L’Esprit souffle où il veut et quand il veut !

Méditation du jeudi 18 mai 2017. Nous prions pour nos envoyés en Tunisie

Philippe se rendit dans la principale ville de Samarie et se mit à annoncer le Messie à ses habitants. La population tout entière était très attentive aux paroles de Philippe quand elle l’entendait et voyait les miracles qu’il accomplissait. En effet, des esprits mauvais sortaient de beaucoup de malades en poussant un grand cri et de nombreux paralysés et boiteux étaient également guéris. Ainsi, la joie fut grande dans cette ville.

Un homme appelé Simon se trouvait déjà auparavant dans cette même ville. Il pratiquait la magie et provoquait l’étonnement de la population de la Samarie. Il prétendait être quelqu’un d’important, et tous, des plus jeunes aux plus âgés, lui accordaient beaucoup d’attention. On disait : « Cet homme est la puissance de Dieu, celle qu’on appelle «la grande puissance». Ils lui accordaient donc beaucoup d’attention, car il y avait longtemps qu’il les étonnait par ses pratiques magiques. Mais quand ils crurent à la Bonne Nouvelle que Philippe annonçait au sujet du Royaume de Dieu et de la personne de Jésus-Christ, ils se firent baptiser, hommes et femmes. Simon lui-même crut et fut baptisé ; il restait auprès de Philippe et il était rempli d’étonnement en voyant les grands miracles et prodiges qui s’accomplissaient.

Les apôtres qui étaient à Jérusalem apprirent que les habitants de la Samarie avaient reçu la parole de Dieu ; ils leur envoyèrent alors Pierre et Jean. Quand ceux-ci arrivèrent en Samarie, ils prièrent pour les croyants afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. En effet, le Saint-Esprit n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean posèrent les mains sur eux et ils reçurent le Saint-Esprit. Quand Simon vit que l’Esprit était donné aux croyants lorsque les apôtres posaient les mains sur eux, il offrit de l’argent à Pierre et Jean en disant : « Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que ceux sur qui je poserai les mains reçoivent le Saint-Esprit. »

Mais Pierre lui répondit : « Que ton argent soit détruit avec toi, puisque tu as pensé que le don de Dieu peut s’acheter avec de l’argent ! Tu n’as aucune part ni aucun droit en cette affaire, car ton coeur n’est pas honnête aux yeux de Dieu Actes 8, 4-21

 


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Choquante, l’attitude de Simon le magicien est cependant si fréquente qu’elle a donné naissance à un mot : la simonie, signifiant le commerce des biens spirituels. En cette année où nous fêtons Luther, et évoquons sa protestation contre les abus de l’Eglise de son temps, nous pourrions penser que tout cela est d’une autre époque, et que nos contemporains ne sont pas crédules au point de se faire plumer par des faiseurs de miracles !

La réalité prouve le contraire. Bon nombre de gourous s’enrichissent grassement en vendant de la guérison et en utilisant les sentiments de culpabilité et la souffrance de leur prochain. Et les sectes pullulent de par le monde car finalement, le spirituel est un investissement qui rapporte gros.

Mais attention ! Cela ne concerne pas seulement les cyniques et l’argent. Le récit des Actes nous raconte que Simon le magicien a cru à l’enseignement des apôtres ; il a demandé le baptême au nom de Jésus. C’est dans l’enthousiasme pour l’œuvre de Pierre et Jean qu’il s’est imaginé pouvoir monnayer le don de l’Esprit-Saint ! Et cela a montré qu’il n’avait rien compris !

Quelle mise en garde pour nous croyants !

Certes nous savons que l’Esprit de Dieu ne peut ni s’acheter ni se vendre, mais comprenons-nous mieux pour autant la gratuité de l’Esprit ? Ne cédons-nous pas souvent à d’autres tentations ? Comme l’enfermer dans nos rituels et nos propres églises, nier qu’il soit à l’œuvre chez les autres et les regarder de haut, ou bien manipuler les voix de l’Esprit pour leur faire dire ce que nous avons envie de les entendre dire, ou exiger d’elles des manifestations qui n’ont pas grand-chose à voir avec le simple témoignage que tout chrétien est appelé à donner dans sa vie.

L’Esprit souffle où il veut, quand il veut… nous n’en sommes pas maîtres, mais s’il nous conduit à autre chose que l’amour, il est du diable et non de Dieu !

 

 

 

Nous prions pour nos envoyés en Tunisie, aidés par cet enseignement qui nous vient, à travers les âges, de Tertullien, théologien né entre 150 et 160 et mort en 220 à Carthage (l’actuelle Tunisie).

De Dieu l’esprit et de Dieu la parole, et de Dieu la sagesse !
Et la sagesse de la parole et l’esprit des deux !

Considérons donc, bien-aimés, la sagesse céleste. Elle s’exprime d’abord dans le commandement de prier dans le secret.

Elle veut par là que la foi de l’homme soit convaincue que Dieu peut l’entendre et le voir chez lui et dans le lieu le plus caché. Il exige, de plus, la discrétion de la foi, en sorte que le fidèle se contente d’offrir humblement l’hommage de sa foi à celui qui seul peut l’entendre et le voir partout.

La sagesse qui s’exprime dans le précepte suivant concerne la foi et la discrétion : il ne s’agit pas d’assaillir Dieu par un flot de paroles, parce que nous avons la certitude que de toute manière, il veille sur les siens.

Et pourtant la brièveté – troisième recommandation de la sagesse – est riche de substance pour qui en pénètre la grandeur et l’esprit. Plus elle est courte en paroles, plus elle est abondante en significations.

 


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« Parole de Dieu, violence des hommes » : un colloque à Beyrouth

Comment est né ce projet du colloque des Cèdres ?

Je ne me souviens plus des circonstances précises, mais l’idée d’un colloque pour marquer l’entrée en scène du nouveau projet protestant au Liban flottait dans l’air depuis deux ans. Il est né dans la concertation entre le Défap, la CEEEFE, La APFB et l’Eglise protestante. La thématique générale choisie, et développée par la Fondation des Cèdres et son président Marc Friedel, « Défaire la violence » a servi d’inspiration. « Parole de Dieu, violences des hommes », comme titre a été proposé par un membre du comité scientifique. Il sonne bien, dit les choses sans allumer de feu et offre un angle d’approche large et plaisant à investiguer. L’Eglise et la Fondation ont donc décidé de porter ensemble ce projet ; l’Eglise protestante à l’organisation pratique et la Fondation au pilotage du contenu du colloque.


Le pasteur Pierre Lacoste à Beyrouth, 2017, DR

A qui s’adresse ce colloque ?

Le colloque s’adresse en priorité aux publics étudiants et enseignants, à la jeunesse libanaise qui réfléchit sur son présent et cherche à construire son avenir. Mais aussi aux Institutions qui mettent en vie sur le terrain les idées de vivre ensemble, de dialogue entre les religions, comme entre les religions et la société civile. Ce colloque « Parole de Dieu, violences des hommes » tire son originalité davantage de la pluralité des approches qu’il propose que par son titre. La question « violence et religion » est malheureusement devenue un lieu commun des salles de conférences ces dernières années ! Notre prise de risque se situe précisément à cet endroit : mettre en dialogue des disciplines universitaires qui d’ordinaire ne se côtoient pas. L’historien, le psychanalyste, le politologue, le philosophe, le sociologue et le théologien seront assis à la même table pour croiser leurs lectures du phénomène de la violence en religion. Ce colloque s’annonce de bonne tenue, nous espérons qu’il répondra aux attentes des invités, sans voler trop haut non plus.

Qu’attendez-vous de cet évènement ?

Qu’il permette aux intellectuels et acteurs de la vie sociale, religieuse et politique libanaise, issus de différentes confessions ou de différents partis, un temps de réflexion de qualité qui ose nommer les difficultés et ouvrir des pistes favorables à un vivre ensemble somme toute complexe. Qu’on ne s’impose plus le silence et la distance comme unique mode de gestion des différences mais que l’on découvre dans la parole échangée un vecteur commun de déplacement et d’interrogation capable de susciter le désir d’aller plus loin dans la connaissance et la rencontre de l’autre. J’espère secrètement aussi que l’on pourra identifier un peu plus encore l’Eglise protestante Française de Beyrouth à ces idées généreuses de réflexion, de dialogue et de rencontre. Le Liban est un pays dont les frontières sont plus pesantes à l’intérieur qu’à la périphérie. Nous sommes heureux d’apporter une pierre d’évangile, un témoignage qui pourrait l’ouvrir un peu plus.
Nous nous réjouissons de retrouver le Secrétaire Général du Défap, Bertrand Vergniol, ainsi que tous les partenaires français comme la CEEEFE ou l’ACO. Le Défap est un partenaire privilégié et historique de l’Eglise protestante française de Beyrouth. Sa présence à un tel événement est à la fois naturelle et encourageante.

 

Retrouver toutes les informations pratiques sur le colloque des Cèdres 2017




Rien ne sert de prêcher, si on ne nourrit pas !

Méditation du jeudi 14 mai 2017. Nous prions pour nos envoyés au Sénégal et au Cameroun et pour les peuples de ces deux pays.

En ce temps-là, alors que le nombre des disciples augmentait, les croyants de langue grecque se plaignirent de ceux qui parlaient l’hébreu : ils disaient que les veuves de leur groupe étaient négligées au moment où, chaque jour, on distribuait la nourriture.
Les douze apôtres réunirent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il ne serait pas juste que nous cessions de prêcher la parole de Dieu pour nous occuper des repas.
C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes de bonne réputation, remplis du Saint-Esprit et de sagesse, et nous les chargerons de ce travail. Nous pourrons ainsi continuer à donner tout notre temps à la prière et à la tâche de la prédication. »
L’assemblée entière fut d’accord avec cette proposition. On choisit alors Étienne, homme rempli de foi et du Saint-Esprit, ainsi que Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, d’Antioche, qui s’était autrefois converti à la religion juive. Puis on les présenta aux apôtres qui prièrent et posèrent les mains sur eux.
La parole de Dieu se répandait de plus en plus. Le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem et de très nombreux prêtres se soumettaient à la foi en Jésus. Actes 6,1-7

 


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En tout il faut de l’organisation. Pourtant les apôtres n’ont pas anticipé le problème nouveau qui se pose à eux : la distribution des repas et le partage des aides entre ceux qui en ont besoin.
Mais comment auraient-ils pu prévoir un tel succès de leur prédication et une croissance si rapide de la communauté des croyants ?
Et surtout que vient faire cette histoire de rivalité entre étrangers et autochtones dans le contexte idyllique d’une évangélisation massive ? Cela parait mesquin ! Et pourtant ?
Hommes de foi et d’action les apôtres vont trouver la solution ; la répartition des tâches, l’institution des diacres-serviteurs.

Alors deux questions se posent :

  1. A quel moment passe-t-on d’une simple éthique personnelle commandant l’attention envers le prochain et l’hospitalité à une éthique de justice communautaire soucieuse d’équité et de distribution équilibrée entre différents groupes ? Et comment parvient-on à conjuguer ces deux niveaux dans notre vie ?
  2. Comment vivre l’organisation nécessaire et féconde des différents ministères dans l’Eglise sans tomber dans une spécialisation desséchante sur le plan spirituel ?  Par exemple il arrive souvent dans nos communautés que la répartition des engagements entre l’association cultuelle Loi 1905 et l’association d’entraide Loi 1901 crée un clivage entre « les deux mains » de l’Eglise.

L’Eglise corps du Christ exige coordination et communion entre tous ses membres, quels que soient leur place, leur service, leur ministère !  Ce n’est qu’en vivant simultanément la prière et l’action dans le monde que nous témoignons de l’Evangile du Christ, lui qui n’a pas dédaigné de partager tous les aspects de la vie quotidienne avec ceux qu’il rencontrait.

 


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Nous prions pour nos envoyés au Sénégal et au Cameroun et pour les peuples de ces deux pays.

Que l’Afrique te connaisse, Seigneur Dieu,
Toi le chef de tous ces grands chefs,
Toi le Père de tous ces anciens,
Toi la sagesse des sages !

Donne à chaque peuple et à chaque tribu de te chercher, de te connaître,
De savoir que tu es le seul Dieu véritable.
Que le monde te connaisse, toi, le vrai Dieu !

Qu’ils te connaissent
Les femmes et les hommes d’Afrique et du monde entier,
Afin que tu sois enfin le Dieu qui n’appartient à personne
Et qu’aucune civilisation ne saurait coloniser,
Afin que les religions ne soient plus des tours d’ivoire commodes.

Sois connu
Afin que tes messagers sachent que tu les as précédés
Et que tu es à l’œuvre dans toutes les cultures.
Que l’homme ne s’érige plus en dieu pour l’homme,
Pour que la croix ne soit plus un bijou et la souffrance un blasphème.
Afin que soit enfin entonné le chant funèbre de tout mépris, de toute supériorité
Et que batte la frénésie du tam-tam de la fraternité retrouvée,
Communion de l’homme à la feuille qui vibre,
De l’homme au murmure d’amour de l’homme,
De l’homme à la totalité que nous entrevoyons
Mais que seul tu es éternellement.

Prière camerounaise. Livre de prières de la société luthérienne.

 




Appel à voter le dimanche 7 mai

A toutes ses relations dans le monde, le Défap dit que c’est dans le partage que se crée la richesse.

 

 


La FPF a déjà eu l’occasion de s’exprimer et de communiquer à l’occasion de la campagne présidentielle. L’organisation des rencontres « la politique en vérités » avec les candidats et « l’Adresse » qui leur a été envoyée marquent l’intérêt que porte le protestantisme français au débat qui concerne la société et chacun des citoyens de ce pays.

Il est vrai que la situation d’entre deux tours laisse un grand nombre dans l’insatisfaction et suscite un réel questionnement quant au choix citoyen.

La FPF rappelle toutefois encore aujourd’hui combien ses engagements pourront être entravés en cas de victoire du Front national : la parole en faveur de la liberté religieuse, les actions pour l’accueil des exilés, les œuvres auprès des plus vulnérables, le plaidoyer sur les questions climatiques, et de façon plus générale le projet de promotion de la fraternité dans une société qui a besoin de se rassembler.

A l’approche du deuxième tour, la FPF veut rester vigilante, attester de sa confiance dans la politique et contester tout ce qui mettrait en cause le message de l’évangile. Elle interpelle les citoyens concernant les dangers de l’abstention.

 

Retrouvez également les prises de position des Eglises mandatrices du Défap : l’Eglise Protestante Unie de France  https://www.eglise-protestante-unie.fr/actualite/la-fraternite-d-abord-9418  et l’Union des Eglises Protestantes d’Alsace-Lorraine http://www.uepal.fr/Retrospective/Retrospective/declaration-commune-des-eglises-protestantes.html.




Fausses vérités et vrais mensonges

Jésus dit : « Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais qui passe par-dessus le mur à un autre endroit, celui-là est un voleur, un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le gardien lui ouvre la porte et les brebis écoutent sa voix. Il appelle ses brebis chacune par son nom et les mène dehors. Quand il les a toutes fait sortir, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Mais elles ne suivront pas un inconnu ; au contraire, elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas sa voix. »
Jésus leur raconta cette parabole, mais ses auditeurs ne comprirent pas ce qu’il voulait dire.
Jésus dit encore : « Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : je suis la porte de l’enclos des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs, des brigands ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte. Celui qui entre en passant par moi sera sauvé ; il pourra entrer et sortir, et il trouvera sa nourriture. Le voleur vient uniquement pour voler, tuer et détruire. Moi, je suis venu pour que les humains aient la vie et l’aient en abondance. 
Jean 10,1-10

 Source : Pixabay

Dans les circonstances que nous vivons aujourd’hui en France, cette parabole de Jésus, proposée comme lecture du jour pour le dimanche 7 mai, vient à point nommé.

Il y est question de porte, de voix, d’appel, d’accueil mais aussi de vol, d’imposture et de destruction.

Jésus nous invite à le reconnaître comme celui qui donne la vie et veille sur son troupeau.
Hélas, rien ne ressemble plus à la voix de Dieu que la voix de celui qui sait si bien la contrefaire : le diable, le diviseur, le fabricant de fausses vérités et de vrais mensonges, qui possède l’art de caresser et utiliser les souffrances, les frustrations, les déceptions des uns et des autres à son profit.

Il est des temps dans l’histoire où les combats politiques ressemblent étrangement, par leurs enjeux, aux combats spirituels fondamentaux : forces de vie contre forces de mort.

En ces cas extrêmes, les responsables religieux peuvent sortir de leur devoir de réserve. La démocratie est fragile, à tel point que ceux qui envisagent de la détruire n’ont même pas besoin de passer au-dessus des murs, il leur suffit d’emprunter la porte des urnes. A nous de ne pas la leur ouvrir pour garder notre pays généreux et ouvert.

Nous invitons nos frères et sœurs de toutes les Eglises avec lesquelles nous sommes en relation à prier pour nous, pour notre pays et ses citoyens en ces temps d’élection présidentielle.

Dieu de nos pères et Seigneur de tendresse,

Par ta parole tu fis l’univers,

Tu formas l’homme par ta Sagesse

Pour qu’il domine sur les créatures,

Qu’il gouverne le monde avec justice et sainteté,

Qu’il rende, avec droiture, ses jugements.

Donne-nous la Sagesse, assise près de toi.

Ne nous retranche pas du nombre de tes enfants :

Nous sommes tes serviteurs,

Frêles humains qui durent peu,

Trop faibles pour comprendre les préceptes et les lois.

Le plus accompli des enfants des hommes,

S’il lui manque la sagesse que tu donnes,

Sera compté pour rien.

Or la Sagesse est avec toi,

Elle qui sait tes œuvres.

Elle était là quand tu fis l’univers,

Elle connait ce qui plaît à tes yeux,

Ce qui est conforme à tes décrets.

Des cieux très saints, daigne l’envoyer,

Fais-la descendre du trône de ta gloire.

Qu’elle travaille à nos côtés

Et nous enseigne ce qui te plaît.

Car elle sait tout, comprend tout,

Guidera nos actes avec prudence et nous gardera par sa gloire.

La Sagesse de Dieu, c’est Jésus…

Seigneur, envoie ton Esprit Saint,

De sagesse, de prudence et de conseil sur chacun de tes enfants

Dieu des Pères et Seigneur de Miséricorde,

Toi qui, par ta Parole, a fait l’Univers,

Toi qui, par ta Sagesse, as formé l’homme

Pour dominer sur les créatures que tu as faites,

Pour régir le monde en sainteté et justice et exercer le jugement en droiture d’âme,

Donne-nous celle qui partage ton Trône, la Sagesse.

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Une marche symbolique pour célébrer autrement

Dimanche 30 avril 2017, Beyrouth : une nouvelle fête du travail, une nouvelle marche à travers la ville pour dire que les conditions d’emploi des 250 000 femmes travailleuses domestiques au Liban sont toujours aussi précaires. Salaire à 150 dollars par mois pour la grande majorité, jour de congés hebdomadaire non garanti,  contrat d’assurance santé minimaliste, conditions de logement indécentes, incarcération immédiate pour les clandestines en cas d’interpellation, enfants sans statut, droits non reconnus :la cause des employées de maison n’a guère évoluée depuis l’année dernière.

Le rassemblement à Sodeco square pour une marche d’une heure jusqu’à Raouché, bien encadré par une police bienveillante, a rassemblé un peu plus de monde que l’année passée (300 personnes environ). Mais il faut regretter que les syndicats de défense des droits des travailleuses n’ai pu s’accorder pour une manifestation commune. Quand les organisations et les Ego marchent devant, les idées passent derrière !

Pas de culte programmé à l’Eglise protestante française de Beyrouth qui avait appelé le dimanche précédent ses membres à rallier l’appel de Sodeco. L’évangile du jour nous invitait lui-même à cette marche.

Quelques représentants de l’Eglise protestante solidaires de la cause

En début de matinée, la méditation postée à toute l’Eglise par le pasteur sur le groupe Whatzapp, portait sur la marche des compagnons d’Emmaüs dans le récit de Luc 24. Trois jours après la mise à mort de leur Seigneur, déprimés, ils quittent Jérusalem devenue le lieu de leur désenchantement. Ils sont rejoints dans leur marche par Jésus. Cette marche est celle de la désillusion. L’évangéliste Luc choisit un lieu inconnu des cartes routières pour nommer leur destination. Emmaüs est un lieu symbolique. Disons qu’ils sont en marche vers nulle part. Il faudra que la parole soit partagée et que le pain soit rompu pour que leurs yeux s’ouvrent, les yeux de la foi : « Nos cœurs ne brûlaient-ils pas au dedans de nous quand il nous expliquait les Écritures en chemin ? »

 

Commence alors une nouvelle marche, en sens inverse, de nulle part vers le lieu du témoignage, Jérusalem, où se trouvent les autres disciples. C’est la puissance du ressuscité qui les mobilise maintenant.

La distance qui sépare Sodeco square de la corniche Raouché à Beyrouth fut en ce dimanche 30 avril notre Emmaüs-Jérusalem. La symbolique du culte protestant avait cédé la place à un autre symbole, celui marche à travers la ville pour réclamer un peu plus de justice.

Julia notre leader syndical !

Deux symboliques, une même puissance de vie, puisant la vérité de son témoignage dans une rencontre fondatrice avec Christ. Il y a des jours où prière, prédication et action se donnent la main pour célébrer autrement, dans la rue, avec et au milieu de tous.

Manifestants

Le Dieu qui a ramené le Christ de la mort à la vie est venu à notre rencontre pour nous rappeler que les mots amour et justice ne peuvent se satisfaire de célébrations désincarnées dans l’entre-soi. En ce dimanche 30 avril, à l’occasion d’une fête du travail à Beyrouth, nous avons marché avec lui et lui avec nous !

 

Article publié sur le site de l’Eglise Protestante Française de Beyrouth 

 




Emmaüs : De la défiguration de Jésus-Christ à sa refiguration !

Méditation du jeudi 27 avril 2017. Nous prions pour notre envoyé au Burundi et pour tout le peuple du Burundi.

Ce même jour, deux disciples se rendaient à un village appelé Emmaüs, qui se trouvait à environ deux heures de marche de Jérusalem. Ils parlaient de tout ce qui s’était passé. Pendant qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha et fit route avec eux.
Ils le voyaient, mais quelque chose les empêchait de le reconnaître. Jésus leur demanda : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Et ils s’arrêtèrent, tout attristés.
L’un d’eux, appelé Cléopas, lui dit : « Es-tu le seul habitant de Jérusalem qui ne connaisse pas ce qui s’est passé ces derniers jours ? » — « Quoi donc ? » leur demanda-t-il.
Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth ! C’était un prophète puissant ; il l’a montré par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs de nos prêtres et nos dirigeants l’ont livré pour le faire condamner à mort et l’ont cloué sur une croix. Nous avions l’espoir qu’il était celui qui devait délivrer Israël. Mais en plus de tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces faits se sont passés. Quelques femmes de notre groupe nous ont étonnés, il est vrai. Elles se sont rendues tôt ce matin au tombeau mais n’ont pas trouvé son corps. Elles sont revenues nous raconter que des anges leur sont apparus et leur ont déclaré qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau et ont trouvé tout comme les femmes l’avaient dit, mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Alors Jésus leur dit : « Gens sans intelligence, que vous êtes lents à croire tout ce qu’ont annoncé les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffre ainsi avant d’entrer dans sa gloire ? » Puis il leur expliqua ce qui était dit à son sujet dans l’ensemble des Écritures, en commençant par les livres de Moïse et en continuant par tous les livres des Prophètes.
Quand ils arrivèrent près du village où ils se rendaient, Jésus fit comme s’il voulait poursuivre sa route. Mais ils le retinrent en disant : « Reste avec nous ; le jour baisse déjà et la nuit approche. »
Il entra donc pour rester avec eux. Il se mit à table avec eux, prit le pain et remercia Dieu ; puis il rompit le pain et le leur donna.
Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. Ils se dirent l’un à l’autre : « N’y avait-il pas comme un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? »
Ils se levèrent aussitôt et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent les onze disciples réunis avec leurs compagnons, qui disaient : « Le Seigneur est vraiment ressuscité ! Simon l’a vu ! »  Et eux-mêmes leur racontèrent ce qui s’était passé en chemin et comment ils avaient reconnu Jésus au moment où il rompait le pain. Luc 24,13-35

 


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Sur le Mont Thabor, les disciples de Jésus ont vécu sa transfiguration. Au jour de sa mort ils ont assisté à sa défiguration. Au matin de la résurrection, il leur faut entrer dans un temps nouveau : celui de sa « refiguration ».
D’abord ils sont empêchés de le reconnaître, car son réveil d’entre les morts n’est pas une réanimation.  Reconnaître Jésus, c’est avoir à le connaître comme Christ mort et ressuscité, défiguré dans son humanité souffrante, transfiguré dans sa divinité présente, et en cours de refiguration comme Vivant pour toute éternité.
Pour Marie , cette refiguration commence quand la voix de celui qu’elle prend pour le jardiner l’appelle par son nom. Alors elle lui répond.
Pour les disciples d’Emmaüs cela se passe au moment de la fraction et de la bénédiction du pain à l’auberge du village …. Et pourtant disent-ils, « N’y avait-il pas comme un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? »
Qu’en est-il pour nous de cette refiguration ?
Qui est le Christ pour nous, aujourd’hui ? Que nous dit-il ?
Plus de vingt siècles ont passé. Nous avons les Ecritures, nous entendons sa voix intérieure, nous connaissons son visage défiguré, transfiguré, et qui se refigure en chaque prochain qu’il nous commande d’aimer, d’aider, de respecter. Et nous avons la joie des gestes de communion au pain et au vin qu’il nous a enseignés, en mémoire de lui !

Le chemin d’Emmaüs est pour nous un chemin d’orientation, qui nous détourne de la désespérance, de la haine, des tentations politiques mortifères, pour nous envoyer vers la vie ouverte, l’espérance courageuse, la fraternité large, le partage joyeux.

 


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Prions pour notre envoyé au Burundi et pour tout le peuple du Burundi

O Christ
Sauveur du monde
Roi de la Création nouvelle
Viens régner sur nos cœurs et dirige nos pensées vers les choses d’en haut,
Où tu es à la droite du Père.

Toi le Seigneur de l’Eglise
Demeure toujours présent en elle jusqu’à la fin du monde
Et que ton esprit la conduise dans toute la vérité.

Toi à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre
Etends en tous lieux ta main sur ceux qui sont exposés au danger.
Et donne ta sagesse aux responsables politiques et économiques de ce monde.

Garde ceux que menace la tentation
Et donne la paix à ceux qui sont inquiets et tourmentés.
Soutiens le courage des opprimés, des prisonniers et des persécutés.

Révèle ta présence aux malades, aux infirmes et aux mourants,
Afin qu’ils soient consolés et fortifiés.
Garde – nous dans l’amour fraternel et dans le service de ton règne,
Afin que le Père soit glorifié en toi, son Fils bien-aimé.

 




De Clermont-Ferrand à Tunis

Elle, c’est Hoby. De nationalité malgache, elle enseigne le français à l’école Kallaline de Tunis, où elle gère une classe de CM1 et une classe de CM2. Elle y enseigne le FLE ( Français Langue Étrangère) à des enfants tunisiens dont le français est une seconde langue ou complètement étrangère pour une minorité d’entre eux. Cette année 2016-2017 est sa cinquième en tant que VSI au sein de cette école. Avant cette mission, elle s’était installée à Clermont-Ferrand pour y poursuivre ses études. Elle a obtenu en 2011 un doctorat en didactique du Français Langue Étrangère.

Hoby Andrianirina dans sa classe, 2017, DR

Une rencontre décisive

« Peu avant l’obtention de mon diplôme, comme chaque étudiant qui se soucie de son avenir, je commençais à me poser des questions sur mon devenir professionnel », nous raconte-t-elle. « Où aller ? Dans quelle université travailler ? Rester en France ? Revenir à Madagascar ? Partir ailleurs ? », se demandait Hoby.
Un dimanche, à l’église de Clermont-Ferrand (l’EPE), elle rencontre Bernhard Reiss (le gérant de l’école Kallaline) qui était de passage dans son église. Cette rencontre a été décisive. « Dans son discours, Bernhard mentionnait, entre autres, un besoin urgent de l’école, celui de trouver des enseignants de FLE pour l’année scolaire à venir. Bizarrement, je me suis sentie concernée. Pourtant, ni la Tunisie ni l’enseignement du français à l’école primaire ne faisaient partie de mes ambitions professionnelles ».
Elle prend plus tard contact avec le couple Reiss, qui dirige l’école. « Je suis alors partie une semaine en Tunisie, à l’école Kallaline pour voir le travail et son environnement d’une manière concrète. J’ai compris alors que ma future étape de vie était là-bas. »

 

Arrivée à Kallaline

Dans l’école Kallaline, les enseignants de français sont pour la plupart des non-tunisiens. « Je suis arrivée dans un contexte où d’une part, l’école avait eu le projet d’étendre le nombre des classes (ils ont dédoublé le nombre des classes) et d’autre part, elle avait besoin d’enseignants de français pour répondre à cet objectif. »


Hoby et ses élèves, 2017, DR

 

Découvrir une nouvelle culture

« La première année a été très difficile », nous confie Hoby. « Même si j’étais persuadée que ma place était à l’école Kallaline, je n’étais pas épargnée des différents chocs culturels. La Tunisie constituait un nouveau monde et une nouvelle culture pour moi. J’étais confrontée à des personnes qui avaient d’autres façons de penser et de se comporter. Ceci est diffèrent de mon éducation et de ce que j’ai vu et vécu en France.
En plus, la méconnaissance de la langue locale était un grand handicap. Je ne m’intégrais pas dans les conversations, je m’excluais des groupes arabophones car je n’y comprenais rien. J’ai suivi des cours d’arabe deux fois par semaine mais j’étais vite découragée. Sur le plan du travail, c’était la première fois que j’enseignais à des enfants. J’avais déjà enseigné auparavant mais à des adultes et à des adolescents. Je ne savais pas comment m’y prendre d’autant plus que les enfants tunisiens ne sont pas faciles à gérer. »

Les premiers mois, le découragement était parfois au rendez-vous. « Mes premiers mois étaient remplis de doute. L’envie de quitter l’école m’est passée par la tête quelques fois. Mais, au fil du temps, des changements se sont opérés en moi. (Au départ, je croyais que c’était aux autres de s’adapter à moi). Je me suis remise à apprendre la langue locale et j’ai persévéré. Aujourd’hui, je ne prétends pas parler convenablement l’arabe mais de temps en temps, j’arrive à me faire comprendre. Je me suis même fait des amies. Car j’ai fait des efforts pour mieux comprendre les enfants et répondre à leurs besoins. J’ai mieux accepté aussi les différences culturelles et fait des efforts d’intégration dans la société. »

Un profond attachement à la mission

Hoby a su tisser des liens avec ses voisins et l’équipe pédagogique de l’école Kallaline.  « Une collègue me considère comme sa sœur, je fais partie de sa famille, ce qui a une signification profonde dans la société tunisienne. Et j’ai aussi le soutien et les prières de mes amis, de mes responsables à l’école, qui sont des bénédictions pour moi. Cela a eu des retombées positives sur moi. Le fait de savoir la présence de Dieu auprès de moi c’est une aide puissante. Au fil des ans, je me sens de plus en plus à l’aise ici. Cinq ans plus tard, j’y suis encore et je compte finir la dernière année qui me reste en tant que VSI à l’école Kallaline. »

Depuis qu’elle est sur place, Hoby a pris part à tous les projets d’équipe mis en place par l’école comme la préparation des fêtes de Noël, la préparation des éditions de la journée des livres, le club du samedi (dont elle est devenue la responsable depuis deux ans) ou encore les ateliers théâtre.
Hoby aimerait aujourd’hui développer d’autres aspects de sa mission. « Je ressens juste des besoins (comme avoir plus de partenariats avec des organismes ou des écoles étrangers), développer l’envie de lire chez l’élève mais je n’ai pas de projets à proposer pour cela. » 


Hoby et des collègues à la vente de livres d’occasion, 2017, DR

 

Un évènement marquant à Tunis

Durant ces quatre années, Hoby a vécu de nombreux moments de tension. Mais un l’a particulièrement marquée. C’est avec émotion qu’elle partage ce souvenir avec nous. « C’était le jour où il y avait l’attentat au musée du Bardo, il y a 2 ans exactement. C’était ma période de vacances, des amies étaient venues me rendre visite. Nous étions au musée un dimanche. Le mercredi suivant, l’attentat a eu lieu. A ce moment-là, nous étions à Bizerte, qui est à 1h30 de Tunis en voiture. Je me suis dit que cet acte aurait pu avoir lieu le jour où nous y étions. J’ai eu autant peur que mes visiteuses mais je devais les rassurer, les calmer et leur montrer que je maîtrisais notre situation alors que je ne maîtrisais rien du tout. Au fond de moi, je paniquais aussi car je me sentais responsable de mes visiteuses, nous étions loin de la maison et il fallait rentrer sur Tunis. J’ai continué à montrer la région de Bizerte à mes amies. Mais en même temps, je priais Dieu de nous protéger et de nous ramener à la maison sans problème. Ce fut le cas. Mais je garde encore un souvenir de ce jour comme si c’était hier. »




L’Évangile se donne à entendre, à lire, à voir…

Méditation du jeudi 20 avril 2017. En cette semaine après Pâques, nous prions pour nos envoyés au Burkina Fasso et pour tout le peuple burkinabais.


Source : Pixabay

Le soir de ce même dimanche, les disciples étaient réunis dans une maison. Ils en avaient fermé les portes à clé, car ils craignaient les autorités juives.

Jésus vint et, debout au milieu d’eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Cela dit, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Après ces mots, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ! Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés obtiendront le pardon ; ceux à qui vous refuserez le pardon ne l’obtiendront pas. »

Or, l’un des douze disciples, Thomas — surnommé le Jumeau — n’était pas avec eux quand Jésus vint. Les autres disciples lui dirent : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais Thomas leur répondit : « Si je ne vois pas la marque des clous dans ses mains, si je ne mets pas mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas. »

Une semaine plus tard, les disciples de Jésus étaient de nouveau réunis dans la maison, et Thomas était avec eux. Les portes étaient fermées à clé, mais Jésus vint et, debout au milieu d’eux, il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Mets ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté. Cesse de douter et crois ! » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « C’est parce que tu m’as vu que tu as cru ? Heureux sont ceux qui croient sans m’avoir vu ! »

Jésus a fait encore, devant ses disciples, beaucoup d’autres signes miraculeux qui ne sont pas racontés dans ce livre. Mais ce qui s’y trouve a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu. Et si vous croyez en lui, vous aurez la vie par lui. Jean 20,19-21

 

Ce que Jésus a offert à ses disciples, – le rencontrer comme Ressuscité tout en percevant les traces de sa mort -, Thomas, l’absent du jour, le réclame pour lui-même.  Pour croire il veut regarder et il veut toucher. Dans notre imaginaire il incarne celui qui doute, et sa présence dans l’évangile permet d’y faire place à tous les sceptiques qui ont envie de croire sans y parvenir toujours !

Parmi les élèves, les enseignants ont appris à reconnaître les visuels et les auditifs, ceux qui retiennent mieux ce qu’ils voient, et ceux qui retiennent mieux ce qu’ils entendent. On peut également distinguer les littéraires, à l’aise avec les symboles, et les scientifiques férus d’observation, sans que cela implique des oppositions irréductibles ni une quelconque hiérarchie entre les uns et les autres.

L’Evangile requiert toutes ces dispositions complémentaires : la capacité à écouter, à regarder, à analyser, à raconter, à montrer… La foi se proclame, mais elle doit se rendre visible et sensible par le témoignage, l’attitude, les actes.

Jésus a dit : « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Jean 13 : 35 « Personne n’a jamais vu Dieu; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous. 1 Jean 4,12.

 

 


Source : Pixabay

En cette semaine après Pâques nous prions pour nos envoyés au Burkina Fasso et pour le peuple burkinabais.

Seigneur, lorsque nous pensons à notre vie,
Nous sommes bien obligés de reconnaître que nous ne sommes pas des héros de la foi.
Pourtant tu veux te servir de nous.

Tu veux que nous soyons tes ambassadeurs et allions à la rencontre des autres.

Comme ton Christ est apparu à Marie de Magdala,
Qui, en allant l’annoncer aux autres, est devenue apôtre,
Comme il s’est manifesté à deux disciples en route vers Emmaüs
Et qui sont allés le dire aux autres,

Comme il est apparu aux onze qu’il a fini par envoyer dans le monde entier,
Tu ne voudrais pas que nous restions indifférents
Mais que nous nous mettions en mouvement
Et que nous sortions nos vies et nos paroisses de l’immobilisme !

Accorde-nous, en ce temps de Pâques,
La conviction que la rencontre avec le Ressuscité est possible
Et que le Vivant veut nous entraîner dans ton mouvement d’amour vers les humains.

Michel Hoeffel,
Livre de prières de la Société luthérienne.

 




« Accueillir les anges… le nez sur le guidon »

Lors de l’Assemblée Générale du Défap, le 1er avril 2017, le Secrétaire Général a remis son rapport sur l’année écoulée. En voici un extrait.

Le cœur du monde bat au Maroc…

Migrations et frontières, développement économique, cohabitations religieuses et religion d’Etat : les enjeux du monde se concentrent dans ce remarquable pays de bientôt 40 millions d’habitants. Lors de notre mission au Maroc en février dernier, Jean-Luc Blanc et moi, avons rencontré les migrants bloqués dans le « camp de la gare » à Fes, de brillants étudiants marocains à l’Université d’Ifrane, le peuple de l’Eglise évangélique, des responsables qui se démènent, un Institut oecuménique de formation, Al Mowafaqa, ouvert et intelligent… une terre habitée qui souffre, des hommes et des femmes qui travaillent, qui aiment leur prochain et qui cherchent Dieu : nul doute, l’Eglise évangélique, l’Institut Al Mowafaqa et le Comité d’entraide international (auprès des migrants), chacun pour ce qui le concerne, tient une place essentielle et évangélique au Maroc. En notre nom aussi…

Vous entendrez tout à l’heure Jean-Louis Ntumba parler de cette belle vie du protestantisme au Maroc. Le Conseil du Défap a décidé de soutenir pour une période de trois années le fonctionnement de l’Institut Al Mowafaqa et le pourvoi du poste pastoral de Casablanca au sein de l’Eglise évangélique au Maroc.

Une promotion de l’Institut Al Mowafaqa, 2015

 

La Nouvelle-Calédonie à la croisée des chemins

La Nouvelle-Calédonie, de Maurice Leenhardt (1902) à Jacques Stewart (1988), a toujours été une préoccupation importante du protestantisme français. Les Églises mandatrices du Défap, dans le cadre de la Cevaa, ont eu de nombreux envoyés en Nouvelle-Calédonie ; le Défap s’occupe du programme Après-Bac-Service (ABS, 85 étudiants en 2017) ; des pasteurs kanak ont été accueillis en France ; plusieurs groupes de jeunes de nos paroisses se sont rendus en Nouvelle-Calédonie ; le Défap a accueilli en octobre 2016 à Paris des étudiants de l’école pastorale de Lifou en visite ; le Défap est en lien avec le lycée Do Neva lorsque celui-ci est frappé par des inondations en novembre 2016…

Mais il faut aller au-delà aujourd’hui. Il s’agit maintenant de nous retrouver proches de nos frères et soeurs alors même qu’ils doivent décider de l’avenir de leur pays, avec tous les habitants de Nouvelle-Calédonie. Ne nous laissez pas seulement entre nous revient comme un leitmotiv. Il s’agit donc de nous retrouver compagnons aujourd’hui, à l’heure de la réflexion puis de la décision, et demain, quel que soit le résultat du référendum d’autodétermination qui se déroulera en novembre 2018.

« La clé c’est d’écouter l’autre…»

La clé c’est d’écouter l’autre… de le connaître pour le comprendre disait Michel Rocard au sujet de ce référendum calédonien. La place des Églises, en France comme en Nouvelle-Calédonie est ainsi claire : faire vivre le débat. Manifester ainsi la fraternité qui nous unit les uns aux autres, porter la préoccupation des uns pour
les autres.

Le Conseil du Défap a adopté un programme de travail pour les années 2017-2018 visant à nous tenir proches de la Nouvelle-Calédonie et de l’Eglise protestante de Kanaky Nouvelle-Calédonie (EPKNC).

 

Accueillir les anges… le nez sur le guidon

N’oubliez pas l’hospitalité ; car en l’exerçant, quelques-uns, à leur insu, ont logé des anges10.

La voici la tradition biblique qui fonde la Mission : l’accueil des hommes, un accueil qui fait place à Dieu. Ce fut la conviction fondamentale de nos prédécesseurs, c’est la nôtre. Elle puise et dans les Ecritures bibliques et dans notre histoire. Elle nous porte aujourd’hui.

Je parlais en introduction du dilemme fondateur de la Mission, l’universalité de l’Evangile et l’investissement local, dilemme qui se vit aussi bien à Lezay qu’à Lifou, à Garoua qu’à Epinal.

Un membre des Equipes régionales mission, pasteur dans le Sud-ouest, envoyé il y a peu à Djibouti, nous faisait part de sa joie de partager avec les communautés locales ce qu’il avait vécu à Djibouti, et en même temps de la difficulté qu’il rencontrait pour ce faire car « chacun a le nez dans le guidon ». J’ai entendu la même chose, dans les mêmes termes d’un pasteur de Grande Terre en Nouvelle-Calédonie qui revenait de Lomé au Togo et qui souhaitait partager son expérience dans sa communauté.

Autrement dit, ici et ailleurs, du bout du banc au bout du monde, la Mission c’est bien de pratiquer « l’accueil des anges » et de garder « le nez dans le guidon ». L’un et l’autre.

Je vous remercie.

 

Bertrand Vergniol

Secrétaire Général du Défap

 

 

 

Télécharger ici le rapport dans son intégralité au format pdf

 




Nouvelle Calédonie : dernières nouvelles du lycée Do Neva rénové

«  La rentrée scolaire s’est bien effectuée le lundi 20 février avec la totalité des 10 classes ouvertes. Elle s’est effectuée avec une semaine de retard vu l’ampleur des travaux et une certaine pluie nous avait fait perdre trois jours.

L’effectif du LEPA est donc de 104 élèves du Cap ARC au Bac Pro « productions horticoles ».

La première partie de la rénovation a donc pu être achevée avec les quelques finitions encore à effectuer. Nous avons donc réceptionné :
• deux salles de classes au rez-de-chaussée du bâtiment administratif
• un bureau du directeur avec le secrétariat
• un bureau de la direction de l’internat
• la salle serveur et reprographie sécurisé

La deuxième partie est actuellement en cours de réalisation avec la rénovation de la salle du personnel, la salle informatique et la salle de repos du personnel. En effet nous avons dû attendre les quinze jours de congé de pâques pour ne pas perturber le bon fonctionnement de la première période de cours. Les travaux avancent et aujourd’hui sont perturbés par la venue d’un nouveau cyclone nommé COOK. J’espère qu’il ne va pas découvrir Do Neva.

Mais nos finances et nos subventions sont maintenant épuisées. Actuellement nous équilibrons le budget réhabilitation du bâtiment mais nous manquons toujours de fonds.

Nous remercions le Défap pour son action concrète envers notre établissement. »

 

 

Le bâtiment administratif en pleine rénovation, 2017, DR


Le jour de la rentrée au temple Do Neva, février 2017, DR




La bibliothèque du Défap s’expose à l’Institut du Monde Arabe

Depuis le 14 avril 2017, l’exposition « Trésors de l’Islam. De Tombouctou à Zanzibar » expose plus de 300 oeuvres à l’Institut du Monde Arabe, à Paris.

Ces oeuvres témoignent de l’influence de la pratique de l’Islam dans l’art et la culture des pays d’Afrique subsaharienne.

La bibliothèque du Défap participe à cette exposition par le prêt de quatre photos prises par l’institutrice missionnaire Anna Wuhrmann (1881-1971), envoyée par la SMEP au Cameroun (Royaume bamoun) .

 

 

Mosquée bamoun, DR

Portrait du roi Njoya, DR

Photo du Roi Njoya recevant dans une cour du palais, DR

L’exposition « Trésors de l’Islam en Afrique. De Tombouctou à  Zanzibar » se tient à l’Institut du Monde Arabe, du 14 avril au 30 juillet 2017, du mardi au dimanche.

Cliquer ici pour obtenir plus d’informations sur l’exposition et acheter votre billet.