En route vers le Grand Kiff !

Saint Malo accueillera l’édition 2016 du Grand Kiff. Environ 1500 jeunes sont attendus durant la deuxième quinzaine de juillet.

Le Grand Kiff est le plus grand rassemblement de la jeunesse de l’Eglise Protestante Unie de France. Il se déroulera du 17 au 31 juillet 2016.

 

Affiche du Grand Kiff, DR

 

Entre le 17 et le 24 juillet, l’Alter-Kiff accueillera une quinzaine de camps-service pour les 18-30 ans. Ils s’y formeront au service pour accueillir, accompagner, encadrer, animer les plus jeunes qui n’arriveront que le 24.

 

Cette année, le thème du rassemblement est : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? ». Cette question de Jésus va se décliner à travers des ateliers, des spectacles, des moments spirituels, et des animations de toute sorte. Elle retentira dans des langues différentes, car des jeunes du monde entier sont invités à y participer.
Le Défap accueillera une vingtaine de jeunes provenant d’Eglises membres de la Cevaa, ainsi que cinquante autres venus de la Réunion, Mayotte et l’Île Maurice, accompagnés par leur pasteur.

 

Ce Grand Kiff est aussi une excellente occasion de témoigner du travail du Défap et d’inviter une nouvelle génération à s’engager dans un service civique ou un Volontariat de Solidarité Internationale (VSI).

 




La mission intégrale & les Eglises

C’est autour de « la mission intégrale » que l’ASAH (Association au service de l’action humanitaire) et la FMEF (Fédération des Missions Evangéliques Francophones) ont organisé un Forum à Lyon les 12 et 13 février derniers.

Qu’est-ce que la mission intégrale ?

 

Le sous-titre du Forum nous en donne une idée : être, dire et faire. Mais encore ?

 

Une conférence du Forum ASAH, DR

Une conférence du Forum ASAH, DR

 

Il s’agit de rompre avec l’idée classique de la mission, reposant sur un « ici » terre d’évangélisation et un « là-bas » terre de mission. Dans un monde globalisé, avec de nombreux pays occidentaux sécularisés voire déchristianisés, la mission est devenue multidirectionnelle, de partout vers partout. Et les œuvres humanitaires, qui traditionnellement occupaient la seconde place dans le projet missionnaire, ont connu un essor qui les place en première position, d’autant qu’elles dépassent le cadre du christianisme.

 

Alors les Eglises dans tout cela ?

 

Dans sa conférence, le pasteur Evert van de Poll, professeur de missiologie, nous a invités à reprendre une théologie biblique de la mission. S’appuyant sur Jean 20, 21 « Comme le Père, m’a envoyé je vous envoie dans le monde », il a réaffirmé que l’Eglise est la mission de Dieu. Aussi la mission de l’Eglise s’inscrit dans la mission du christianisme et dans le plan de salut de Dieu pour l’humanité et la création : il s’agit de vivre personnellement en disciples du Christ, de former des communautés fondées sur l’amour fraternel, de se mettre au service de la justice et de la compassion au sein des sociétés humaines, d’enseigner l’Evangile et d’influencer la société avec des valeurs bibliques, notamment en ce qui concerne la responsabilité humaine vis-à-vis de la création. 

 

Moments de travail en atelier et Assemblée Générale d’ASAH, DR Moments de travail en atelier et Assemblée Générale d’ASAH, DR

Moments de travail en atelier et Assemblée Générale d’ASAH, DR

 

Loin de remettre en question le travail missionnaire accompli dans le passé, la mission intégrale intègre, relie, et relit, ce qu’on a eu souvent tendance à séparer ou opposer : évangile et justice sociale, missionnaire et humanitaire. 

 

Cette réflexion, poursuivie à travers de nombreux ateliers et d’autres conférences, était proposés à 120 participants venant de différentes sensibilités et dénominations chrétiennes. Elle fait pleinement écho aux questions que nous nous posons, dans le cadre du Défap et de la Cevaa.

 




Sofia Bazile, Madagascar – Normandie

Sofia Bazile est partie dix mois en service civique avec le Défap et l’association La Cause. Elle a vécu au sein de la communauté des soeurs de Mamré à Tananarive, assuré des animations auprès des enfants accueillis lors des repas et appuyé les micro-projets mis en place par la communauté.




« Une journée ordinaire à Hébron »

Laurent Mérer, Accompagnateur œcuménique en Israël/Palestine, témoigne.

« 27 février, matin

Le printemps est arrivé sur Hébron, ciel bleu entièrement dégagé, température encore fraîche le matin. Ab el Karim Jabary, la cinquantaine souriante, pantalon gris, pull-over marron et bonnet noir enfoncé sur la tête, un long morceau de tuyau noir dans la main en guise de bâton, fait paître ses chèvres et quelque brebis à proximité de sa maison, sur d’anciennes terrasses à demi-éboulées où survivent quelques oliviers. C’est un petit homme trapu, chaleureux, moustache poivre et sel, et barbe de quelques jours. La terre alentour qui descend vers la petite vallée Wadi al Hussain jusqu’à mi-pente appartient à sa famille depuis des générations.

 

Hébron, DR

Hébron, DR

 

Deux soldats lourdement armés, tenant leur fusil d’assaut M4 pointé vers le sol, grimpent à travers la rocaille et le rejoignent. Les deux ont la peau foncée et le visage étroit des falashas, ces juifs éthiopiens émigrés massivement dans les années 1990, après qu’ils ont été reconnus juifs par les autorités rabbiniques d’Israël. L’épopée de ces malheureux persécutés par le régime du dictateur Menghistu, misérable cohorte fuyant à pied à travers les hauts plateaux en direction du Soudan, et transférés en Israël par un pont aérien avait ému le monde entier. Leurs enfants occupent aujourd’hui la Palestine…

Les deux jeunes soldats intiment vertement à Jabary l’ordre de déguerpir avec son modeste troupeau. Les fusils restent pointés sur le sol, mais leurs gestes sont sans équivoque. Jabary ne montre aucun signe de colère, son visage reste même plutôt souriant, mais il argumente car il est dans son bon droit : à grands moulinets de bras, il pointe sa maison et la terre alentour, mais il sait depuis longtemps qu’il n’aura pas le dernier mot. En contrebas, d’autres soldats, stationnés autour d’un petit poste militaire surveille les opérations. Ils sont d’origine russe, américaine, britannique, française… on le devine lorsqu’on les croise sur la route et qu’on échange un mot ou un salut, Shabat Shalom aujourd’hui, car c’est Shabat.

 

L’histoire de la petite vallée de Wadi al Hussain est éloquente de la situation à Hébron.

La colonie de Kiryat Arba, environ 8 000 habitants aujourd’hui, est installée depuis la fin de la guerre des six-jours sur les hauteurs dominant la vieille ville, quelques centaines de mètres à peine dans le nord-ouest. En face, sur la hauteur également, mais de l’autre côté de la vallée, s’étend la colonie de Givat Ha’avot, 1 000 habitants environ.

 

Kyriat Arba, DR

Kyriat Arba, DR

 

Pour se représenter une colonie, il faut imaginer une sorte de résidence privée de maisons individuelles et de petits immeubles avec routes intérieures et installations collectives, clôturée de hautes grilles de sécurité et d’impressionnants rouleaux de barbelés, surveillée par des caméras, surplombée de miradors, et protégée jour et nuit par des gardes de sécurité et l’armée israélienne. On y accède par une lourde barrière métallique coulissante de couleur jaune au-dessus de laquelle flottent plusieurs drapeaux israéliens.

Les terres de la vallée de Wadi al Hussain entre les deux colonies appartiennent à notre ami Ab el Karim Jabary, mais les colons ont depuis plusieurs années tracé un chemin qui coupe la vallée pour joindre les deux colonies, et dans sa partie basse ils ont installé une « tente synagogue », structure métallique légère couverte d’une toile blanche, où ils descendent régulièrement prier, marquant ainsi leur intention de réunir au plus vite les deux colonies.

 

Début 2015, la famille Jabary a obtenu de la cour israélienne un jugement favorable déclarant la tente illégale, et l’armée a procédé à sa destruction. Les colons ont réagi violemment, tentant plusieurs fois de la reconstruire. Ils ont fini par y parvenir il y a quelques mois, sans réaction militaire cette fois.

La famille Jaraby attend une nouvelle décision de la cour, alors que cet épisode a entrainé un regain de tension dans les parages, avec plusieurs tirs de soldats israéliens, en réponse à des attaques « supposées » de jeunes palestiniens.

 

Aujourd’hui l’armée israélienne protège les colons qui descendent plus nombreux de Kyriat Arba et de Givat Ha’Vot pour occuper leur nouveau territoire et Ab el Karim Jabary a du mal à nourrir ses bêtes ; ce matin, il était dans la partie haute de son terrain lorsque les colons l’ont invectivé en lui criant de déguerpir ; ils ont ensuite demandé aux soldats stationnés quelques dizaines de mètres sous la tente d’intervenir pour le chasser.

 

C’est à ce moment que nous arrivons par la route qui suit le versant ouest de la vallée montant depuis le Tombeau des Patriarches, car nous surveillons régulièrement ces parages. Nous ne sommes pas mandatés pour intervenir, mais il nous revient de prévenir les autorités et/ou les organismes en charge de traiter ces évènements. Lorsque les observateurs internationaux se présentent avec leur gros 4 x 4 blanc, nous les rejoignons auprès d’Ab el Karim Jabary pour expliquer ce que nous avons vu. Son fils pose un plateau de café sur le capot du véhicule.

Nous reprenons notre patrouille vers la vielle ville, en direction du Tombeau des Patriarches dont la partie sud est synagogue et la partie nord la mosquée. Les colons portant kippa et manteau traditionnel remontent en groupe de la prière de Shabat. Plusieurs portent des fusils d’assaut à la main ou en bandoulière, d’autres de lourds revolvers à la ceinture. Des soldats sont postés tous les quarante mètres sur toute la route entre la synagogue aux colonies. Les petits palestiniens des maisons alentours qui jouent dans la rue se rangent pour les laisser passer, tandis que ceux de leurs parents qui s’aventurent à l’extérieur sont priés de stopper à distance, de soulever leur pull et de remonter leur bas de pantalon pour vérifier qu’ils n’ont pas de mauvaises intentions. Journée ordinaire à Hébron… »

 

Laurent Mérer

 




Week-end kanak à Evian : une belle escapade !

Les 20 et 21 février, les « Après Bac Services » (ABS), jeunes étudiants de Nouvelle-Calédonie, se sont retrouvés pour un week-end organisé par le Défap, à Evian. Découverte et détente était de la partie.

Une arrivée compliquée

 

Le week-end à la neige prévu par le Défap a réuni une vingtaine de jeunes. Malgré quelques annulations, impératifs d’examens ou autres, les heureux participants ont eu le plaisir de découvrir les joies de la neige. Venant de Nouvelle-Calédonie, la surprise n’en était que plus exotique. Les téléphones et leurs corollaires, appareils photo et messageries instantanées, ont marché à plein régime, pour inclure les absents.

 

Les ABS à la neige ! DR

Les ABS à la neige ! DR

 

Les tentatives de la SNCF pour entamer la bonne humeur de nos skieurs ont échoué : week-end Defap VS Grèves de train, 1 – 0 !

Le week-end a été réadapté en fonction des aléas et les participants en ont été très contents.

Par ailleurs, la paroisse de l’Eglise Protestante Unie de France (EPUdF) d’Evian a accueilli tout le monde et participé grandement à la réussite de ce week-end.


Double-thème du week-end

 

Au programme, et dans la ligne droite de la thématique des week-ends ABS de la promotion 2015-2016 : visite d’institutions. Les heureux participants ont eu la chance de visiter la deuxième ville la plus peuplé de Suisse, à savoir Genève.

Après le Sénat en octobre, les jeunes kanaks ont ainsi découvert le siège des Nations-Unies dans la capitale suisse.

Ce tour a été d’autant plus réussi que Jonathan Tholo, ancien ABS, a accompagné le Défap dans l’organisation : connaissant bien la ville, il a pu diriger tout ce petit monde à bon port. Sans compter que son statut tacite de « grand frère » a facilité la communication entre tous.

 

Les ABS devant le palais des Nations Unies, DR

Les ABS devant le palais des Nations Unies, DR

 

D’Evian à Genève, le trajet de bus a été fructueusement occupé par un quiz sur la Suisse.

Sur place ont été expliqués le rôle des institutions et la place de la société civile au sein de l’ONU.

Et après l’effort, le réconfort ! Nous avons laissé dernière nous le sérieux des institutions suisses pour un vrai moment de loisirs. Une après-midi « découverte neige » qui a comblé nos ABS.

 

Les ABS devant le Lac Léman, à Genève, DR

Les ABS devant le jet d’eau du Lac Léman, à Genève, DR

 

Au menu du soir : fondue !

Six ou sept paroissiens de l’EPUdF ont participé aux festivités. Un repas fut organisé au sein de la chaîne d’hôtels « sociale », « Ethic étapes », engagé entre autre dans l’accueil des groupes comprenant des personnes handicapées.


L’accueil : un aspect primordial

 

Les jeunes kanaks ont été très touchés de l’accueil de la paroisse d’Evian. Cela explique leur participation unanime au culte du dimanche matin au détriment de l’option « visite de la ville d’Evian ».

Nous avons profité de ce moment pour les écouter entonner un chant traditionnel, en signe de remerciement à la paroisse, accompagné de gestes coutumiers.

La paroisse d’Evian a spécialement organisé son culte dans la ville, et non dans une autre paroisse comme c’était prévu, pour ces jeunes. Le message du culte fut d’ailleurs centré sur la thématique de l’accueil et de l’encouragement.

 

Soirée festive avec les membres de la paroisse de l’Eglise protestante du Chablais, DR

Soirée festive avec les membres de la paroisse de l’Eglise protestante du Chablais, DR

 

Ce week-end s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse et détendue. L’objectif de cette escapade – remonter le moral des troupes en plein hiver et en période d’examens – semble avoir été atteint. Ce qui fait la différence pour les jeunes, ce n’est pas le lieu ou l’activité, mais le fait d’être ensemble. Et c’est vrai que ce moment a été l’occasion de belles rencontres.

 

On peut dire sans rougir que le programme Cadres Avenir, dont fait partie ABS, est une vraie réussite. Les étudiants calédoniens qui viennent dans ce cadre-là, avec le suivi scolaire et extra-scolaire que cela implique, ont un taux de réussite beaucoup plus élevé que les élèves qui viennent seuls.

Souhaitons à tous nos ABS une belle réussite dans leurs projets futurs !

 




Bénin : le meilleur gagnera-t-il ?

Le premier tour de l’élection présidentielle a été reporté au 6 mars, de façon à ce que le matériel électoral, en retard, soit enfin à disposition des électeurs. En attendant, la campagne continue.

Les Béninois aiment la politique, ils l’ont souvent prouvé et le prouvent encore cette année, avec un bel enjeu pour l’élection présidentielle. Le président sortant, Thomas Boni Yayi, ne pouvant se représenter, la compétition était donc largement ouverte.

Par ailleurs, la plupart des « vieux routiers » de la politique béninoise étant forclos à cause de leur âge, place est faite à de nouveaux noms et, quoi qu’il advienne, au renouvellement de la classe politique.

 

Armureries du Bénin, Source : Wikimedia

Armureries du Bénin, Source : Wikimedia

 

Les candidats

 

En lice, l’actuel Premier ministre Lionel Zinsou, qui fait désormais office de favori toute catégorie. En effet, non seulement il a été adoubé par le président sortant et le parti au pouvoir, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), mais également par le Parti du renouveau démocratique, dirigé par le président de l’Assemblée nationale Adrien Houngbedji, qui fait figure de principal parti d’opposition. Brillant économiste à la carrière irréprochable, il a contre lui le fait qu’il a passé une grande partie de sa vie en France, loin des réalités de la vie du Bénin. En revanche, son arrivée aux affaires a dû lui permettre de rattraper son retard…

 

Face à lui, Abdoulaye Bio Tchané, deuxième grand favori, ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et actuel président du Fonds africain de garantie. Un économiste, comme Lionel Zinsou. Par ailleurs, trois autres candidats de poids semblent émerger de la quelque trentaine de compétiteurs : les hommes d’affaire Sébastien Ajavon et Patrice Talon et Pascal Irénée Koupaki, ancien Premier ministre de Boni Yayi.


Les attentes des électeurs

 

A priori, les milieux d’affaires semblent donc emporter la préférence des futurs électeurs béninois. Ce n’est pas la première fois. Thomas Boni Yayi lui-même en provient : il était président de la BOAD jusqu’en 2006, date de son premier mandat à la tête du pays. Les attentes de la population étaient d’ailleurs particulièrement fortes en matière de développement. Le grand Nigeria, sur sa lancée vers l’émergence, faisait rêver son petit voisin.

 

Bien qu’étant toujours un pays à faible revenu, le Revenu brut par habitant (RNB) s’est tout de même élevé de 610 à 890 dollars  en une dizaine d’années, un score supérieur à celui des pays de la même catégorie. Avec un taux de croissance entre 5 et 6 % par an depuis 2012 , il se trouve là encore au-dessus de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne.

 

Il n’en reste pas moins que les défis économiques et sociaux qui s’offrent au futur nouveau chef de l’État sont immenses, à la mesure des attentes de Béninois de plus en plus impatients. Mais comme dit la sagesse béninoise : quelle que soit la longueur de la nuit, le jour viendra !

 

Le Défap est engagé au Bénin sur plusieurs projets, notamment par l’envoi de personnes et un stage de formation de pasteurs qui aura lieu au printemps 2016.

 




Dans les entrelacs d’une arrestation : le quotidien d’un militant des droits de l’homme en Cisjordanie

Veronika Tober est Accompagnatrice œcuménique en Israël/Palestine. Membre de la paroisse du Pays de Gex (01) de l’Église protestante unie de France, elle travaille pour l’Internationale des Services Publics, une fédération syndicale globale représentant des syndicats des services publics. Elle a été Accompagnatrice œcuménique, dans le cadre du programme EAPPI du Conseil œcuménique des Églises, de décembre 2015 à février 2016, et basée à Yatta, au sud de Hébron, en Cisjordanie. Voici un de ses témoignages sur son expérience en tant qu’envoyée.

« Nasser Nawajah, activiste des droits de l’Homme de l’organisation israélienne B’Tselem et un des leaders de la communauté villageoise de Susiya, nous a rendu visite le 26 janvier 2016. Il nous a raconté les événements des derniers jours, en commençant avec ce qui ressemble à un « happy end » : sa libération de prison par le tribunal militaire d’Ofer !

 

Nasser Nawaja raconte son odyssée à travers le système judiciaire israélien, DR

Nasser Nawaja raconte son odyssée à travers le système judiciaire israélien, DR

 

Son histoire se lit comme une « étude sur le système judiciaire israélien, ou plutôt sur l’occupation militaire ».

Dans la nuit du 19 au 20 janvier 2016, entre 1h et 2h du matin, le campement bédouin de Susiya est brutalement arraché au sommeil : environ vingt jeeps militaires et nombre de soldats israéliens lourdement armés et masqués envahissent le campement, éclairant les tentes de puissants projecteurs. Un frère de Nasser est réveillé le premier et harcelé par les soldats qui le prennent pour Nasser. Dès que l’erreur est manifeste, les soldats abordent Nasser, qui aurait préféré une convocation plus formelle pour se présenter à la police. Au lieu de cela, il est menotté devant sa femme et ses enfants terrorisés, pour être emmené on ne sait où.

 

Le lendemain de l'arrestation de Nasser, l'IDF a démoli deux tentes à Susiya; voici ce qui reste après le passage des bulldozers, DR

Le lendemain de l’arrestation de Nasser, l’IDF a démoli deux tentes à Susiya; voici ce qui reste après le passage des bulldozers, DR


La suite des événements peut être résumée ainsi.

Une audience devant la cour magistrale israélienne de Jérusalem, le 20 janvier, débouche sur un ordre de relaxe “inconditionnelle et immédiate” de Nasser Nawajah, car la cour estime qu’elle n’est pas compétente en la matière. Toutefois, l’exécution de cette décision est reportée de vingt-quatre heures afin de permettre à la police de faire appel, ce qu’elle fait.

Le jour suivant, 21 janvier, la cour civile israélienne du district de Jérusalem rejette l’appel et, de nouveau, ordonne la relaxe immédiate de Nasser. L’exécution est encore reportée, et la police a un délai de quelques heures pour notifier à l’avocat de Nasser si elle va faire appel (auprès de la Cour Suprême) ou le relâcher. Étrangement, cet ordre n’est pas suivi ; au lieu de cela, Nasser est transféré clandestinement en Cisjordanie où les Palestiniens ne sont pas soumis à la loi civile mais à la loi militaire. Là, au tribunal militaire d’Ofer, en l’absence de l’avocat de Nasser, le juge donne quatre jours à la police afin de mieux documenter ses allégations avant la prochaine audience prévue pour dimanche, 24 janvier.

 

La vie continue : les enfants de l'école de Susiya jouent pendant la récréation, DR

La vie continue : les enfants de l’école de Susiya jouent pendant la récréation, DR

 

Comme la police ne parvient pas à présenter suffisamment de preuves lors de l’audience du dimanche, cette cour ordonne également la relaxe de Nasser, également avec un délai de vingt-quatre heures pour permettre à la police de faire appel – ce qu’elle ne fait pas cette fois-là.

Ainsi, Nasser a été effectivement relâché en fin de journée le 25 janvier.
Mais de quoi s’agit-il en fait? Quel est le fond de cette histoire à suspense?
Il semblerait que tout ait commencé avec une émission à la télévision israélienne, « Uvda ». L’émission en question suggérait qu’une plainte déposée par Nasser auprès de l’Autorité Palestinienne il y a plus d’un an, concernant une vente de terrain illégale, aurait mis en danger la vie du vendeur. Ce dernier vit actuellement en Israël et n’a pas porté plainte à l’époque.

Mais le véritable fond de cette histoire est le durcissement de la campagne du gouvernement israélien et d’ONG israéliennes nationalistes contre les ONG de défense des droits de l’Homme israéliennes, qui luttent contre l’occupation des territoires palestiniens. Les cibles principales de cette campagne incluent Breaking the Silence, Machsom Watch, B’Tselem et d’autres. »

 




Au service des enfants handicapés

Natalie, kinésithérapeute, est partie six ans au Tchad avec comme objectif de travailler à améliorer la vie des enfants handicapés.

Sans ce petit bout de femme, le centre de kinésithérapie de Bitkine n’aurait jamais vu le jour. Il lui a fallu toute son énergie, pour ne pas dire son opiniâtreté, pour arriver à ses fins. Alors qu’elle venait d’effectuer un séjour d’une année au Burkina Faso, lui vient une idée : développer la kinésithérapie dans un pays où les praticiens se comptent sur les doigts d’une seule main, et travailler auprès des personnes handicapées. En cela, elle est doublement pionnière.

 

Natalie Metz

Natalie Metz (Source : ASMAF)

 

Natalie Metz décide donc de partir dans le cadre d’un VSI (volontariat de solidarité internationale). Le projet est monté avec une Église locale, l’AET (Assemblées Évangéliques au Tchad) et le soutien du Défap dans le cadre de son partenariat avec l’ASMAF (Association de Soutien des Missions des Assemblées de France).

 

Seule, mais avec une détermination sans faille, elle débute dans un petit dispensaire, où elle forme des kinésithérapeutes. Puis, avec l’aide d’une équipe locale, part pour Bitkine, une petite ville au centre du Tchad. Les édiles locaux ont créé un centre hospitalier, c’est lui qui va accueillir l’espace dédié à la kinésithérapie monté par Natalie. Ouvert à tous, il accueille encore peu de personnes handicapées, et encore moins d’enfants alors que ces derniers ont besoin plus que quiconque de ce type de soins.

 

Un investissement « holistique » !

 

Dès son arrivée, Natalie, tout à son souci d’intégration et de respect des autres, décide d’apprendre l’arabe dialectal tchadien, la langue véhiculaire utilisée par près de 80 % de la population. En outre, elle va passer près de cinq moins à N’Djamena, la capitale, pour s’imprégner de la culture et du mode de vie du pays. Une fois de retour à Bitkine, elle pourra ainsi mieux s’intégrer et établir des relations de confiance rapides et fortes avec ses patients. 

 

Natalie avec un patient 

Natalie avec un patient (Source : ASMAF)

 

Le Tchad compte à peine six ou sept praticiens, mais Natalie ne considère pas cela comme un obstacle. Pourtant, sensibiliser une population qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est la kinésithérapie demande un sacré courage, voire une bonne dose d’inconscience !

« Le plus gros frein, c’est l’ignorance, explique Natalie. Les gens ne connaissent pas la kiné, ils ne savent donc pas ce que ça peut apporter. Ils l’utilisent en dernier recours alors que les résultats ne sont pas immédiats. Les gens doivent me faire confiance sur le long terme et ça, ce n’est pas évident ».

 

Et qui dit kinésithérapie dit massage. Or, le rapport au corps est sans doute un des chapitres les plus codifiés par les religions et les cultures. Comme on peut l’imaginer : aucun homme n’aurait accepté que son épouse soit touchée par un homme. Pour pallier toute éventualité, Natalie Metz a donc recruté un homme et une femme.


Le handicap : un tabou persistant

 

Venir en aide aux personnes handicapées n’est pas chose facile dans un pays comme le Tchad, où il règne une sorte de tabou autour du handicap. Dans la plupart des familles, on prend soin des enfants handicapés, mais on a honte de les montrer car ils sont considérés comme victimes d’un mauvais sort, ou habités par le Malin. Sans compter qu’ils sont une charge car ils ne peuvent pas travailler. L’appareillage est inexistant, tout comme les aides sociales. Les parents ont donc toujours été un peu étonnés de l’attention que pouvait leur porter Natalie. Bien sûr, le suivi de ces jeunes patients n’est pas évident. Les distances sont grandes et constituent un obstacle considérable. Natalie aurait aimé mettre en place un système de visite à domicile, mais…

 

Natalie avec un enfant handicapé

Natalie avec un enfant handicapé (Source : ASMAF)

 

Natalie Metz essaye de maintenir l’espoir d’une amélioration de la situation des handicapés auprès des populations locales mais, pour beaucoup, la guérison n’est pas au bout du chemin. Au moins pourront-ils vivre dans un certain « confort ».

 

Aujourd’hui, Natalie est rentrée en France mais ses deux auxiliaires vont assurer la suite. Elle retournera sur place deux fois par an pour les questions de formation et de conseil. Et s’occuper de l’épineuse question de la logistique depuis la France lui semble être une mission tout aussi indispensable.

 




Il est passé par ici ! Il reviendra !

 

Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea et son vêtement devint d’une blancheur éclatante.

Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui: c’étaient Moïse et Elie  apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.

Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.

Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu’il disait.

Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée.

Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»

Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu’ils avaient vu.

Luc 9, 28-36

 

 

Illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay


 

Quand on célèbre la cène, faisant mémoire avec un récit, des mots et des gestes, du dernier repas de Jésus avec ses disciples, avant qu’il soit arrêté, jugé, condamné, exécuté, quand au moment de la rupture du pain et de l’élévation de la coupe l’assemblée forme son cercle, puis communie, dans la joie, le recueillement et la reconnaissance, quand des regards émus s’échangent, et que le silence, ou la musique de cet instant, résonnent d’une qualité particulière …. passe un souffle d’éternité, se perçoit comme un soupir de Dieu, soupir heureux, car ses enfants reçoivent et accueillent en eux et entre eux sa véritable paix !  C’est indicible, c’est d’un autre ordre que l’ordre quotidien des choses. Et il est impossible de retenir ce temps, ce passage de « l’ange ».

Il en va de même de cette expérience extraordinaire sur la montagne offerte par Jésus à ses disciples Pierre, Jean et Jacques. Heureusement l’événement a donné lieu à un récit, écrit dans les évangiles, ce qui nous permet de le goûter. Mais comme la célébration de la cène, l’histoire de la transfiguration relève d’un moment de pure grâce, où tout est lumière, transparence, et où la communion des saints, figurée par la présence de Moïse et d’Elie auprès de Jésus et des siens prend corps et réalité, fait sens. 

Nous n’en saurons pas davantage mais, qui que nous soyons et où que nous soyons, nous aurons pu recevoir dans la foi et la confiance l’assurance que l’amour est plus fort que la mort et que Dieu est présent au milieu des siens.

 

 

Bandeau méditation du jeudi
 

 

Cette semaine nous prions pour nos envoyés en Haïti et pour le peuple haïtien.

 

Je crois à la miséricorde de Dieu :
Il est venu partager la condition des plus pauvres,
Qui sont victimes de l’oppression politique,
Des accidents économiques ou de toute domination idéologique.
Par la naissance du Christ, je découvre que tous les réfugiés de la terre sont nos frères
Et que le Seigneur les aime, eux, en priorité.

Je crois aussi à la miséricorde de Dieu :
Pour les responsables de toutes ces souffrances.
C’est par la révolte contre le Seigneur de toute vie, ou par idolâtrie d’une idéologie
Qu’ils méprisent ou écrasent leurs frères.
Mais ils s’enferment dans la solitude et la peur.
Sur la croix, Christ leur offre le pardon.
Il les appelle à changer de vie et à reconnaître leurs frères.

Je crois à la miséricorde de Dieu pour moi aussi :
Bien souvent j’ai renié mes frères, sourd et aveugle à leurs souffrances.
Peut-être même ai-je participé à leur oppression.
Bien souvent j’ai perdu courage,
J’ai fui, j’ai abandonné ma vocation.
Mais sur la croix le Christ m’a pardonné à moi aussi.
Ressuscité, il vient à moi et m’appelle de nouveau à sa suite.
Par son esprit, il me redonne l’espérance à partager
Et le courage de le servir.


Eglise évangélique de Djibouti 1984

 

Illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay

 




Madeleine Wyld, Tunisie – Alsace

Madeleine a effectué un service civique de dix mois comme assistante d’éducation et répétitrice de français en Tunisie à l’école Kallaline, institution privée franco-tunisienne en lien avec les partenaires du Défap.



Envois en mission

Corinne et Laurent Mérer, de Brest, sont nos deux prochains Accompagnateurs œcuméniques pour une mission de paix en Israël/Palestine, du 15 février au 15 mai 2016.

Jeunes retraités depuis peu, de l’enseignement et de l’armée, ils ont proposé leur service au Défap qui les a conviés à servir dans le cadre du programme Ecumenical Accompaniement Programme in Palestine and Israël (EAPPI), mis en place par le Conseil œcuménique des Eglises.

 

Logo EAPPI

 

Corinne Mérer est placée à Bethléem et Laurent sera à Hébron. Avec les membres de leurs équipes, ils accompagneront les enfants qui doivent aller à l’école en passant par le check point 56, ils assureront une présence protective au tristement célèbre check point 300 entre Bethléem et Jérusalem qui chaque matin voit 4 à 5000 personnes le franchir, ils visiteront les villages en butte à l’agressivité des colons, ils accompagneront des familles palestiniennes confrontées à l’occupation de leur terre…


Les Eglises protestante et catholique dont ils sont membres, les accompagnent dans cette mission : une moment liturgique d’envoi a été célébré dimanche dernier dans le cadre de la paroisse protestante de Brest. Leur mission, présentée dans la presse régionale, a touché la population brestoise qui a ouvert une plateforme participative pour les soutenir.

 

Checkpoint 300 entre Bethléem et Jérusalem, DR

Checkpoint 300 entre Bethléem et Jérusalem, DR

 

 

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« L’Eternel veillera sur votre départ, comme sur votre arrivée. C’est par ces paroles qui concluent le Psaume 121 – prière du pèlerin à son départ pour Jérusalem  – que la paroisse de Brest de l’EPUdF, par la voix de son pasteur Michel Block, nous a manifesté son soutien, ses encouragements et nous a assuré de ses prières, à l’occasion de notre départ en Palestine prévu le 15 février 2016 pour la session 60 du programme EAPPI. 

Emouvante cérémonie, au milieu du culte de dimanche dernier, symbole d’une communauté qui nous « envoie » : debout devant l’autel, entourés par les membres du conseil presbytéral bras ouverts, nous nous tenions face à l’assemblée et à Michel. Nous lui avions fait part notre projet quelques semaines auparavant, et nous l’avions présenté à sa demande au conseil presbytéral, lequel avait décidé unanimement d’y associer la paroisse.

 

Hébron, départ à l’école, DR

Hébron, départ à l’école, DR

 

Manifestation moins formelle, mais tout autant chaleureuse du diocèse de Quimper qui nous a largement ouvert ses médias, bulletin diocésain et radio ; nous avons pu y expliquer en détail notre démarche et le projet EAPPI, tandis qu’à l’occasion de la cérémonie des vœux de la Paroisse catholique de Brest-Centre, le curé doyen Claude Caill, saluait notre prochain départ devant l’ensemble des responsables de la communauté paroissiale.

« Mission de paix pour deux Brestois » annonçait enfin Le Télégramme du 15 janvier dans un bel article en deux colonnes, élargissant l’information à un plus vaste public, expliquant ainsi aux lecteurs la teneur du programme EAPPI peu connu dans l’Ouest et le sens de notre démarche. La rédaction du journal nous soutien et nous sommes convenus d’envoyer régulièrement des nouvelles.

Et bien sûr les amis sont là : s’il y a eu quelques incompréhensions, car le sujet reste délicat, les messages d’encouragements affluent désormais sur le net alors que la date approche. Nous enverrons aussi des nouvelles…

Il ne reste plus qu’à partir…S’il demeure beaucoup d’inconnues et un soupçon d’appréhension, nous allons en confiance, car L’Eternel nous gardera de tout mal ; Il gardera notre âme, assure encore le Psaume 121. »

 

Corinne et Laurent

 

Retrouvez la plateforme participative 

 




Cameroun : un pays en guerre ?

Du 24 janvier au 1er février, le secrétaire général du Défap, le pasteur Bertrand Vergniol, s’est rendu au Cameroun. Retour sur un voyage qui dessine les contours d’un projet ambitieux.

Un rendez-vous attendu

 

La présence du Pasteur Bertrand Vergniol aux réunions de coordination technique de la Cevaa s’est faite dans le cadre du partenariat qui lie les deux institutions. Ce temps d’échange régulier permet toujours au Défap, en qualité d’observateur et de représentant des Eglises de France, de nouer des liens avec des invités venus du monde entier.

 

Coordinations de la Cevaa, Douala, Cameroun, Janvier 2016, DR

Coordinations de la Cevaa, Douala, Cameroun, Janvier 2016, DR

 

Cette fois-ci, il a permis de revenir sur la situation actuelle des Églises du Cameroun. En écoutant les Camerounais parler, on comprend ce qui est au centre de leurs préoccupations, à savoir le terrorisme qui endeuille régulièrement la région de l’Extrême Nord.  Un sentiment de peur s’infiltre dans la vie quotidienne, au point de gangrener les projets et les relations humaines.

 

Sinistre perspective

 

Les Camerounais craignent que la situation n’aille en se détériorant. Les mesures de sécurité, qui rendent les frontières plus difficiles à franchir, sont l’un des signes qui montrent à quel point le pays craint une certaine forme de contagion terroriste. En effet, les attentats qui sont commis de plus en plus souvent dans les villes et villages du Nord et dans toute la région du lac Tchad font peser une menace constante sur la population.

Du coup, les villageois s’organisent pour se protéger. La circulation des armes s’intensifie et c’est ce type de dégradation des relations sociales et inter-religieuses qui porte le ferment de la déstabilisation qui pourrait alors s’étendre à toute la région. Même si les terroristes djihadistes s’en prennent autant aux musulmans qu’aux chrétiens, détruisant aussi bien les mosquées que les églises.

 

Voyage au Cameroun, janvier 2016, DR

Voyage au Cameroun, janvier 2016, DR

 

Tant que la Force d’intervention conjointe multinationale, composée de militaires camerounais, tchadiens, nigériens, nigérians et béninois n’aura pas entièrement repris de contrôle de toutes les poches de résistance des islamistes se réclamant du mouvement Boko Haram, alors la vie des populations ne pourra pas reprendre son cours normal.

 

Des outils au service de la paix

 

Pour les Églises, la résistance à l’obscurantisme passe par la construction d’une parade commune et universelle faite de réflexion intelligente et constructive et soutenue par la foi.

 

Cameroun, janvier 2016, DR Cameroun, janvier 2016, DR

Cameroun, janvier 2016, DR

 

Pour le pasteur Bertrand Vergniol, cela relève aussi de l’engagement :

« Nous, Défap, ce que nous devons faire, au nom des relations que nous avons de par le monde, et en premier lieu avec les Eglises, c’est aider à réfléchir, et à se servir de ce réseau international extraordinaire que constituent chacune des Églises, pour développer la paix. Nous pouvons mettre en perspective des thématiques comme la sécularisation et l’intégrisme, qui vont servir à accompagner les Églises sœurs. Nous pouvons aussi nous inspirer de leurs réflexions pour accompagner les mouvements qui agitent nos sociétés. Les mêmes phénomènes se voient désormais en Afrique et en Europe, sous différentes formes. Il en va de la responsabilité des Églises d’aborder en commun toutes ces questions. »


Cette mission, le Défap et la Cevaa la portent ensemble : faire en sorte que la religion soit avant tout un facteur de paix.