On ne peut pas être Eglise tout seul !

Le président du Défap, Joël Dautheville, assistait à la 9ème assemblée générale de la Cevaa qui se déroulait à Sète du 18 au 26 octobre 2016. Pour nous, il revient sur ce moment fort de la vie de la Cevaa.

Joël Dautheville à Sète pour l’AG de la Cevaa, octobre 2016, DR

Joël Dautheville n’est pas un inconnu à la Cevaa. Il fut, dans les années 90, membre du Conseil qui se réunissait alors chaque année*. Il était également à l’AG de Porto Novo, au Bénin, en 2002, en tant que délégué. Preuve que son affection pour la communauté reste infaillible.

Il constate avec plaisir que la Cevaa a pris « son rythme de croisière. Elle est devenue plus solide, les Églises sont de plus en plus en communion les unes avec les autres ». Les soutiens mutuels sont de plus en plus forts. La Cevaa suscite entre les Eglises membres qui vivent dans le même pays des projets communs. « Cela me réjouit, c’est ce qui était attendu de la Cevaa. »

Malgré les tensions dans les relations Nord-Sud qui se concrétisent pour une telle assemblée aux questions administratives, comme le problème récurrent que constitue l’obtention des visas, la Cevaa poursuit sa route. Et c’est là une vraie source de joie pour toutes les Eglises membres.

« On est, dit-il, toujours plus fidèle à l’appel au témoignage lancé par Jésus, le Christ que son évangile est partagé. Ce qui est le cas au sein de la Cevaa et qui demande à être encore et toujours plus encouragé. » Joël formule ce souhait à haute voix, celui de voir au sein de toutes les Eglises de la Cevaa une implication plus forte encore envers les projets : pour développer les pôles santé, la formation des jeunes et des femmes… et cela passe par des efforts financiers, pour une mobilisation plus grande encore.

Il conclut sur le rôle fondamental de la communauté. « On ne peut pas être Eglise tout seul. Ce qui est important, c’est d’être Eglise avec les autres. Ce qui se passe à 10 000 kilomètres de chez soi a des conséquences sur l’Eglise à laquelle nous appartenons. De fait, nous sommes tous interconnectés. Ce qui a des répercussions là-bas en a également ici. »

Joël Dautheville conclut avec cette exhortation : « Gardons cet esprit de partage, la confiance, l’accueil et l’écoute mutuelle pour annoncer constamment l’évangile libérateur. »

* En 1999, il a été décidé de remplacer le Conseil, composé essentiellement par les présidents d’Eglise, par une assemblée générale tous les deux ans, constituée par deux délégués par Eglise, laissant ainsi plus de place à la jeunesse et aux femmes.

 




Se repentir c’est bien, réparer c’est encore mieux !

Méditation du jeudi 20 octobre 2016. Nous prions pour nos envoyés en Tunisie et pour le peuple tunisien.

Jésus dit la parabole suivante à l’intention de ceux qui se croyaient justes aux yeux de Dieu et méprisaient les autres :
« Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était Pharisien, l’autre collecteur d’impôts.
Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même  : «O Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, mauvais et adultères ; je te remercie de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d’impôts. Je jeûne deux jours par semaine et je te donne le dixième de tous mes revenus.»
Le collecteur d’impôts, lui, se tenait à distance et n’osait pas même lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine et disait : «O Dieu, aie pitié de moi, qui suis un pécheur.»
Je vous le dis, ajouta Jésus, cet homme était en règle avec Dieu v quand il retourna chez lui, mais pas le Pharisien. En effet, quiconque s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. »

Luc 18,9-14


Source : pixabay

 

Il existe une belle prière juive du matin qui consiste à remercier Dieu d’être ce que l’on est et pas un autre. Comme toute chose, cette prière peut être dévoyée et servir à mépriser ceux que l’on est content de ne pas être –y compris femme si l’on est homme !
On retrouve cet esprit de discrimination dans une certaine théologie de la prospérité où, heureux d’avoir réussi dans la vie et d’y voir le signe de la bénédiction de Dieu on y trouve l’occasion de jeter l’opprobre sur les malchanceux, les pécheurs, les « disgraciés », qui n’ont pas su sauter sur leur chance et faire de bonnes affaires !
Soyons plutôt comme ce collecteur d’impôt qui, ayant sans doute fait de bonnes affaires, mais sur le dos de ses concitoyens, accepte de prendre conscience que tout cela n’est pas bien beau devant Dieu et devant les hommes ! Alors il se repend humblement.
Ce qui vaut à condition de suivre l’exemple de Zachée, son confrère en profit, qui au contact de Jésus décide de rendre 4 fois ce qu’il doit à ceux qu’il a volés et de donner la moitié de ses biens aux pauvres.

 

Nous prions pour nos envoyés en Tunisie et pour le peuple tunisien à partir ces mots de Saint Cyprien (200-258), Père de l’Eglise né à Carthage, dans l’actuelle Tunisie, où il se convertit et fut baptisé vers 245. Evêque,  il fut exécuté sous la persécution de Valérien le 14 septembre 258.

 

« Prions pour que la Paix soit rendue à l’Église » :

« Prions pour que la Paix nous soit bientôt rendue,
Pour que nous puissions échapper aux périls et sortir de nos cachettes,
Et pour que soit accompli ce que le Seigneur daignera manifester à Ses serviteurs :
L’Eglise rendue à son état premier,
La sécurité de notre salut,
Le beau temps après la pluie,
La lumière après l’obscurité,
Un temps calme et doux après les tempêtes et les cyclones,
Le secours clément de son Amour paternel,
Les grandeurs accoutumées de la divine Majesté,
Qui réprime les blasphèmes des persécuteurs,
Qui corrige par la pénitence les chrétiens tombés,
Et qui glorifie la confiance ferme et inébranlable de ceux qui ont persévéré. Amen. »

Saint Cyprien de Carthage (200-258)

 




SOS enfants syriens au Liban ! Ils ont besoin de nous

Le Liban est, depuis le début de la guerre en Syrie il y a cinq ans déjà, une terre d’accueil pour de très nombreuses familles syriennes qui ont fui leur pays. Des enfants de tous âges se retrouvent ainsi déracinés. Ils ont besoin d’être pris en charge physiquement et psychologiquement. Le Défap a été informé d’une mission à l’initiative de Christine et Pierre Lacoste, envoyés au Liban*, à travers le projet « Parrainer un enfant syrien ». Explication.

© Amel Association

Comment est né votre projet « Parrainer un enfant syrien » ?

A notre arrivée à Beyrouth en 2013, nous avons dû affronter la réalité bouleversante des réfugiés présents à tous les coins de rue : il nous fallait trouver un moyen de les aider. Découvrant un nouveau pays, ne connaissant pas la langue, nous nous sentions démunis. Nous avons rapidement été mis en contact avec l’association Amel et son président, le Dr Kamel Mohana. ONG très connue au Liban, Amel est une association apolitique et laïque se préoccupant d’aider chaque être humain placé sur son chemin, quelle que soit son origine. Nous leur avons présenté notre volonté de solliciter notre réseau français pour contribuer à l’éducation de ces enfants déplacés mais représentant l’avenir de la Syrie. Le projet « Parrainer un enfant syrien » est né.

 

Comment vous êtes-vous investis dans ce projet ?

Nous le construisons avec l’équipe d’Amel au travers de nos rencontres régulières et nos visites aux enfants. Nous servons d’interface entre les différents partenaires : Amel, la Fondation du protestantisme, les parrains et bien sûr les enfants. Nous nous chargeons de donner régulièrement aux parrains des nouvelles des enfants.

Depuis son lancement, combien d’enfants ont été parrainés ?

Trente enfants ont été pris en charge en 2014-2015, 180 pour 2016-2017. Nous sommes reconnaissants pour le nombre croissant d’enfants mais aussi pour la diversité des parrains. Membres d’une communauté monastique, d’une Église luthérienne, de l’EPUDF, d’une Église évangélique libre, d’une mosquée, ou encore catholique ou sans affichage religieux particulier, tous sont convaincus de l’urgence à faciliter l’accès à l’éducation de ces enfants.

Quel est le bilan pour les années 2015-2016 ?

Un bilan très positif. Les enfants ont été assidus, une relation de confiance s’est tissée entre eux, les éducateurs et les familles. La psychologue a rencontré régulièrement les enfants en groupe mais aussi, individuellement. A chacune de nos visites, nous avons été émus par la tranquillité et la joie émanant des classes. Nous avons été confortés dans notre conviction.

 

Qu’attendez-vous pour cette nouvelle année 2016-2017 ?

Notre objectif est d’atteindre le chiffre de 400 enfants… Amel a pris des dispositions. Les locaux sont prêts à fonctionner. Les éducateurs sont motivés. Une psychologue supplémentaire a été recrutée.

Quel est l’objectif de ce parrainage ? Qui intervient sur place auprès des enfants ?

L’Etat libanais ne peut scolariser que 250 000 enfants sur les 400 000 déplacés au Liban. C’est déjà un énorme effort consenti par ce petit Etat fragilisé par une crise politique, économique et internationale.  Les élèves syriens, souvent déscolarisés depuis plusieurs années, rencontrent de grosses difficultés liées à la différence de programmes, notamment en anglais. Pour un enfant déplacé par la guerre, le passé est traumatisant, le présent est fait d’insécurité permanente et le futur est incertain. Un socle bien trop fragile pour développer des capacités cognitives et personnelles permettant de se projeter dans l’avenir. Le parrainage propose des activités psycho-sociales, un soutien scolaire, des cours d’anglais, des séances d’information sur « les droits de l’enfant » mais aussi des activités manuelles et culinaires, des moments de jeux. Toutes ces activités, nous l’espérons, contribueront à étayer la personnalité des enfants, leur permettant de croire en leur avenir. Nous avons demandé à chacun d’entre eux de dessiner leur futur métier. La majorité se voit médecin, ingénieur ou professeur. Mes « préférées » sont Rahaf et Sarah, deux petites filles vivant dans un squat minable en pleine banlieue sud de Beyrouth, qui se voient professeur d’art…

* Cette opération est une initiative personnelle de Chistine et Pierre Lacoste, envoyés du Défap à Beyrouth. Le Service protestant de mission – Défap n’y est pas directement associé, tout en y étant sensible, raison pour laquelle son site internet relaie l’information.

Parrainez, vous aussi, un enfant syrien du Liban !

C’est simple :
1. Adressez un mail d’engagement à Christine Lacoste (christinelacoste064@gmail.com)
2. Libellez un chèque de 300 euros* à l’ordre de la Fondation du Protestantisme
3. Envoyez-le à la Fondation du Protestantisme (47 rue de Clichy – 75311 Paris cedex 09) portant au dos la mention « Parrainage Amel ».
4. Vous recevrez un reçu fiscal du montant de votre chèque.

*Vous pouvez décider de n’envoyer qu’une partie de la somme

 

 


© Amel Association




La prière : confiance et résistance

Méditation du jeudi 13 octobre 2016. Nous prions pour nos envoyés à Haïti et pour le peuple haïtien, si éprouvé et endeuillé une fois encore par l’ouragan Matthew.

Jésus leur dit ensuite cette parabole pour leur montrer qu’ils devaient toujours prier, sans jamais se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne se souciait pas de Dieu et n’avait d’égards pour personne.  Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait fréquemment le trouver pour obtenir justice.
«Rends-moi justice contre mon adversaire», disait-elle.
Pendant longtemps, le juge refusa, puis il se dit : «Bien sûr, je ne me soucie pas de Dieu et je n’ai d’égards pour personne ; mais comme cette veuve me fatigue, je vais faire reconnaître ses droits, sinon, à force de venir, elle finira par m’exaspérer.» »
Puis le Seigneur ajouta : « Écoutez ce que dit ce juge indigne !  Et Dieu, lui, ne ferait- il pas justice aux siens quand ils crient à lui jour et nuit ? Tardera-t-il à les aider   ? Je vous le déclare : il leur fera justice rapidement. Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Luc 18,1-8

 

Source : pixabay

 

Comment continuer à prier lorsque les épreuves ne cessent de s’accumuler ? Réunis dans la chapelle du Défap avec nos frères et sœurs kanaks venus nous visiter, nous avons partagé cette question en pensant à la souffrance du peuple haïtien,  à peine sorti des conséquences de l’effroyable séisme de 2010 qu’il se retrouve à nouveau frappé par les éléments déchaînés.
Alors la veuve de notre parabole prend un relief encore plus saisissant. Loin d’être intimidée par un juge tout puissant, elle qui est consciente de sa pauvreté et de son insignifiance sociale, elle refuse de rester passive et de s’enfermer dans un rôle de victime. Au contraire elle s’arme de courage, elle insiste et défend son droit jusqu’à obtenir gain de cause.
C’est avec beaucoup de réalisme et un certain humour que Jésus met en scène cette question si spirituelle de la prière – plaidoirie. Ainsi il nous invite nous-mêmes à « pratiquer cette insistance ».  Comme devant un juge qui fait la sourde oreille tout en voulant croire que nous sommes devant un Père qui nous écoute.
Les réparations, les reconstructions, les actes de sauvetage, d’entraide,  ce sont les hommes qui en sont responsables car ils doivent agir, mais la force de faire tout cela – au cœur de tant de désespoir, c’est Dieu qui la suscite, l’entretient, la ranime quand elle vacille.

 

 

 

Nous prions pour nos envoyés à Haïti et le peuple haïtien si éprouvé et endeuillé par l’ouragan Matthew.

Source : Pixabay

 

Recommence

Si tu es las et que la route te paraît longue,
si tu t’aperçois que tu t’es trompé de chemin,
ne te laisse pas couler
au fil des jours et du temps,
…recommence.

Si ta vie te semble trop absurde,
si tu es déçu par
trop de choses et de gens,
ne cherche pas à comprendre pourquoi,
…recommence.

Si tu as essayé d’aimer et d’être utile,
si tu as connu ta pauvreté
et tes limites,
ne laisse pas là une tâche à moitié faite,
…recommence.

Si les autres te regardent avec reproche,
s’ils sont déçus par toi, irrités,
ne te révolte pas, ne leur demande rien,
…recommence.

Si l’arbre rebourgeonne en oubliant l’hiver,
le rameau fleurit
sans demander pourquoi,
l’oiseau fait son nid
sans songer à l’automne,
car la vie est espoir et recommencement.




Les dégâts de l’ouragan Matthew en Haïti : la communauté protestante doit se mobiliser

L’ouragan Matthew, le plus puissant dans les Caraïbes depuis une décennie, a frappé durement Haïti le 3 octobre dernier. Dix jours plus tard, on répertorie 546 morts, sans compter les disparus. Des rivières ont débordé, des ponts se sont effondrés, de nombreuses routes sont toujours coupées, 175 000 personnes sont sans abri. Les dégâts matériels sont considérables et le choléra est en recrudescence. Bien que la situation soit alarmante, l’aide internationale peine à se mettre en place et les convois humanitaires sont de plus en plus souvent attaqués par des personnes désespérées, qui ont tout perdu.

Les membres de la plateforme Haiti se mobilisent
Au total 1,4 millions de personnes sont touchées et ont besoin d’assistance. Les Nations unies estiment à 120 millions de dollars l’aide nécessaire pour couvrir les besoins vitaux des sinistrés. En date du 17 octobre, seul 13 % de cette somme avait pu être collecté.

Les équipes d’ADRA Haïti sont sur le terrain pour venir en aide aux sinistrés. ADRA France a activé son fonds catastrophes pour faire face aux besoins d’équipements en unités de purification d’eau, kits d’hygiène, nourriture, couvertures etc.

MEDAIR a mobilisé une équipe d’urgence pour éviter la propagation du choléra.

SEL a lancé un appel à la prière et aux dons auprès de ses parrains et donateurs.

Mission biblique a, de son côté, envoyé 10 000 dollars pour la réhabilitation des écoles du grand Sud-Ouest, une aide qui sera utilisée en coordination avec l’Union évangélique baptiste d’Haïti (UEBH), la Mission des Eglises baptistes du sud d’Haïti (MEBSH) et la Fédération des Ecoles protestante d’Haïti (FEPH).

Cette mobilisation est semblable à celle mise en oeuvre lors du coup d’Etat de février 2004 et des émeutes de la faim de 2008 et surtout lors du séisme de 2010, qui avait fait quelque 250 000 morts.
La FEPH mobilisée
Après le passage de l’ouragan, la Fédération des Ecoles Protestantes d’Haïti (FEPH) est restée en contact avec son personnel et ses bureaux en région, dont les membres et les infrastructures ont été épargnés.

Il n’en est, hélas, pas de même pour les écoles notamment dans les départements de la Grande Anse, du Sud, des Nippes et du Sud-Est.

La FEPH a donc décidé de déclencher son plan post-catastrophe pour permettre aux enfants de retrouver, le plus rapidement possible, le chemin de l’école.
Par ailleurs, elle se mobilise pour aider les familles qui ont tout perdu.

Il faut agir vite !
La situation est extrêmement préoccupante en de nombreux points du pays et le temps presse. La prise en charge humaine et matérielle sur le terrain est indispensable. Elle ne saurait être possible sans la solidarité de tous.

La Fondation du protestantisme propose, à ceux qui souhaitent manifester leur soutien aux Haïtiens, de recueillir leurs dons.




Appel d’urgence à la solidarité protestante

La Fédération protestante de France (FPF) appelle les protestants à se mobiliser pour les Haïtiens suite aux dégâts matériels et humains considérables causés par le passage de l’Ouragan Matthew qui a frappé fortement le sud du pays le 3 octobre 2016.

Selon le Pasteur  Emilio Jean Voltaire, président de la ligue des pasteurs du Sud en Haïti « le grand sud est totalement dévasté, Eglises, écoles et maisons endommagées, emportées ou détruites,  les pertes  en vies humaines sont considérables et les disparus sont également recherchés. Les plantations sont ravagées et les têtes de bétails ont disparu. Aucune estimation exhaustive n’est encore possible par les autorités haïtiennes dépassées ; les familles sont livrées à elles-mêmes, sans rien. La Fédération protestante d’Haïti va monter une cellule d’urgence pour répondre aux besoins de nos frères et  sœurs et nous lançons des appels de solidarité tant au niveau national qu’international afin de nous venir en aide ».

Dans ce pays dépourvu d’infrastructures, où la population est extrêmement pauvre, la situation est dramatique. La Fédération protestante de France invite ses membres à la mobilisation tant sur le plan spirituel que matériel en faveur de la population sinistrée et manifeste son soutien à ses frères et sœurs de la Fédération protestante d’Haïti.

Les dons collectés seront entièrement dédiés à de l’aide d’urgence via 3 opérateurs membres du comité des appels d’urgence « solidarité protestante » qui agissent déjà sur place : Medair, le Sel et ADRA et à la Fédération protestante d’Haïti pour sa cellule d’aide d’urgence.

 

Je souhaite faire un don (CB – chèque – virement)

 

 

 

Vous pouvez adresser par voie postale vos dons à : Fondation du protestantisme, 47 rue de Clichy – 75009 Paris

Les chèques ou virements doivent être libellés à l’ordre de «Fondation du protestantisme» Porter la mention «Solidarité protestante-urgence Haïti» au verso des chèques.
IBAN : FR76 3078 80010010 2078 2350 030Banque Neuflize OBC Paris 8° (Pour les virements bancaires).
CODE BIC : NSMBFRPPXXX

Le comité des appels d’urgence « SOLIDARITE PROTESTANTE » se réunit en cas de crise majeure frappant un pays afin de mettre en place un soutien financier, institutionnel, humanitaire d’urgence. Ce comité, sous l’égide de la Fondation du protestantisme est composé de la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante, le DEFAP – service protestant de mission, les ONGs Medair, ADRA France et le Sel.

Les dons versés à la Fondation du protestantisme, fondation reconnue d’utilité publique, sont déductibles des impôts. Fondation reconnue d’utilité publique, la Fondation du protestantisme voit ses comptes vérifiés et certifiés chaque année par un commissaire aux comptes. L’utilisation des ressources ainsi collectées fait l’objet d’une certification spécifique par le commissaire aux comptes et d’une transmission aux pouvoirs publics.




Harcèlement, démolition… une famille palestinienne dans la Vallée du Jourdain

Elisabeth Mutschler nous dépeint le drame vécu par une famille palestinienne en Cisjordanie occupée. Elle est envoyée par les Eglises de France dans le cadre du programme EAPPI (Conseil œcuménique des Eglises) en Israël et Palestine.

 

23 septembre 2016

« Nous sommes arrivés très tôt ce matin-là et nous avons rencontré Abu Rasmi. Il vit à Khirbet Tell al Himma dans le nord de la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée, juste à côté de l’implantation israélienne de Givaat Salit.  Sa famille vit de l’élevage d’un troupeau de moutons et de chèvres et, en cette fin d’été, les ‘pâturages‘ où ses fils emmènent paître les bêtes sont très secs. Il y aurait bien la possibilité de les emmener de l’autre côté de la colline, sur une terre appartenant à un propriétaire palestinien. Ils ne le peuvent pas malheureusement, en raison du continuel harcèlement que leur font subir les colons de Givaat Salit, en particulier ceux qui viennent d’installer un nouvel avant-poste au pied de la colline. Ils ont tout simplement peur qu’il ne leur arrive quelque chose à eux ou à leurs bêtes ».

« Des membres de l’ONG Ta’ayush* sont présents eux aussi. Ils organisent depuis une quinzaine d’années des ‘land actions’ au sud d’Hébron pour protéger l’accès des Palestiniens à leurs terres, avec un bilan plutôt positif semblerait-il.L’idée ce matin est d’aller faire paître le troupeau d’Abu Rasmi sur cette terre à laquelle ils n’avaient plus accès depuis longtemps. D’après Guy de Ta’ayush, cette action doit être un message qu’il faut envoyer aux colons pour leur faire comprendre qu’on ne leur permettra pas de s’approprier ce lopin de terre comme ils l’ont fait bien des fois, ici et ailleurs, en Cisjordanie.
Un acte de résistance en quelque sorte. La discussion entre Abu Rasmi et Ta’ayush a duré longtemps car lui et sa famille avaient tous très peur de cette action et de ses conséquences ».

© EAPPI / I. Hernes

« Finalement le troupeau est parti, s’arrêtant d’abord un peu sur le haut de la colline puis, petit à petit, les bergers ont osé laisser descendre les bêtes plus bas, vers l’avant-poste de la colonie de Givaat Salit, tout en veillant à ne dépasser aucune limite ».

            * Ta’ayush est une ONG israélienne qui réunit Israéliens et Palestiniens dans le but de mettre un terme à l’occupation et d’obtenir l’égalité civile complète par des actions concrètes non violentes.

 

©EAPPI / E. Mutschler

« Les réactions immédiates que Ta’ayush a l’habitude de voir dans de telles circonstances sont de violentes attaques verbales des colons et l’intervention des forces de sécurité privées de la colonie : l’occasion en quelque sorte d’entrer en dialogue avec eux pour leur rappeler qu’ils sont en situation illégale par rapport au droit   international (4e Convention de Genève, article 49) et qu’ils ne sont pas autorisés à aller sur cette terre, même au regard de la loi israélienne.

En-bas, le couple de colons nous observait et prenait des photos.

Une forte tension régnait et perturbait cette image bucolique de brebis paissant dans un paysage tranquille… et très vite Abu Rasmi et les bergers ont reconduit le troupeau au sommet de la colline puis au campement pour les faire boire.

Tout semblait calme, mais la famille qui avait fait preuve de beaucoup de courage le matin s’inquiétait déjà des éventuelles représailles. Une crainte confirmée l’après-midi même quand Abu Rasmi est retourné sur la colline avec le troupeau, seul cette fois-ci : un véhicule occupé par plusieurs colons attendait déjà au bas de la côte.Alors il a rebroussé chemin ».

 

Les jours suivants

« L’armée est entrée dans le campement deux ou trois fois par jour, la nuit aussi, sous des prétextes divers, ou sans prétexte du tout, simplement pour intimider la famille ».

 

27 septembre 2016, 8 heures du matin

« Seule la fille aînée d’Abu Rasmi est présente. L’armée israélienne envahit le campement et rase tout avec ses deux bulldozers : huit structures d’habitation, neuf abris pour animaux. Vingt-six personnes dont quatorze enfants se retrouvent sans abri ».

©EAPPI / E. Mutschler

Depuis…  

« De l’aide d’urgence a été apportée à la famille par diverses ONG, dont des tentes et des abris pour protéger les animaux du soleil. Des volontaires de Ta’ayush sont venus aider à récupérer ce qui pouvait servir à reconstruire un nouveau campement. Ici ou ailleurs ? La réflexion est en cours.

L’armée continue ses manèges d’intimidation : ils ne sont pas habitués à des actes de résistance dans la vallée du Jourdain, ni à l’intervention d’une ONG comme Ta’ayush qu’ils détestent. Ils veulent donc frapper fort. Et ce sont Abu Rasmi et sa famille qui en sont les victimes ».

 


© EAPPI / I. Hernes

Entre les 26 et 28 septembre 2016, les autorités israéliennes ont démoli 33 structures résidentielles et liées aux moyens de subsistance des familles dans plusieurs localités de la Zone C de la Cisjordanie occupée et de Jérusalem-Est, entraînant le déplacement de 35 personnes, dont plus d’un tiers d’enfants, et en affectant plus d’une centaine d’autres. Le motif invoqué est chaque fois l’absence de permis de construire.

Ces incidents ont eu lieu dans neuf communautés palestiniennes, y compris Khirbet Tell al Himma dans le nord de la vallée du Jourdain.

Ils portent le nombre total de structures détruites ou confisquées par les autorités israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis le début de 2016 à 878, ce qui implique une augmentation de 60% par rapport au chiffre de l’ensemble de l’année 2015 et représente le plus grand nombre de structures ciblées depuis 2008.

En raison d’un processus de planification discriminatoire et illégal, il est presque impossible pour les Palestiniens d’obtenir des permis de construire dans la grande majorité de la Zone C et de Jérusalem-Est. La destruction systématique des biens dans ce contexte, avec d’autres facteurs, constitue un moyen de pression pour les faire partir.

(Rapport publié le 28.09.2016 par le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies UNOCHA)

 

Le 3 octobre 2016,
Elisabeth Mutschler




La gratitude nous grandit !

Méditation du jeudi 6 octobre 2016. Nous prions pour notre envoyé au Cameroun et pour le peuple camerounais

Tandis que Jésus faisait route vers Jérusalem, il passa le long de la frontière qui sépare la Samarie et la Galilée. Il entrait dans un village quand dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distance et se mirent à crier : « Jésus, Maître, aie pitié de nous ! »
Jésus les vit et leur dit : « Allez-vous faire examiner par les prêtres. »
Pendant qu’ils y allaient, ils furent guéris.
L’un d’entre eux, quand il vit qu’il était guéri, revint sur ses pas en louant Dieu à haute voix.  Il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, et le remercia. Cet homme était Samaritain.  Jésus dit alors : « Tous les dix ont été guéris, n’est-ce pas ? Où sont les neuf autres ? Personne n’a-t-il pensé à revenir pour remercier Dieu, sinon cet étranger ? »
Puis Jésus lui dit : « Relève-toi et va ; ta foi t’a sauvé. »

Luc 17,11-19


Source : pixabay

 

On trouve – théoriquement – normal de remercier pour un bienfait. Cela vient du cœur, ou de l’éducation, ou des deux.
Pourtant il n’y a qu’un lépreux sur dix à revenir sur ses pas, louant Dieu et remerciant Jésus pour sa parole libératrice.
Contrairement à la logique l’exception est celui qui, guéri remercie, gracié fait grâce à son tour, pardonné pardonne, comblé de biens et de bienfaits se montre généreux…
Si c’est l’exception, il y a tout à parier que nous faisons souvent partie des neuf autres

Et pourtant il nous arrive aussi d’être celui qui remercie, n’est-ce pas ? Et il nous arrive d’être celui qui critique vivement les neuf autres… Quels ingrats !
Tout cela pour dire que la question de la reconnaissance est une question étonnamment complexe !
Heureusement Jésus le sait, et c’est bien pour cela qu’il guérit les dix lépreux, et non un seul d’entre eux. Et il leur permet à tous d’être réintégrés à la communauté des bien-portants.
Quant à celui qui remercie, il a compris et reçu quelque chose qui a échappé aux autres. Cela lui donne une joie profonde et une responsabilité particulière : celle d’être témoin des œuvres de Dieu.

 

Source : Pixabay

Nous prions pour notre envoyé au Cameroun et pour le peuple camerounais

Laisse la paix commencer par toi et germer comme une graine féconde vers la lumière.
Elle a besoin de l’humus de ton cœur pour porter les belles fleurs votives.

Laisse la paix commencer par les pétales particuliers de tes doigts
Comme semences d’espérance.
Et ses racines se ramifieront en geyser d’amour.

Laisse l’amitié jaillir de tes yeux comme une porte grandement ouverte sur la fraternité.
Que ton regard devienne un abri solide pour ton frère humain contre la solitude.
Que chacune de tes prunelles soit une poignée de main généreuse
Contre cette aliénation qui sépare.

Laisse la tendresse commencer par toi comme une chaleureuse cordialité
Pour envahir le monde en désarroi et qui n’ose même plus espérer.
Deviens cette liane joyeuse qui se tend vers des abîmes insondables
Pour secourir les êtres broyés par l’incertitude.

Laisse l’amour commencer par toi comme absence de souffrance
Pour essuyer les larmes des hommes déglingués.
Notre terre a tant besoin de tes caresses amoureuses
Pour se sauver de ce terrible futur qui se prépare.
Laisse la paix commencer par toi comme un bouquet de vie triomphante.

Muepu. Echos des grands lacs.
Paroles lointaines, paroles si proches.




Des Gospels à Beyrouth

Le 2 octobre dernier, l’Eglise protestante française de Beyrouth célébrait son culte à 1100 mètres d’altitude devant une centaine de personnes. Pierre Lacoste, le pasteur de « la Communauté des Hauts de la Colline » revient sur ce jour si particulier.

 

« L’Eglise protestante française de Beyrouth est encore entre ciel et terre ce matin. Les célébrations en altitude sont connues pour transfigurer la face des hommes et du monde ! La communauté s’est en effet déplacée ce dimanche 2 octobre à Dhour Chouwer dans le Mont Liban pour un culte et une journée de détente en pleine nature.

Certains désistements de dernière minute n’ont pas empêché de réunir près d’une centaine de personnes. Pour l’Eglise et son pasteur, ces femmes travailleuses domestiques au Liban représentent une mission dans la mission.


Culte à Dhour Chouwer, octobre 2016, DR

 

Principalement malgaches, protestantes, ces femmes vivent dans des conditions proches de l’esclavage. Les maisons qu’elles astiquent à longueur de jour sont leurs champs de coton. Six jours sur sept (pour celles qui bénéficient de ce jour off), elles sont corvéables à merci pour un salaire minable. Le comble du cynisme est que ces esclaves des temps modernes sont consentantes. La misère produit ce genre d’effets pervers. Les cantiques qu’elles font monter vers Dieu dans leur langue maternelle avec une ferveur qui ne peut laisser personne indifférent sont leur gospel.
Si ces excursions biannuelles remportent un vif succès, c’est parce qu’elles offrent la possibilité de retrouvailles dominicales avec la dignité humaine. Tel est le message évangélique, il ne change pas nécessairement la condition humaine, il la transfigure, l’illuminant de grâce et d’espérance ».

 




De la joie de servir à la découverte du croire !

Méditation du jeudi 29 septembre 2016. Nous prions pour notre envoyé à Madagascar et pour le peuple malgache.

 

Les apôtres dirent au Seigneur : « Augmente notre foi. »

Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi gros comme un grain de moutarde, vous pourriez dire à cet arbre, ce mûrier : «Déracine-toi et va te planter dans la mer», et il vous obéirait. »

« Supposons ceci : l’un d’entre vous a un serviteur qui laboure ou qui garde les troupeaux. Lorsqu’il le voit revenir des champs, va-t-il lui dire : «Viens vite te mettre à table» ?

Non, il lui dira plutôt : «Prépare mon repas, puis change de vêtements pour me servir pendant que je mange et bois ; après quoi, tu pourras manger et boire à ton tour.» Il n’a pas à remercier son serviteur d’avoir fait ce qui lui était ordonné, n’est-ce pas ?

Il en va de même pour vous : quand vous aurez fait tout ce qui vous est ordonné, dites : «Nous sommes de simples serviteurs ; nous n’avons fait que notre devoir.»

Luc 17,5-10

Source : pixabay

 

A quoi servirait de déraciner « par la foi » un mûrier qui irait se replanter dans la mer ?

Jésus s’entend à manier l’absurde ! Au lieu de morigéner ses disciples pour leurs demandes insensées, il les promène avec des réponses qui peuvent leur causer quelque perplexité, et à nous aussi !

Autre était la demande du père d’un enfant malade adressant cette prière à Jésus : « Seigneur je crois, mais viens au secours de ma difficulté à croire ! »

Nous pouvons nous reconnaitre dans ce paradoxe : à la fois élan de confiance, enthousiasme, prescience de ce « qui n’est pas encore », la foi est toujours bordée par les précipices du doute, de la peur, du découragement, surtout quand nous traversons des moments difficiles.

Aux disciples Jésus indique le chemin à suivre : «  Faites simplement votre service ! » « Comment pouvez-vous vous inquiéter de votre « foi » alors que je suis au milieu de vous ? »

« La récompense du commandement, c’est le commandement » peut-on lire dans le Traité des Pères, livre important du judaïsme.

De même la récompense du service c’est la joie de servir !  Et cette joie est une force de consolation. Elle peut tenir lieu de foi pour qui pense avoir du mal à « croire ». Et il arrive qu’elle déplace des montagnes….

 

Nous prions pour notre envoyé à Madagascar et pour le peuple malgache.

Source : pixabay

Seigneur, j’ai l’âme pleine de confiance et la tête pleine de doutes.

Seigneur, quelque chose en moi est capable de croire.

Mais je t’appelle au secours à cause des doutes qui restent dans ma tête.

Seigneur, il y a bien au fond de moi une certitude qui me donne espoir et confiance.

Permets qu’elle prenne racine là aussi, dans ma tête.

Seigneur, permets que mes yeux sachent voir plus loin que les faits.

Qu’ils sachent te voir, toi, à travers les choses.

Seigneur, les chiffres, les nombres, on ne les discute pas.

Fais que ta Parole, pour mon esprit, soit aussi évidente.

 

Seigneur, au nom de ton Fils, donne-moi de croire aussi, de tout le pouvoir de ma tête ! Amen !

Prières de jeunes chrétiens d’Afrique ; Paroles lointaines… paroles si proche




Des communautés aux quatre coins du monde

La CEEEFE, Commission d’Eglises Évangéliques d’Expression Francophones à l’Etranger, a tenu son assemblée générale du 25 au 27 août dernier.

A cette occasion, son président, le Pasteur Bernard Antérion a évoqué les attentats de l’été et enjoint les participants au courage d’être chrétiens.
Il a rappelé à tout les participants l’importance de l’année à venir :  2017 marquera le 500ème anniversaire du véritable commencement de la Réforme en Europe. Il nous a invités à faire de ce moment à la fois « un souvenir de reconnaissance et un avenir plein de promesses », et comme Luther au XVIème siècle, à oser une « nouvelle manière de croire, (…) à risquer une parole qui annonce vraiment la Bonne Nouvelle ».

Il a ensuite exposé son bilan de l’année écoulée, détaillant les différentes actions menées par le CEEEFE et présenté les membres du Comité directeur pour les trois années à venir. Le pasteur Bertrand Vergniol en est membre de droit en tant que Secrétaire général du Défap.

Intervention du secrétaire général du Défap, Bertrand Vergniol

Il a enfin conclu sur l’importance de vivre et transmettre la Parole vivante au monde d’aujourd’hui. Un chemin qu’il n’est pas toujours facile d’emprunter mais qui nécessite plus que jamais un engagement total de notre part.

 

Téléchargez l’intégralité de l’introduction du président, Bernard Antérion, en cliquant ici.




Saurons-nous faire Eglise ensemble ?

Le Forum du Défap se déroulera du 28 au 30 octobre à Sète autour du thème : Parcours de mission.

Ce Forum réunira environ 200 personnes, invitées à partager des témoignages et des récits sur la foi, la vocation, le parcours spirituel des uns et des autres, les engagements et actions missionnaires, mais aussi à échanger autour de textes bibliques et de thèmes de société.
L’enjeu de ce Forum est « d’encourager la parole à l’heure où nos Eglises sont à un tournant de leur histoire ». D’un côté, la transmission intergénérationnelle est en panne dans bon nombre d’entre elles ; de l’autre, elles connaissent la chance extraordinaire d’un afflux de chrétiens venus des quatre coins du monde.
Saurons-nous FAIRE EGLISE ENSEMBLE ? Et qu’est-ce que FAIRE EGLISE ENSEMBLE ?
Pour travailler cette question, la diversité sera au rendez-vous à Sète, avec des participants de la Cevaa, des amis du programme Mosaïc, des boursiers du Défap, des membres de nos communautés de l’Epudf, de l’Unepref et de l’Uepal. Grâce aux différents intervenants, nous serons entraînés dans une démarche de confiance et de connaissance mutuelles.
Un invité de dernière minute se joindra à nous : Jean-Patrick Nkolo Fanga, professeur de théologie pratique à l’université de Yaoundé (Cameroun), qui réalise actuellement un travail passionnant d’enquête sur l’accueil des chrétiens d’origine étrangère dans les Eglises protestantes françaises.
Nous avons beaucoup à nous apporter mutuellement, au niveau des questions théologiques, spirituelles, éthiques, en nous invitant à un dialogue interculturel !
Que notre Forum soit l’occasion de tisser au niveau national, un réseau de personnes engagées. Avec elles, nous espérons susciter à la suite de notre rencontre, des mini-forums dans les régions.