Dieu n’est pas pour la mort mais pour l’amour et la vie !

Méditation du jeudi 21 juillet 2016 – Atterrés par la tuerie qui a eu lieu le soir du 14 juillet à Nice, nous remettons à Dieu les victimes et leurs familles.

Le Seigneur dit alors à Abraham : « Les accusations contre les populations de Sodome et Gomorrhe sont graves, leurs péchés sont énormes. Je vais descendre pour vérifier les accusations que j’entends porter contre eux. S’ils font tout ce mal, je le saurai. »

Deux des visiteurs quittèrent cet endroit et se dirigèrent vers Sodome, tandis que le Seigneur restait avec Abraham.

Abraham se rapprocha et dit : « Seigneur, vas-tu vraiment faire périr ensemble l’innocent et le coupable ? Il y a peut-être cinquante justes à Sodome. Vas-tu quand même détruire cette ville ? Ne veux-tu pas lui pardonner à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ? Non, tu ne peux pas agir ainsi ! Tu ne feras pas mourir l’innocent avec le coupable, de sorte que l’innocent ait le même sort que le coupable. Il n’est pas possible que le juge de toute la terre ne respecte pas la justice. »

Le Seigneur répondit : « Si je trouve à Sodome cinquante justes, je pardonnerai à toute la ville à cause d’eux. »

Abraham reprit : « Excuse-moi d’oser te parler, Seigneur, moi qui ne suis qu’un peu de poussière et de cendre. Au lieu des cinquante justes, il n’y en aura peut-être que quarante-cinq. Pour les cinq qui manquent détruiras-tu toute la ville ? »

Dieu dit : « Je ne la détruirai pas si j’y trouve quarante-cinq justes. »

Abraham insista : « On n’en trouvera peut-être que quarante. » 

« Je n’interviendrai pas à cause des quarante », déclara Dieu.

Abraham dit alors : « Je t’en prie, Seigneur, ne te fâche pas si je parle encore. On n’en trouvera peut-être que trente. » 

« Je n’interviendrai pas si je trouve trente justes dans la ville », répondit Dieu.

Abraham dit : « Seigneur, excuse mon audace. On n’en trouvera peut-être que vingt. » 

« Je ne détruirai pas la ville à cause de ces vingt », répondit Dieu.

Alors Abraham dit : « Je t’en prie, Seigneur, ne te fâche pas. C’est la dernière fois que je parle. On n’en trouvera peut-être que dix. » 

« Je ne détruirai pas la ville à cause de ces dix », dit Dieu.

Genèse 18,20-32


              

 Source : Hérodote.com

 

Scène époustouflante : quand avertit Dieu Abraham de son intention de détruire Sodome, celui-ci ose le mettre en cause, l’interroger sur son sens de la justice. Les innocents doivent-ils périr en même temps que les coupables ? A partir de quelle proportion d’honnêtes gens une société peut-elle être épargnée ?

Certains d’entre nous, encore habités par l’image du Dieu terrible qu’on leur a présentée dans leur enfance, s’effraient peut-être de « l’insolence » d’Abraham : comment la foudre ne tombe-t-telle  pas sur lui en même temps que sur Sodome?
Elle tombera sur Sodome, non parce que la plaidoirie d’Abraham a échoué, mais parce qu’il n’y aura pas dix justes pour sauver Sodome. Seul Loth sera épargné avec sa famille – sauf sa femme changée en statue de sel pour avoir enfreint l’interdiction de regarder en arrière.

Quant à Abraham, sa protestation devant Dieu est grandement valorisée dans la tradition juive, même s’il est parfois regretté qu’il ne soit pas allé plus loin que les dix justes. Et on cite Noé en contre-exemple, en déplorant qu’informé de la préparation du déluge, il n’ait rien fait pour prévenir sa génération et la conduire à s’amender, ni pour retenir la colère de Dieu.
Car Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se repente et qu’il vive !
  
Atterrés par la tuerie qui a eu lieu le soir du 14 juillet à Nice,  nous remettons à Dieu les victimes et leurs familles, et nous réaffirmons notre foi en un Dieu créateur, de justice et de miséricorde, qui « connait le cœur de l’homme et sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses oeuvres. » Jérémie 17,10.

 

 

Je crois en Dieu.
Par lui l’univers et notre existence sont créés toujours à nouveau.
Dans le chantier du monde, son Esprit nous anime et nous porte.

Il donne chaque jour à notre vie un sens positif,
Une dignité fondamentale,
Une vocation créatrice.
Dieu est l’avenir de l’humain.
Sa présence éternelle dépasse les espaces et les temps.

Je crois que Jésus, prophète, nous fait entendre Sa parole.
Il est celui que nous écoutons et auquel nous regardons pour savoir qui est Dieu et qui est l’homme :
Un Dieu d’amour, selon la Bible ;
Un Dieu pour lequel l’être humain et la terre entière sont une espérance invincible.
En Jésus, l’homme et Dieu sont à jamais réunis et inséparables.
Il est un exemple pour nous et pour le monde.

Nous reconnaissons une seule Église,  universelle et connue de Dieu seul.
Elle existe par-delà les institutions chrétiennes et les frontières religieuses.
Je crois à l’amour plus fort que la mort.

 

Laurent Gagnebin, professeur de théologie.

 

Source : Pixabay 

 




Un soutien sans faille

Partenaire du Défap depuis 2008, l’Action Chrétienne en Orient (ACO), qui participe au développement des communautés chrétiennes ainsi qu’à la cohabitation entre chrétiens et musulmans, porte chaque année de nombreux projets en faveur des réfugiés au Proche et Moyen Orient. Lors du conseil du 11 juin 2016, le service protestant de mission a alloué 15 000 € à l’ACO pour le financement de ses actions. Son directeur, le pasteur Thomas Wild, se réjouit de ce grand signe de solidarité.


Thomas Wild, juillet 2016, DR

 

 

Quels sont les projets actuels de l’ACO ? 

L’ACO coordonne plusieurs projets actuellement.

ACO Fellowship, tout d’abord. Il s’agit de la communauté d’Églises entre Églises d’orient et Églises d’occident qui est composée de six membres : l’ACO France, l’Union des Eglises évangéliques arméniennes du Proche-Orient (UAECNE), le Synode national évangélique de Syrie et du Liban (NESSL), le Synode des Eglises évangéliques d’Iran, DM-échange et mission et l’Alliance missionnaire réformée des Pays-Bas.
Mais sur place, nous rencontrons de nombreux problèmes. Le Synode arabe, en Syrie et au Liban, connaît des difficultés. Face à la guerre civile et à l’exode ou au déplacement d’une grande partie de la population, ses neuf paroisses ont dû faire face à un bouleversement de leur organisation. Deux ont dû fermer (Idleb et Kharaba), d’autres du fait des réfugiés ont vu leur nombre augmenter. Et il en est de même pour les paroisses de l’Union Arménienne. Au Liban, le pays a accueilli plus d’un million de réfugiés dont une partie est accueillie par les églises.

Notre deuxième gros chantier est l’Egypte. C’est le pays du Moyen-Orient qui compte le plus grand nombre de protestants. Notre action a démarré avec la prise en charge des deux communautés francophones d’Egypte. L’objectif était de construire des relations avec la grande Eglise protestante sur place, appelée Synode du Nil ou Eglise presbytérienne d’Egypte (environ 400 000 membres).
Aujourd’hui, les programmes sont nombreux : poste pastoral (financé par l’ACO France et Suisse), envoi d’enseignants français à une école du synode du Nil, envoi de volontaires en soutien à un orphelinat du Caire et la collaboration avec l’ONG égyptienne CEOSS (Coptic Evangelical Organization for Social Services ) qui mène différents projets en parallèle comme la formation à la résolution non-violente de conflits et la traduction d’ouvrages théologiques français en arabe.
Parallèlement, nous agissons en Arménie à travers l’envoi de professeurs bénévoles de théologie et le co-financement, en collaboration avec l’association « Espoir pour l’Arménie », d’un projet humanitaire.

En Palestine, nous intervenons en collaboration avec le Défap sur le programme EAPPI.

Comment l’aide octroyée par le Défap va-t-elle permettre de faire avancer vos projets ?

Nous avons déjà eu des projets de collaboration avec le Défap mais c’est la première fois que nous obtenons une aide financière d’une telle ampleur. Il s’agit d’un bel acte de solidarité de la part d’un membre de cette communauté de foi que nous sommes. 

Cette aide va financer des projets d’urgence liés à la crise syrienne :
-soutien des enseignants restés en Syrie qui vivent dans des conditions difficiles
-venue d’étudiants libanais en Syrie.
– aide médicale et alimentaire à des personnes âgées dans les quartiers d’Alep.

Au total, 350 personnes pourront être assistées à travers ces programmes.


Quelles sont vos projets à venir ?

Le grand projet de cette rentrée c’est l’arrivée d’un nouveau pasteur au Caire en septembre 2016…ce qui, je l’espère, contribuera à un développement des relations avec la chrétienté égyptienne, la plus importante numériquement de tout le Moyen Orient.
 




En route pour le Grand Kiff

Dès le 24 juillet, 1 000 jeunes sont attendus à Saint-Malo pour l’édition 2016 du Grand Kiff.

Du 17 au 31 juillet 2016, dans l’Alter-Kiff, une quinzaine de camps-service sont proposés aux 18-30 ans. Ils s’y formeront au service pour accueillir, accompagner, encadrer, animer les plus jeunes qui n’arriveront que le 24. Le thème de ce rassemblement est : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Cette question de Jésus sera déclinée à travers des ateliers, des spectacles, des moments spirituels et des animations de toute sorte. Elle retentira dans des langues différentes car des jeunes de différents pays sont invités à y participer.


Le Défap soutient l’accueil de vingt jeunes de la Cevaa et les cinquante jeunes de la Réunion, Mayotte et l’Ile Maurice qui viendront avec leur pasteur. Ce Grand Kiff sera une excellente occasion pour le Défap de témoigner de son travail, et d’inviter les jeunes à s’engager dans le service civique ou le service volontaire international.

 

Source :EPUdF

 

 




Etre à la fois Marthe et Marie !

Méditation du 14 juillet 2016 – Nous prions pour les envoyés en session de formation au Défap

Tandis que Jésus et ses disciples étaient en chemin, il entra dans un village où une femme, appelée Marthe, le reçut chez elle.

Elle avait une soeur, appelée Marie, qui, après s’être assise aux pieds du Seigneur, écoutait ce qu’il enseignait.

Marthe était très affairée à tout préparer pour le repas. Elle survint et dit : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour accomplir tout le travail ? Dis-lui donc de m’aider. »

Le Seigneur lui répondit: « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevée. »

 


Marthe et Marie (Vélasquez, 1618)


Peut-on imaginer Jésus mettre en doute les vertus de l’hospitalité, lui qui n’a cessé d’inviter ou de se faire inviter chez les uns et chez les autres ? 

Peut-on l’imaginer inconscient des nécessités pratiques et concrètes de la table, lui qui a changé l’eau en vin quand il le fallait et a su pourvoir à la nourriture de 5000 personnes en pleine nature ?

Certes il n’a pas eu besoin de feu, de broches ou d’ustensiles pour préparer un festin de viandes grasses ; l’eau, le pain, les poissons et la bénédiction de Dieu s’avérant suffisants pour l’heure. 

Mais en bon descendant d’Abraham, Jésus a toujours su ce qui se jouait dans l’invitation à partager la table, et que rien ne pouvait advenir sans préparatifs.

Alors ? La petite leçon, pleine d’humour, adressée à Marthe, et que nous pouvons prendre pour notre compte, concerne peut-être simplement la respiration.

Marthe, je te prie, ne transforme pas ta mission, ta responsabilité, en esclavage qui t’essouffle et te porte trop souvent à reprocher aux autres ce que tu fais pour eux !

Que la paix accompagne tes gestes, et que l’odeur des mets sur le fourneau te mette en joie, si telle est ta vocation !

Sinon arrête tout ! Viens m’écouter et nourrir ton courage ! 

Sens-toi libre de rester près de moi pendant que je suis encore là. Respire, reprends haleine !

 

 

Nous prions pour tous les envoyés en session de formation au Défap


S’asseoir pour oser risquer
Seigneur Jésus,
Pour révéler le mystère du Royaume de Dieu, Tu as pris beaucoup de risques !
Tu as risqué l’éternité dans le temps,
Tu as risqué l’invisible dans un visage d’homme,
Tu as risqué le divin dans un corps humain.

Tu as risqué la Parole dans la fragilité de nos mots,
Tu as risqué la bonté de Dieu dans la banalité de gestes quotidiens.
Tu as même pris le risque
D’être récupéré, mal interprété, défiguré.

Seigneur, depuis ton incarnation,
Comment te suivre sans prendre des risques ?
Donne-nous le goût du risque
Et le courage de le prendre en toute lucidité.
Donne-nous de risquer notre coeur, notre intelligence et notre raison,
De risquer nos biens, notre avenir et  notre réputation,
De risquer l’hostilité, l’indifférence et même la croix.

Mais tant de risques, tu le comprends bien, demandent réflexion,
Tant de risques méritent que je prenne le temps de m’asseoir
Pour accueillir, dans le silence de la prière, ton Esprit,
Source et force de mes choix,
Pour en vérifier les fondations.

Accorde-moi la grâce de bâtir ma vie
Sur le roc de ta Parole,
De durer en ta Présence, de commencer et d’achever
L’ouvrage de ma vie avec Toi.

Michel Hubaut, Franciscain

 

Source : Pixabay

 

 




Le container est bien arrivé

Après quelques semaines d’attente, le container chargé de matériel médical à destination du nord du Cameroun est enfin sorti du port de Douala et il a pu prendre la route vers sa destination finale.

Une arrivée attendue

Le container est sorti de la zone sous douane le 24 juin 2016. Dès le lendemain, un camion l’a pris en charge et s’est mis en route pour différentes localités de l’extrême nord du pays auxquels son contenu est destiné.  Plusieurs escales sont prévues : M’Balang N’Djalingo pour le secteur de Ngaoundéré – un projet dans lequel l’association alsacienne « Triangle d’Afrique » est partenaire – puis la ville de Yagoua, pour l’hôpital protestant géré par l’Église Fraternelle Luthérienne du Cameroun et ensuite le dispensaire de Pouss.

 

 Arrivée du container à Douala, DR

 
Un projet de longue date

L’opération a été lancée il y a quatre ans. Son principal initiateur, Luc Carlen, était parti en 2010 dans le cadre d’un Volontariat de la solidarité internationale (VSI) au Cameroun, avec le Défap.
À son retour, en 2012, il a décidé de rassembler du matériel médical pour l’envoyer au dispensaire de Pouss, où il avait lui-même travaillé. Ces efforts vont efficacement pallier au manque de moyens pour soigner la population rurale.

 

Sensible au projet de son ancien envoyé, le Défap s’est associé à cette initiative en ajoutant au container des ouvrages bibliques à destination de l’institut supérieur de théologie de Kaélé et de l’Institut protestant de Ndoungue.

 

Matériel prêt au départ, DR

 

 




Exilés : l’accueil d’abord !

Le 14 juillet prochain le collectif « Exilés : l’accueil d’abord ! », créé par l’Eglise protestante unie de France, lancera une campagne de sensibilisation nationale sur l’accueil des exilés en France. A l’occasion de la fête nationale, le mouvement appelle à un accueil conforme aux principes républicains et aux capacités de la France. Engagé en faveur des réfugiés de par le monde, le Défap soutient activement ce mouvement.

Le collectif

Lancé par l’ Eglise protestante unie de France, le collectif a de nombreux partenaires : l’Église protestante unie de France, la Cimade, l’association interreligieuse des jeunes Coexister, la Fédération de l’Entraide Protestante, la Fédération protestante de France, les Éclaireuses et éclaireurs unionistes de France, la Fondation et la Communauté des Diaconesses de Reuilly, l’Union bouddhiste de France, l’Institut protestant de théologie, la Mission Populaire Évangélique de France, l’hebdomadaire Réforme, le site de l’actualité vue par les médias protestants Regardsprotestants et l’agence de communication Aggelos.
À ce jour, 200 paroisses ont déjà participé activement à des manifestations publiques, installé des bannières sur leurs façades, mis en place des animations œcuméniques et interpelé des élus.
Pour sensibiliser l’opinion publique, des conférences de presse sont organisées dans une vingtaine de villes.

 

Liberté, Egalité, Fraternité, Exil : l’accueil d’abord

 » Exilés : l’accueil d’abord ! « propose de sensibiliser l’opinion publique par une mobilisation symbolique et médiatique. Dans ce but, deux actions symboliques sont menées en parallèle :

  • l’affichage d’une bannière sur les façades des églises, temples, bâtiments pour diffuser ce message
  • l’interpellation des élus sur les réseaux sociaux ou par courrier pour un engagement concret dans les communes, les départements et au niveau de l’Etat.

Contre la logique de méfiance et de rejet, le collectif veut faire entendre une voix généreuse et réaliste. Oui, pour accueillir les exilés, la France doit faire plus et mieux !

 

Retrouvez toutes les informations utiles sur le site www.accueillons-les-exiles.fr

Lire le témoignage de Florence Taubmann lors de sa visite
du camp de réfugiés de Grande Synthe en mars 2016.

Lire le témoignage de Valérie Thorin lors de sa visite
du camp de Grande Synthe en mars 2016.

 




Devenir prochain : s’arrêter, écouter, soigner, consoler, encourager…

Méditation du jeudi 7 juillet 2016 – Nous prions pour nos envoyés aux Antilles et pour tous les habitants

Un maître de la loi intervint alors. Pour tendre un piège à Jésus, il lui demanda : « Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ? »

Jésus lui dit : « Qu’est-il écrit dans notre loi ? Qu’est-ce que tu y lis ? »

L’homme répondit : « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence. » Et aussi : « Tu dois aimer ton prochain comme toi-même».

Jésus lui dit alors : « Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras. »

Mais le maître de la loi voulait justifier sa question. Il demanda donc à Jésus : « Qui est mon prochain? »

Jésus répondit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho lorsque des brigands l’attaquèrent, lui prirent tout ce qu’il avait, le battirent et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.

Il se trouva qu’un prêtre descendait cette route. Quand il vit l’homme, il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.

De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit l’homme, passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.

Mais un Samaritain, qui voyageait par-là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il en eut profondément pitié. Il s’en approcha encore plus, versa de l’huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans un hôtel, où il prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’hôtelier et lui dit :«Prends soin de cet homme; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.»

Jésus ajouta : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l’homme attaqué par les brigands ? »
Le maître de la loi répondit : « Celui qui a été bon pour lui. »
Jésus lui dit alors : « Va et fais de même. »

Luc 10,25-37

 

Source : Pixabay

 

Ce qui m’a toujours profondément touchée dans l’histoire du bon samaritain, au-delà du fait qu’il s’arrête près du blessé, c’est le soin qu’il prend à l’aider et à l’accompagner jusqu’au bout !

Il ne s’agit pas de minimiser la compassion d’urgence et le fait de porter « instinctivement » assistance à celui qui peut être en danger de mort.  Au contraire, que ce soit à un niveau professionnel, associatif, ou simplement personnel,  il est si important que l’humain sache s’arrêter pour se montrer concrètement gardien de son frère !  Et le récit raconté par Jésus montre que ce n’est pas toujours le cas en évoquant ces deux passants qui prennent bien soin de changer de trottoir de peur d’avoir à se mouiller les mains.

Mais s’arrêter est porteur d’un au-delà de l’urgence. C’est devenir responsable de celui auprès de qui on s’arrête, et cela a parfois de quoi nous faire frémir ! Jusqu’où et jusqu’à quand devrai-je aider celui qui a besoin de moi ? Le pourrai-je ?  Notre samaritain est remarquable car il pense à tout, comme une mère. Il porte le blessé dans une auberge, le fait soigner, paie les frais, anticipe les besoins supplémentaires et annonce son retour pour prendre des nouvelles et régler le surplus.

Finalement, il fait à autrui tout ce que chacun aimerait qu’autrui fasse pour lui en pareil cas, même s’il ne le pense pas sous cette forme-là à ce moment-là.
N’est-ce pas cela être prochain ?

 

Nous prions pour nos envoyés aux Antilles et pour tous les habitants.
Seigneur ta force parait dans le soleil,
Ta grandeur dans les étoiles,
Ta douceur dans la nuit,
Ta profondeur dans les eaux de la mer.

Toutes tes œuvres te louent et nos yeux te rendent grâce pour la joie du petit enfant
L’amour de la mère, la force de l’homme,
La beauté fragile du monde.

Cette fragilité est toujours devant ta face.
Accorde-nous le courage et la force de persévérer dans la solidarité avec nos frères et nos sœurs de ce monde,
De nourrir ceux qui ont faim,
De pleurer les enfants à naître dans la pauvreté,
De pleurer les victimes de guerre,
D’avoir compassion pour ceux qui souffrent du sida,
D’apporter réconfort aux victimes de toute violence,
D’être artisan de paix dans un monde déchiré par la haine la peur et l’orgueil.

Seigneur, viens au secours des faibles et touche le cœur des forts.
Que la plénitude de ta paix, ta justice et ta réconciliation viennent en notre temps.
Nous te prions dans le Seigneur Jésus, ton Fils et notre Sauveur.

Amen

 

Source : Pixabay

 




Une journée sous le signe du partage

Le 23 juin 2016, le Défap recevait les accompagnateurs œcuméniques du programme EAPPI France dont il assure la coordination. Chaque année, le programme envoie quatre accompagnateurs en Cisjordanie. Ce jour-là, parmi les dix-neuf personnes présentes, candidats et anciens envoyés confrontent leurs attentes et leurs vécus. Une journée riche en partage d’expériences que nous vous dévoilons aujourd’hui.

Des profils divers pour une même mission de paix

Catholique, protestant, pasteur, professeur, avocat, ancien employé de banque ou aumônier…les profils des accompagnateurs EAPPI sont bien différents. Certains sont déjà partis plusieurs fois, d’autres ont simplement déposé leur candidature. Mais peu importe, ici il est avant tout question d’échange d’expériences et de débat autour des améliorations à proposer pour les futurs départs.

 

Session de travail du programme EAPPI France, juin 2016
© Agence Kaolin

Sur le terrain

Aucun voyage ne se ressemble mais les ressentis se rejoignent souvent. Témoins de la non-communication ou des difficultés à vivre et à comprendre les autres, les accompagnateurs EAPPI ont parfois été témoins de scènes violentes qu’ils partagent avec beaucoup d’émotion. Ce jour-là les témoignages se succèdent devant l’assemblée attentive : « il y’avait des incidents tous les jours », « un jour j’étais au checkpoint et il y a eu un phénomène de foule, les gens ont voulu passer au-dessus des barrières. Lorsque tout est revenu dans l’ordre je me suis dit : que pouvons-nous faire ?».

Le pasteur Bertrand Vergniol était à Hébron entre 2013 et 2014 et il en parle comme si c’était hier :
« Je me souviens d’une humiliation que j’ai presque vécu. Un homme âgé de 75-80 ans a été obligé d’enlever sa ceinture en passant au checkpoint. Le jeune soldat présent l’a considéré avec beaucoup de dédain, alors qu’il aurait pu être son grand-père. »

Si c’était à refaire…

Difficile de ne pas aborder ses regrets, ses craintes ou ses attentes pour d’autres départs.
A la question « si c’était à refaire ? », chacun apporte une réponse bien personnelle : « j’aurais aimé mieux comprendre le contexte sur place et les forces en présences », « j’aurais aimé avoir davantage d’échanges avec les Israéliens qui subissent aussi des attaques », « je voudrais plus développer l’aspect interreligieux ».

Participer à une mission de paix telle que le programme AEPPI ne laisse pas indemne. L’échange et le partage d’expériences sont donc particulièrement précieux.

 

 

 




Mission : recevoir les témoins qui nous sont envoyés !

Méditation du jeudi 30 juin 2016 – Nous prions pour nos envoyés en Tunisie et pour le peuple tunisien

Après cela, le Seigneur choisit soixante-douze autres hommes et les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et tous les endroits où lui-même devait se rendre.

Il leur dit : « La moisson à faire est grande, mais il y a peu d’ouvriers pour cela. Priez donc le propriétaire de la moisson d’envoyer davantage d’ouvriers pour la faire. En route ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne prenez ni bourse, ni sac, ni chaussures ; ne vous arrêtez pas en chemin pour saluer quelqu’un. Quand vous entrerez dans une maison, dites d’abord : «Paix à cette maison.»

Si un homme de paix habite là, votre souhait de paix reposera sur lui ; sinon, retirez votre souhait de paix. Demeurez dans cette maison-là, mangez et buvez ce que l’on vous y donnera, car l’ouvrier a droit à son salaire. Ne passez pas de cette maison dans une autre.
Quand vous entrerez dans une ville et que l’on vous recevra, mangez ce que l’on vous présentera ; guérissez les malades de cette ville et dites à ses habitants : «Le Royaume de Dieu s’est approché de vous.» 

Mais quand vous entrerez dans une ville et que l’on ne vous recevra pas, allez dans les rues et dites à tous : «Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s’est attachée à nos pieds. Pourtant, sachez bien ceci : le Royaume de Dieu s’est approché de vous.» Je vous le déclare : au jour du Jugement les habitants de Sodome seront traités moins sévèrement que les habitants de cette ville-là. »

Luc 10,1-20

 

Source : Pixabay

L’envoi par Jésus des 72 hommes n’est pas sans rappeler l’institution des 70 anciens par Moïse, destinés à l’aider dans son ministère auprès du peuple. Ici il ne s’agit pas de guider le peuple mais d’aller vers les 70 nations de la terre, qui représentent l’ensemble du monde habité,  afin de faire connaître à tous le nom de Dieu et l’Evangile.

Cette mission a été confiée et vécue à travers les siècles, comme la vocation chrétienne par excellence, évangile voulant dire bonne nouvelle, et bonne nouvelle impliquant annonce, publication, diffusion.  Et l’on pourrait dessiner –depuis les voyages de l’apôtre Paul, la carte des évangélisations qui ont christianisé une grande partie du monde, quelles que soient les Eglises et confessions qui en sont nées.
Les livres d’histoire nous apprennent que les missionnaires n’ont pas toujours été bien reçus, mais  aussi qu’ils n’ont pas toujours agi dans un sens rigoureusement évangélique – prisonniers qu’ils étaient parfois des logiques et des intérêts de leurs souverains.

Bon an mal an nous pouvons cependant, chaque dimanche matin, prier en communion avec des chrétiens de tous pays, de toutes cultures, de toutes traditions, de toutes langues ….. Et à l’heure où notre Europe voit les églises se vider, certainement nous pouvons et devons nous réjouir que Jésus envoie vers nous de nouveaux témoins de l’Evangile !
Surtout qu’ils n’aient pas à secouer la poussière de leurs souliers !

 

Nous prions pour nos envoyés en Tunisie et pour le peuple tunisien.

Seigneur notre Dieu, notre Père,
Aujourd’hui, dans la dynamique de partage et d’ouverture à laquelle tu nous appelles, nous voulons te prier pour tous nos soeurs et frères en humanité, chrétiens, musulmans, juifs, hindous, bouddhistes, animistes ou encore athées.

Aide-nous à nous enrichir du pluralisme et de ce que chacun peut nous apporter.

Apprends‐nous à accueillir avec amour et bienveillance nos voisins, nos collègues, les camarades de nos enfants, quelques soient leurs horizons culturels ou spirituels.

Nous te prions pour la paix, le respect et le dialogue entre les peuples et les croyants du monde entier.

Nous te remettons en particulier les responsables des différentes communautés religieuses, afin qu’ils soient créateurs de liens et de lieux d’échanges.

Sois avec tous ceux qui oeuvrent à plus de compréhension, d’ouverture, de vivre ensemble.

Apporte‐leur la force, la persévérance et l’humilité nécessaires pour valoriser la diversité.

Seigneur, que nos Eglises soient, à l’image de ton fils Jésus Christ, des lieux d’accueil et d’ouverture, capables de se laisser interpeller.

Que les expériences interreligieuses des Eglises soeurs au Maroc, au Sénégal, à l’île Maurice ou encore au Moyen‐Orient puissent nourrir nos propres apprentissages.

Oui, Seigneur notre Dieu, nous croyons au vivre ensemble.

Fais de nous des porteurs d’amour pour que nous puissions construire un monde de paix et de partage. 

Amen.

 

Source : Pixabay




Derniers jours avant la formation des envoyés

C’est l’évènement qui mobilise le Défap chaque année. Du 4 au 15 juillet, le service protestant de mission formera sa quinzaine d’envoyés prêts à partir dans 8 pays à travers le Monde. Deux semaines indispensables pour échanger, réfléchir mais aussi découvrir les projets des autres participants.

Comme chaque année, la formation annuelle de préparation dispensée par le Défap s’adresse à tous les candidats au départ à la fin de l’été, quels que soient la durée de leur mission et leur statut. Qui part ? Dans quel but ? Quel est le contexte sur place ? Qui rentre ? Quatre questions sur lesquelles les candidats pourront s’interroger mutuellement.

Deux semaines d’échanges et de réflexions

Interculturalité, cadre de la mission, engagement personnel…la formation s’annonce déjà riche. Au programme : conférences, ateliers de mises en situation et animations basées sur la participation active des envoyés.

En complément de l’équipe du Défap, des intervenants extérieurs animeront des conférences. Certains ont d’ores et déjà confirmé leur présence comme la sociologue Evelyne Engel, le pasteur Thomas Wild (secrétaire général d’ACO) et Hervé Ott, formateur en crise et conflits en milieu interculturel.

 


Envoyés du Défap partis en 2015

Un évènement à ne pas manquer

A l’issue de la formation, chacun aura acquis une meilleure connaissance de soi même mais aussi des autres. Les candidats échangeront sur leur diversité de lieux de mission et d’expériences antérieures.
Service envoyés, pôle RSI, pôle animation France, bibliothèque…cet été tout le Défap vivra au rythme de la formation de ses envoyés.

 

Vous pourrez suivre cet évènement sur notre site. Rendez-vous dés le 4 juillet.

 




L’Eglise Protestante de la Réunion en fête

Le 17 juin dernier, le Secrétaire Général du Défap, Bertrand Vergniol, a rendu visite à l’Eglise Protestante de la Réunion, à l’occasion de l’installation du nouveau Conseil Presbytéral.

L’EPR avait connu quelques difficultés après le départ annoncé de son pasteur basé à St Denis alors que le projet de construction du centre paroissial et social CMLK tardait à sortir de terre.
Cette Eglise protestante est loin de tout (à 10 000 kms de Paris), l’Eglise sœur la plus proche étant à l’île Maurice !
Cette expérience montre l’importance de ce genre de visite pour la communauté.

Le pasteur Bertrand Vergniol est venu écouter, encourager et aussi enseigner et former. Il a rappelé que l’Eglise ne peut et ne doit pas tourner autour d’elle-même !

L’évangile nous pousse à regarder autour de nous, à Mayotte, à Madagascar et aussi dans la rue d’à côté. Il était important de renouveler la confiance et de rassurer celles et ceux qui essaient de faire avancer les choses.

On peut dire que c’est plutôt réussi. La communauté n’attendait peut-être que ce déclic pour qu’un nouveau souffle gonfle les voiles qui ne sont en réalité pas si abimées que ça.
Désormais de nouvelles perspectives s’offrent à cette petite communauté et ses deux lieux de vie, St Denis à « LA SOURCE » et St Pierre.

 

Le Pasteur Bertrand Vergniol lors de sa visite à l’EPR, DR

 

L’Eglise Protestante de la Réunion remercie :
– son invité pour l’écoute et l’investissement à ses côtés
– le pasteur pour ce beau culte plein de vie et de diversité
– les jeunes pour leur présence et leur motivation pour le grand Kiff
– Angelo et Linou pour leur beau témoignage à l’occasion de leur confirmation
– le CP pour son engagement sincère et résolu !
– tout le monde pour le temps consacré et le partage constructif

Charles Bossert, pasteur de l’Eglise Protestante de la Réunion




Ne pas se tromper de ferveur !

Méditation du jeudi 23 juin 2016 – Nous prions pour nos envoyés à Haïti et pour le peuple haïtien.

Lorsque le moment approcha où Jésus devait être enlevé au ciel, il décida fermement de se rendre à Jérusalem. Il envoya des messagers devant lui. Ceux-ci partirent et entrèrent dans un village de Samarie pour lui préparer tout le nécessaire. Mais les habitants refusèrent de le recevoir parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Quand les disciples Jacques et Jean apprirent cela, ils dirent : « Seigneur, veux-tu que nous commandions au feu de descendre du ciel et de les exterminer ? » Jésus se tourna vers eux et leur fit des reproches. Et ils allèrent dans un autre village.
Ils étaient en chemin, lorsqu’un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas un endroit où il puisse se coucher et se reposer. »
Il dit à un autre homme : « Suis-moi. ». Mais l’homme dit : « Maître, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Jésus lui répondit : « Laisse les morts enterrer leurs morts ; et toi, va annoncer le Royaume de Dieu. »
Un autre homme encore dit : « Je te suivrai, Maître, mais permets-moi d’aller d’abord dire adieu à ma famille. » Jésus lui déclara : « Celui qui se met à labourer puis regarde en arrière n’est d’aucune utilité pour le Royaume de Dieu. »

Luc 9,51-62

 

Source : Pixabay

Il y a ferveur et ferveur !

Quand des samaritains sollicités pour recevoir Jésus lui refusent l’hospitalité –pour la raison qu’il se rend à Jérusalem, ville ennemie à leurs yeux – ses fervents disciples Jacques et Jean se montrent prêts à en découdre, et veulent invoquer les foudres du ciel pour exterminer ceux qui viennent de manquer de considération envers leur Seigneur et Maître.

Celui-ci est heureusement présent pour les calmer.

Mais la scène nous permet de voir comment peut naître le fanatisme : humiliation, colère, orgueil, désir de défendre l’honneur de Dieu !

C’est une autre ferveur que Jésus espère des hommes, tournée vers la vie. En situation d’urgence il faut choisir, et parfois sacrifier les choses les plus saintes, comme l’ensevelissement des proches ou les cérémonies d’au-revoir à une famille aimée.

L’heure des grands engagements et des grandes décisions implique forcément des ruptures, non par rejet de ce qui fut précieux, mais par enthousiasme pour une vocation impérieuse : mettre sa personne et ses talents au service que Dieu nous propose, partir en mission, ici ou ailleurs, pour réaliser quelque chose du royaume de Dieu.

Mais c’est toujours peu au regard du témoignage de celui qui n’avait pas où reposer sa tête. Car une fois que nous avons fait ce que nous devions faire, nous sommes toujours des « serviteurs inutiles », et cela doit nous prémunir contre toute volonté de puissance, a fortiori s’il s’agit de puissance spirituelle.

 

En cette semaine de la fête de la musique, prions pour Haïti avec ces mots d’Ernesto Cardenal, prêtre, poète et homme politique du Nicaragua.

Louez le Seigneur dans le cosmos,
Son sanctuaire d’un rayon de 100 000 millions d’années- lumière.

Louez-le par les étoiles et les espaces interstellaires.
Louez-le par les galaxies et les espaces intergalactiques.
Louez-le par les atomes et les vides intra-atomiques.

Louez-le avec le violon et la flûte et avec le saxophone.
Louez- le avec les clarinettes et le cor, avec des clairons et des trombones.
Louez- le avec des violes et des violoncelles, avec des pianos et des synthétiseurs.

Louez- le avec le blues et le jazz, le rock et le rap,
Et avec des orchestres symphoniques,
Avec des slams et la 5ème de Beethoven,
Avec des guitares et des percussions.
Louez- le avec des CD et des enregistrements numériques.

Que tout ce qui respire loue le Seigneur,
Toute cellule vivante,
Alléluia !

Source : Pixabay