Que toute naissance soit joie !

Méditation du jeudi 15 décembre 2016. Nous entrons dans la quatrième semaine de l’Avent et nous prions pour nos envoyés au Congo

Voici dans quelles circonstances Jésus-Christ est né. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; mais avant qu’ils aient vécu ensemble, elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit. Joseph, son fiancé, était un homme droit et ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de rompre secrètement ses fiançailles. Comme il y pensait, un ange du Seigneur lui apparut dans un rêve et lui dit : « Joseph, descendant de David, ne crains pas d’épouser Marie, car c’est par l’action du Saint-Esprit qu’elle attend un enfant. Elle mettra au monde un fils, que tu appelleras Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela arriva afin que se réalise ce que le Seigneur avait dit par le prophète : « La vierge sera enceinte et mettra au monde un fils, qu’on appellera Emmanuel. »
— Ce nom signifie « Dieu est avec nous ». —
Quand Joseph se réveilla, il agit comme l’ange du Seigneur le lui avait ordonné et prit Marie comme épouse. Mais il n’eut pas de relations avec elle jusqu’à ce qu’elle ait mis au monde son fils, que Joseph appela Jésus.

Matthieu 1,18-25

 


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L’histoire de Marie de Nazareth pourrait faire partie de ces histoires de grossesses malheureuses, où la jeune femme se retrouve abandonnée à son sort, méprisée par la société ambiante, regardée comme une femme de mauvaise vie, une pécheresse.

Mais dans la Bible la venue d’un enfant, même si elle commence mal, comme celle d’Ismaël dans le sein d’Agar, devient vite un sujet de joie et un signe d’accomplissement. Elle sanctifie aux yeux de Dieu la porteuse de vie.
L’évangéliste Matthieu prend soin de nous décrire la belle attitude de Joseph qui, choisissant la compassion au moment où il a toutes les bonnes raisons de se sentir bafoué, n’hésite pas à faire confiance à la parole de l’ange quand il lui dit :
« Joseph, descendant de David, ne crains pas d’épouser Marie, car c’est par l’action du Saint-Esprit qu’elle attend un enfant. Elle mettra au monde un fils, que tu appelleras Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. »
Que tous les pères, biologiques ou non, reçoivent ce même appel à la confiance et acceptent de ce même cœur la mission qui leur est confiée d’accompagner, de soutenir, de rassurer, de réjouir la mère des enfants qui viennent en ce monde !

 

Entrant dans la quatrième semaine de l’Avent, nous prions pour nos envoyés au Congo.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu es source de vie.
Nous croyons en toi, Dieu, Père de tous les hommes,
Créateur de tout l’univers et de tout ce qui vit.
Tu as fait l’homme et la femme à ton image.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu apportes la vraie vie.
Nous croyons en ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur,
Né d’une femme en notre condition humaine,
Mort et ressuscité pour nous faire partager sa vie.
Toujours vivant parmi nous, il est l’espérance du monde.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu es vie.
Nous croyons en l’Esprit, qui vient de toi et de ton Fils.
Il soulève nos vies par la force de son amour.
Il nous rassemble en un seul peuple, dans son Église.

Nous croyons en toi, Seigneur, ton amour nous unit.
Nous croyons qu’aimés de Dieu, nous sommes tous frères
Et que notre amour doit s’étendre à tout homme.
Nous croyons que, sauvés du mal et de la mort,
Nous sommes dans la vie nouvelle, qui n’aura pas de fin.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu nous donnes la vie.


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Les condoléances des protestantismes français et suisse

Nous voulons adresser nos sincères condoléances à nos sœurs et frères dans la foi en Egypte, qui, ce dimanche 11 décembre 2016, ont une nouvelle fois subi une attaque sanglante.

Nous portons dans notre prière les victimes tuées, blessées et leurs familles, nous portons dans notre prière les responsables de la communauté copte d’Egypte. Et nous portons dans notre prière tous les égyptiens de bonne volonté, soucieux de la paix et de l’harmonie entre les humains.
Ces actes de haine aveugle, qui visent aussi à dresser les uns contre les autres les croyants chrétiens et musulmans, ne doivent pas amener ceux qui se réclament du Christ à réclamer vengeance. Que l’amour soit plus fort que la haine et finisse par la vaincre. Ceci est le coeur de notre prière, pour l’Orient et pour l’Occident.
Paris, Lausanne, Strasbourg, 13 décembre 2016

François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France (Paris)
Laurent Schlumberger, Président de l’Eglise Protestante Unie de France (Paris)
Christian Albecker, Président de l’Union des Eglises Protestantes en Alsace Lorraine (Strasbourg)
Enno Strobel, service mission UEPAL (Strasbourg)
Bertrand Vergniol et Joël Dautheville, secrétaire général et président du Défap (Paris)
Nicolas Monnier, Jean Claude Basset, André Joly, DM échange et mission (Lausanne)
Albert Huber et Thomas Wild, président et directeur de ACO France (Strasbourg)

 

Condolences
We want to address our condolences to our brothers and sisters in faith in Egypt, once more the victims of a bloody attack on Sunday December 11th.
We lift up in our prayers those who were killed, those who were injured, and their families, we lift up in our prayers the people in charge of the Coptic Churches in Egypt. And we also lift up in our prayers all Egyptians of good will, anxious to keep peace and harmony between human beings.
These acts of blind hatred, which aim at setting Christian and Islamic believers against each other, should not lead people professing Christ as their Lord to claim for revenge. Let love be stronger than hatred so that love will defeat hatred. This is the heart of our prayer, for the East and for the West.
Paris, Lausanne, Strasbourg, December 13th, 2016
– Rev. François Clavairoly, President of Fédération Protestante de France (Paris)
– Rev. Laurent Schlumberger, President of the United Protestant Church of France (Paris)
– Christian Albecker, President of the Union of Protestant Churches in Alsace Lorraine (Strasbourg)
– Rev. Enno Strobel, mission department UEPAL (Strasbourg)
– Rev. Bertrand Vergniol and Joël Dautheville, General Secretary and President of Défap (Paris)
– Rev. Nicolas Monnier, Jean Claude Basset and André Joly, DM échange et mission (Lausanne)
– Albert Huber et Rev. Thomas Wild, President and Director of ACO France (Strasbourg)




Mission Congo : point sur les projets en cours

Du 31 octobre au 9 novembre 2016, le responsable des relations et solidarités internationales, le pasteur Jean-Luc Blanc, s’est rendu au Congo pour une mission de suivi de l’ensemble des projets en cours. Les objectifs de cette mission étaient nombreux : prendre contact avec la nouvelle équipe dirigeante de l’Église Evangélique du Congo, faire le point des divers projets, collaborer avec la Faculté de Théologie et l’Ecole Pastorale de Ngouedi sur des projets futurs… Le 20 novembre, le pasteur rendait un rapport complet de sa mission.

Depuis le mois d’août 2016, des changements importants ont eu lieu dans l’Église Evangélique du Congo. Une nouvelle équipe dirigeante a été élue et de nombreux responsables de départements ont changé. Cela ne peut pas ne pas impacter les orientations de nos relations avec l’Église.  Le pasteur Jean-Luc Blanc qui s’occupe des relations du Défap avec l’Église Evangélique du Congo, est allé y rencontrer l’ensemble des personnes concernées par nos partenariats.  Outre la prise de contact avec la nouvelle équipe dirigeante, il importait de visiter nos envoyées, au nombre de trois, et de faire le point sur les divers projets en cours que ce soit avec la Cevaa, la Plateforme Ensemble pour le Congo ou encore directement le Défap.

A son arrivée, le pasteur Jean Luc Blanc a été reçu par le  nouveau Bureau de l’EEC. Ce fut, bien sûr, l’occasion de faire le point sur l’ensemble de nos partenariats, mais aussi de parler des nombreux défis que la nouvelle équipe doit relever dont le premier est financier. Un second défi important est l’équilibrage des postes pastoraux entre la campagne et la ville. En effet, des postes de brousse sont vacants alors que des paroisses de ville sont asphyxiées par le nombre de pasteurs qui leur ont été affectés. Dans l’EEC c’est le Bureau Synodal qui affecte les pasteurs dans les paroisses, mais celui-ci souffre de toutes les pressions qu’il reçoit pour nommer les pasteurs en ville. Ainsi, certaines paroisses ont beaucoup trop de pasteurs, ce qui leur pose de grosses difficultés financières alors que d’autres, à la campagne, n’en ont aucun.

 

L’EEC : une Église dans une société en proie à la violence

La situation politique du pays est particulièrement inquiétante. La région du Pool est toujours la proie de violences et d’exactions diverses (l’ambassade de France a demandé à tous les français présents dans cette province de la quitter).  Les protagonistes sont difficiles à identifier au point qu’on ne sait jamais si les exactions commises sont le fait du pouvoir ou de groupes rebelles. Ce qui est certain c’est que cette situation exacerbe les tensions ethniques déjà présentes dans le pays et dans l’Église dont la nouvelle équipe dirigeante  aura fort à faire pour éviter que cela ne dégénère.  C’est par l’Action Evangélique pour la Paix que l’Église Evangélique du Congo (EEC) a choisi d’intervenir dans ce domaine. Il s’agit d’une association, partenaire du Défap depuis le début de son existence qui forme des enfants, des jeunes, des paroisses, des associations à la coexistence pacifique en utilisant un matériel mis au point avec l’Ecole de la Paix de Grenoble. Cette année, par exemple, l’Uepal a choisi de soutenir un projet de l’AEP dans l’un des quartiers les plus difficiles de Brazzaville. Ainsi, c’est tout un programme de formation dans les écoles protestantes et laïques et les paroisses qui va avoir lieu afin de favoriser un coexistence pacifique des divers groupes en présence.  Dans les jours qui suivaient le passage de Jean Luc Blanc, l’AEP devait initier une action autour de la question du Pool.

 

Une Église présente sur la scène de l’engagement social

 

Les hôpitaux

Parce que l’EEC est très présente dans le domaine social, ceux qui l’accompagnent soutiennent aussi des projets dans ce domaine : dans le domaine médical, par exemple, l’EEC possède 16 Centres de Santé ou hôpitaux, au service desquels, nous avons actuellement trois envoyées. Grâce à l’implication de la Cevaa, l’EEC a pu mettre en place une centrale pharmaceutique pour les 16 établissements, et est en train de créer un centre d’imagerie médicale. Deux de nos trois envoyées au Congo travaillent au service de ces projets.

 

Le sida

Toujours dans le domaine de la santé, la Plateforme Congo continue à suivre avec attention le programme de lutte contre le Sida dans lequel elle a toujours été impliquée. Aujourd’hui, son engagement est moindre mais, avec l’Église Libre et l’association « Chrétiens et Sida », elle soutient le programme de formation des bénévoles qui parcourent le pays pour faire de la prévention. Le programme actuel avait dû être interrompu à cause des événements politiques mais celui-ci est en train de reprendre normalement.  Un formateur français, C. Forma, devrait y retourner sous peu.

 

Scolarisation des enfants sourds

Le projet de scolarisation des enfants sourds se poursuit et se consolide, même si nous avons toujours des difficultés à motiver les bénévoles français nécessaires pour les formations prévues. Pour compenser, une formation va être réalisée sous peu avec les compétences locales.  Ce projet est actuellement financé par l’Uepal et la Cevaa.

Le petit projet de formation professionnelle pour des jeunes filles sourdes financé en partie par des paroisses de l’Epudf, est en bonne voie de réalisation. Le bâtiment construit dans la parcelle de l’école de Ouenzé va être achevé sous peu et le responsable est en train de rassembler le matériel nécessaire (machines à coudre…). Il sera ainsi situé sur le même site que l’une des deux écoles inclusives.

A Owendo, dans le nord du pays, il a fallu construire un bâtiment pour abriter les 2 classes supplémentaires nécessaires. Même si la construction d’un bâtiment pour accueillir les classes inclusives est un détail du projet, l’EEC a décidé de donner une place importante à l’inauguration de ce bâtiment de manière à rendre visible le projet (les enfants sont pour l’instant scolarisés dans des locaux de la paroisse). L’inauguration a donc eu lieu en grandes pompes avec chorales, discours, présence des autorités locales et régionales etc.  L’EEC y était représentée par son vice-président, le Coordinateur Régional, l’Aumônier des sourds, les divers représentants de l’Enseignement Protestant, les pasteurs locaux…etc.  A cette occasion, le vice-président a donné une grande place à la dimension missionnaire de ce projet en parlant du rôle qu’y ont joué la Cevaa et le Défap.  Il reste un détail qui est que le bâtiment a été inauguré avant d’être totalement terminé car il a manqué quelques fonds… Mais cela devrait pouvoir se régler rapidement.

L’enseignement primaire et secondaire

L’EEC possède environ 80 écoles primaires et secondaires gérées par son Département Enseignement. Outre le projet de scolarisation des enfants sourds, les Eglises de France via la Plateforme, soutiennent la réfection d’une école dans le Pool dont, pour l’instant, les travaux sont interrompus à cause de l’instabilité politique dans la région. Dès que la situation le permettra ce projet devrait reprendre.  Par ailleurs, avec le RIEP (Réseau International de l’Enseignement Protestant), le Defap est en train de considérer un projet de scolarisation des populations autochtones qui vivent dans les forêts du Nord. Ce projet ambitieux (création de 3 écoles) ne verra le jour que s’il est possible de trouver un financement public.

 

Quelques photos de la cérémonie d’inauguration.

 


Le vice-président de l’Église devant le bâtiment presque terminé, DR, 2016

 

Le bâtiment consacré aux classes pour les sourds, nov 2016, DR

 

Les premiers enfants bénéficiaires du projet avec leurs enseignants, nov 2016, DR

 

L’enseignement supérieur

L’Université Protestante de Brazzaville a un nouveau Recteur qui vient d’être nommé. Il s’agit de Serge Loko qui jusque là était professeur de théologie. Nous n’avons que peu de relations de travail avec l’Université en tant que telles sinon au travers du RUPA (Réseau des Universités Protestantes d’Afrique), mais la rencontre fut l’occasion de faire le point sur le RUPA et nos rôles respectifs dans le Réseau. Par contre, nous travaillons régulièrement avec la Faculté de Théologie qui fait partie de l’Université.

L’EEC est une Eglise qui investit beaucoup dans la formation de ses pasteurs

L’EEC qui a pris la décision de supprimer le statut « d’Evangéliste » a, très logiquement, décidé de modifier ses cursus de formation et de rehausser le niveau de l’institut de Ngouedi. Celui-ci reste un institut pour celles et ceux qui n’ont pas le bac, mais des passages seront possibles vers le cycle de licence de la faculté.   L’Institut est dirigé par le pasteur Jean Serge Kinouani qui était boursier du Defap il y a 3 ans. Dans l’avenir, nous essaierons de faire profiter l’Institut des divers échanges avec nos facultés, en particulier en ce qui concerne les échanges de professeurs. Une opération de distribution de Bibles NBS aux étudiants pourrait être menée assez rapidement à Ngouedi.

Avec le Doyen de la Faculté et le Directeur de l’Institut de Ngouedi,  Jean Luc Blanc a abordé la question du partenariat avec la Faculté de Strasbourg, avec la CLCF ainsi que les futurs échanges de professeurs et les éventuels futurs boursiers. Il faut souligner ici qu’une Association des Amis de la Faculté de Théologie de Brazzaville est née en France et veut soutenir un certain nombre de projets de la Faculté.

Une Eglise impliquée dans les questions de genre

Le Département Femmes et Familles avec lequel nous avons collaboré à plusieurs reprises dans le passé est maintenant dirigé par Eléonore Kissadi, elle aussi ancienne boursière du Défap.  Le projet « Genre » que le Défap a financé à ses débuts et qui est une sensibilisation à la question du genre et aux rapports hommes-femmes dans la société et dans l’Église se poursuit.

Le projet de formation des « conseillers conjugaux » dans lequel une association proche de l’Église Libre MVF) est impliquée via la Plateforme, est toujours d’actualité même si les financements se sont taris. Les formateurs sont prêts à y retourner mais avant, il reste à s’assurer du financement des séminaires…

Une Eglise qui développe les aumôneries

Depuis 2011, toutes les aumôneries sont regroupées au sein du Département « Aumônerie Générale ». Or, jusqu’ici le Défap et la Plateforme Ensemble pour le Congo ont travaillé avec la plupart des aumôneries, mais jamais avec l’Aumônerie Générale qui souhaiterait que la plateforme se saisisse de deux de ses demandes :
– l’aider à développer des formations pour les aumôniers.
– l’aider à la création de maisons de retraites.  C’est un sujet sur lequel il nous faut réfléchir plus largement au Défap car l’idée de créer des maisons de retraite en Afrique est en train de germer dans plusieurs pays à mesure que l’urbanisation les confronte à des problèmes similaires à ceux que nous avons connu quand nous nous sommes engagés dans cette voie en France.

Ouvertures

Comme chaque fois qu’un représentant du protestantisme français va au Congo, Jean Luc Blanc a rencontré de nombreux autres acteurs de l’Église et du pays. Nos relations dans ce coin de l’Afrique sont d’une grande richesse. Certaines paroisses en profitent déjà depuis longtemps, mais il y a de la place pour les autres !

 

 

 




Partager la question de Jean-Baptiste

Retrouvez chaque jeudi la méditation sur le site du Défap. Aujourd’hui 8 décembre, nous allons entrer dans la troisième semaine de l’Avent. Nous prions pour nos envoyés au Liban, pour tous les libanais et les syriens réfugiés au Liban.

Jean-Baptiste, dans sa prison, entendit parler des oeuvres du Christ. Alors il envoya quelques-uns de ses disciples demander à Jésus : « Es-tu le Messie qui doit venir ou devons-nous attendre quelqu’un d’autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez raconter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui n’abandonnera pas la foi en moi ! »
Quand les disciples de Jean partirent, Jésus se mit à parler de Jean à la foule en disant :
« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ? Non ? Alors qu’êtes-vous allés voir ? un homme vêtu d’habits magnifiques ? Mais ceux qui portent des habits magnifiques se trouvent dans les palais des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, vous dis-je, et même bien plus qu’un prophète. Car Jean est celui dont l’Écriture déclare : « Je vais envoyer mon messager devant toi, dit Dieu, pour t’ouvrir le chemin. »
Je vous le déclare, c’est la vérité : parmi les humains, il n’a jamais existé personne de plus grand que Jean-Baptiste ; pourtant, celui qui est le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui.

Matthieu 11,2-11


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Un de ses amis interrogea un jour un très vieux prêtre en lui demandant : « Et si à la fin de votre vie vous perdiez la foi, vous cessiez de croire en tout ce à quoi vous avez dédié votre vie ? » Le vieux prêtre lui répondit : « Toute ma vie j’ai cru à l’amour ! Je pourrais cesser de croire à tout le reste, mais pas à l’amour. Et on ne peut se tromper quand on croit à l’amour. Or pour moi Dieu est l’amour. »
Jean-Baptiste est en prison quand il s’interroge sur Jésus. Il sait qu’il risque sa vie. Cela donne à sa question ce caractère ultime. S’est-il trompé sur le Messie ? Il veut vraiment savoir !
Jésus ne répond pas en termes identitaires, mais par des actes de vie, qui témoignent de l’amour de Dieu. Comme l’avaient annoncé les prophètes la réalité est transformée : « les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. »
Témoigner du Christ messie et sauveur ne relève pas du slogan ou de l’affirmation dogmatique mais d’un changement à l’intérieur et à l’extérieur de nous-mêmes. Si nous n’émettons aucun signe d’engagement, d’accompagnement et de consolation, alors quel est le sens de la foi chrétienne ?
Les hauts – faits appartiennent à Dieu, et nous devons les proclamer ; à nous incombent les attentions et actions quotidiennes en faveur de tous les petits qui nous entourent, et qui sont les plus grands dans le Royaume de Dieu.

 

En entrant dans la troisième semaine de l’Avent nous prions pour nos envoyés au Liban et pour tous les Libanais et les Syriens réfugiés au Liban avec cette prière écrite par le Pasteur André Dumas.

Notre Dieu, nous sommes en solidarité avec ceux qui vivent dans le danger et dans le combat.
De loin ou de près, nous partageons leur détresse et leur espoir.


Apprends-nous à étendre nos vies au-delà de nous-mêmes et à étirer notre cœur jusqu’aux frontières
où les hommes souffrent et transforment le monde.


Mets-nous en solidarité avec l’étranger, que nous ignorons, avec le démuni, que nous effaçons,
avec le prisonnier, que nous évitons.


Oh Dieu, que la solidarité soit ainsi un nom nouveau, un nom actuel pour cette fraternité
à laquelle tu nous appelles sans cesse.
Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans la vérité et non pas dans le mensonge des tactiques.


Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à la partialité destructrice et qui nous entraînerait
dans la captivité de nos propres amis.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas partisans, toi qui as pris parti pour nous,
sans jamais nous mentir sur nous-mêmes.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’efficacité et non pas dans le verbalisme des déclarations.


Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à l’inflation vaine et qui nous plongerait dans la paille
des mots sans le grain des choses.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas tribuns, toi qui es toujours parole unie à la vie,
parole en acte, fût-ce dans le silence.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’espérance et non pas dans la dramatique des catastrophes.


Délivre-nous de cet obscur besoin que nous avons parfois de la souffrance humaine,
comme si la souffrance pouvait être un quelconque bien, sauf pour celui qui dure en l’endurant.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas prophètes de malheur, toi qui as toujours voulu
pour les hommes la justice et la liberté, la joie et la paix.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires en humilité, car nous ne sommes pas capables de porter la terre entière.


Délivre-nous de l’accablement qui n’aide personne et de la pitié,
qui empoisonne tout.


Car tu nous veux solidaires de celui dont nous devenons vraiment le prochain.


Ô Dieu, purifie nos solidarités. Rends-les vraies, fécondes, ardentes et humbles.


Nous te le demandons au nom de Celui qui a été résolument solidaire
de l’homme abandonné et méprisé, Jésus.

André Dumas


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Inondations en Nouvelle-Calédonie : participez à la reconstruction

Le groupe scolaire Do Neva a besoin de vos dons ! A l’occasion de Noël, vous pouvez lui venir en aide et participer à sa reconstruction.

À la suite des pluies torrentielles qui se sont abattues sur la Province Nord début décembre, le groupe scolaire Do Neva a particulièrement souffert. Le matériel d’étude et informatique ainsi que les archives ont été détruits. L’exploitation agricole, gérée par le lycée, (certifiée AB, agriculture biologique), est totalement sinistrée. Tous les élèves, y compris internes, ont dû être déplacés.

Vous pouvez participer à la reconstruction du centre en adressant un chèque à l’ordre du Défap, en mentionnant « Do Neva – Site »

 

La boue se retire et laisse apparaître des dégâts considérables

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.doneva.nc




Installation du pasteur Christian Bouzy dans les Eglises des Antilles

Le 27 novembre eu lieu l’inauguration de la maison presbytérale et l’installation du pasteur Christian Bouzy, en Guadeloupe, en présence de Bernard Antérion et de Bertrand Vergniol.

 

Bertrand Vergniol et Christian Bouzy




Nouvelle Calédonie : des nouvelles du lycée Do Neva

Suite aux pluies diluviennes qui ont eu lieu en Nouvelle Calédonie, le lycée protestant Do Neva a dû fermer ses portes. Mobilier détruit, archives perdues, perte des moyens de communication avec l’extérieur, le lycée agricole de la commune de Houaïlou a dû s’organiser dans l’urgence pour pouvoir accueillir au plus vite sa centaine d’élèves inscrits. Dans une interview accordée au Défap, le directeur de l’établissement, Thomas Carlen, dressait un bilan alarmiste. « Nous n’avons jamais vécu une telle crise », déplorait-il. Dix jours après le drame, le directeur reprend contact avec nous.

Alors que les moyens de télécommunication restent difficiles d’accès sur la côte est, Thomas Carlen parvient à nous envoyer de ses nouvelles. « Voilà enfin une connexion qui fonctionne », se réjouit-il. « Avant tout merci de votre soutien et de vos pensées ».

« Le LEPA panse ses plaies avec de nombreux bénévoles qui nous ont aidés au nettoyage et à la désinfection de l’ensemble des bâtiments », nous explique Thomas Carlen.

« Nous sommes en train de sauver l’ensemble de nos archives et essayons de remettre en état l’ensemble de notre parc informatique et administratif comme les scans et les imprimantes.

Do Neva sous les eaux, DR, 2016

Nos élèves finissent leurs examens aujourd’hui. Nous avons 100% de réussite en CAPA ARC. Les résultats bacs pro arrivent aujourd’hui.

Avec le directeur de l’ASEE nous nous sommes mis d’accord pour demander la reconstruction de l’ensemble de notre établissement (collège, lycée primaire) et d’un centre unique administratif avec salle informatique dans une zone non-inondable.

Nous prions le seigneur que ce projet puisse se concrétiser ».

 




La Mission du Défap

Le Service protestant de mission Défap a accueilli dans ses locaux du 102 boulevard Arago à Paris (14e arrondissement) le 25 novembre dernier un colloque financier qui a rassemblé une soixantaine de personnes. Il y avait des responsables nationaux et régionaux de ses trois Églises fondatrices, l’Église protestante unie de France (EPUdF), l’Union des Églises protestante d’Alsace et de Lorraine (UEPAL) et l’Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France (UNEPREF). Il y avait également des responsables de la Cevaa – Communauté d’Églises en mission, institution nouvellement présidée par Henriette Mbatchou, qui regroupe trente-cinq Églises protestantes, essentiellement francophones, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Sud, du Pacifique et de l’Océan Indien.

Le pasteur Jean-Luc Blanc, secrétaire exécutif du Défap chargé des relations internationales, a conduit le temps d’aumônerie. Il a mis en relief la grande différence qui existe entre un passé révolu, où l’on professait une conception de la mission qui signifiait domination, et ce qui anime aujourd’hui tout ceux qui s’y engagent: le désir de se mettre au service de tous les peuples. Il s’est appuyé dans sa prédication sur le récit de la tentation de Jésus, et sur le chapitre 28 de l’Évangile de Matthieu, qui parle de l’envoi des disciples par celui qui a reçu l’autorité parce qu’il a refusé d’être au service du pouvoir et de l’hyperpuissance.

Une maison au service des Églises

Les débats ont été dirigés par Joël Dautheville, président du Conseil du Défap depuis le 1erjuillet 2016. Il a d’abord été fait rappel des enjeux qui ont conduit à la naissance du Défap et de la Cevaa en 1971. Le Pr Jean-François Zorn a ainsi raconté comment ont été créées ces deux institutions, héritières de la Société des missions évangéliques de Paris (SMEP), elle-même fondée en 1822.

Évaluer la légitimité, le coût et la visibilité des activités du Défap

Irène Schaerer, trésorière récemment élue de la Cevaa et son homologue du Défap, Stéphane Griffiths, ont ensuite présenté – en chiffres – les activités de leurs deux organismes. Le but du colloque était en effet de partager informations et questionnements à partir des différentes masses budgétaires et d’évaluer dans quelle mesure les activités du Défap entrent bien dans le champ de ce qui lui est demandé.

Le Défap reçoit 2 000 k€ donnés par les Églises selon la répartition suivante: EPUdF: 1 500 k€; UEPAL: 500 k€ et UNEPREF: 10 k€. 840 k€ sont transmis à la Cevaa et le solde est utilisé pour les envois, les actions de solidarité, les bourses pour les étudiants etc. Le rapport présenté par le secrétaire général du Défap, Bertrand Vergniol, a ensuite permis aux différents groupes de travail d’estimer, à propos de chaque activité, sa légitimité, sa visibilité et son apport.

Donner des orientations au Conseil du Défap

Des affirmations – orientations plutôt que décisions – ont été émises par les groupes de travail, appréciées en séance plénière par un vote « chaud », « tiède » ou « froid ». Les plus chaudement accueillies ont concerné la nécessité de donner un visage à la mission par le témoignage de ceux qui sont envoyés, et par la reconstitution d’équipes locales et régionales. Il a aussi été rappelé que le Défap se situe au carrefour de l’international et de l’interculturel et qu’il est appelé non pas à être une institution qui s’occupe de la mission à la place des Églises, mais au contraire un lieu où l’on stimule la mission entreprise par les Églises, que ce soit au plan international, national, régional ou même local. L’affirmation la plus fraîchement reçue a été celle de séparer la bibliothèque et son fonds d’archives missionnaires du Défap proprement dit.

« Dire la mission » est au coeur du ministère du Défap

Dans les faits, ce colloque qui était au départ financier s’est orienté et concentré sur le
fait de « dire la mission », un objectif que l’on retrouve dans le programme 2015-2018
du Défap, qui avait été validé par les trois Églises constitutives. Une façon de dire que
tous les participants ont privilégié ce qui est au coeur du ministère du Défap. Il nous faudra
continuer le travail proprement financier.

Le Conseil du Défap doit désormais conduire un important travail d’appropriation de toutes les orientations exprimées lors de cette journée. Quant aux participants, ils ont été ravis du travail accompli, tout comme ils l’ont été de visiter en détail la maison commune du boulevard Arago, chargée de presque deux siècles d’histoire. Ils ont mesuré le dynamisme actuel de l’équipe du Défap, qui est au service des Églises pour développer ou entretenir la flamme missionnaire des paroisses et des Églises locales. Ils ont embrassé la grande variété des activités en cours, pris conscience de l’importance des échanges de personnes, des projets de solidarité et/ou de santé, vu la richesse de la bibliothèque et des archives, etc. Un moment formateur dans la (re)découverte de la question missionnaire liée au Défap.

 

Joël Dautheville, président du Défap
Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap
Novembre 2016

Les principaux documents du colloque sont accessibles ici.

Visualiser le communiqué de presse

Visualiser le programme du colloque

Visualiser la présentation de Jean-François Zorn

Visualiser la fiche des chiffres

 




De l’amour naît déjà le monde autre !

Méditation du jeudi 1er décembre 2016. En entrant dans la deuxième semaine de l’Avent, nous prions pour les envoyés à Madagascar et pour le peuple malgache.

Tout ce que nous trouvons dans l’Écriture a été écrit dans le passé pour nous instruire, afin que, grâce à la patience et au réconfort qu’elle nous apporte, nous possédions l’espérance. Que Dieu, la source de la patience et du réconfort, vous rende capables de vivre en bon accord les uns avec les autres en suivant l’exemple de Jésus-Christ. Alors, tous ensemble et d’une seule voix, vous louerez Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Ainsi, accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. En effet, je vous l’affirme, le Christ est devenu le serviteur des Juifs pour accomplir les promesses que Dieu a faites à leurs ancêtres et montrer ainsi que Dieu est fidèle. Il est venu aussi afin que les non-Juifs louent Dieu pour sa bonté, comme le déclare l’Écriture :

« C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai en ton honneur. » 

Romains 15,4-9

 

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Par l’Ecriture et ce qu’elle raconte, Dieu instruit ses enfants afin de leur donner l’espérance.

A Madagascar, d’où je reviens, cela prend particulièrement sens : la Bible se trouve partout. Non seulement dans les Eglises mais aussi dans les hôtels, sur les étals de marché, dans la portière des voitures et la poche des gens…. Et sur les bus, taxis-brousse et véhicules en tout genre, des versets bibliques viennent rappeler, dans le flot d’une circulation difficile, que notre Père céleste nous aime et que Jésus est notre sauveur.

Cette omniprésence de la Parole de Dieu est-elle liée à la pauvreté ? Les hommes sont-ils plus croyants quand ils ont du mal à vivre et pour certains à se nourrir ? L’espérance spirituelle compense-t-elle le désespoir d’un monde miné par la misère ?

C’est vrai que le bien-être nous fait souvent oublier ce que nous devons à notre Créateur et Père. Mais la misère génère plus facilement l’obscurantisme religieux et l’analphabétisme qu’une disponibilité à vivre la foi, l’espérance et l’amour.

Pourtant la moitié de la population malgache est chrétienne, et l’on y rencontre des gens très courageux, porteurs de projets et d’avenir. Ils se veulent pour leur peuple les témoins fidèles des promesses de Dieu. Alors chaque jour des chants à la gloire du Très-Haut résonnent d’une allégresse peu commune, depuis la bouche des tout-petits jusqu’aux chorales d’adultes qui louent le Seigneur à pleine voix !

 

Prions pour les envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache, avec ces paroles du Père Pedro, engagé à Madagascar depuis plus de 40 ans auprès des plus pauvres pour leur redonner vie et dignité.

Aimer

C’est être capable de dire « Viens faire un tour chez moi »

C’est pouvoir dire à l’autre « J’ai besoin de toi »

C’est reconnaitre sans gêne que l’autre peut avoir raison

C’est être capable de dire « Je te félicite »

C’est être capable de dire « Excuse-moi »

C’est être capable de pardonner

C’est être capable d’ouvrir la bouche pour ne dire que la vérité

C’est être capable de tenir sa langue pour ne pas offenser

C’est être capable d’encaisser les coups sans vouloir les rendre

C’est être capable de se battre dans la vie sans écraser les autres

C’est accepter d’être dérangé par les autres

C’est être capable de dire à l’autre qu’on l’aime sans jamais se lasser

C’est être capable de vivre ensemble.

 

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République centrafricaine : Bernard Croissant, un pasteur français à Bangui

Bernard Croissant, qui a vécu plusieurs mois en Côte d’Ivoire en tant qu’aumônier militaire de l’EPUdF, est aujourd’hui pasteur retraité. Il est parti à Bangui pour une mission d’accompagnement pastoral de l’Église protestante Christ-Roi de Centrafrique. Il intervient dans le cadre d’un poste ouvert par la Cevaa. Voici son témoignage, porteur d’espérance, sur la situation actuelle en Centrafrique.

Bangui, la capitale martyrisée de la République Centrafricaine manifeste aujourd’hui une vie exubérante. Je n’y avais pas encore vu autant de monde, surtout des enfants se rendant à l’école.
A l’aéroport et tout au long de l’itinéraire qui mène à la FATEB ( faculté de théologie évangélique de Bangui), lieu de mon hébergement, une grande foule en liesse était présente. Ce n’était pas pour mon arrivée mais pour celle du Président de la République, Faustin Touadéra, qui avait emprunté le même vol d’Air France. On pouvait percevoir toute l’espérance placée dans ce président récemment élu, porteur des valeurs évangéliques pratiquées dans le cadre de son Assemblée Baptiste.
C’est dans ce contexte de vie libérée que j’ai entamé mon 4ème séjour d’accompagnement pastoral de l’Eglise protestante du Christ Roi. Il se terminera dans trois semaines après le culte d’installation des nouveaux diacres. Une journée complète sera consacrée à la préparation de cet événement important pour l’Eglise. En attendant les séances d’enseignement et de réflexion se succèdent auprès des groupes d’activités dont un groupe de jeunes adultes catéchumènes qui seront baptisés à Noël.
Au coeur de cette mission se trouve la formation des membres d’une cellule d’écoute et d’accueil de personnes victimes, traumatisées par les exactions de la guerre civile. Pour la seconde fois, l’intervention d’un psychothérapeute – Yann Jurgensen – est attendue et permettra une avancée significative dans la pratique de ce ministère de l’Eglise.
Enfin, je viens d’avoir la satisfaction de constater que la journée que j’avais consacrée, en avril dernier, aux aumôniers militaires avait porté ses fruits : un décret présidentiel officialise la création de l’aumônerie militaire des Forces armées Centrafricaines.
Le 1er décembre, jour de la fête nationale sera célébré avec joie et ferveur, marquant ainsi la liberté et la dignité retrouvées. Je suis heureux d’en être le témoin et le compagnon – au nom du Defap.




Le lycée protestant Do Neva sous les eaux

La Nouvelle-Calédonie a été durement touchée par des pluies exceptionnelles qui ont frappé le relief du 20 au 22 novembre. Plus de 400 mm d’eau ont été enregistrés dans la nuit de lundi à mardi. Un glissement de terrain consécutif à ces fortes pluies a tué plusieurs personnes sur la commune de Houaïlou. C’est là que se trouve le groupe scolaire protestant Do Neva, fondé par Maurice Leenhardt*. L’établissement a dû fermer ses portes. Thomas Carlen, ancien envoyé du Défap en est le directeur. Il nous décrit la situation.

 

« Nous n’avons jamais vécu une telle crise. Tout le mobilier scolaire mais aussi informatique et administratif a été détruit. Les archives sont perdues. Alors que nous sommes en pleine période d’examen, les 32 élèves internes ont du être envoyés à plus de 150 km. Ils sont sains et saufs. Nous avons, à la suite de cette catastrophe, mis en place une cellule d’accompagnement psychologique.
L’urgence a d’abord été, dès lundi, de rétablir les moyens de communication avec l’extérieur ainsi que les accès au centre. Nous avons mis en sécurité les élèves et cherché, avec la paroisse, des solutions pour subvenir aux besoins de tous, à commencer par les rations alimentaires. Nous nettoyons sans relâche les bâtiments et faisons le tri du mobilier qui pourrait encore être utilisé. Notre objectif : accueillir dès lundi prochain les étudiants, à condition que les routes soient praticables bien entendu, ce qui est encore loin d’être le cas. Météo France annonce un nouvel épisode de pluie le week-end prochain.
Un conseil d’administration extraordinaire est prévu lundi prochain, pour évaluer l’ensemble des dégâts et faire le point sur l’avenir.
L’exploitation agricole, certifiée agriculture biologique, est totalement sinistrée. Nous avons perdu toute la production.
Les brevets des collèges auront lieu les 7 et 8 décembre et nous devons tout faire pour accueillir les élèves dans les meilleures conditions.
Nous avons une pensée très émue pour le personnel du centre, plusieurs d’entre eux ont perdu des proches dans les éboulements qui ont suivi l’inondation. Nous les accompagnons du mieux que nous le pouvons.
Enfin, je tiens à remercier l’ensemble des protestants français et le Défap pour le soutien qu’ils nous apportent dès aujourd’hui et dans les temps difficiles qui s’annoncent déjà. »

 

Avril 2016, les étudiants montrent leurs plantationd de bananiers aujourd’hui sous les eaux

Bertrand Vergniol s’était rendu au lycée en avril dernier. Il rappelle que ce fleuron de l’Alliance scolaire évangélique en Nouvelle Calédonie a été le premier établissement de formation destiné aux populations Kanak. Des milliers d’hommes y ont appris un métier et reçu une éducation, de celle qui fait de nous des hommes et des femmes debout.
Une fois les dégâts évalués, le directeur de l’établissement, Thomas Carlen, nous proposera un projet précis de reconstruction à soutenir. Le Défap lancera alors une campagne de dons à l’occasion des fêtes de Nöel.

*envoyé par la société des Missions de Paris en 1902 (SMEP), l’ancêtre du Défap.

 

Quelques chiffres
Le lycée agricole de Do Nova accueille une centaine d’élèves répartis sur quatre cursus : un CAP agricole section culture région chaude, un CAP services aux personnes et vente en milieu rural, un bac Pro horticole, (classe de seconde, première et terminale) et un bac Pro service au personne et territoire (classe de seconde, première et terminale).
Le collège comprend quatre classes (de la 6 ème à la troisième) et l’école primaire deux (CM1 et CM2). Ces deux bâtiments, situé sur la zone haute de Do Neva n’ont pas subi l’inondation.
Au total, c’est tout un environnement socio professionnel qui est impacté : 16 professeurs contractuels de l’état au lycée,  2 employés dans l’exploitation agricole, 1 institutrice,  10 professeurs de collège, 6 éducateurs, deux hommes d’entretiens et 3 cuisiniers, sans compter la direction.
En fin, il est à noter que 90% des élèves du lycée sont internes.




Le Zimbabwe, au bord de l’effondrement.

A Hararé, comme dans toutes les grandes villes du pays, les queues s’allongent devant les banques du pays alors que le gouvernement s’apprête à émettre des billets d’obligation. Le Zimbabwe, qui utilise le dollar américain depuis l’effondrement de sa propre devise en 2009, est à court de liquidité.

Des centaines de personnes attendent pour retirer de l’argent, ce qui a poussé les banques à limiter les retraits à 50 dollars par personne et par jour.

Les Zimbabwéens n’ont plus confiance dans leur gouvernement et ils craignent que la banque centrale fasse tourner la planche à billets comme en 2008. Trop de billets d’obligation entrainera une augmentation de la valeur du dollar et modifiera la parité.

Après que les Eglises protestantes aient demandées le départ du président Mugabé en août dernier, elles expriment aujourd’hui leur désarroi face à une politique qui a ruiné toute la production intérieure et livré le pays aux aléas de l’importation payée en dollars.
Dans ce contexte, les missions sanitaires et sociales de nos associations sont de plus en plus dur à mener nous confie un pasteur.

Le Defap, engagé en Afrique Australe (notamment au Mozambique et en Zambie) s’associe, par la prière et l’information aux églises du Zimbabwé.