Le président et le secrétaire général du Defap écrivent à l’Eglise évangélique du Gabon

Dans le contexte particulièrement tendu lié aux résultats contestés des dernières élections présidentielles au Gabon, le pasteur Jean Jacques Ndong Ekouaghe, président de l’Eglise évangélique du Gabon a publié, le 17 septembre dernier, un communiqué appelant les Gabonais au calme et au respect du résultat des urnes.

Jean-Jacques Ndong Ekouaghe, président de l’Église Évangélique du Gabon – source : Cevaa

Les président et secrétaire général du Defap, Joël Dautheville et Bertrand Vergniol, ont tenu à apporter leur soutien et à témoigner de leur solidarité à ce médiateur et, par son intermédiaire, au peuple gabonais tout entier.

Retrouvez l’intégralité du communiqué ici.




Zoom sur … le Conseil du Défap

Les 16 et 17 septembre dernier, le Défap a tenu son conseil à Paris. L’occasion pour ses membres, de faire le point sur l’année écoulée et de partager les perspectives pour l’année à venir.

Le Conseil du Défap a été ouvert par le nouveau président, Joël Dautheville qui, cette année, a expérimenté un fonctionnement nouveau alternant temps de travail en groupe et séances plénières.
Après un temps de méditation permettant de placer ce moment sous le regard de Dieu, les différents points de l’ordre du jour ont été validés.
Plusieurs intervenants ont présenté les événements missionnaires récents avant de développer les événements à venir.
Quelques dates à retenir dès maintenant :
– Le Forum du Défap qui aura lieu à Sète du 28 au 30 octobre avec pour objectif une réflexion et un travail de fond sur la question « Comment faire Eglise aujourd’hui ? »
– L’Assemblée générale de la Cevaa qui aura également lieu à Sète du 18 au 26 octobre sur le thème suivant : l’action commune autour des familles.
– Le colloque financier du 25 novembre qui a vise à rassembler les trois Eglises fondatrices, le Défap et la Cevaa pour déterminer le mandat confié par les Eglises au Defap et les clés de répartition du financement Défap/Cevaa.
Parmi les décisions actées par le Conseil, il faut noter la création d’un poste de pasteur animateur jeunesse, relais du Defap dans les paroisses. Il a pour but le recrutement de nouveaux envoyés et le développement des animations missionnaires. A noter également que cette année marque la fin du partenariat avec le Miccao (MInistère Chrétien Commun en Afrique Occidentale).
Par ailleurs, le Conseil a acté ou amendé un certain nombre de process en vue d’améliorer la vie du Conseil et validé son intérêt pour le nouveau fonctionnement mis en place cette année.




Décès de Shimon Peres : la mort d’un symbole

Shimon Peres était l’un des derniers témoins de la création de l’Etat d’Israël. Il s’est éteint aujourd’hui, à Tel Aviv. Il avait 93 ans.

 

Figure de la vie politique israélienne pendant 66 ans, il a assumé de nombreuses fonctions dans différents gouvernements à partir de 1952 et fut notamment le neuvième président d’Israël de 2007 à 2014.

Mais c’est surtout son action en faveur de la reconnaissance mutuelle entre Israéliens et Palestiniens qui restera ancrée dans les mémoires. Alors ministre des Affaires étrangères, il mène des négociations avec la Palestine en faveur de la paix. En 1994, cette action est reconnue dans le monde entier lors de la signature des accords d’Oslo. La consécration viendra avec le prix Nobel de la Paix qu’il obtient cette année-là avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin.
Le Défap s’associe à la douleur des Israéliens qui viennent de perdre une de leurs plus grandes figures.

Shimon Peres aux côtés de Yasser Arafat en 2001
Crédit : World Economic Forum, swiss-image.ch /Photo by Remy Steinegger

 




Tous dans les bras d’Abraham !

Méditation du jeudi 22 septembre 2016. Nous prions pour nos envoyés en Egypte et le peuple égyptien.

« Il y avait une fois un homme riche qui s’habillait des vêtements les plus fins et les plus coûteux et qui, chaque jour, vivait dans le luxe en faisant de bons repas.

Devant la porte de sa maison était couché un pauvre homme, appelé Lazare. Son corps était couvert de plaies. Il aurait bien voulu se nourrir des morceaux qui tombaient de la table du riche. De plus, les chiens venaient lécher ses plaies.

Le pauvre mourut et les anges le portèrent auprès d’Abraham.

Le riche mourut aussi et on l’enterra. Il souffrait beaucoup dans le monde des morts ; il leva les yeux et vit de loin Abraham et Lazare à côté de lui.

Alors il s’écria : «Père Abraham, aie pitié de moi ; envoie donc Lazare tremper le bout de son doigt dans de l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre beaucoup dans ce feu.»

Mais Abraham dit : «Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu beaucoup de biens pendant ta vie, tandis que Lazare a eu beaucoup de malheurs. Maintenant, il reçoit ici sa consolation, tandis que toi tu souffres. De plus, il y a un profond abîme entre vous et nous ; ainsi, ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne le peuvent pas et l’on ne peut pas non plus parvenir jusqu’à nous de là où tu es.»

Le riche dit : «Je t’en prie, père, envoie donc Lazare dans la maison de mon père, où j’ai cinq frères. Qu’il aille les avertir, afin qu’ils ne viennent pas eux aussi dans ce lieu de souffrances.»

Abraham répondit : «Tes frères ont Moïse et les prophètes pour les avertir : qu’ils les écoutent !»

Le riche dit : «Cela ne suffit pas, père Abraham. Mais si quelqu’un revient de chez les morts et va les trouver, alors ils changeront de comportement.»

Mais Abraham lui dit : «S’ils ne veulent pas écouter Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader même si quelqu’un se relevait d’entre les morts.»

Luc 16, 19-31

 

    Source : pixabay

 

Quelle histoire terrible !

Deux hommes, deux mondes. Entre les deux un abime, ou un mur !

Le riche, anonyme, est enfermé dans son luxe : vêtements, nourriture, biens multiples.

Le pauvre, prénommé Lazare (Dieu aide), est enfermé dans son pauvre corps affamé, détérioré, qui n’attire que les chiens !

Et aucun miracle n’a lieu : le « méchant » riche ne devient pas bon, compatissant et généreux comme dans certains contes.
Et le pauvre ne pêche pas le poisson aux œufs d’or dans quelque étang.

Il se passe autre chose :

Le pauvre Lazare meurt et il est accueilli dans le sein d’Abraham !

Le riche anonyme meurt à son tour et il est rejeté du sein d’Abraham !

Faudrait-il donc être pauvre et se soumettre à l’ordre des choses en attendant de recevoir le centuple au paradis ?  Heureusement cette interprétation ne trouve plus beaucoup de partisans.

Il n’en reste pas moins que l’ultime consolation du malheureux Lazare nous  rappelle le lien de parenté qui unit Dieu à l’être nu de l’homme, celui qui n’a rien pour faire obstacle à son amour. Alors que la richesse, surtout en excès, risque de nous rendre sourds à la voix du cœur.

Néanmoins le sort du riche nous émeut ! Même quand, outre-tombe, il semble devenu un peu plus lucide et moins égoïste, aucune rédemption n’est en réserve pour lui !  Il se cogne à la même impossibilité que celle qu’il imposait à Lazare gisant à sa porte.

Jésus est porteur de la loi de Moïse et des prophètes : Dieu est Un et l’Humain est Un. Nous sommes tous enfants d’un même Père.  Mais chaque fois que, par mépris,  par indifférence, où par désir de dominer…nous réfutons cette unité originaire, nous signons notre propre condamnation, car nous nions le projet de Dieu.

Nous prions pour nos envoyés en Egypte et pour le peuple égyptien avec cette prière d’un auteur anonyme :

« Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères c’est à moi que vous l’avez fait. Matthieu 25 »

Comment puis-je remercier Dieu, quand mon voisin souffre de la faim et de la soif ?
Comment puis-je dire : Merci, Seigneur, pour ce repas ?

Quand mon voisin est nu et dort dans la rue,
Faut-il vraiment que je dise : ta bonté ô Dieu, soit bénie ?
Ai-je le droit de louer Dieu,
Quand il me donne, à moi seul, liberté et santé ?

Quand mon voisin est opprimé et malade,
Suis-je obligé de dire : ta miséricorde soit louée ?

Quand des millions d’hommes continuent de vivre dans les ténèbres,
Devrais-je dire : Merci à toi, ô Dieu, de me compter au nombre des élus ?

Mon enfant, je ne te donne pas à boire et à manger pour que tu sois seul rassasié
Et que tu vives dans la joie.
Je te fais ce cadeau pour que tu partages ton repas
Avec ton voisin qui crie famine.
Quand tu l’auras rassasié, il reconnaîtra ma sollicitude,
Et il me dira merci !

Mon enfant je ne te donne pas vêtements et logis
Pour que tu connaisses le confort et que l’orgueil te monte à la tête.
C’est pour que ton manteau réchauffe ton voisin qui grelotte et pour que ta maison abrite les malheureux :
Quand ils connaîtront, à travers toi, ma bonté,
Ils me béniront.

Mon enfant je ne te donne pas santé et liberté
Pour que tu jouisses sans épreuves de la vie.
Tu es robuste, alors tu peux assister les malades et les vieilles gens.
Tu es libre, alors tu peux aider.
Paroles lointaines, paroles si proches, expressions de foi de l’Eglise universelle.

 

Hortus Deliciarum. Tome 1. Herrade De Landsberg

Source : Google




Violences en RDC, le Défap reste vigilant

Des affrontements entre l’opposition et les forces de l’ordre ont eu lieu en début de semaine au Congo Kinshasa, ex-Zaïre. La fin du mandat de Joseph Kabila Kabange, président depuis 2006 réélu en 2011, approche.

Rien ne semble être fait pour organiser les élections qui devraient se tenir en décembre cette année.  Des « dialogues entre Congolais », convoqués par le chef de l’Etat, ont été institués, invitant au débat national. Mais pour les forces d’opposition, le préambule de toute démarche consiste à annoncer, par respect pour le cadre constitutionnel, que l’actuel président de la République ne sera pas candidat aux prochaines élections.

Sur place, nos amis et partenaires témoignent d’une situation tendue, où le mécontentement de la population se joint à une peur grandissante. Ce pays au sous-sol richissime, dont la population ne profite guère, rencontre les mêmes difficultés qu’un grand nombre de pays africains pour qui la démocratie n’est encore qu’à l’état d’ojectif à atteindre.

Une marche, initialement acceptée par le pouvoir en place, composée d’opposants politiques et de membres de la société civile congolaise, a été réprimée dans le sang par les forces de police et la garde républicaine. L’association Human Rights Watch parle de plus de quarante morts à ce jour. Et la contestation ne se limite pas à la capitale, d’autres villes comme Kananga sont touchées par des actes d’une extrême violence. Selon nos informations, les affrontements auraient fait une centaine de morts dont un important chef coutumier.

Nous nous associons à la douleur de ceux et celles qui vivent cet épisode tragique de la vie de la République Démocratique du Congo. Nous prions afin que la parole et la vie puissent émerger de cette crise et donner aux Congolais et aux Congolaises, la force de résister aux violences qui leur sont faites.




Leslie, Yolande et l’accueil des ABS

Entre le 22 août et jusqu’au 10 septembre 2016, Leslie et Yolande ont prêté main forte à l’équipe du Défap pour l’accueil de leurs jeunes compatriotes de Kanaky-Nouvelle Calédonie, dans le cadre du programme ABS. Qui sont-elles ? Pourquoi se sont-elles engagées dans ce projet ? Elles ont répondu à nos questions.

 

Leslie Wanaï et Yolande Hnaweongo se sont beaucoup investies dans la mission que leur avait confié le Défap : assister les étudiants ABS arrivant de Kanaky-Nouvelle Calédonie jusqu’à leur départ pour les différentes villes où ils vont faire leurs études. Elles ont donc vécu trois semaines au rythme des arrivées et des départs. Quand l’une accompagnait des jeunes à la gare, l’autre s’affairait au téléphone pour trouver un logement manquant. Bref, un travail incessant et très absorbant.

Car cette année, de nombreux dossiers d’étudiants post-bacs ont été acceptés tardivement et pour certains, il a été difficile de trouver des logements : « J’ai cherché sur les sites d’annonces immobilières, mais beaucoup de studios étaient déjà loués car la rentrée scolaire est la même pour tous, explique Leslie. J’avais heureusement la ressource du réseau Défap : des pasteurs m’ont mise en relation avec des paroissiens propriétaires de logements vacants ».


Yolande et Leslie, septembre 2016, DR

Un programme bien connu

Leslie connaît bien les difficultés rencontrées par les étudiants du programme ABS à leur arrivée car elle en a fait partie. En 2013, elle a elle-même débarqué à Paris dans ce cadre, pour poursuivre un BTS comptabilité / gestion des organisations à Tours, avant de poursuivre ses études à Aubenas, où elle est encore cette année. C’est pourquoi le Défap l’a embauchée pour compléter l’équipe.

Yolande aussi est une ancienne ABS. Elle est arrivée à Paris en 2014 pour préparer un DUT Hygiène, sécurité, environnement, qui l’a conduit à un BTS métiers des services à l’environnement au lycée Rabelais, dans le 18èmearrondissement de Paris. De passage au Défap pour voir Laura Casorio, la responsable du suivi extrascolaire des ABS, elle a rencontré Leslie dans un des couloirs de la Maison des missions.  « C’était le premier jour des arrivées, raconte-t-elle. Leslie avait des difficultés pour trouver des logements. Comme j’étais disponible j’ai proposé mon aide bénévole à l’équipe ».

Des liens indéfectibles

Leslie et Yolande sont heureuses d’aider les jeunes ABS. « Ils sont comme des petits frères et des petites sœurs, nous venons du même endroit, explique Leslie. Ça me fait vraiment plaisir de les aider. Je leur donne des conseils, je leur raconte comment j’ai vécu mon arrivée en France. J’étais comme eux : c’était un nouveau pays, avec de nouveaux endroits et de nouvelles personnes, un climat différent, j’étais un peu perdue. Ici, au Défap, on est tous ensemble mais après ils seront seuls dans leurs écoles et dans leur quotidien, il faut donc qu’ils apprennent à s’organiser et être autonomes ».

D’où l’importance que revêt l’accueil sur place, à la gare de destination. De nombreux paroissiens, dans toutes les villes de France où se sont rendus les ABS, se sont mobilisés en dépit de leur agenda parfois chargé, et même si bien souvent ils ont été prévenus au dernier moment – oui, la rentrée des classes est souvent un exercice « acrobatique » sur le plan de l’emploi du temps – et ils ont accueilli chaleureusement les jeunes, les conduisant jusqu’à leur logement. Ils continuent d’ailleurs à veiller sur eux.

Le premier emploi du temps

Au Défap, un petit livret a été remis à tous, qui reprend en détail les différentes démarches indispensables à une bonne intégration dans leur nouvel environnement. Outre l’assistance individuelle, l’équipe du Défap a également assuré des ateliers collectifs destinés à faire le point sur les démarches administratives et tous les documents que chacun doit avoir avec soi pour démarrer, en toute sérénité, la vie estudiantine.

Pour Leslie et Yolande, ce moment d’accueil a été un travail pas si simple mais très enrichissant pour leur expérience professionnelle.

 

 




On ne peut servir Dieu et Mamon

Méditation du jeudi 15 septembre 2016. Nous prions pour les envoyés au Burkina-Fasso et pour le peuple burkinabais.

 

Jésus dit à ses disciples :

« Un homme riche avait un gérant et l’on vint lui rapporter que ce gérant gaspillait ses biens. Le maître l’appela et lui dit : «Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet? Présente-moi les comptes de ta gestion, car tu ne pourras plus être mon gérant.»

Le gérant se dit en lui-même : «Mon maître va me retirer ma charge. Que faire ? Je ne suis pas assez fort pour travailler la terre et j’aurais honte de mendier. Ah ! Je sais ce que je vais faire ! Et quand j’aurai perdu ma place, des gens me recevront chez eux !» Il fit alors venir un à un tous ceux qui devaient quelque chose à son maître. Il dit au premier : «Combien dois-tu à mon maître ?» — «Cent tonneaux d’huile d’olive», lui répondit-il. Le gérant lui dit : «Voici ton compte ; vite, assieds-toi et note cinquante.» Puis il dit à un autre : «Et toi, combien dois-tu?» — «Cent sacs de blé», répondit-il. Le gérant lui dit : «Voici ton compte ; note quatre-vingts.»

Eh bien, le maître loua le gérant malhonnête d’avoir agi si habilement. En effet, les gens de ce monde sont bien plus habiles dans leurs rapports les uns avec les autres que ceux qui appartiennent à la lumière. »

Jésus ajouta : « Et moi je vous dis : faites-vous des amis avec les richesses trompeuses de ce monde, afin qu’au moment où elles n’existeront plus pour vous on vous reçoive dans les demeures éternelles. Celui qui est fidèle dans les petites choses est aussi fidèle dans les grandes ; celui qui est malhonnête dans les petites choses est aussi malhonnête dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans votre façon d’utiliser les richesses trompeuses de ce monde, qui pourrait vous confier les vraies richesses ? Et si vous n’avez pas été fidèles en ce qui concerne le bien des autres, qui vous donnera le bien qui vous est destiné?

« Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra le premier et aimera le second; ou bien il s’attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

Luc 16,1-13

Source : Pixabay

Partout dans le monde, la corruption est une des grandes causes de malheur, car elle écrase les plus faibles et les scandalise. Alors comment le Jésus des cœurs purs et du don gratuit peut-il exprimer, à travers une parabole, quelque admiration pour un intendant machiavélique ? Est-ce de l’ironie ou une provocation ? S’agit-il d’une sorte de morale du pire ? Nous sommes choqués !

Mais serions-nous meilleurs que le maître de la parabole, qui sonde tout ? Peut-être nous tend-il simplement un miroir afin que nous comprenions que le cynisme des uns n’aurait pas réellement de pouvoir sans l’hypocrisie des autres.

Car celle-ci cache, derrière les grands principes, toutes les compromissions dont notre cœur s’arrange, partagé qu’il est entre Dieu et Mamon. Et qui permettent ces mille petites infidélités quotidiennes que nous jugeons si banales, si dérisoires, si peu graves !

Et pourtant : fidèles dans les petites choses, fidèles dans les grandes, nous dit Jésus. Et l’inverse se vérifie également.

Y a- t-il une morale de l’histoire ?

Il faut servir Dieu, et jamais Mamon. En revanche il arrive que l’on doive se servir de Mamon. Mais jamais on ne peut se servir de Dieu, sous peine de le trahir et d’en faire une idole.

 

Seigneur,
Dans le silence de ce jour naissant,
Je viens Te demander la paix, la sagesse, la force.
Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tout remplis d’amour.
Être patient, compréhensif, doux et sage;
Voir au-delà des apparences tes enfants comme Tu les vois Toi-même,
Et ainsi ne voir que le bien en chacun.
Ferme mes oreilles à toute calomnie.
Garde ma langue de toute malveillance.
Que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit.
Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m’approchent sentent Ta Présence.
Revêts-moi de Ta Beauté, Seigneur, et qu’au long de ce jour je Te révèle.
AMEN

Saint François d’Assise

Source : Pixabay




Le Défap en solidarité avec les Gabonais

Bien que peu relayée dans les médias français, la situation au Gabon reste très tendue.

Les élections présidentielles qui se sont déroulées le 27 août 2016 ont pris rapidement une mauvaise tournure. On soupçonne de nombreuses fraudes et l’on compte déjà plusieurs morts au lendemain de l’annonce des résultats, le 30 août .
Moment fort dans la vie démocratique d’un pays, l’expression du peuple pèse peu face aux avantages financiers qu’offre la  présidence de ce “pays riche au peuple pauvre “ comme on l’entend dire sur la toile. Un sentiment d’injustice exacerbé par l’absence de transparence.
Un appel à l’apaisement a été lancé par la France, dicté diront certains, par les intérêts économiques qui lient depuis toujours les deux pays.

Le Défap tient à témoigner de son soutien pour ces hommes et ces femmes, qui sur place, subissent la négation de leurs droits. Il réaffirme son engagement auprès de ceux et celles qui oeuvrent pour une justice sociale et une paix durable. Il adresse ce message à l’Eglise Evangélique du Gabon avec laquelle il est en relation dans le cadre de la Cevaa.

Nous sommes d’esprit et de cœur avec tous les Gabonais.




Famille, Evangile et Cultures…une action de la Cevaa

Jean Luc Blanc, pasteur au Défap et en charge des relations internationales, était au séminaire de la Nouvelle Action Commune (NAC) organisé à Sornetan, en Suisse, par la Cevaa du 4 au 11 septembre 2016.

« Famille, Evangile et Cultures dans un monde en mutation »…c’est le thème de la réflexion communautaire que les Églises de la Cevaa mènent ensemble actuellement avec les outils de l’animation théologique. Après une première session en Afrique, c’est l’Europe qui vient de travailler la question. Trente-cinq délégués des Églises de France, de Suisse et d’Italie ainsi qu’une délégation africaine ont travaillé ensemble pendant une semaine à Sornetan en Suisse, essayant de clarifier les liens entre nos diverses conceptions de la famille, nos déterminants culturels et l’Evangile. Evidemment, il a fallu aborder les sujets délicats que sont le mariage homosexuel, la polygamie, le divorce…etc…

 


Jean-Luc Blanc durant le séminaire Nouvelle Action Commune, septembre 2016, DR

 

Le partage d’expériences vécues en France, en Suisse et en Italie par les Eglises situées à la rencontre de cultures différentes, comme celles du programme Mosaïc, par exemple, a permis de prendre la mesure des différences culturelles présentes dans nos Églises ici, en Europe. Animé par Corina Combet-Galland et Jean-Luc Blanc, le travail biblique autour de textes de Paul et des Evangiles, a permis au groupe de réfléchir sur la manière dont le texte biblique interroge toutes nos conceptions de la famille pour permettre à chacun et chacune de recevoir une parole libératrice à l’endroit de nos lourdeurs et aliénations familiales.

 

 

 

 




Parcours de Mission : le Forum du Défap

Il n’est que temps de s’inscrire au Forum « Parcours de Mission » qui se tiendra du 28 au 30 octobre au Lazaret, à Sète !

Un week-end pour partager témoignages de foi, questions sur la vocation et la vie chrétiennes, idées sur la mission de nos communautés ….
Un week-end pour discuter de thèmes actuels à partir de textes bibliques…
Un week-end pour reprendre force et courage, ensemble, par la réflexion, le chant, la prière…
Un week-end pour construire un réseau d’encouragement aux actions missionnaires, ici et ailleurs…
Notre mission, c’est de faire Eglise ensemble, ici et aux quatre coins du monde !
Notre mission, c’est d’offrir autour de nous, au-delà des cercles croyants, des lieux pour lire et discuter la Bible ensemble…
Notre mission, c’est d’éveiller chez les uns et les autres le sens de l’écoute de ces paroles bibliques qui savent rejoindre le cœur des humains, notamment dans les temps de détresse.

Venez nombreux partager vos « parcours de mission » !

 




Une nouvelle accompagnatrice œcuménique en Israël-Palestine

Elisabeth Mutschler est l’une des envoyées du programme EAPPI en Israël et Palestine, au nom du protestantisme français par les Eglises de l’Union des Eglises protestantes en Alsace-Lorraine. Elle a effectué un premier séjour à Bethléem d’avril à juillet 2014 et commence le second dans la vallée du Jourdain, à Jéricho, qui s’achèvera le 30 novembre 2016.

Les principales problématiques qu’elle aborde sont : la barrière de séparation et la liberté de se déplacer, l’accès à l’éducation, l’accompagnement à la résolution des conflits, le problème de l’exploitation de l’eau par Israël au détriment des Palestiniens, les démolitions et les évictions, le transfert forcé de communautés bédouines.

L’engagement dans le programme EAPPI est aussi une mission de témoignage sur ce qui se vit là-bas. Les envoyés interviennent sur le sujet à leur retour, dans les paroisses ou auprès de différents groupes personnes qui s’intéressent aux questions de paix en Israël et Palestine.

Des échos de la mission d’Elisabeth Mutschler paraîtront régulièrement sur notre site.

 

Téléchargez ici la Déclaration sur le Conflit israélo-palestinien du Comité central du Conseil œcuménique des Eglises




Eglise du Bénin : le Défap reçoit le secrétaire général

Début septembre, le secrétaire général de l’Église Protestante Méthodiste du Bénin (EPMB), Zabulon Djarra, était de passage au Défap. L’occasion de faire le point avec le responsable des relations et solidarités internationales, Jean-Luc Blanc, sur les projets en cours et sur la vie ecclésiale.

Partenariats

Stages de formation de pasteurs, envois de volontaires, amélioration des moyens techniques et financiers de la radio locale, Hosannah FM, participation à l’édition du matériel de catéchèse, soutien à l’Université protestante d’Afrique de l’Ouest (UPAO), le partenariat entre le Défap et l’EPMB a de multiples volets.

Si certains projets sont déjà lancés, d’autres sont encore en phase de préparation. C’est le cas notamment pour l’envoi de pasteurs béninois en France. A l’automne 2017, treize pasteurs et encadrants béninois viendront suivre une formation théologique à Paris, avec la collaboration du Défap. « Le but est de faire tomber les barrières culturelles pour faciliter l’intégration », explique Zabulon Djarra.

 


Zabulon Djarra et Jean-Luc Blanc au Défap, septembre 2016, DR

 

Un acteur essentiel dans la réunification de l’EPMB

Rappelons qu’en 1993, une grave crise institutionnelle avait eu pour conséquence la scission de l’Église en deux branches distinctes dont l’une, nommée « EPMB Conférence » avait emporté avec elle des temples, des dispensaires et des écoles. Plusieurs procès ont entrainé des décisions de justice mais aucune n’avait jamais été appliquée. Ce n’est qu’au cours du synode de 2015, que la réunification a été publiquement évoquée pour la première fois, résultat d’un long travail effectué par le secrétaire général de l’EPMB, Zabulon Djarra, et son président, Nicodème Alagbada. « Lorsque nous avons été élus, en 2009, nous avons immédiatement décidé que notre objectif commun et principal allait être de travailler pour que l’Église soit réunifiée avant la fin de nos mandats », explique le pasteur Zabulon Djarra.

Alors que les responsables de l’EPMB n’avaient jamais été soutenus par les autorités béninoises, que ce soit feu le président Matthieu Kérékou ou son successeur, Thomas Boni Yayi, le président nouvellement élu, Patrice Talon, a abondé dans leur sens. « C’était logique, car il a placé son mandat sous le signe de l’État de droit et du respect des institutions. Il a commencé en faisant appliquer les jugements rendus. » En mai 2016, l’EPMB a donc pu récupérer deux temples.

Cinq rencontres bipartites ont ensuite eu lieu, sous l’égide du chef de l’État, qui ont abouti, le 3 juin 2016, à la signature d’une convention et la mise sur pied d’un organe transitoire de gestion, créé pour une durée d’un an.

« Pour nous, la réconciliation devait conduire à un retour à l’institution dont nous avions conservé le nom, à savoir l’Église protestante méthodiste du Bénin. Il ne s’agissait absolument pas de créer une nouvelle Église, explique Zabulon Djarra. Nous avons beaucoup insisté sur l’importance de notre identité. »

« Nous conduisons la période de transition par le biais de l’organe de gestion. En juin 2017, de nouveaux responsables ecclésiaux seront élus – ni le président ni moi-même ne serons candidats – et dès cet instant, la réunification sera accomplie. En politique, comme en milieu ecclésiastique, ceux qui détiennent le pouvoir ont tendance à s’y accrocher. En acceptant de ne pas être éligibles, nous voulons montrer que diriger une Église, c’est être au service des paroissiens. Comme nous le démontre Paul au travers de ses épîtres, être une autorité, c’est être au service des autres ».

 


Zabulon Djarra, septembre 2016, DR

 

« J’aimerais que l’Eglise retrouve à présent sa vocation, qu’elle se mette au service du peuple, et annonce l’Évangile tout en contribuant au développement du Bénin. La réunification est quasiment achevée et pour la majorité des pasteurs et des fidèles, c’est un vrai soulagement. »