Avec Jésus la vie se lève !

Méditation du jeudi 19 janvier 2017. En cette semaine de l’unité des chrétiens nous prions pour toutes les Églises et pour notre envoyé en Afrique du Sud.

Quand Jésus apprit que Jean avait été mis en prison, il s’en alla en Galilée. Il ne resta pas à Nazareth, mais alla demeurer à Capernaüm, ville située au bord du lac de Galilée, dans la région de Zabulon et de Neftali.
Il en fut ainsi afin que se réalisent ces paroles du prophète Ésaïe :
« Région de Zabulon, région de Neftali, en direction de la mer, de l’autre côté du Jourdain, Galilée qu’habitent des non-Juifs ! Le peuple qui vit dans la nuit verra une grande lumière. Pour ceux qui vivent dans le sombre pays de la mort, la lumière apparaîtra ! »
Dès ce moment, Jésus se mit à prêcher :
« Changez de comportement, disait-il, car le Royaume des cieux s’est approché ! »
Jésus marchait le long du lac de Galilée, lorsqu’il vit deux frères qui étaient pêcheurs, Simon, surnommé Pierre, et son frère André ; ils pêchaient en jetant un filet dans le lac.
Jésus leur dit : « Venez avec moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.
Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Ils étaient dans leur barque avec Zébédée, leur père, et réparaient leurs filets.
Jésus les appela ; aussitôt, ils laissèrent la barque et leur père et ils le suivirent.
Jésus allait dans toute la Galilée ; il enseignait dans les synagogues de la région, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissait les gens de toutes leurs maladies et de toutes leurs infirmités.

Matthieu 4, 12-23


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Zébédée, pêcheur sur le lac de Tibériade, n’a pas dû être ravi de la défection de ses fils partis à la suite de ce Jésus prêcheur de conversion. Mieux se conduire dans la vie, certes, mais conduire ses pas loin de la famille alors qu’elle a besoin des bras de ses fils, c’est une autre affaire !
Nous trouvons que les vocations radicales à suivre le Christ sont belles dans l’évangile, ou encore quand il s’agit  d’enfants d’amis, mais quand cela se passe chez nous, nous grinçons parfois des dents !
Pourtant ce qu’il y a d’extraordinaire dans l’appel personnel que Jésus lance à des femmes et des hommes, c’est qu’il les invite à un choix, donc à la liberté, il reconnaît leur caractère unique et irremplaçable, il leur exprime combien ils sont personnellement précieux aux yeux de Dieu, et parfaitement qualifiés pour ce qu’il attend d’eux. 
Jésus ne désire pas devenir le gourou d’une foule anonyme, mais le vis-à-vis de Simon, André, Jacques, Lévi, Marc, Marie, Marthe… Et de chacun de nous. Et c’est dans ce vis-à-vis que naît la foi, la confiance. C’est là que Dieu se fait connaître dans l’amour.
Jésus enseigne par des mots et des actes de guérison. Il nous guérit de nos peurs, de nos complexes, de notre auto- dévaluation en nous confiant des responsabilités et des missions pour ce monde.

 

 


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En cette semaine de l’unité des chrétiens nous prions pour toutes les Eglises et pour notre envoyé en Afrique du Sud avec cette prière proposée par l’équipe de préparation de la célébration 2017.
 

Dieu tout-puissant, tu as envoyé ton Fils Jésus Christ pour réconcilier le monde avec toi.
Nous te glorifions pour ceux que, dans la puissance de ton Esprit, tu as envoyés proclamer l’Évangile à toutes les nations.

Nous te rendons grâce pour les Églises et communautés ecclésiales répandues sur toute la terre qui prient et travaillent à la réconciliation et la paix.

Nous te rendons grâce pour tes serviteurs qui en tout lieu invoquent ton nom.
Que ton Esprit éveille en chacune et chacun une faim et une soif d’unité en toi.

Nous t’en prions, Seigneur.

Dieu de bonté, nous te prions pour nous qui sommes les disciples de ton Fils.
Remplis-nous de vérité et de paix.

Fais tomber les murs qui nous séparent ; unis-nous par les liens de ton amour.
Là où il y a la haine, que nous mettions l’amour,
Là où il y a l’offense, que nous mettions le pardon,
Là où il y a la discorde, que nous mettions l’union.

Nous t’en prions, Seigneur.

Dieu créateur de l’univers, tu nous as faits à ton image et tu nous as sauvés en ton Fils Jésus-Christ. Regarde avec bienveillance toute la famille humaine,

Qu’elle soit libérée de l’arrogance et de l’hostilité qui empoisonnent les cœurs.
Dans toutes nos œuvres, toi-même, agis pour nous, afin que ton dessein de salut et d’unité s’accomplisse sur la terre.

Que les peuples et les nations te rendent grâce tous ensemble, prémices du rassemblement céleste.

Nous t’en prions, Seigneur.

Esprit Saint, toi qui donnes la vie, nous avons été créés pour devenir un en toi
Et pour partager cette vie sur terre avec nos frères et sœurs humains.

Ranime en chacun de nous ta compassion et ton amour.

Donne-nous le courage et la force d’œuvrer pour la justice dans nos lieux de vie et de travail,
Et d’apporter la paix dans nos familles.

Permets-nous d’être source de réconfort pour les malades et les mourants
Et de partager ce que nous possédons avec les plus démunis.

Pour que tous les cœurs humains soient un jour transformés, nous t’en prions Seigneur
 




Disparition de John Doom

Il a été le premier secrétaire général de l’Eglise Protestante de Polynésie. John Doom s’est éteint à Tahiti le 25 décembre 2016, il avait 80 ans. Le Défap rend hommage à cet homme qui s’est battu pour la justice, la vérité et les victimes des essais nucléaires.

C’était un petit homme courtois et souriant. Lorsqu’il était de passage à Paris, il venait loger au Défap, maison dans laquelle il se sentait toujours bien. Il était né en 1936 à Tubuai, l’une des îles volcaniques australes de l’archipel de Polynésie française, petit paradis niché au cœur des eaux turquoise de l’Océan Pacifique où, dans un passé lointain, les révoltés du Bounty trouvèrent refuge.
Est-ce de cette tumultueuse histoire que John Doom tenait son tempérament, ou bien plutôt de celle, plus contemporaine, du bouillant député Pouvana’a a Oopa, leader autonomiste, prisonnier politique en métropole dans les années 1950 et qui, toute sa vie, milita lui aussi contre les essais nucléaires français.

 

Ce combat, John Doom l’avait rejoint au tout début des années 1960, lorsqu’il était jeune diacre de son Église. Il dénonce alors l’exil en France de son pasteur, coupable d’avoir demandé une enquête publique avant le premier lâcher d’une bombe nucléaire A au-dessus de l’atoll de Mururoa. C’est le début de son engagement anti-nucléaire. Il en fera l’objectif de toute sa vie, hélas en vain : en trente ans, il y aura plus de deux cents essais atomiques dans la région.

 

© M-H Villierme pour le site GRIP

 

En 1971, devenu secrétaire général de l’Église protestante de Polynésie, John Doom entre en contact avec les autres Églises du Pacifique, elles-aussi préoccupées par les conséquences des expériences américaines. Il lui faudra encore dix ans pour obtenir du synode de l’Église protestante polynésienne qu’il se prononce contre les essais français. Dès l’arrêt du programme militaire de Mururoa en 1996, une enquête sociologique est ouverte, notamment par l’Église maohi, auprès des anciens travailleurs polynésiens. Les résultats sont publiés dans un livre, Mururoa et nous. À Genève, où John Doom travaille au Conseil œcuménique des Églises, il prend connaissance des effets dévastateurs à long terme des radiations. C’est au sein de l’association pour la reconnaissance des victimes des essais nucléaires « Moruroa e tatou » (Mururoa et nous) qu’il va poursuivre son combat, jusqu’à son dernier souffle.

 

Sa vie de retraité, John Doom l’aura passée entre Paris, Hiroshima, Nagasaki, Alger et Papeete, enchaînant les documentaires télévisés et les témoignages pour informer, former et plaider la cause de tous ceux qui, laissés dans l’ignorance, ont subi les conséquences parfois tragiques de l’établissement de la puissance militaire française.

 

 




Quand le regard de Dieu écoute l’arc-en-ciel !

Méditation du jeudi 12 janvier 2017. Nous prions pour nos envoyés au Burkina Faso et pour les Burkinabés.

Dieu dit alors à Noé et à ses fils :
« Je vous fais une promesse, ainsi qu’à vos descendants et à tout ce qui vit autour de vous : oiseaux, animaux domestiques ou sauvages, ceux qui sont sortis de l’arche et tous ceux qui vivront à l’avenir sur la terre. Voici à quoi je m’engage : Jamais plus la grande inondation ne supprimera la vie sur terre. Il n’y aura plus de grande inondation pour ravager la terre. »
Et Dieu ajouta : « Voici le signe que je m’y engage envers vous et envers tout être vivant, aussi longtemps qu’il y aura des hommes :  Je place mon arc dans les nuages ; il sera un signe qui rappellera l’engagement que j’ai pris à l’égard de la terre.
Chaque fois que j’accumulerai des nuages au-dessus de la terre et que l’arc-en-ciel apparaîtra, je penserai à l’engagement que j’ai pris envers vous et envers toutes les espèces d’animaux : il n’y aura jamais plus de grande inondation pour anéantir la vie. Je verrai paraître l’arc-en-ciel, et je penserai à l’engagement éternel que j’ai pris à l’égard de toutes les espèces vivantes de la terre. »
Et Dieu le répéta à Noé : « L’arc-en-ciel est le signe de l’engagement que j’ai pris à l’égard de tous les êtres qui vivent sur la terre. »

Genèse 9,8-17


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Méditation
Dans le premier chapitre de la Genèse, le regard de Dieu joue un rôle d’encouragement à poursuivre l’œuvre de création. A 5 reprises on lit : « Dieu vit que cela était bon ». Jusqu’au 6ème jour où, après avoir créé l’homme, il considère que c’est très bon.
Au temps de Noé, le regard de Dieu devient porteur d’un jugement négatif sur le mal qui se commet dans le monde, et sur les humains qui s’y adonnent de tout leur cœur et en tout temps. « Dieu vit la terre et elle était pervertie car toute chair avait perverti son chemin sur la terre. » Le déluge est présenté comme le châtiment à la mesure de ce mal.
Après la catastrophe du déluge, où tous ont sombré hormis Noé et les siens ainsi que le règne animal représenté par un couple de chaque espèce, Dieu scelle une alliance avec l’humanité, qu’il somme d’obéir à certaines lois -notamment l’interdit de meurtre, et par laquelle il s’engage lui-même à ne plus détruire le monde. Cette alliance est symbolisée par l’arc-en-ciel.
Le regard de Dieu va encore jouer un rôle essentiel. Quand les nuages, annonciateurs de pluie, voire de déluge, sembleront annoncer une nouvelle colère de Dieu devant le mal, il promet lui-même qu’il regardera alors l’arc- en- ciel pour se rappeler son alliance, et renoncer à anéantir la vie.
Ce regard porté sur l’arc-en-ciel incarne la part de miséricorde divine qui vient limiter les effets dévastateurs de la stricte justice. Mais ne doit-on pas voir un signe d’humilité de la part de Dieu dans le fait qu’il « avoue » une sorte de besoin d’un signe extérieur à lui-même pour se souvenir de son engagement et pour exercer cette miséricorde ?
En mettant ainsi une limite à sa « sainte » colère, Dieu nous donne une leçon d’interprétation. Personne n’a le droit de dire que Dieu veut anéantir ce monde pécheur. Il ne l’a pas créé pour le détruire. En revanche nous devons prendre nos responsabilités pour habiter le monde de la manière la plus juste et fraternelle possible !
Ne nous laissons donc jamais entraîner à cette attitude des fanatiques et des intégristes qui consiste à condamner ce monde et vouloir châtier les impies -soit- disant au nom de Dieu ! Dieu lui-même, après avoir constaté le désastre du déluge, a suscité l’arc-en-ciel de la miséricorde. Et il nous a donné le Christ, dont le visage doit toujours nous faire souvenir que tout être humain est porteur de l’image et de la ressemblance du Créateur.
Cette méditation a été donnée à l’UPAC à Yaoundé, le mercredi 14 décembre dans le cadre du Colloque de l’Astheol.

 

Prions pour nos envoyés au Burkina-Fasso et pour les Burkinabais

Tu as aimé notre terre, Seigneur Jésus
Et les fleurs des champs dans leur robe de couleur,
Plus belles que le manteau de salomon,
Et les oiseaux du ciel qui adorent le Père
En battant des ailes et en criant de joie :
Ils sont le signe , disais-tu, de la Providence. 
Béni sois-tu Seigneur Jésus !

Tu as aimé notre terre seigneur,
Et les gamins qui jouaient dans la rue à la flûte et à la danse,
Et les tout-petits que les mamans te présentaient dans elurs bras. 
tu les as aimés, tu les as même embrassés.
Béni sois-tu Seigneur Jésus !

Tu as aimé notre terre, Seigneur !
Tu as regardé le blé en herbe se dépêcher de pousser de jour comme de nuit
Et mûrir aussi sûrement que vient le Royaume. 
Béni sois-tu Seigneur Jésus.

Nous te prions Seigneur Jésus :
Puisque tu as aimé notre terre,
Qui est devenue tienne par ta naissance à Bethléem,
Fais qu’en l’aimant à notre tour,
Nous apprenions à la préférer au ciel,
Jusqu’au jour où tu créeras, pour l’éternité,
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.
Lucien Deiss


Source: Pixabay




Vœux du Défap : de Do Neva à Bangui, d’Épinal à Garoua

La cérémonie des vœux du Défap aura lieu le vendredi 20 janvier de 18h à 20h dans la maison historique du 102 boulevard Arago 75014 Paris.

Le secrétaire général du Défap, Bertrand Vergniol, ouvrira la soirée avec un message destiné à nos amis du centre Do Neva, en Nouvelle Calédonie, tandis que Rodolphe Gozegba, jeune doctorant de Centrafrique, reviendra pour nous sur son parcours. Le président du Défap, Joël Dautheville, clôturera la soirée pour sa première année à la présidence.

Nous vous attendons nombreux.

 

Merci de confirmer votre présence au 01 42 34 55 55 ou par mail secretariat.general@defap.fr

 

 

Cérémonie des vœux de janvier 2016
(de gauche à droite) Jean-Christophe Peaucelle, Jean-Luc Blanc, Danielle Vergniol, Bertrand Vergniol

 

 




Vallée du Jourdain, ce que je vois…

Vallée du Jourdain, entre Beït Shéan et Jéricho, vue depuis le côté palestinien

vers les montagnes en Jordanie

©Tango7174-wiki-Media commons

 

 

Dans l’esprit de la plupart des chrétiens, la mission terrestre de Jésus démarre au moment de son baptême par Jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain. Cet événement est raconté par l’ensemble des quatre évangélistes. Selon la tradition, le baptême a eu lieu à seulement huit kilomètres à l’est de Jéricho, à un endroit appelé Qasr al-Yahud ou Al-Maghthas. Cet endroit est ouvert au public depuis peu (notre appartement à Jéricho, d’ailleurs, est situé sur la rue Al-Maghthas qui mène au lieu du baptême).

 

A ma connaissance, Qasr al-Yahud est le seul endroit en Cisjordanie, en amont de la Mer Morte, où on peut descendre au Jourdain (le pont Allenby/King Hussein traverse le Jourdain un peu plus au nord et constitue le seul moyen de passage aux voyageurs entre les deux pays). Sinon, un chauffeur de voiture qui souhaite prendre à l’ouest du Jourdain la Vallée du Jourdain du nord au sud est condamné à ne jamais voir le fleuve. En effet, du côté de Cisjordanie, les Israéliens ont installé une barrière électrifiée sur toute la longueur. Entre la barrière et le fleuve il y a un champ de mines. Cette zone est désignée Zone militaire.

 

Je me suis rendu deux fois au lieu-dit du baptême de Jésus : une fois lors d’un voyage en Terre Sainte avec un groupe chrétien oecuménique il y a trois ans, la deuxième fois il y a quelques jours avec notre groupe. C’est un endroit qui attire énormément de monde en général, un peu moins en hiver. La première fois, trois ou quatre baptêmes collectifs ont eu lieu en même temps, chacun suivant la liturgie d’une Eglise différente. Cette fois-ci, il n’y avait qu’un seul baptême qui était toutefois assez spectaculaire. Le groupe en question était constitué de Russes orthodoxes; à l’exception du prêtre, tout le monde était habillé en longues robes blanches. Certains pèlerins avaient choisi l’immersion totale. Notre chauffeur musulman se disait impressionné.

 

Le fleuve est large de seulement 5 ou 6 mètres en hiver à cet endroit. Il contient de l’eau plutôt boueuse. Il est surveillé du côté palestinien par deux soldats israéliens, armés de mitraillettes. Bien entendu il est interdit de traverser.

 

L’imagination a du mal à nous présenter aujourd’hui le site présumé du baptême de Jésus. Nous avons peut- être à l’esprit les paroles de l’Evangile: « A cette époque-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. /Au moment où il sortait de l’eau, il vit le ciel s’ouvrir et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe/ et une voix se fit entendre du ciel: Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute mon approbation» (Marc 1, 9 à 11). Le témoignage des évangélistes constitue une parole forte au point de départ du ministère de Jésus en Galilée.

 

Revenons à notre propre époque. Sur un plan purement matériel, la Vallée du Jourdain est toujours un lieu important pour la population de la Palestine. L’Etat d’Israël a repris la Vallée de l’armée jordanienne en 1967 lors de la Guerre des Six Jours. Suite aux Accords d’Oslo, en 1993, la Vallée est devenue, mise à part les environs de Jéricho et quelques minuscules îlots, Zone C. Elle est donc placée sous le contrôle intégral d’Israël. Quelques Palestiniens d’origine sont restés, d’autres se sont réfugiés en Jordanie et ailleurs. Puis, des Bédouins sont arrivés depuis le sud et notamment du Néguev.

 

Les eaux du Jourdain sont pratiquement épuisées aujourd’hui. La raison en est l’utilisation par les Israéliens et les Jordaniens pour les besoins de l’agriculture.

 

Nous avons l’impression qu’au départ les Israéliens concevaient le fleuve simplement comme marquant une frontière à défendre à tout prix contre l’ennemi jordanien, qui avait occupé militairement Cisjordanie en 1948. Suite à la Guerre des Six Jours et à la signature en 1994 d’un traité de paix avec la Jordanie, cette notion est devenue moins importante. Il n’empêche que l’armée israélienne continue de poursuivre tous les ans des séances d’entraînement notamment dans la partie nord de la Vallée. Les chars, jeeps et autres véhicules militaires traversent les villages palestiniens et les champs cultivés avec et souvent sans avertissement. Lorsqu’un avertissement est donné, les familles reçoivent en général un ordre d’évacuation. Ainsi, il y a quelques semaines, nous avons vu le cas d’une communauté à qui il a été donné l’ordre de quitter leurs maisons le matin et de ne revenir que le lendemain.

 

Sans doute plus important aujourd’hui pour les Israéliens sont les terres de la Vallée. Nous sommes arrivés en Palestine au mois de novembre, mois où cette année la terre était encore très sèche et poussiéreuse. Il était difficile d’imaginer que cette terre était cultivable. Et pourtant depuis une quinzaine de jours, il a commencé à pleuvoir, les wadis (un wadi est le lit d’une rivière qui reste sèche une partie de l’année) se sont partiellement remplis et l’herbe pousse même sur les pentes rocailleuses. Les fermiers labourent les champs et plantent les semences.

 

Beaucoup de légumes poussent dans ces terres en réalité exceptionnellement fertiles. Des choux-fleurs, des choux, du maïs, des tomates, des aubergines, des dattes, des oranges, parfois dans des serres ou sous des tunnels en plastique. Néanmoins, il faut les arroser. A part les eaux du Jourdain, il y a des puits et des sources.



Vallée du Jourdain – Frontière israélo-jordanienne – © Rémi Jouan – Wikimedia Commons


L’existence de terres fertiles explique l’arrivée en masse des colons juifs. Les premières colonies établies en Cisjordanie datent d’un an environ après la fin de la Guerre des Six Jours. Les colonies occupent surtout des endroits stratégiques et notamment les sommets de collines ou montagnes. Elles sont protégées par des barrières et du barbelé. Les terres cultivées par les fermiers palestiniens étant particulièrement vulnérables, ceux-ci ne bénéficiant que rarement d’un titre de propriété, en raison de changements fréquents de régimes fonciers (ottoman, britannique, jordanien), il est devenu depuis longtemps facile pour les colons de les saisir. Souvent l’armée israélienne prête main forte aux colons.

 

Terre confisquée – janvier 2014 © Vergniol


Sont implantés, semble-t-il, en Cisjordanie 500 000 colons juifs à l’heure actuelle (selon la BBC). Or, la loi humanitaire internationale interdit à un pouvoir occupant d’autoriser des implantations de toute partie de sa propre population sur des territoires occupés (Article 49 de la Quatrième Convention de Genève). Israël, lui, prétend que la Cisjordanie ne constitue pas un territoire occupé.

 

Nous avons vécu un cas de confiscation de terres en temps réel il y a quelques semaines, s’agissant d’un cas particulièrement flagrant car, exceptionnellement, les propriétaires palestiniens avaient réussi à convaincre un tribunal israélien de leur donner raison quant à la propriété de ces mêmes terres. Le colon a allégrement passé outre, en commençant à labourer le champ.

 

Une autre technique adoptée par les colons israéliens qui souhaitent s’installer à un endroit donné est de couper ou réduire l’accès de leurs voisins palestiniens aux ressources aquatiques. La loi interdit à un fermier palestinien de creuser un puits en-dessous d’un certain nombre de mètres de profondeur, alors que la colonie juive n’est pas soumise à la même contrainte. Nous avons vu la semaine dernière une autre variante de cette technique. Une colonie s’est permise de faire dévier à son profit la rivière qui permettait à une communauté palestinienne d’arroser ses cultures.


Troisième méthode visant à expulser un fermier palestinien occupant des terres lorgnées par une colonie, celle exigeant l’intervention de l’armée israélienne et/ou de sa branche dite de la «civil administration». C’est ce qu’on peut appeler l’action directe. Il est notifié aux fermiers palestiniens un ordre judiciaire de démolition de tout ou partie de leurs bâtiments, tentes ou autres structures. Un tel ordre n’est pas difficile à obtenir car, nous l’avons déjà constaté, la Cisjordanie est, à quelques exceptions près, classée Zone C, donc intégralement sous contrôle militaire israélien.

 

Dans certains cas, le propriétaire palestinien parvient, par l’intermédiaire d’un avocat, à convaincre un tribunal israélien de suspendre l’effet de cet ordre. Dans d’autres cas, plus fréquents, l’armée se rend sur place et emploie un bulldozer pour raser le bâtiment ou autre structure dont il s’agit. Nous avons rencontré des familles ayant subi de telles mesures une dizaine de fois ou plus. Parfois la famille elle-même, sous la pression, accepte de détruire son propre bâtiment. Des restes de structures détruites ou découpées sont visibles dans pratiquement tous les villages palestiniens de la Zone C de la Vallée du Jourdain.

 

Il y a presque deux mille ans, Jésus a été baptisé dans les eaux du Jourdain. C’est en tout cas ce qu’ont affirmé les quatre évangélistes qui nous présentent leur témoignage. Notre groupe, depuis bientôt deux mois,  voyage à droite et à gauche en voiture dans la Vallée du Jourdain, en rencontrant de nombreux Palestiniens qui habitent cette région et qui lui racontent leur propre histoire. Il a observé les chars dans les villages et les bâtiments détruits.

Notre groupe est témoin de la souffrance des fermiers palestiniens. Il est aussi témoin de leurs réactions, parfois de colère et de désespoir mais le plus souvent d’une véritable détermination de résister à l’occupation en restant sur place. Chose remarquable : il est très rare que le moindre souhait de résistance violente soit exprimée.

 

Christopher Annandale , accompagnateur œcuménique

 

 




Les pasteurs en visite chez l’évêque !

Dans son numéro de janvier, la revue religieuse « Eglise en Guadeloupe » revient sur la récente installation du pasteur Christian Bouzy, envoyé du Défap. Retrouvez l’intégralité de l’article.

Dimanche 27 Novembre, le nouveau pasteur de l’Eglise Protestante Réformée de Guadeloupe Christian Bouzy a été installé officiellement dans sa fonction. Pour cette célébration, qui s’est déroulée dans la chapelle des sœurs dominicaines de Petit Pérou près du CPSO, deux pasteurs avaient fait le déplacement pour cette présentation à la communauté protestante. Ce jour-là, la maison presbytérale nouvellement construite a été inaugurée. Plusieurs prêtres catholiques se sont joints à cette assemblée : Pères Silène, Albert Blanchard et Nicolas Taza.

Deux jours plus tard, les pasteurs Vergniol, Antherion et Bouzy sont venus à Basse-Terre pour une longue rencontre à l’évêché avec Mgr Riocreux. De nombreux sujets ont été abordés au cours de cet entretien cordial. Et ce rapprochement œcuménique entre nos Eglises a ainsi été concrétisé par cette rencontre chaleureuse. Après la visite de l’évêché et de la cathédrale ND de Guadeloupe, les pasteurs et l’évêque ont prié ensemble le Notre Père.

Un rendez-vous a été pris et retenu dans le calendrier de 2017. A l’occasion de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens qui se déroule chaque année du 18 au 25 janvier, la célébration œcuménique aura lieu le mercredi 25 janvier à 18h dans l’église du Raizet. Participeront à cette rencontre : les pasteurs des différentes Eglises – catholique, orthodoxe et protestante- ainsi que tous les fidèles des différentes paroisses.

 

Article paru dans « Eglise en Guadeloupe »,
Numéro 968, Janvier 2017




Lumière dans les ténèbres !

Méditation du jeudi 5 janvier 2017. En ce temps d’Epiphanie, nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais.

Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l’époque où Hérode était roi.
Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d’Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est l’enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l’adorer. »
Quand le roi Hérode apprit cette nouvelle, il fut troublé, ainsi que toute la population de Jérusalem. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi, et leur demanda où le Messie devait naître.
Ils lui répondirent : « A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit :  
« Et toi, Bethléem, au pays de Juda, tu n’es certainement pas la moins importante des localités de Juda ; car c’est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël. »
Alors Hérode convoqua secrètement les savants et s’informa auprès d’eux du moment précis où l’étoile était apparue. Puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez chercher des renseignements précis sur l’enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille, moi aussi, l’adorer. »
Après avoir reçu ces instructions du roi, ils partirent. Ils virent alors l’étoile qu’ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant, elle s’arrêta. Ils furent remplis d’une très grande joie en la voyant là. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux pour adorer l’enfant ; puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ensuite, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner auprès d’Hérode ; ils prirent alors un autre chemin pour rentrer dans leur pays.

Matthieu 2,1-12



Source: Pixabay


Un événement très privé : la naissance d’un bébé !
Une publicité mondiale : Trois sages lisent dans les étoiles que ce petit être bouleversera et éclairera la terre entière !
Une tragédie annoncée : un roi jaloux et fou de sa puissance fomente et organise un massacre d’enfants par peur que le futur roi des juifs lui ravisse son pouvoir !
Cette imbrication entre le sujet de l’extrême joie et celui de l’extrême douleur est terrible!
Déjà les petits contemporains de Moïse furent mis à mort à cause de l’angoisse mortifère et meurtrière du Pharaon devant la croissance du peuple hébreu en Egypte.
Maintenant c’est la croissance d’un Seul, celui qui est annoncé comme Messie d’Israël, qui  pousse Hérode au crime.
Même quand nous fêtons joyeusement Noël et l’Epiphanie, nous ne pouvons oublier la part de terreur et d’horreur liée à cet événement unique de notre histoire. Dieu s’incarne dans le monde tel qu’il est, et non tel qu’il devrait être.
Et dans le monde tel qu’il est, le surgissement de la lumière provoque souvent la réaction violente des ténèbres. De cela Dieu souffre le premier, et il souffre avec toutes les victimes des passions ténébreuses et violentes des hommes.
Alors faudrait-il renoncer à la lumière par peur des ténèbres ?
Non !  Car cette lumière est la lumière du premier jour. Elle est la vie même ! Elle doit absolument demeurer en ce monde pour l’éclairer, donner sens à la vie humaine, et illuminer la création toute entière.

 

 

En ce temps de l’épiphanie, prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais avec cette prière de sœur Danielle, diaconesse de Strasbourg, à l’intention des enfants des rues.

 

Mon Dieu nous venons vers toi le cœur habité par tous ces enfants livrés à eux-mêmes,
Dans les rues des cités,
Dans les bidonvilles,
Dans les camps de réfugiés.
Ils ne connaissent ni paix ni avenir,
Ni amour ni sécurité.
Ils sont victimes de la folie des hommes,
Génération sacrifiée.

Mon Dieu nous venons vers toi,
Le cœur habité par tous ces jeunes qui se cherchent,
Qui te cherchent sans le savoir.
Ils sont là dans les rues, à crier leur désarroi.
Ils n’osent plus croire en l’avenir.

Seigneur tu as pris les petits dans tes bras,
Et de tes mains tu les as bénis.
Tu as regardé le jeune homme riche avec compassion, avec amour.
Toi le Dieu de la vie tu as une espérance pour chacun d’eux.

Rends-nous attentifs à ta voix, à ta volonté.
Et fais de nous aujourd’hui des témoins d’espérance et de vie
Pour tous ceux qui croiseront notre chemin.

 


Source: Pixabay




Noël, cela sent la vie !

Méditation du jeudi 22 décembre 2016. Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud, pour les victimes de l’attentat de Berlin et leurs familles, et pour tous les enfants du monde.

Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.
Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les entoura de lumière. Ils eurent alors très peur.
Mais l’ange leur dit : « N’ayez pas peur, car je vous apporte une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un Sauveur ; c’est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous le fera reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche. »
Tout à coup, il y eut avec l’ange une troupe nombreuse d’anges du ciel, qui louaient Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre pour ceux qu’il aime !»
Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons donc jusqu’à Bethléem : il faut que nous voyions ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se dépêchèrent d’y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Quand ils le virent, ils racontèrent ce que l’ange leur avait dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui entendirent les bergers furent étonnés u de ce qu’ils leur disaient. Quant à Marie, elle gardait tout cela dans sa mémoire et y réfléchissait profondément. Puis les bergers prirent le chemin du retour. Ils célébraient la grandeur de Dieu et le louaient pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, car tout s’était passé comme l’ange le leur avait annoncé.
Le huitième jour après la naissance, le moment vint de circoncire l’enfant ; on lui donna le nom de Jésus, nom que l’ange avait indiqué avant que sa mère devienne enceinte.

Luc 2,7-21


Source: Pixabay

 

Le chœur des anges ne peut nous faire oublier que, de façon bien terrestre, Noël rime, presque en tous lieux, avec plats traditionnels, viandes rôties ou recettes qui cuisent longuement au four ou sur la braise, gâteaux et confiseries, fruits…. Et c’est ce que les chanceux de ce monde souhaitent aux plus démunis !
La naissance du Pain de vie est célébrée dans la gastronomie, même si nous évoquons, année après année, le souvenir d’une pauvre naissance, dans une pauvre étable !
Mais à vrai dire, une étable, est-ce que cela ne sent pas bon, à sa façon ? En même temps que le sein et le lait de sa mère l’enfant Jésus n’a- t- il pas humé la rude odeur du bœuf et de la vache, le crottin de l’âne ? Et les bergers venus à son chevet, pour l’adorer, ne portaient-ils pas sur eux le parfum fermenté du troupeau, mêlé à celui des maigres herbages de Judée ? Sans parler de l’encens et des effluves orientaux entourant ces trois bizarres personnages accourus de si loin pour rendre hommage au roi des rois ! 
L’odeur de sainteté n’est pas celle des armées célestes qui, tout en chantant divinement à l’oreille de nos âmes, n’en sont pas moins privées de certains sens bien terrestres. L’odeur de sainteté est celle de la vie, la vraie vie, celle que Dieu n’a pas dédaigné d’habiter, avec nous, en s’incarnant en ce petit enfant merveilleux dont nous reconnaissons le visage dans celui de tous les petits enfants qui viennent au monde chaque jour.
Qu’ils soient tous bienvenus, aimés, nourris, heureux en cette existence !
Que leur joie soit la joie du Christ, la joie de Dieu !

 

 

Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud, pour les victimes de l’attentat de Berlin et leurs familles, et pour tous les enfants de ce monde, avec cette prière du Pasteur Gérard Delteil :

Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous
La révolte contre ce qui la défigure
Mais que jamais non plus le scandale du mal
N’efface en nous la louange de la vie.

Que jamais les mots qui nous font vivre :
Tendresse, plaisir, liberté, confiance,
Ne se referment en des certitudes figées,
Mais qu’ils soient source d’une quête toujours inachevée.

Que notre foi ne soit jamais sans le doute,
Et que nos doutes ne soient jamais sans la confiance.

Que l’émerveillement de recevoir la vie
Comme un don, comme une grâce
N’altère pas nos capacités d’indignation devant l’injustice,
Mais soutienne en nous la promesse
Et la passion d’un monde autre.

Tel est le désir qui nous porte !
Telle est la prière qui nous met en route !

Que la petite espérance nous prenne par la main,
Qu’elle nous entraîne
Sur des chemins inattendus,
Et qu’elle chante en nous,
Comme un défi,
L’amour de la vie !

 


Source: Pixabay




De retour de mission à Madagascar

Antsirabé : visite de Samy, envoyé du Défap
Parti en juin pour une mission VSCI de dix mois, Samy Chenuelle est assistant d’éducation dans une école d’Antsirabé, au sein de l’orphelinat Akanisoa, à Madagascar. Originaire de Nantes, ce jeune diplômé de sociologie de 23 ans a décidé de s’engager pour Madagascar avec le Défap. Un pays qu’il connaissait déjà avant de partir. 
Animateur de français dans le complexe écolier, Samy apporte son aide sur place à l’équipe enseignante, et notamment lors de l’aide aux devoirs. Il accompagne les enfants avec la guitare et des chants qu’il compose pour faciliter l’apprentissage de la langue française.

Samy Chenuelle, envoyé du Défap à Antsirabé et les enfants , DR

 

Rendez-vous avec les responsables de la FJKM et de la FLM
Récemment élus, certains membres du nouveau Bureau National de la FJKM ont ouvert leurs portes au pasteur Florence Taubmann et Laura Casorio. Lors de ce rendez-vous, l’équipe a rencontré le nouveau président, le Pasteur Ammi IRAKO ANDRIAMAHAZOSOA ainsi que la directrice de la communication Madame Tantely Hariliva Razafimalala mais aussi la responsable de l’enseignement, le responsable des aumôneries pour la FJKM, le doyen Laurent Ramambason  et les étudiants de la faculté de théologie de la FJKM. Cette rencontre fut l’occasion de renouer les liens.

L’équipe en mission a également rencontré les responsables de l’Eglise luthérienne malgache FLM : le président David Rakotonirina, le secrétaire général Dieudonné Randrianirina, la directrice de l’école normale luthérienne Fandriana et le doyen de la faculté luthérienne de théologie Fabien Lotera. Sur place, le pasteur Florence Taubmann et Laura Casorio ont pu voir les travaux réalisés sur un projet de sanitaires soutenu par le service protestant de mission. Elles ont également rencontré les chanteurs de la chorale d’hommes, venue en France en mai dernier.

Université Réformée de Madagascar, déc 2016, DR

 

Florence Taubmann adresse un message aux étudiants de la Faculté de théologie FJKM à Tananarive

où la délégation du DEAP a été accueillie par le doyen Laurent Ramambason, DR

 

 

 

Visite d’orphelinats avec la fondation « La Cause »
En collaboration avec la fondation « La Cause », l’équipe a visité les centres Avotra et Tangaina à Tananarive, le centre Akanisoa à Antsirabe et deux centres à Mananjary. Le pasteur Florence Taubmann a été frappée par le courage des responsables des orphelinats qu’elle rencontre sur place. « Ils ont un sens de l’action et de la mission extraordinaire. Grâce à eux, ces orphelins ont une vraie sécurité alimentaire et une chance d’être scolarisé, contrairement aux enfants de la rue qui ne le sont pas du tout ».

 

Le pasteur Florence Taubmann, Alain Deheuvels de la fondation la Cause
et Richard Rahajason du Centre Avotra, déc 2016, DR

 

les enfants du centre Betania d’Avotra, DR

 

 

 

Les enfants du centre Betania d’Avotra avec Richard le fondateur et directeur du centre

 

Rencontre avec les sœurs de la communauté de Mamré
Le centre, construit récemment, accueille chaque jour plus de 80 enfants du quartier qui viennent manger dans leur cantine. La communauté des sœurs de Mamré a également construit le centre des novices, dans le quartier de Sabotzy, un bâtiment d’accueil pour les groupes, à une dizaine de kilomètres du centre de Tananarive (où se trouve la maison des sœurs). L’équipe du Défap a pu partager un repas avec les sœurs et les enfants du centre. Une rencontre forte en émotion.




La vallée du Jourdain, terre de conflits

La vallée du Jourdain

Les dernières pages du livre de Deutéronome nous racontent un des récits les plus touchants du Pentateuque. Le peuple d’Israël avec Moïse à sa tête, après la longue traversée du désert du Sinaï, parvient à la frontière de la terre promise. Moïse prononce son cantique à toute l’assemblée, cantique qui comporte à la fois, des éléments de louange de Dieu et des critiques sévères du comportement passé du peuple. Moïse ajoute :  » Prenez à cœur toutes les paroles que je vous supplie aujourd’hui de recommander à vos enfants… C’est votre vie, et c’est par [ces paroles] que vous pourrez vivre longtemps dans le pays dont vous aurez la possession une fois le Jourdain passé. » (Deut. 32, 1 à 47)

 

 

Dieu commande à Moïse de gravir le mont Nebo, « dans le pays de Moab, vis-à-vis de Jéricho et de [regarder] le pays de Canaan que je donne en priorité aux Israélites…Tu verras le pays devant toi mais tu ne rentreras pas dans le pays que je donne aux Israélites ». (Deut. 32, 48 et 52)

Moïse gravit le mont Nebo et Dieu lui fait voir tout le pays qui correspond aujourd’hui à Israël et aux territoires palestiniens occupés, la Cisjordanie. Puis « Moïse, le serviteur de l’Eternel, mourut là, dans le pays de Moab… Personne n’a su où était son tombeau jusqu’à aujourd’hui. » (Deut. 34, 5 et 6)


Le programme EAPPI du Conseil œcuménique des Eglises auquel le DEFAP participe pour la France, prévoit la constitution d’équipes d’hommes et de femmes d’une vingtaine de nationalités différentes à sept endroits stratégiques des territoires occupés palestiniens. Ces équipes restent en place trois mois puis sont remplacées par de nouvelles équipes.

 

 

J’ai été affecté à l’équipe de la vallée du Jourdain, donc à Jéricho, la ville que Moïse voit devant lui de son poste sur le mont Nebo. Jéricho, selon sa propre publicité, est la plus vieille ville du monde habitée de façon continue (10 000 ans ou plus). Il reste encore quelques pierres de la vieille ville, celle livrée par Dieu, selon le livre de Josué, au peuple d’Israël suite à l’effondrement de sa muraille. A l’exception de Rahab, la prostituée, et de sa famille, toute la population canaanite de la ville aurait péri (Jos. 6).
Quel rapport, me direz-vous, entre un programme initié par des Eglises au 21ème siècle et des événements ayant eu lieu longtemps avant la naissance de Jésus Christ ? Curieusement, il reste encore aujourd’hui des traces, au niveau du comportement et des croyances de personnes vivantes, de ces origines bibliques, légendaires ou non.

Notre petite équipe, composée de trois personnes, a commencé il y a peu de temps, grâce à son chauffeur palestinien, à rendre visite à notre « clientèle » dont une bonne partie avait déjà fait l’objet de visites d’équipes précédentes. C’est en écoutant les récits des uns et des autres que nous avons pu détecter des attitudes qui remontent, sans doute, à des centaines voire à des milliers d’années.
La communauté juive dans son ensemble, fonde l’existence de l’État d’Israël en 1947 sur les promesses de Dieu consenties à l’origine à Abraham, puis à Moïse, selon l’Ancien Testament. Nous le savons. Les terres de Canaan, ainsi que les autres terres citées par Deutéronome (34, 2 et 3), sont celles réclamées par la plupart des Israéliens aujourd’hui.

 

Dans la vallée du Jourdain, nous avons rarement l’occasion d’aborder ce sujet avec des Israéliens. A part quelques intervenants lors de nos cours de formation, nous ne rencontrons que des militaires et parfois, des colons. Avec ces dernières catégories, les possibilités de discussion sont limitées par la force des choses.
En revanche, nous faisons très souvent la connaissance de Palestiniens à qui nous posons, entre autres, des questions sur les origines de leurs communautés et de leurs familles. Ce ne sont pas les réponses qui manquent.


Un nombre impressionnant de Palestiniens de Cisjordanie, donc de la vallée du Jourdain, sont des réfugiés. Le mot « réfugié » prend un sens particulier aujourd’hui dans la plupart des pays du Moyen-Orient. Dans l’ancienne Palestine, avant la création de l’État d’Israël, il existait déjà des mouvements de population : des Juifs arrivaient d’Europe et se portaient acheteurs de parcelles de terrain appartenant aux Arabes. Mais la première vague de réfugiés récente, celle des Palestiniens, date de la fin de la guerre de 1948. Ces réfugiés ont été contraints de quitter la Palestine et de s’ implanter en Jordanie et au Liban ou bien de se déplacer à l’intérieur des frontières de l’ancienne Palestine. De nouvelles vagues ont suivi la guerre de 1967.
A l’époque de Moïse, le peuple d’Israël, suite au départ d’Egypte, était lui-même un peuple de réfugiés. Des milliers d’années d’après, et plus particulièrement à la suite de l’Holocauste, une bonne partie de ce même peuple a pris le chemin de nouveau de la « terre promise ».

 

Nous avons également rencontré des Palestiniens qui ont dû s’installer dans le camp des réfugiés de Ein al-Sultan, l’un des deux camps de Jéricho. La population totale de ces deux camps avoisine 8 500 personnes. Il s’agit de petites villes possédant, mis à part la taille des maisons, à peu près les mêmes caractéristiques que celles du centre-ville de Jéricho. A noter cependant que, dans le cas du camp de Ein al-Sultan, il manque un système d’évacuation des eaux. L’explication, qui nous a été fournie par le représentant d’une des agences de l’ONU, est que la population du camp craint que la mise en place d’un tel système risque de porter préjudice au fameux droit de retour qui figure toujours en priorité parmi les exigences des personnes expulsées.
De manière générale, en interrogeant des Palestiniens, notamment dans la vallée du Jourdain, et des Bédouins, nous avons noté en tout premier lieu, leur exigence relative aux terres. Les Bédouins constitue un cas particulier. Un grand nombre d’entre eux étaient implantés autrefois dans le désert du Néguev, donc dans l’extrême sud de ce qui constitue aujourd’hui l’État d’Israël. A la suite de la guerre de 1948, la majorité de ces Bédouins a dû partir, soit en Jordanie, soit vers le nord dans la région centre-nord de Cisjordanie.

Crédits photo : Elisabeth Mutschler

 

La situation des Bédouins qui habitent la vallée du Jourdain est, par la suite, devenue assez catastrophique. Conformément aux accords d’Oslo (1993), la Cisjordanie a été divisée en trois zones, désignées A, B et C. La zone C est entièrement soumise au contrôle du pouvoir militaire israélien. Or la vallée du Jourdain et les territoires à l’ouest de la Mer Morte, représentent à eux seuls, 87 % de la zone C. Il est interdit de construire dans cette zone, même d’ériger une tente. Ces Bédouins se trouvent donc dans une situation d’extrême précarité.
Nous avons rencontré plusieurs communautés bédouines. Sans parler des conditions matérielles de leur existence – sujet que nous aborderons dans un futur article – nous avons retenu qu’elles sont le plus souvent privés de l’espace qui faisait traditionnellement partie des conditions élémentaires de leur existence. En effet, les Bédouins n’étaient généralement pas reconnus comme propriétaires de terres. Ce sont des nomades dont l’activité consiste à élever des moutons, des chèvres et éventuellement des chameaux. Le bétail se déplace en permanence à la recherche de sa nourriture. Or les Bédouins font l’objet, ces derniers temps, d’un harcèlement continu de la part de la population juive des territoires occupés.
Dans un autre village, toujours dans le nord de la vallée, nous avons visité une école d’environ 70 enfants. Une conversation s’est engagée avec le directeur de cette école. Comme de nombreux autres Palestiniens, il attribue l’origine des malheurs de la population à la déclaration Balfour. Ce texte, établi par le premier ministre britannique en 1917 vers la fin de la Première guerre, promet qu’un « foyer national » sera réservé aux Juifs, ajoutant qu’une telle décision sera sans préjudice aux « droits civiques et religieux » des autres peuples de la région. En apprenant que j’étais britannique, le directeur s’est laissé un peu emporter !

Puis il expose davantage son point de vue. Le peuple palestinien n’a pas besoin d’aide financière. Il a besoin … et il cherche la traduction d’un mot arabe dans son téléphone portable… qu’on lui rende  son « homeland » (sa patrie).




Nouvelle-Calédonie : le lycée protestant Do Neva lance un appel.

Début décembre, des pluies diluviennes ont frappé la Nouvelle-Calédonie, réduisant à néant la vie du lycée protestant : mobilier détruit, archives perdues, production de l’exploitation agricole stoppée, élèves déplacés… Dans une interview, Thomas Carlen ancien envoyé du Défap, dressait un bilan alarmiste : « nous n’avons jamais vécu une telle crise », nous disait-il alors.

Installé dans du provisoire
Le mobilier de l’établissement a pu être renouvelé. Le bâtiment, nettoyé et désinfecté, a pu accueillir à nouveau les étudiants, avec quelques arrangements et de l ‘ingéniosité. Des locaux provisoires se sont établis au 1er étage du lycée, construit en contre bas du terrain sur lequel se trouve le centre. Deux salles de classe, jugées trop dangereuses, ont été supprimées et les cours s’organisent donc dans les anciens bureaux administratifs.
70% des archives a pu être sauvé grâce aux équipes du centre, formées en urgence au traitement des papiers dégradés. Le parc informatique et les serveurs étaient eux bel et bien, irrécupérables.
Internet et ligne téléphonique fonctionnent à nouveau, tout comme les moyens de reprographie. Les élèves, désormais en vacances depuis jeudi 15 décembre, ont laissé la place à la réorganisation et au bilan.

 

Bâtiments centraux du centre scolaire Do Neva, DR

Des subventions, des assurances…et des dons !
Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a versé une subvention, dégagée en urgence suite à l’inondation, qui couvre les dégâts directs liés aux pertes : barrières, tables, fauteuils, serveurs, fournitures…Désormais, nous avons besoin de réorganiser l’établissement : deux des bâtiments sont devenus dangereux.
Pour mener à bien ce projet, le centre Do Neva a fait appel à un bureau d’étude local, connu pour son sérieux, afin de préparer demain. Restructuration et mise aux normes sont deux objectifs qu’il faut tenir. Le centre a grandi rapidement, la cantine, construite dans les années 50 et le lycée agricole ajouté en 1987, ne sont plus adaptés aux utilisations d’aujourd’hui. Un plan d’aménagement a été voté.  Il comprend trois volets : remise aux normes de la cantine, rénovation des internats et construction d’un centre administratif commun. Les deux premiers projets vont bénéficier d’un financement du gouvernement, le troisième a besoin du soutien de la communauté protestante en Nouvelle Calédonie et en métropole.

Une nouvelle dynamique
Une des raisons d’être du centre, c’est le travail dans une approche globale. Voilà pourquoi nous souhaitons regrouper tous les services administratifs. Cette démarche permettra d’insuffler une nouvelle dynamique. C’est très important pour tout ceux et celles qui partagent la vie du centre ; les épreuves que nous avons traversées en cette fin d’année ont été dures, certains ont perdu des proches. En donnant une seconde vie au centre, l’établissement permettra à tous de vivre en pratique ce qui est essentiel pour nous, un travail dans l’unité au service de la formation et de l’éducation des adultes en devenir.

Le soutien financier du protestantisme français est plus que jamais nécessaire pour que le centre groupe scolaire Do Neva puisse à nouveau accompagner et former les jeunes Calédoniens.

 

Oui, nous comptons sur vous !

D’avance, nous vous remercions pour le don que vous pourrez faire, en adressant un chèque à l’ordre du Défap (en mentionnant « Do Neva – Site »).Nous vous tiendrons informés des suites du programme de reconstruction.




Le Défap à Djibouti pour le culte de Noël

Rappel du contexte
La République de Djibouti est connu pour ses relations complexes avec la France et son instabilité politique, cause de nombreuses violences. Les relations entre le gouvernement et l’opposition, qui semblent s’harmoniser, forment l’enjeu prioritaire pour le pays.
L’habitat et l’exode des populations rurales constituent également une priorité nationale. Djibouti a en effet deux visages. D’un côté, les villas modernes qui n’ont rien à envier à celles de la côte Ouest américaine et de l’autre les bidonvilles, construits au moyen de cartons. Un grand écart condamné aujourd’hui par les églises et les associations humanitaires.

Situé sur les bords du golf d’Aden, Djibouti subit également depuis 2015 une forte immigration provoquée par les conflits qui sévissent au Yémen et en Erythrée. Une situation qui accentue les problèmes de malnutrition que connaît le pays.

 

Visite de l’ambassadeur de France sur le chantier du temple, DR

 

La vie à Djibouti
C’est dans ce contexte que le pasteur Jean-Luc Blanc assurera une mission d’un mois à  Djibouti. Une occasion de lui demander comment il vit son séjour là-bas.

D : Où êtes-vous installé ?

JLB : Je suis installé au presbytère puisque cette année, il n’y a pas de pasteur titulaire et qu’il est donc disponible. Il s’agit du presbytère qui a été entièrement rénové il y a quelques années. Il est donc très agréable.


D : Quelle est actuellement votre mission ?

JLB : Comme chaque fois que je voyage pour le Défap, ma mission a de multiples facettes. Tout d’abord, celle-ci a été programmée pour avoir lieu en même temps que celle de notre architecte, Nicolas Westphal, pour faire le point avec lui sur le terrain en ce qui concerne la reprise des travaux dans le temple en voie de réhabilitation et envisager la suite. N’ayant pas l’argent pour aller au bout des travaux, il faut établir des priorités de manière à rendre les locaux utilisables le plus rapidement possible. La bonne nouvelle est que le temple sera utilisé pour Noël, même si tout n’est pas terminé ! Mais cela n’est possible que parce que nous sommes en hiver et qu’il ne fait qu’entre 30 et 35 ° ! Il restera ensuite à installer la climatisation avant qu’il ne soit utilisable en été où les températures arrivent  à dépasser les 50 °. Je tiens à redire ici que ce temple est important pour la communautée, mais aussi pour des raisons symboliques en ce qu’il est le seul lieu qui signifie la présence des protestants dans le pays. Il faut souligner qu’au début de mon séjour l’ambassadeur de France a souhaité venir nous rendre visite sur le chantier et à nous apporté son soutien pour cette reprise des travaux.

Ensuite, il s’agit de faire le suivi des projets du Centre de Formation  de l’Église. Le Défap est l’interlocuteur des différents bailleurs de fonds et le garant de  ces projets financés par l’Union Européenne et Bröt Fur Die Welt Allemagne). Il fallait donc rencontrer les représentants à Djibouti de ces divers organismes.

Un autre aspect de la mission est de rencontrer toutes les personnes qui ont besoin de savoir que, même s’il n’y a pas de pasteur titulaire cette année, l’Église continue sa mission (autorités locales ou internationales).

Enfin, il ne faut pas oublier l’aspect cultuel particulièrement important en cette période de Noël. C’est surtout à ces occasions que je peux rencontrer la communauté très investie dans les préparatifs des fêtes !

 

Le chantier où des jeunes sont venus prêter main forte, DR

 


D : Quel accueil avez-vous reçu ? Y a t’il des attentes particulières ?

JLB : L’accueil reçu est évidemment très fort dans la mesure où l’Église est bien consciente que, seule, elle aurait de grosses difficultés. C’est la différence qu’il y a avec la plupart de nos autres partenaires. L’Église du Congo ou du Cameroun peuvent très bien exister sans le Défap, pas encore celle de Djibouti.

D : Comment prépare t’on un culte de Noël à Djibouti ? Quelle différences/similitudes avec la France ?

C’est ce soir que j’ai la réunion avec tous les intervenants de la veillée et du culte de Noël pour coordonner ces deux moments forts de la vie de l’Eglise. Je pourrai en dire plus après, mais pour ce que j’en ai vu jusqu’à présent, la différence ne réside pas tant entre la France et Djibouti qu’entre les paroisses multiculturelles en France ou ailleurs et les paroisses « mono-culturelles ». Ceci dit, nos traditions françaises se sont tellement répandues qu’on chante « Voici Noël » à Madagascar, à Paris, comme à Djibouti !  Dans ce type de paroisse, il importe de veiller à ce que chacun retrouve un élément au moins qui vient de chez lui. C’est peut-être l’un des défis à Djibouti où la communauté malgache est largement majoritaire.

Mais avant que je puisse en dire plus, il faut me laisser le temps de vivre ces moments importants avec cette étrange communauté du bout du monde. Rendez-vous après Noël sur le site du Défap pour en savoir plus encore !