Les Jeudis du Défap : L’Afrique dans la Bible – Le replay

L’Afrique n’est pas seulement le berceau de l’humanité : elle est aussi profondément inscrite dans l’histoire biblique. Pourtant, cette présence a souvent été minimisée ou oubliée. À l’occasion des « Jeudis du Défap », le professeur Lévi Ngangura a proposé un éclairage inédit sur ce lien ancien et fécond entre la Bible et les peuples d’Afrique.

Lévi Ngangura

Pasteur, docteur en théologie et professeur de Bible hébraïque et d’hébreu biblique à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs à Goma (RDC), Lévi Ngangura est également président provincial de l’Église du Christ au Congo dans le Sud-Kivu. Reconnu pour ses recherches sur les relations entre textes bibliques et traditions africaines, il publiera en novembre prochain aux éditions Labor & Fides un ouvrage intitulé L’Afrique dans la Bible. Sa participation aux « Jeudis du Défap » s’inscrit dans cette démarche de valorisation des apports africains à la formation et à la réception de la Bible.

Pourquoi cette thématique ?

Revisiter la Bible à travers le prisme africain, c’est rendre justice à une histoire souvent oubliée. Loin de n’être qu’une « terre de servitude » comme dans le récit de l’Exode, l’Afrique apparaît dans la Bible comme une terre de richesses, de puissance et d’hospitalité. C’est ce qu’a montré Lévi Ngangura lors de sa conférence, en structurant son intervention autour de trois grands axes.

D’abord, il a rappelé la mise en valeur de l’Afrique dans les textes bibliques pour ses ressources : l’or, les pierres précieuses de Koush, mais aussi la fertilité de l’Égypte, présentée comme un grenier nourrissant ses habitants et ses voisins lors des famines. Ensuite, il a souligné la symbolique militaire et diplomatique des peuples africains, en évoquant la réputation des Koushites comme soldats rapides et fidèles, ou encore les alliances stratégiques entre Égyptiens, Libyens et autres peuples africains. Enfin, il a mis en avant la cohabitation et les échanges culturels : du mariage de Moïse avec une Koushite aux récits d’Abraham et de Joseph en Égypte, les auteurs bibliques montrent des relations marquées par l’accueil, l’interaction et l’absence de préjugés.

Ce regard est important car il invite à repenser la place de l’Afrique dans l’histoire biblique : non pas en périphérie, mais comme un acteur pleinement intégré aux dynamiques économiques, culturelles et spirituelles du Proche-Orient ancien. Il éclaire aussi la réception contemporaine des Écritures : si la Bible a trouvé en Afrique un tel écho, c’est peut-être parce qu’elle parle d’une histoire dans laquelle les Africains se reconnaissent déjà depuis ses origines.

La bibliographie établie par le service Bibliothèque et documentation du Défap dresse une liste des ouvrages et documents évoqués pendant l’intervention

Les « Jeudis du Défap » : prochaines conférences

  • 9 octobre : La femme dans l’Église en RDC ? Regard rétrospectif sur le rôle de la femme dans la société et dans l’église à l’époque coloniale. Le cas de la RDC, avec Robert BAHIZIRE
  • 6 novembre : La pratique du ministère de délivrance dans les Églises d’Afrique…réalités, dangers et perspectives, avec Parfait-Benedict MADOUMBA
  • 11 décembre : Éthique protestante et proposition sociétale, avec Richard LENGO

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Pour aller plus loin:




Lettre de Nouvelles : Mon aventure se poursuit en 2025

Cela fait déjà un an que Believe est Volontaire de Solidarité Internationale de réciprocité à Marseilles. Auprès de l’association diaconale protestante Marhaban, elle a pour objectif de soutenir l’éducation à la citoyenneté responsable et à la solidarité en quartier prioritaire. Dans cette lettre de nouvelles, elle revient sur les activités effectuées dans ce cadre pendant l’été dernier.

Les activités ont repris avec entrain en ce début d’année 2025. Quelle joie de retrouver l’équipe et les familles après les congés de Noël ! Même si affronter le froid hivernal pour aller travailler n’était pas facile, je me suis rappelée les raisons de ma présence ici. Cela m’a motivée à sortir du lit chaque matin, malgré l’envie de rester bien au chaud.

L’hiver a filé rapidement, marqué par des moments précieux. J’ai eu l’honneur d’accueillir chez moi une autre volontaire de la Délégation Catholique pour la Coopération, rencontrée lors de notre formation de départ au Togo, avant notre arrivée en France pour nos missions respectives. Avec un autre ami, nous avons exploré la Côte d’Azur et bien sûr Marseille. Ce trimestre s’est merveilleusement terminé par la célébration de mon anniversaire, entourée de celles et ceux qui sont devenus ma famille ici : à l’association, à l’église ou encore dans un club de jeunes.

Au début du mois d’avril, une activité hors du commun a particulièrement retenu mon attention : un atelier sur les huiles, organisé avec une association partenaire. Lors d’une dégustation à l’aveugle, les participantes devaient deviner les types d’huiles proposées. Un exercice inédit pour moi ! Ce moment a donné lieu à de nombreux échanges autour des bienfaits, des inconvénients et des conseils d’utilisation de ces produits.

Peu après, j’ai eu l’immense joie d’assister à la remise de diplôme de ma sœur. Bien que ma famille n’ait pas pu faire le déplacement, j’étais fière de la représenter. Quelques jours de congés m’ont ensuite permis de visiter d’autres proches et de retrouver Audrey, une volontaire du Defap, à Strasbourg. Ces retrouvailles m’ont fait découvrir Soulz-la-Forêt, une ville magnifique, et renouer avec certaines habitudes de chez nous.

De retour à Marseille, les ateliers de confiture ont débuté grâce à des dons de fruits. Ces moments conviviaux nous ont permis de générer un peu de revenus pour soutenir les projets de l’association, tout en renforçant les liens entre les participantes dans une ambiance chaleureuse.

Dire au revoir à une collègue a été un moment difficile, mais nous avons célébré son départ avec reconnaissance pour le temps partagé. Un autre projet enthousiasmant a vu le jour : cultiver nos propres produits dans un champ à Aubagne, non loin de Marseille. C’est gratifiant de savoir d’où provient une partie de ce que nous consommons !

L’été est arrivé à grands pas, avec son lot d’activités et de sorties très appréciées par les familles. Malgré la fatigue due à la canicule, la saison s’est bien terminée. J’ai eu le plaisir de recevoir la visite d’Audrey, puis de Tabitha – une autre volontaire du Defap – avec qui nous avons partagé de beaux moments de retrouvailles culturelles et d’échanges enrichissants.

La rentrée s’annonce intense, avec de nombreux projets à mener à bien. Je suis impatiente de découvrir ce que les fêtes de fin d’année me réservent pour cette deuxième année en France.

Enfin, je tiens à exprimer toute ma gratitude : à ma mère pour son soutien indéfectible à distance, à mon équipe, aux paroissiens de mon église, à mes amis, et à toutes celles et ceux qui contribuent, de près ou de loin, à la réussite de cette belle mission.

BelieveTélécharger la lettre




L’Assemblée du Désert 2025 : Célébration de la diversité protestante

Au cœur même de l’événement emblématique qui commémore l’identité réformée, les réunions clandestines des huguenots français pour affirmer leur foi et pratiquer leur culte, les organisateurs de l’assemblée du Désert ont voulu faire retentir un message vantant la diversité du protestantisme. Sous le thème : « l’Esprit souffle où il veut 1525-2025 :  500 ans d’une extraordinaire diversité protestante » le rassemblement annuel des protestants français a fait mémoire et mis en lumière la naissance du mouvement anabaptiste à Zurich le 21 janvier 1525, où un petit groupe célèbre les premiers baptêmes d’adultes confessant et rejette le baptême des enfants. Ce mouvement sera vivement combattu et condamné par les Réformateurs Martin Luther et Jean Calvin.

Le pasteur Christian Krieger, président de la Fédération protestante de France (FPF), était l’invité d’honneur de cette assemblée. Dans sa prédication, il a souligné l’importance de se souvenir de nos racines pour mieux appréhender le présent et construire ensemble l’avenir. La FPF se positionne comme un espace de rencontre et d’écoute, où chacun est reconnu dans sa singularité : un témoignage de l’unité dans la diversité.

Dans le même esprit, Sébastien Fath, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), a pris la parole pour illustrer la diversité du protestantisme à travers le monde, renforçant l’idée que cette pluralité est une richesse.

La pasteure Joëlle Sutter-Razanajohary, de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France (FEEBF), a clôturé l’événement par un message fort, exhortant les participants à ne pas réduire autrui à ses travers, mais à chercher des principes positifs à partager.

 

Le Défap-Service protestant de mission, était présent et a participé à sa façon à cette célébration mémorielle. De nombreux visiteurs du stand du Défap se sont remémorés des proches ayant bénéficié des services du Défap pour des missions de service civique ou de solidarité internationale. D’anciens engagés ont partagé leurs souvenirs, témoignant de leur volonté de transmettre des valeurs de solidarité, de partage et d’échange dans l’Église, au sein de leur paroisse, de leur famille et à la génération future.

À l’année prochaine à Mialet !

Pasteur Jean-Pierre Anzala




Courrier de mission : Le Défap au Grand KIFF

Le monde protestant en France a été marqué cet été par un camp de jeunes qui a accueilli environ mille personnes à La Force, en Dordogne du 18 au 31 juillet : le Grand KIFF. Organisé par l’EPUdF sur le site de la Fondation John Bost, l’événement a connu laparticipation des jeunes venant de plusieurs pays et plusieurs continents, ainsi que celle de plusieurs prestataires et partenaires, dont le Défap. Le Défap était représenté par Raphaela, Nicolas etNomena, qui ont participé non seulement à l’organisation en amont, mais également à l’animation du Grand KIFF, notamment sous la « tente de la rencontre de l’Église universelle », aux côtés de la CEVAA.Dans cette émission, les trois participants nous racontent comment cela s’est passé, quelles ont été leurs missions en particulier et celle du Défap en général, et qu’est ce que ce camp leur a apporté.

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Assemblée générale de la CEPF 2025 : un temps de bilan, de reconnaissance et de perspectives

Du 28 au 30 août 2025, trente-quatre représentants d’Églises protestantes se sont réunis à Paris pour l’Assemblée générale de la Communauté des Églises Protestantes Francophones (CEPF), accueillie dans les locaux du Défap – Service protestant de mission, boulevard Arago.

La CEPF, un partenariat solide avec le Défap

La CEPF est au service de plus de cinquante Églises protestantes à travers le monde. Connue également sous son ancien nom, la CEEFE (Commission des Églises évangéliques d’expression française à l’extérieur), elle regroupe des paroisses d’Afrique, d’Asie, des Amériques et d’Europe, issues de traditions réformées, luthériennes, méthodistes, baptistes, évangéliques, pentecôtistes ou charismatiques. Véritable kaléidoscope de l’Église universelle, elle inscrit sa liturgie et sa vie communautaire dans une optique luthéro-réformée ouverte à la diversité des expressions de foi. Membre de la Fédération protestante de France, elle se veut résolument au service de l’Église de Jésus-Christ, soucieuse d’annoncer et de partager l’Évangile.Depuis 2018, le Défap, partenaire historique de la CEPF, accueille régulièrement son Assemblée générale. Membre associé, il soutient activement l’action de la Communauté en finançant l’envoi de pasteurs et en accompagnant plusieurs projets portés par ses Églises membres à travers le monde.

Des temps forts au cœur de l’Assemblée générale

L’Assemblée s’est ouverte par le discours de Christian Seytre, président sortant, qui a dressé un bilan marqué par le soutien apporté à plusieurs communautés en difficulté, notamment à l’Église de Mayotte, dont le temple et le presbytère ont été endommagés par le cyclone Chido. Il a conclu son mandat par un mot clé : la reconnaissance. « Reconnaissance envers vous qui m’avez élu au comité directeur il y a six ans […] Reconnaissance d’avoir pu visiter vos paroisses ; de belles paroisses, pleines de richesses humaines et spirituelles. […] Composées d’hommes et de femmes qui n’ont pas toujours la vie facile, mais qui sont zélés et fervents dans leur foi au Christ vivant », a-t-il partagé.Tout au long de ces deux jours, les représentants se sont relayés pour présenter la vie de leurs paroisses : les joies, les défis rencontrés et les projets concrets qui animent leurs communautés. Ces échanges ont permis de mettre en lumière la vitalité et la créativité d’une Église protestante francophone en mouvement, enracinée dans des réalités locales variées.

Un temps fort de l’Assemblée a été la conférence de Basile Zouma, ancien secrétaire général du Défap, sur le thème : « Parole de l’Église dans la société : contenu, défi et limites». Rappelant que « l’Église ne peut se défaire de la société dans laquelle elle vit », il a insisté sur le rôle prophétique du chrétien :« Le chrétien, c’est celui qui dit non », a-t-il affirmé, soulignant l’importance pour les Églises d’annoncer, d’éduquer et de dénoncer face aux injustices.Appuyé par une citation du livre de Jérémie chapitre 26, il a montré que toute prise de parole peut être lourde de conséquences. La conférence s’est poursuivie par un temps de débat collectif, invitant les participants à réfléchir aux actions concrètes que les Églises peuvent porter dans leurs contextes respectifs.

La rencontre s’est achevée par un moment fort et symbolique : la passation des responsabilités entre le président sortant, Christian Seytre, et son successeur, Jean-Luc Blanc. Un geste empreint de continuité et d’espérance, qui ouvre une nouvelle étape pour la Communauté des Églises Protestantes Francophones, appelée à poursuivre sa mission de témoignage, de fraternité et de service dans le monde.




L’Afrique dans la Bible : rendez-vous ce 11 septembre

Après la pause estivale, les Jeudis du Défap reprennent ! Le 11 septembre, nous aurons le plaisir d’accueillir Lévi Ngangura Manyanya, professeur de Bible hébraïque et d’hébreu biblique à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (Goma, RDC) et président provincial de l’Église du Christ au Congo / Sud-Kivu. À travers son intervention, il nous invitera à redécouvrir la place de l’Afrique dans la Bible et son rôle encore trop souvent sous-estimé dans l’histoire chrétienne.

 

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Pourquoi parler de l’Afrique dans la Bible ?

Parce que ce que la Bible doit à l’Afrique reste trop souvent ignoré. Beaucoup continuent de la considérer comme un livre venu d’Occident, lié à la colonisation. Mais est-ce vraiment le cas ? L’histoire du christianisme africain, déjà présente dès les premiers siècles, ne témoigne-t-elle pas d’un enracinement bien plus ancien et fécond ?

La Bible, en outre, parle régulièrement de l’Afrique : peuples, lieux, récits, oracles ou généalogies… Mais que signifient réellement ces mentions ? Comment sont-elles interprétées aujourd’hui par les chercheurs africains ? Et la Bible elle-même ne porte-t-elle pas l’empreinte de conceptions qui ont pris forme sur le sol africain ?

Autant de questions qui guideront la réflexion de Lévi Ngangura Manyanya, pour nous aider à redécouvrir la place de l’Afrique dans les Écritures et son rôle déterminant dans l’histoire du christianisme. Une invitation à relire la Bible autrement et à mesurer toute la vitalité du christianisme africain aujourd’hui.

 

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Prochains rendez-vous en 2025, les soirs de 18h30 à 20h00 :

Voici les trois rendez-vous suivants des « Jeudis du Défap » :

  • 9 octobre : La femme dans l’Église en RDC ? Regard rétrospectif sur le rôle de la femme dans la société et dans l’Église à l’époque coloniale. Le cas de la RDC, avec Robert BAHIZIRE
  • 6 novembre : La pratique du ministère de délivrance dans les Églises d’Afrique…réalités, dangers et perspectives, avec Parfait-Benedict MADOUMBA
  • 11 décembre : Éthique protestante et proposition sociétale, avec Richard LENGO

Ces rencontres se déroulent en deux temps :

  • Un temps de conférence
  • Un temps de débat et de questions-réponses.

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Nous encourageons les participants à partager leurs réflexions et à s’engager dans un dialogue constructif, afin de mieux appréhender les enjeux contemporains liés à cette thématique. Un lien d’inscription est disponible dans les communications du Défap pour vous permettre de participer à cette visioconférence. Une fois inscrit.e, un lien d’accès vous est automatiquement communiqué. Ne manquez pas cette opportunité de réfléchir ensemble sur la place de l’Afrique dans la Bible.




Accompagner et témoigner : la mission des volontaires français avec EAPPI

Depuis plus de cinquante ans, l’occupation israélienne transforme la vie quotidienne des Palestiniens. En Cisjordanie, plus de 60 % du territoire leur est interdit, et près de 600 points de contrôle restreignent leurs déplacements. Parallèlement, environ 630 000 colons israéliens se sont installés dans des implantations, occupant terres et ressources, souvent au prix de tensions et de violences. Dans ce contexte d’injustice et de vulnérabilité, des femmes et des hommes venus du monde entier s’engagent à leurs côtés, à travers le Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et Israël (EAPPI). Leur mission : offrir une présence protectrice et témoigner de la réalité vécue par les Palestiniens.*

Un programme œcuménique au service de la paix

Le Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et Israël (EAPPI) a été lancé en 2002 par le Conseil œcuménique des Églises, en réponse à l’appel des Églises de Jérusalem. Sa vocation : envoyer des volontaires internationaux aux côtés des populations palestiniennes confrontées aux conséquences de l’occupation.

Depuis sa création, plus de 2 000 volontaires issus de 21 pays ont participé au programme. La France y contribue activement : 26 accompagnateurs œcuméniques français ont déjà vécu cette expérience et partagé, à leur retour, un témoignage précieux auprès du public et des décideurs.

Pendant trois mois, les accompagnateurs œcuméniques (Ecumenical Accompaniers, EAs) vivent au rythme des communautés locales. Ils participent à des missions très concrètes : accompagner les enfants vers l’école, se tenir aux check-points pour observer les conditions de passage, soutenir les paysans et bergers menacés lors de leurs activités, ou encore être présents lors de démolitions de maisons et de risques d’expulsion. Leur présence non-violente permet de dissuader les abus, de soutenir moralement les familles et de témoigner à l’international de la réalité du terrain.

Mais leur rôle ne s’arrête pas là. De retour dans leur pays, les accompagnateurs deviennent des témoins privilégiés. Ils partagent leur expérience à travers des conférences, des articles, des débats publics et des interventions auprès d’Églises, d’associations ou d’établissements scolaires. Ils participent également à des actions de plaidoyer auprès des institutions et des élus, afin de sensibiliser à la situation en Palestine et d’encourager des politiques respectueuses du droit international. Leur engagement se prolonge donc bien au-delà de la mission, en contribuant à faire entendre la voix des Palestiniens et à mobiliser la société civile pour une paix juste et durable.

Le Défap : soutien et suivi des volontaires depuis la France

Depuis 2012, à la demande de la Fédération protestante de France (FPF), le Défap assure la gestion des envois d’accompagnateurs français dans le cadre du programme EAPPI. Il prend en charge le suivi administratif des candidats, leur sélection et préparation avant le départ, en s’appuyant sur le programme de formation international d’EAPPI, commun à tous les participants venus de différents pays. Le Défap coordonne également le soutien logistique et financier : chaque mission coûte environ 10 000 €, dont la moitié est prise en charge par le Défap et ses partenaires, et l’autre par le volontaire via la mobilisation de son réseau. Enfin, le Défap veille à ce que l’expérience ne s’arrête pas au retour : il encourage les anciens accompagnateurs à devenir des témoins actifs, en partageant leur vécu, en animant des conférences et en contribuant au plaidoyer pour une paix juste et durable.

En 2023, Marylin, membre d’une équipe d’accompagnateurs œcuméniques témoignait, « Ils [les palestiniens] nous disaient : « Vous êtes nos yeux, notre bouche, vous pouvez témoigner ; quand vous rentrerez dans vos pays, parlez de ce que nous vivons. » Ils savaient que nous ne pouvions pas changer leur situation sur le moment même – même si parfois, notre seule présence pouvait contribuer à améliorer un peu leur sécurité. Mais l’essentiel, pour eux, c’était qu’il y ait des témoins de ce qu’ils vivent ».

En raison de l’aggravation du conflit en 2023, le programme a dû être suspendu, et aucun volontaire français n’a pu être envoyé cette année-là. Aujourd’hui, deux nouveaux accompagnateurs français s’apprêtent à partir en mission, marquant ainsi la reprise de la présence française sur le terrain.

En accompagnant les communautés palestiniennes, les volontaires du programme EAPPI portent leur vécu au-delà des frontières. Durant les trois prochains mois, les deux nouveaux volontaires français contribueront à rappeler à la communauté internationale l’urgence d’un avenir fondé sur le droit et la dignité.

*Nations Unies, Faits et chiffres sur la question de Palestine, disponible sur : https://www.un.org/unispal/fr/faits-et-chiffres/En France, le Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et en Israël (EAPPI) est coordonné par la Fédération protestante de France en partenariat avec le Défap et l’Action chrétienne en Orient. Il bénéficie également du soutien financier des Amis de Sabeel France, du CCFD-Terre Solidaire, de la Cimade, de Pax Christi et du Secours Catholique. »




Lettre de Nouvelles : À mi-chemin entre cuisine et rencontres

Audrey vient du Togo et réalise un service civique en réciprocité à Bischwiller, en Alsace. Depuis plusieurs mois, elle s’investit avec énergie et créativité dans un foyer pour adultes en situation de handicap mental. À mi-parcours de sa mission, elle partage avec nous cette aventure humaine riche en découvertes et en défis relevés. Entre ateliers culinaires inspirés de sa culture et rencontres marquantes, Audrey nous raconte comment cette expérience la transforme, jour après jour.

Le soleil est de retour, et avec lui, ma bonne humeur ! Mon énergie déborde et la vie reprend des couleurs !

 Me voilà déjà à mi-parcours de mon service civique, et j’ai l’impression que le temps a filé entre rencontres, découvertes et défis relevés.

Ces derniers mois ont été particulièrement enrichissants. En plus de mes missions quotidiennes auprès des résidents du foyer, j’ai eu la chance de développer deux projets qui me tiennent à cœur. D’abord, le bar exotique, une fois par mois, qui invite à la découverte gustative à travers des sirops maison inspiré des saveurs d’Afrique. Ensuite, l’atelier “Voyage culinaire”, où je propose des plats africains aux résidents, leur offrant une fenêtre sur ma culture à travers des recettes chaleureuses et pleines de saveurs. Ces instants de partage autour de la cuisine sont devenus de véritables rendez-vous de découverte.

Dans cette aventure, je ne suis pas seule. J’ai eu la chance d’être accompagnée par Gaëlle, une collègue bienveillante, attentive et pleine d’énergie, qui m’a énormément aidée à m’intégrer, à croire en mes idées et à les concrétiser. Travailler à ses côtés, c’est se sentir soutenue, écoutée et encouragée au quotidien. Sa présence a joué un rôle essentiel dans mon épanouissement ici.

Un moment particulièrement agréable a été la visite de Believe,  que j’ai eu le plaisir d’accueillir. Pouvoir lui partager un peu de mon quotidien, lui faire découvrir mes activités, et simplement échanger entre volontaires, m’a fait beaucoup de bien. Ça m’a rappelé que, même loin de chez soi, on forme une grande famille solidaire.

Aujourd’hui, je me sens plus confiante, plus ancrée dans ma mission. Ce parcours m’apprend l’humilité, la patience, mais aussi la richesse des liens humains. À tous ceux qui hésitent à se lancer dans un service civique : foncez. Vous reviendrez changés, grandis, et le cœur plus ouvert que jamais.

Votre dévouée,

AudreyTélécharger la lettre




Le Défap au Bénin: le CIPCRE pour le développement holistique et l’accueil des envoyés

Du 29 mai au 3 juin 2025 Maëlle Nkot, Responsable projets et partenariats au Défap, s’est rendue au Bénin afin de découvrir les activités du Cercle International pour la Promotion de la Création au Bénin (CIPCRE-Bénin), nouveau partenaire du Défap via le réseau Secaar, et d’explorer des pistes de collaboration concrète autour de projets environnementaux et de l’accueil de volontaires.

La rencontre d’un partenaire engagé : le CIPCRE-Bénin

Créée en 1990 au Cameroun et implantée depuis 1995 au Bénin,le Cercle International pour la Promotion de la Création (CIPCRE) est une organisation non gouvernementale d’écologie et de développement holistique. Elle se veut à la fois un espace de promotion du dialogue social, et un acteur de défense des droits humains et de la démocratie. Son ancrage institutionnel, ses partenariats internationaux (Pain pour le Monde, DM, Plan International France, Eriks Development Partner, etc.) et sa proximité avec les autorités locales en font un acteur clé au service du bien commun.

Sa mission est de favoriser la transformation des structures sociales et de renforcer les capacités des populations les plus vulnérables, afin qu’elles puissent mieux prendre en main leur propre développement.Dans ses zones d’intervention, le CIPCRE s’attache à contribuer à l’éradication de la pauvreté et de la faim, à promouvoir les droits des femmes et des enfants, et à encourager l’émergence d’une société pacifique, capable de réduire sa vulnérabilité face aux changements climatiques.

Les biodigesteurs : une innovation au service des communautés

La mission a permis de visiter deux projets de biodigesteurs, un dispositif qui permet de transformer les déchets agricoles ou ménagers, tels que les restes alimentaires ou les résidus agricoles, en ressources utiles. Grâce à un processus naturel de décomposition contrôlée, le biodigesteur produit d’une part un digestat riche en nutriments, utilisable comme fertilisant naturel pour enrichir les sols, et d’autre part du biogaz, une énergie renouvelable pouvant servir à la cuisson ou à l’éclairage. Cette technologie présente de nombreux avantages : elle réduit considérablement la quantité de déchets à gérer, limite les nuisances (odeurs, nuisibles), diminue la dépendance au bois de chauffe et aux énergies fossiles, et génère des économies en matière de gestion des déchets et d’achat d’engrais ou de combustible. En favorisant la valorisation locale des déchets, le biodigesteur contribue ainsi à un modèle de développement plus durable, à la fois écologique et économique.À Kpanoukpadé, le projet, financé par l’Entraide Luthérienne de Paris, a été reçu avec enthousiasme par la population locale qui s’est montrée très intéressée, disposée à participer à la mise en œuvre et déjà demandeuse d’un deuxième biodigesteur. À Agbonan, le projet de biodigesteur financé par le Défap (dans le cadre de sa démarche de compensation carbone) servira à alimenter la cantine scolaire de l’école primaire publique et les fertilisants seront distribués aux paysans du village.

Ces projets de biodigesteurs pourront potentiellement être dupliqués dans d’autres villages ou communes, en fonction des besoins et des possibilités de financements. La commune de Bonou, dont dépend le village d’Agbonan a même déjà manifesté son intérêt pour ce projet.

Ces projets montrent comment l’innovation écologique peut répondre à des enjeux multiples : accès à l’énergie, lutte contre la déforestation, amélioration de la sécurité alimentaire et développement communautaire.

La Quinzaine Environnementale : un temps fort de mobilisation

La mission a également coïncidé avec le lancement de la 3ᵉ édition de la Quinzaine Environnementale, organisée par le CIPCRE-Bénin. Placée en 2025 sous le thème « Mettre fin à la pollution plastique », cette initiative touche 17 villages dans 11 communes et propose reboisement, assainissement, actions de sensibilisation et alternatives concrètes aux plastiques. À Agbonan, le lancement a réuni autorités locales et départementale, enseignants, élèves et responsables du CIPCRE autour d’actions symboliques et éducatives : sensibilisation sur la pollution plastique, dons de poubelles, tri des déchets, plantation d’arbres.

L’accueil des futurs envoyés du Défap

Cette mission a également permis d’aborder la question de l’accueil des volontaires envoyés par le Défap. Le CIPCRE-Bénin s’est montré pleinement ouvert à accueillir des envoyés, quelle que soit leur confession.L’accueil se fait prioritairement en famille, dans un esprit d’hospitalité et de proximité, avec une attention portée aux conditions de logement. Cette expérience a déjà été menée avec succès pour d’autres volontaires internationaux, notamment ceux envoyés par DM, et le Défap pourra s’appuyer sur ce savoir-faire pour déployer de futures missions.

Cette mission confirme la pertinence du partenariat entre le Défap et le CIPCRE-Bénin. À travers les projets de biodigesteurs, la mobilisation communautaire et l’accueil de volontaires, une dynamique s’installe, à la croisée des enjeux écologiques, sociaux et partenariaux. Le Défap entend poursuivre cette collaboration, afin de soutenir des initiatives locales porteuses d’impact durable pour les communautés béninoises.




Lettre de Nouvelles – Un chemin d’engagement

Après avoir terminé ses études de droit, Lucie, 24 ans, s’apprête à vivre dix mois de volontariat au Caire dans le cadre d’un service civique international. Entre cours de français dans une école bilingue et soutien scolaire auprès de jeunes filles, elle partage dans cette première lettre les motivations qui l’ont poussée à s’engager, ses attentes… et ses quelques appréhensions avant le grand départ.

Salut ! Je m’appelle Lucie, j’ai depuis peu 24 ans. Je viens de terminer mes études de droit, et je m’engage dans un volontariat service civique international au Caire pour une durée de dix mois.

Ma mission sur place se déclinera sur deux volets, tous deux à visée éducative : l’enseignement du français à des élèves d’une école bilingue d’une part, et du soutien scolaire prodigué à des jeunes filles dans un foyer d’autre part. Ma candidature a été motivée par plusieurs facteurs. Le premier, c’était la volonté d’aider une cause m’étant chère, à savoir la participation, à mon humble échelle, à la lutte contre l’inégalité d’accès à l’éducation, liée aux fortes disparités socio-économiques entre enfants en Egypte. Cet aspect se retrouve surtout dans la mission de soutien scolaire aux jeunes filles de Fawler. Le second facteur fut mon attrait pour le voyage, la découverte d’une culture dont je ne connais rien, si ce n’est l’idée que je me fais d’un pays aux couleurs chaudes et aux mille histoires.

J’attends de cette expérience tout ce qu’une expérience de bénévolat peut apporter, à savoir une ouverture sur l’autre, guidée par le don de soi, et, plus globalement, un enrichissement personnel, une prise de maturité nourrie par la réciprocité entre ce que je vais donner et ce que je vais recevoir. Mais j’attends aussi, assez paradoxalement, une multitude de choses que je ne peux prévoir, découlant peut-être d’une rencontre, d’un moment partagé, d’une leçon… Une expatriation ne se fait pas sans quelques craintes… Les miennes consistent principalement à questionner ma compétence à enseigner, et ainsi à transmettre aux élèves ma langue d’une manière pédagogique. Mais j’ai aussi la peur de la solitude sur place, loin de mes proches, plongée dans une culture qui n’a rien à voir avec la mienne. Malgré cela, j’ai plus que hâte de vivre cette aventure qui sera, en tout cas, très enrichissante sur le plan humain, professionnel et personnel.

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Au Maroc, des partenariats concrets pour une entraide incarnée

Du 31 mars au 10 avril 2025, Maëlle Nkot, responsable projets et partenariats au Défap, s’est rendue au Maroc pour une mission de terrain riche en rencontres et en découvertes. Cette visite a permis de mesurer concrètement l’impact des actions menées en faveur des migrants subsahariens et des populations locales fragilisées par le Comité d’Entraide Internationale (CEI), service diaconal de l’Église Évangélique au Maroc (EEAM) et partenaire historique du Défap au Maroc.

Une présence engagée auprès des migrants

À Agadir, Casablanca, Marrakech, Rabat et dans 7 autres villes du Maroc, les équipes locales du CEI œuvrent avec dévouement pour apporter un soutien humanitaire, médical, administratif et spirituel à des centaines de familles en grande précarité.

Maëlle Nkot a pu visiter plusieurs villages à la périphérie d’Agadir, où des femmes migrantes, souvent mères célibataires, peinent à faire garder leurs enfants pendant leurs longues journées de travail (le plus souvent dans les fermes). Le CEI envisage d’y développer des projets de crèches communautaires, avec un accompagnement logistique et financier durant les premières années.

À Marrakech, Rabat et Casablanca, les permanences hebdomadaires du CEI permettent d’accueillir les bénéficiaires sans distinction de genre, de religion ou d’origine, dans une ambiance fraternelle et respectueuse. Problèmes d’accès aux soins, d’état civil, d’hébergement ou de violences : les équipes locales apportent écoute, orientation et aide directe. L’accueil inconditionnel prôné par le CEI incarne pleinement les valeurs de l’Évangile.

Une solidarité étendue aux victimes du séisme

En novembre 2023, la Fondation du Protestantisme a soutenu le CEI et son projet de réponse au séisme du 8 septembre de la même année, à hauteur de 20 000 €. Une partie de ces fonds a été réallouée à un projet, et le CEI a pu élargir son action en faveur des populations sinistrées . À Boughzir, village isolé de l’Atlas, un projet d’adduction d’eau est en cours de réalisation, en partenariat avec la High Atlas Foundation. Trois bassins ont été construits pour permettre un accès durable à l’eau potable et à l’irrigation à 23 familles encore hébergées sous tentes. Une manière concrète de témoigner de la solidarité protestante au-delà des frontières confessionnelles.

Un engagement pour la jeunesse et l’avenir

Le CEI soutient également des étudiants subsahariens et haïtiens installés au Maroc, souvent confrontés à une précarité économique. Les bourses accordées, permettent à ces jeunes de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions. Maëlle Nkot a pu échanger avec certains d’entre eux à Rabat, soulignant leur courage, leur forte motivation à réusssir leurs études malgré les difficultés et leur volonté de contribuer au développement de leurs pays d’origine.

La mission s’est également achevée par une rencontre à l’Institut œcuménique Al Mowafaqa, où Maëlle Nkot a pu rencontrer Benjamin Klintoe, étudiant en Théologie à l’IPT de Paris et boursier du Défap. Il y a effectué un séjour d’études d’un semestre (janvier – juin 2025). Benjamin décrit cette expérience au Maroc comme une immersion enrichissante, dans une autre manière de vivre la foi, entre diversité culturelle, recherche spirituelle et engagement interreligieux.

À travers cette mission, le Défap réaffirme son engagement pour une solidarité vivante, incarnée sur le terrain, et portée par des relations de confiance avec ses partenaires. Au Maroc comme ailleurs, l’Évangile se traduit en actes, au service des plus vulnérables. 




Le Centre de Formation de l’EPED : un levier d’insertion sociale à Djibouti

Depuis 1984, le Centre de Formation de l’Église Protestante Évangélique de Djibouti (EPED) agit efficacement pour offrir une seconde chance aux jeunes en difficulté et accompagner les personnes vulnérables vers l’autonomie. Entretien avec son administrateur, Pierre Tshimanga Mukendi, qui coordonne les projets éducatifs du centre depuis 2005.

Un centre engagé auprès des publics les plus vulnérables

Né d’une initiative de l’Église Protestante Évangélique de Djibouti en 1984, le Centre de Formation et de Service Social de l’EPED est bien plus qu’un simple établissement éducatif. Il est devenu, au fil des années, un véritable tremplin pour des jeunes en situation d’échec scolaire, des femmes en difficulté, des enfants des rues, et surtout des personnes vivant avec un handicap.

« Nous croyons que le développement passe par l’autonomisation », explique Pierre Tshimanga Mukendi. Chaque année, le centre forme en moyenne 50 jeunes, dans des secteurs porteurs comme l’infographie, la couture, ou encore l’audiovisuel. Près de 1 200 jeunes ont déjà été accompagnés depuis la création du centre.

Pour répondre aux besoins spécifiques de ses bénéficiaires, l’EPED adapte ses programmes : les formations tiennent compte des réalités du marché de l’emploi local, et un stage en entreprise de 45 jours est systématiquement intégré au parcours. L’âge requis varie selon les filières, avec une attention particulière portée aux femmes et aux personnes en situation de handicap.

Des outils concrets pour une inclusion durable

Le centre dispose d’un équipement moderne et accessible : deux salles informatiques, un atelier audiovisuel, une centrale photovoltaïque pédagogique et une salle de couture. Les formateurs, issus du ministère de l’Éducation ou envoyés par des églises partenaires internationales, sont formés à l’accompagnement des publics à besoins spécifiques.

Au-delà de la formation, l’EPED mène un véritable travail de plaidoyer pour favoriser l’insertion professionnelle. Grâce à ses partenariats avec des institutions nationales comme l’ANPH, le MENFOP ou le MASS, et avec le soutien d’organisations internationales telles que la Conférence des Églises de toute l’Afrique ou l’Union Européenne, le centre multiplie les passerelles vers l’emploi.

« Cette année, nous avons constaté de réelles avancées dans l’insertion des personnes handicapées grâce à l’engagement de l’ANPH », souligne M. Mukendi, qui remercie également les autorités djiboutiennes pour leur appui constant. Il salue notamment la politique inclusive portée par le Président de la République, Ismaël Omar Guelleh, et la collaboration étroite avec la société civile.

Fort de son expérience, l’EPED prépare de nouveaux projets : dès octobre 2025, des formations en pâtisserie adaptées aux personnes en situation de handicap verront le jour, ainsi que des modules en maçonnerie de finition.

À travers une approche centrée sur la dignité, l’utilité et l’inclusion, le centre confirme son rôle essentiel dans le paysage social djiboutien. Discret mais déterminé, il continue, année après année, à transformer des parcours de vie.