà le Forum de Rouen en 2012.  Le pasteur David Brown, responsable du programme Mosaïc en région parisienne, a évoqué les axes de sa mission : repérage géographique des Eglises étrangères, rencontre des responsables, animation de groupes Mosaïc, organisation d’événements festifs, sportifs, culturels.

 

Pour les mois à venir

 

Les Eglises locales sont invitées à prendre conscience de leur richesse humaine et spirituelle. Les responsables mission vont essayer de promouvoir localement des rencontres et des interviews de personnes engagées dans des actions missionnaires, mais également de frères et soeurs d’origine étrangère, afin qu’elles partagent leur histoire, celle de leur pays et leur expérience de foi.

 

Réunion des ERM

Réunion des ERM ©

 

Actualité

 

Avec beaucoup de retenue la question des migrants et réfugiés a été abordée en fin de journée. Et plusieurs participants ont témoigné d’actions très concrètes réalisées directement par leur Eglise ou en partenariat avec leur municipalité pour l’accueil de familles syriennes : logement, nourriture, vêtements, accompagnement pour l’insertion.

 

C’est par un échange biblique que s’est terminée la réunion, autour de l’histoire de l’eunuque éthiopien et du diacre Philippe (Actes 8). Les uns et les autres se sont une nouvelle fois laissé émerveiller par la simplicité de la demande et de la célébration du baptême de cet homme venu de loin afin d’adorer à Jérusalem le Dieu unique.

 

Echanges entre les ERM et l'équipe du Défap

Echanges entre les ERM et l’équipe du Défap ©

 




Haïti : opération « reboisement »

 

Lors de son séjour, le pasteur Bertrand Vergniol a effectué une visite à ADRA Haïti : cela a été l’occasion de voir l’avancée du projet « Pépinière Permanente pour le Reboisement d’Haïti par le Secteur Protestant », financé en partie par le Défap, la FPF et ADRA Espagne.

En effet, la collecte du  culte de « Protestants en Fête 2013 » a été dédiée à cette opération de reboisement, menée par l’ADRA locale.

Cette visite fut l’occasion d’un temps d’échanges entre le secrétaire général du Défap et l’organisme adventiste.

 

Visite de Bertrand Vergniol à l'ADRA, Haïti

Bertrand Vergniol, sylvain Cuzent et Marie-Bénédicte Loze en réunion de
travail avec l’organisation adventiste ADRA-Haïti 
©

Selon Jean-Camille Bissereth, directeur exécutif au Centre Haïtien pour la Promotion de l’Agriculture et la Protection de l’Environnement (CEHPAPE), « le reboisement par objectifs demeure la voie royale pour doter Haïti d’une robe verte et sortir le pays des ornières du sous-développement et de la pauvreté chronique. Un fruiticulteur est un entrepreneur et peut gagner sa vie dignement. Le projet de pépinière permanente pour le reboisement d’Haïti par le secteur protestant doit s’étendre pour atteindre l’effet de masse avec la systématisation dudit projet à travers les écoles, les Eglises et les projets du secteur protestant ».

Il remercie également le Défap pour le soutien de ce projet et souhaite que ce travail continue pour se développer à échelle nationale.

 

Photo de groupe ©

 




Visite du Défap en Haïti

 

Le pasteur Bertrand Vergniol est actuellement en Haïti pour rendre visite aux diverses instances de la Fédération protestante d’Haïti.

 

Plusieurs rendez-vous sont déjà à son agenda, et notamment :

  • une rencontre avec la Fédération des Ecoles Protestantes d’Haïti (FEPH) ;
  • diverses rencontres avec la Fédération Protestante d’Haïti (FPH) ;
  • rencontre avec la direction et visite d’un projet de l’Agence adventiste du développement et de l’aide humanitaire (ADRA) ;
  • rencontre avec Marie Bénédicte Loze, envoyée du Défap…

Haïti est un pays important pour le Défap et cette visite du secrétaire général est l’occasion de renforcer les relations bilatérales.

 

Bertrand Vergniol à Haïti

Bertrand Vergniol à Haïti, 2015 DR

 

Rappelons qu’actuellement, Haïti traverse une période d’incertitude, liée à l’organisation prochaine des élections législatives (second tour) et présidentielle. Le président sortant, Michel Martelly, ne peut constitutionnellement pas se représenter, l’enjeu du prochain scrutin, prévu le 25 octobre, est donc particulièrement important.

 

La religion est très présente dans la société haïtienne, qu’elle soit traditionnelle (avec notamment le vaudou, dont le chef suprême, Max Beauvoir, est décédé le 14 septembre dernier) ou chrétienne. Selon CIA World Factbook, les protestants représentent environ 28,5% des croyants, mais le chiffre de 50% circule et est communèment admis. Ils tiennent une place non négligeable, allant même jusqu’à présenter leur propre candidat – et peut-être même deux – à la prochaine élection présidentielle.

 

Bertrand Vergniol, Haïti

Bertrand Vergniol à Haïti, 2015 DR

 

Le Défap est par ailleurs engagé auprès de la Fédération des Écoles protestantes d’Haïti (FEPH), institution d’encadrement scolaire présente dans les dix départements du pays. Celle-ci intervient dans les quelque trois mille écoles qu’elle gère tant sur le plan des ressources humaines que du côté matériel et financier. Soucieuse d’équité, il est à noter que la FEPH accueille dans ses établissements tous les enfants haïtiens, sans distinction de sexe ou de religion.

 

Quant à l’Agence adventiste du développement et de l’aide humanitaire, il s’agit d’un organisme partenaire du Défap, qui s’occupe essentiellement des programmes de développement personnel et communautaire et des actions humanitaires liées aux catastrophes naturelles, comme le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a coûté à Haïti quelque 230 000 vies humaines et fait plus de 220 000 blessés.

 

Sources : FEPH, HPN, ADRA

 




Centrafrique : flambée de violence

 

On croyait la situation en voie de normalisation. Certains allaient même jusqu’à penser que les élections auraient bel et bien lieu avant fin 2015, et peut-être même en novembre. Le référendum constitutionnel était en tout cas programmé pour le 4 octobre.

Las… les violences qui ont eu lieu à Bangui, la capitale centrafricaine, depuis la nuit du 25 septembre, date à laquelle le corps d’un jeune chauffeur de moto-taxi a été retrouvé près de la mosquée Ali Babolo, dans le quartier PK5, mettent en péril tout le travail accompli ces derniers mois.

Un jeune musulman tué au soir de la Tabaski : l’événement a été immédiatement considéré comme une provocation et a entrainé des représailles à l’encontre des zones à majorité chrétienne et la spirale des expéditions punitives s’est enclenchée.

Les militaires français de la Force Sangaris et ceux de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) sont restées singulièrement en retrait, une attitude attentiste vigoureusement dénoncée, notamment auprès du ministère français des Affaires étrangères.

 

Réfugiés, RCA, 2014

Réfugiés : RCA, 2014 (DR : SSgt Ryan Crane)

Agressions, pillages, vandalisme : en dépit du couvre-feu décrété le 27 septembre, de nombreuses ONG, la gendarmerie, le ministère de la Défense et la radio ont été la cible de bandes organisées qui, selon plusieurs observateurs, semblaient répondre à un agenda bien planifié.

La semaine précédente, des rumeurs avaient circulé sur une éventuelle attaque de la capitale à l’arme lourde par des troupes rassemblées sous la bannière de la Séléka, les anciens rebelles.

Il semblerait plutôt que le chaos qui s’est réinstallé à Bangui soit l’œuvre d’éléments infiltrés en ville depuis de nombreuses semaines. Sont-ils membres de la Séléka ? Ou des rangs de leurs adversaires, les anti-balaka, dont la rumeur dit qu’ils se prépareraient, eux aussi, à une « reprise en main des institutions de la république », autrement dit un coup d’État ?

Quoi qu’il en soit, des différentes manifestations, dont celle du 28 septembre près de la présidence, il ressort un évident « ras-le-bol » de la population vis-à-vis des institutions de la transition. La présidente Catherine Samba Panza a de toute évidence échoué à ramener la sécurité dans Bangui et, surtout, à rompre avec le cycle infernal des prédations économiques.

Aujourd’hui, le risque est grand de voir se réaliser à nouveau le pire des scénarios : la reprise d’une lutte ouverte entre communautés religieuses, même si celle-ci masque en réalité le mécontentement de citoyens excédés par l’incurie et l’avidité de leurs dirigeants.

Joint au téléphone, le pasteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, président de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique (AEC), co-fondateur de la Plateforme interreligieuse pour la paix, a déclaré mettre tout en œuvre pour maintenir, si ce n’est rétablir, le dialogue islamo-chrétien.

 

Le Service protestant de mission – Défap suit avec attention la situation dans le pays. Il a actuellement l’un de ses envoyés, le pasteur Henri Fischer, qui travaille à la formation théologique et biblique et au soutien des pasteurs et conseils presbytéraux de l’Église du Christ-Roi, à Bangui.

Le Défap exprime sa préoccupation face à cette vague de violence en Centrafrique, qui aurait déjà fait près d’une cinquantaine de victimes, plus de cent blessés et quelque 30 000 personnes déplacées. L’institution et ses représentants condamnent toute forme de violence, qu’elle soit ou non communautaire et appelle les autorités de la transition, la Minusca et les forces françaises de l’opération Sangaris à s’engager à améliorer la protection des populations civiles, à tout mettre en œuvre pour que le processus de désarmement de toutes les milices indistinctement soit effectif et à rétablir la sécurité. Sans désarmement, il ne peut y avoir aucun scrutin organisé et, partant, aucune restauration possible de l’État de droit.

 




Solidarité envers les réfugiés et migrants

 

Au nom de leurs membres, de leurs Eglises et organisations, et de par leur expérience de travail avec les personnes en situation de précarité, ces associations appellent les pouvoirs publics à mettre en place une politique juste et commune en ce qui concerne les réfugiés et migrants.

 

Logos des associations à l'origine de la lettre

 

Citant les pays d’où proviennent la majorité de ces personnes en difficulté, ils rappellent que leur nombre augmente de manière critique : elles fuient la guerre, la persécution ou des conditions de vie devenues trop difficiles. Le manque de chemins légaux et sûrs pour venir en Europe les oblige à prendre de gros risques et notamment à s’appuyer sur des passeurs. L’Union Européenne fait face à une crise humanitaire, il est du devoir des États-membres de réagir.

 

Les associations demandent aux leaders de l’UE et gouvernements européens de consolider et maintenir les efforts entrepris pour sauver les vies des réfugiés et migrants ; et de mettre en place et financer des réponses légales et pratiques en assurant et facilitant les procédures de demandes d’asile.
La liste des demandes est longue mais tout ce qui y est mentionné est destiné à améliorer la situation de crise à laquelle l’Europe doit faire face aujourd’hui.

 

Dans leur lettre, les associations insistent sur l’importance d’une action coordonnée et rapide. L’UE doit agir conformément à ses principes constitutifs concernant la dignité humaine, la liberté, la démocratie et l’égalité.
Et de conclure sur cette phrase de Donald Tusk, président du Conseil européen : « Le débat public sur la migration doit signifier en premier lieu la volonté de montrer solidarité et sacrifice, sans tenir compte de l’origine ethnique, de la religion et de la nationalité ».

 

Lisez la lettre en entier

 




« Parrainer un enfant syrien »

 

« Chers amis, chers collègues et responsables d’Eglises, d’œuvres ou de communautés,

J’ai le plaisir de vous adresser la plaquette de notre campagne 2015-2016 : « Parrainez un enfant syrien ». Mon épouse Christine et moi-même avons pris cette initiative l’an passé, devant l’afflux massif de réfugiés syriens au Liban. Nous adressons aujourd’hui notre appel aux Églises, aux œuvres et communautés, en précisant qu’il est approuvé et soutenu par la Fédération protestante de France.

 

Photo parrainage enfants syriens

 

400 000 enfants réfugiés sont présents sur le sol libanais, ils ont été témoins d’atrocités, ont dû fuir parfois du jour au lendemain leur village, leur maison, leur école. Ils vivent aujourd’hui dans des conditions sanitaires déplorables, le plus souvent sans accès à l’éducation et sans autre certitude que l’amour de leurs parents. Ils sont comme « entre parenthèses », pris dans l’hyperréalisme des violences subies et l’aléatoire de leur destinée. Leur regard déjà fatigué appelle à l’aide et pourtant, comme tous les enfants du monde, ils arrivent encore à jouer, à rire, à chanter dès qu’on leur en offre l’occasion. C’est ce dont nous sommes témoins.

Pour cela, nous faisons appel à la solidarité chrétienne. L’accueil de familles de réfugiés syriens en France, auquel vous participez peut-être déjà activement, est une partie de la réponse à la crise ; le soutien à ceux qui restent aux frontières de leur pays, espérant y retourner dès que possible, nous apparaît comme une autre partie et une responsabilité de première importance.

 

Deux options vous sont proposées dans la plaquette avec tous les détails : un programme sanitaire ou un programme éducatif. Merci de bien vouloir diffuser ce document à vos instances associatives, paroissiales ou communautaires. Merci d’adresser votre réponse de principe, le nombre d’enfants que vous souhaitez soutenir, en précisant le programme choisi, d’ici le 15 octobre 2015 à Christine Lacoste.

Avec la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint Esprit, recevez, chers amis, nos plus fraternelles salutations. »

 

Christine et Pierre Lacoste




« Immigration : réalités et fantasmes »

Qu’est-ce que l’Atelier protestant ?

 

Basé à la Faculté protestante de théologie de Paris, l’action de l’Atelier s’étend à tout l’Île-de-France et s’adresse à tous les publics. Il se veut un carrefour culturel, éthique et théologique de l’Eglise Protestante Unie de France, au service de ses communautés, avec l’organisation d’événements concernant les questions sociétales du moment.

Son double objectif : accroître la visibilité du protestantisme et offrir la diversité de ses réponses aux questions de notre temps.

 

Le prochain événement

 

Rendez-vous le samedi 3 octobre 2015 au Foyer protestant d’Aubervilliers pour assister au débat.

 

Seront présents à cette table ronde :
– Carlos Semedo (directeur de la vie associative et des relations internationales à la mairie d’Aubervilliers) ;
– Geneviève Jacques (présidente de La Cimade) ;
– Roland Ceccotti-Ricci (conseiller municipal délégué à la prévention des expulsions, à la lutte contre les exclusions, et aux droits des étrangers) :
– et François Clavairoly (président de la Fédération Protestante de France).

 

Cet événement aura lieu le 3 octobre de 18h30 à 20h30. Vous pourrez échanger avec les personnes présentes autour d’une collation après la table ronde.

 

Pour annoncer votre présence : contacter Patrice Rolin
Pour plus d’informations : site de l’Atelier Protestant




Climat et migration au cœur du débat pour la FPF

Déclaration du président

 

François Clavairoly, président de la FPF, a insisté sur le fait que l’année 2015-2016 est marquée par « l’actualité brûlante et complexe sur les migrants ». La réponse « réservée » du gouvernement de l’année dernière, a-t-il ajouté, est très différente aujourd’hui.

Le monde protestant est engagé dans cette actualité, comme par exemple l’Action Chrétienne en Orient (voir l’interview de Thomas Wild, directeur de l’ACO) qui possède un réseau protestant important dans les pays du Proche et Moyen-Orient.

C’est un véritable appel à l’action qu’a lancé le président de la FPF : il faut « persévérer et résister », a-t-il déclaré.

 

conference de presse fpf

Après un rappel du devoir d’hospitalité chrétien, il a parlé de « l’événement exceptionnel » qu’est la COP21. C’est la première fois qu’une telle conférence se tient en France. Il a notamment rappelé l’appel de Nicolas Hulot aux religions dans cette affaire de réchauffement climatique.

Les religions « ont un discours qui dépasse les frontières », qui va « au-delà de l’intérêt national ». « C’est la première fois depuis longtemps que la question de la limite se pose », a ajouté François Clavairoly, et « les religions ont quelque chose à dire sur la question de la limite et de la prudence ».
Il a conclu en affirmant la qualité de « problématique interreligieuse » pour l’ensemble de cette question.

Réfugiés & COP21

Jean Fontanieu, secrétaire général de la FEP (Fédération d’Entraide Protestante), est ensuite intervenu sur la question des réfugiés, en présentant les différentes actions de la Fédération à ce sujet.
Pour lui, les migrations et la question de l’hospitalité méritent une même « prise de conscience ».

A sa suite, Coline Eychène, coordinatrice COP21 pour la FPF et les EEUdF (Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France), a fait un « focus sur les actions protestantes, œcuméniques et interreligieuses » dans le temps qui nous sépare de la Conférence, prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Elle souhaite « mobiliser les membres des Eglises » et les sensibiliser aux pèlerinages qui sont en train d’être organisés en vue de la COP21. En effet, de nombreux pèlerins se mettent en marche dans toute la France. Ils prévoient d’arriver pour l’ouverture de la conférence et d’interpeller les pouvoirs publics pour « demander un accord plus juste sur le climat ». Sur le plan pratique, un site internet a été mis en place, destiné à aider à l’hébergement des pèlerins chez les particuliers. (En savoir plus.)

Plusieurs temps forts auront lieu en novembre à ce sujet, notamment le 28 novembre avec une matinée interreligieuse sur le climat sur France 2. Une prière œcuménique aura également lieu à Notre-Dame de Paris le 3 décembre, avec l’arrivée des « pèlerinages climatiques ».

 

Enfin, Marie Orcel, nouvelle responsable du service télévision, est intervenue : elle a présenté son parcours et a insisté sur la célébration proche des 60 ans de l’émission Présence protestante (le 4 octobre 2015).

 

Lire l’Appel à la solidarité en faveur des réfugiés (« le protestantisme se mobilise »)