Porter la croix au cœur du monde !

Méditation du jeudi 31 août 2017. Nous prions pour tous les migrants, que leur exil soit lié à la guerre, à des causes politiques, ou à des raisons économiques.

A partir de ce moment, Jésus se mit à parler ouvertement à ses disciples en disant :
« Il faut que j’aille à Jérusalem et que j’y souffre beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des maîtres de la loi. Je serai mis à mort et, le troisième jour, je reviendrai à la vie. »
Alors Pierre le prit à part et se mit à lui faire des reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! dit-il. Non, cela ne t’arrivera pas ! »
Mais Jésus se retourna et dit à Pierre : « Va-t’en loin de moi, Satan ! Tu es un obstacle sur ma route, car tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les êtres humains. »
Puis Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut venir avec moi, qu’il cesse de penser à lui-même, qu’il porte sa croix et me suive. En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera. A quoi servirait-il à un homme de gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Que pourrait-il donner pour racheter sa vie ? En effet, le Fils de l’homme va venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il traitera chacun selon la façon dont il aura agi. Matthieu 16,21-27

 


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Il faut que je souffre et que je meure, dit Jésus.  Est-ce devoir ? Nécessité ? Destin ? Ce pourrait être paroles d’une morale héroïque : celle de l’honneur et de la gloire. Combien de soldats sont tombés pour la patrie, s’offrant en sacrifice pour « la victoire ou la mort ! »
A cette morale du héros, le philosophe Tvetan Todorov, dans son livre Face à l’extrême, opposait « le souci d’autrui », qui peut également conduire vers la mort, mais pour d’autres raisons. Il ne s’agit plus de défendre une idéologie, une cause, une nation … mais de soutenir, d’accompagner, de sauver si possible, des personnes concrètes. Soyons juste, il arrive souvent que les deux morales se conjuguent chez un individu, et chez les soldats, la solidarité n’est pas un vain mot.
Il existait au temps de Jésus un projet héroïque de libération vis-à-vis du pouvoir romain. Et certains pensaient que Jésus en était partie prenante. Mais il ne semble aucunement avoir été tenté par l’héroïsme.  Toute sa vie s’est orientée vers « le souci d’autrui », souci de Dieu, et souci des gens de rencontre.
En nous invitant à le suivre, à « porter notre croix », Jésus ne nous invite pas à fantasmer sur la souffrance rédemptrice et la mort héroïque, mais à inscrire sa croix à lui au cœur du monde, comme un signe de courage et d’espérance, en nous engageant à porter une attention délicate et concrète à tout ce qui touche à la vie physique, morale et spirituelle des autres.
C’est une rude responsabilité, qui peut nous conduire à sacrifier quelques biens, une part de nous-mêmes, et parfois notre vie. Mais ce qui se découvre au bout d’un tel chemin d’amour, c’est que la vie est sans cesse redonnée, en surabondance, par Celui qui est le Vivant !

 

 


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Avec ce poème de Francis Bebey, du Cameroun, nous prions pour tous les migrants, que leur exil soit lié à la guerre, à des causes politiques, ou à des raisons économiques

Je suis venu chercher du travail
J’espère qu’il y en aura
Je suis venu de mon pays lointain
Pour travailler chez vous.

J’ai tout laissé, ma femme, mes amis,
Au pays tout là-bas.
J’espère les retrouver tous en vie
Le jour de mon retour.

Ma pauvre mère était bien désolée
En me voyant partir.
Je lui ai dit qu’un jour je reviendrai
Mettre fin à sa misère.

J’ai parcouru de longs jours de voyage
Pour venir jusqu’ici
Ne m’a-t-on pas assuré d’un accueil
Qui vaudrait bien cette peine ?

Regardez-moi je suis fatigué
D’aller par les chemins
Voici des jours que je n’ai rien mangé
Auriez-vous un peu de pain ?

Mon pantalon est tout déchiré
Mais je n’en ai pas d’autre.
Ne criez pas, ce n’est pas un scandale.
Je suis seulement pauvre.

Je suis venu chercher du travail
J’espère qu’il y en aura
Je suis venu de mon lointain pays
Pour travailler chez vous.

 

Anthologie africaine : poésie collection Monde noir en poche

 




Que la terre soit une maison de prière pour tous les peuples !

Méditation du jeudi 24 août 2017.

Voici ce que le Seigneur déclare :
« Respectez le droit, faites ce qui est juste, car le salut que j’apporte est proche, il va venir.
On verra que je tiens ma promesse.
Heureux sera l’homme qui fait ce que j’ai dit, qui s’y tient fermement, qui respecte avec soin le shabbat et s’interdit de faire quelque mal que ce soit ! »
Il ne faut donc pas que l’étranger qui s’est attaché au Seigneur aille s’imaginer :
« Le Seigneur me met à part, à l’écart de son peuple ».
Il ne faut pas non plus que l’eunuque se mette à dire : « Je ne suis qu’un arbre sec ».
Car voici ce que le Seigneur déclare :
« Si un eunuque respecte mes shabbats, s’il choisit de faire ce qui m’est agréable, s’il se tient à l’engagement que j’attends de mon peuple,
Alors je lui réserverai, sur les murs de mon temple, un emplacement pour son nom.
Ce sera mieux pour lui que des fils et des filles.
Je rendrai son nom éternel, rien ne l’effacera. »
Quant aux étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer et pour l’aimer, pour être ses serviteurs, le Seigneur déclare :
« S’ils respectent avec soin le shabbat, s’ils se tiennent à l’engagement que j’attends de mon peuple,
Alors je les ferai venir sur la montagne qui m’est consacrée, je les remplirai de joie dans ma maison de prière, j’accueillerai avec faveur les divers sacrifices qu’ils m’offriront sur l’autel.
Car on appellera ma maison « Maison de prière pour tous les peuples. » Esaïe 56,1-7

 


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En octobre 1986, à Assise en Italie, eut lieu la première journée mondiale de prière pour la paix, organisée par Jean-Paul II qui invita les représentants de toutes les religions du monde à venir prier pour la paix. Cette rencontre se renouvela en 1993, en 2002, en 2011 et en 2016. A ceux qui soulignaient le danger de relativisme ou de syncrétisme religieux, et la menace pour la foi chrétienne, le pape rétorqua que l’invitation ne consistait pas à « prier ensemble mais à être ensemble pour prier. »

Par la suite cette prière a été proposée aux chrétiens :
Nous prions pour que l’amour du Christ habite en nos cœurs par la puissance de son Esprit-Saint qui purifie et pardonne. Qu’il nous donne de triompher de l’esprit d’égoïsme et de discorde et nous aide à nous sacrifier pour la paix; qu’il crée la paix avec nous-mêmes et avec les autres, de manière que nous devenions des artisans de paix, selon la volonté de Dieu.

Prions : Seigneur Dieu, que ton Esprit de sainteté et de vie anime les cœurs de tous les hommes, et tout particulièrement les cœurs de ceux qui sont ici présents, afin que les barrières qui nous séparent soient abattues, que les soupçons se dissipent et que cesse la haine; afin que nos divisions soient surmontées et que nous puissions enfin vivre dans la justice et la paix; par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
Nous prions pour que chaque Église en particulier et toutes les Églises ensemble s’engagent totalement pour la paix dans le monde, pour la justice et l’intégrité de la création, pour les droits des plus faibles et pour les besoins des chômeurs. Puissions-nous être fermes face à la violence, à la torture, à l’abus de pouvoir et à la course aux armements.

Prions : Dieu de miséricorde, donne-nous de regarder avec tes yeux compatissants la longue épreuve de l’humanité : les guerres, les millions d’affamés, les innombrables réfugiés, les désastres des nations, les morts cruelles et inutiles, notre manque d’humanité les uns à l’égard des autres, les échecs et l’impuissance de tant de vies. Hâte la venue de ce temps où les nations seront en paix et où les peuples vivront à l’abri de la peur et du besoin, où il n’y aura plus ni douleurs ni larmes, dans la certitude de ta volonté et l’assurance de ton amour qui nous ont été manifestées en Jésus-Christ, Sauveur de tous les hommes. Amen.
Nous prions pour que nous, chrétiens, soyons plus disponibles à connaître, à apprécier les valeurs des autres religions, à collaborer avec elles et avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ; afin que toutes les nations et tous les groupes humains se comprennent et travaillent ensemble.

Prions : Seigneur tout-puissant, de qui procède tout bien, imprime en nos cœurs l’amour de ton nom ; augmente en nous la foi ; nourris-nous de toute bonté et fais mûrir en nous le fruit des bonnes œuvres, par Jésus-Christ Notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
Nous prions pour l’unité des chrétiens selon la volonté du Christ ; que les divisions et les rivalités entre nous disparaissent, de manière que vivant dans la communion, nous soyons partout un signe de l’unité voulue par Dieu pour la famille, humaine, et que nous nous engagions plus efficacement pour la paix et le bien intégral de l’humanité.

Prions : Dieu notre Père, bonté qui surpasse toute bonté, beauté qui surpasse toute beauté, en toi sont la paix, la tranquillité et l’harmonie. Réconcilie tes serviteurs divisés entre eux, accorde-nous ton Esprit d’unité et fais que nous soyons un. Puissions-nous devenir un dans le baiser de la charité et le lien de l’affection; un entre nous et avec les autres; un dans la paix qui vient de toi et donne harmonie à toutes choses; un dans la grâce, la miséricorde et la tendresse de ton Fils bien-aimé, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
Nous prions pour les peuples d’Asie, pour l’Afrique, pour les nations et les peuples de l’Amérique latine, pour l’Europe, pour les peuples du continent nord-américain et pour les peuples d’Océanie afin qu’ils recherchent, dans un esprit de paix et de joie, un avenir et une justice pour tous.

Prions : Dieu tout-puissant, en nous confiant la maîtrise de la terre, tu as fait de nous les collaborateurs de ta création. Donne-nous sagesse et respect, afin d’utiliser les ressources de la nature de telle manière que nul ne souffre de nos abus, et que les générations à venir te louent pour ta bonté. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
Nous prions pour que tous les hommes et toutes les femmes répudient fermement la violence comme solution aux problèmes personnels, collectifs, communautaires ou internationaux et pour que les dirigeants et les gouvernements écartent tout risque de conflit nucléaire en recherchant au contraire la compréhension entre les hommes, la tolérance, le respect mutuel et la réconciliation.

Prions : Dieu éternel, dans ton Royaume parfait nulle épée n’est tirée si ce n’est l’épée de justice, nulle force ne s’exerce si ce n’est la force de l’amour : envoie ton Esprit avec puissance afin que tous les peuples se rangent sous la bannière du Prince de la paix, comme les enfants d’un même Père ; à lui la puissance et la gloire, maintenant et à jamais. Amen.
Nous prions pour que tous nos frères humains et nous-mêmes puissions grandir dans le respect de la dignité de l’homme et de ses droits inaliénables ; puissions-nous user de notre liberté dans le souci scrupuleux de ne pas enfreindre les droits des autres, en tenant compte de leurs besoins concrets et en faisant face aux conflits dans un esprit de respect et de compréhension.

Prions : Dieu tout-puissant, tu nous as liés ensemble dans une vie commune. Aide-nous, au cœur de nos luttes pour la justice et la vérité, à ne pas nous affronter dans la haine ou l’amertume, mais au contraire à travailler ensemble dans la tolérance et le respect ; par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
Nous prions pour l’Organisation des Nations Unies et les autres instances internationales qui sont au service de la paix et de la compréhension entre les hommes, afin qu’elles contribuent avec vigueur à régler les différends dans un esprit d’honnêteté, dans le respect des droits des personnes et sans recourir à la violence ; nous prions pour les responsables politiques qui négocient la paix, afin qu’ils apprennent à se faire mutuellement confiance et que les accords qu’ils signent soient respectés. Nous prions pour les superpuissances afin qu’elles prennent conscience de la valeur et de la responsabilité de chaque nation dans la famille des nations et qu’elles se détournent des voies qui mènent à la guerre.

Prions : Seigneur, aide de ta sagesse les dirigeants des pays du monde entier et les artisans de la compréhension entre les nations afin que, par son secours, ils fassent advenir sur la terre une paix durable, le progrès social et la liberté religieuse ; par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
En tant que chrétiens, nous nous repentons des fautes que nous avons commises contre la paix, qui ont blessé les autres et provoqué la discorde. Nous demandons à Dieu pardon pour l’orgueil, la jalousie, l’ambition et la convoitise qui nous ont parfois conduits à être infidèles à notre mission d’artisans de paix. En signe de pénitence, nous faisons à nouveau l’offrande de nous-mêmes, afin de promouvoir le plan divin d’amour, de réconciliation, de paix et de communion pour toute la famille humaine.

Prions : Seigneur Jésus-Christ, tu as étendu tes bras sur le bois rugueux de la croix, afin que tous les hommes puissent y trouver le salut ; revêts-nous de ton Esprit afin que, tendant des mains pleines d’amour, nous te fassions connaître et aimer de ceux qui ne te connaissent pas encore ; pour l’honneur de ton Nom très saint. Amen.
Nous prions Jésus-Christ Notre Seigneur de nous rendre plus fidèles, par son Esprit-Saint, à son appel, afin de mieux discerner la manière dont nous pouvons agir en faveur de la paix, partout où nous sommes et, parmi ceux dont nous sommes responsables, de promouvoir la réconciliation, la justice, la vérité et le respect mutuel, de manière que la famille humaine soit libérée des menaces de guerre et de destruction qui nous paralysent et que nous fassions le chemin de la vie, d’un même cœur et pleins d’espérance.

Prions : Père du ciel, dans ta Parole tu nous as donné la vision de cette Cité sainte à laquelle les nations du monde apportent leur gloire ; regarde et visite, nous t’en prions, les cités de la terre. Renouvelle les liens de mutuel respect qui tissent notre vie civique. Donne-nous des dirigeants honnêtes et capables. Apprends-nous à éliminer la pauvreté, les préjugés et l’oppression, afin que la paix l’emporte avec la droiture, la justice avec l’ordre, afin que les hommes et les femmes de différentes cultures et de talents variés trouvent les uns avec les autres la pleine réalisation de leur humanité ; par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

 

 


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« Et vous, qui dites-vous que je suis ? »

Méditation du jeudi 17 août 2017. C’était la question posée à tous les jeunes, de France, d’Europe, d’Afrique, de l’Océan indien, rassemblés en juillet 2016 pour le Grand Kiff à Saint-Malo. Nous pensons à eux et prions pour eux !

Jésus se rendit dans le territoire de Césarée de Philippe. Il demanda à ses disciples : « Que disent les gens au sujet du Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Certains disent que tu es Jean-Baptiste, d’autres que tu es Élie, et d’autres encore que tu es Jérémie ou un autre prophète. »
« Et vous, leur demanda Jésus, qui dites-vous que je suis ? »
Simon Pierre répondit : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. »
Jésus lui dit alors : « Tu es heureux, Simon fils de Jean, car ce n’est pas un être humain qui t’a révélé cette vérité, mais mon Père qui est dans les cieux. Eh bien, moi, je te le déclare, tu es Pierre et sur cette pierre je construirai mon Église. La mort elle-même ne pourra rien contre elle. Je te donnerai les clés du Royaume des cieux : ce que tu excluras sur terre sera exclu dans les cieux ; ce que tu accueilleras sur terre sera accueilli dans les cieux. »
Puis Jésus ordonna sévèrement à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Messie. Matthieu 16,13-20



 

L’an passé avait lieu Le Grand Kiff, réunissant environ 1000 jeunes pendant quelques jours autour de cette question de Jésus : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? »
Cette question, elle s’adresse à chacun de manière personnelle et celui qui la pose demande une réponse personnelle.
Ce n’est pas un jeu de question-réponse où tout serait joué à l’avance et où l’on compterait les points.
Ce n’est pas une question narcissique où Jésus chercherait à se faire mousser en accumulant les titres de gloire.
Ce n’est pas une question rhétorique pour provoquer une vague de slogans chrétiens.
C’est la question d’un homme, Jésus, l’Aimant-Dieu Véritable, qui s’ouvre à toutes celles et tous ceux qui le rencontrent et s’arrêtent pour entendre sa question.
Jésus n’est vraiment lui-même que dans la relation, avec Dieu son Père, avec la création, avec les autres. Il se livre à nous au point de découvrir son être progressivement, au fil de nos paroles d’amour et de nos confessions de foi.
Parfois certains peuvent dire : « Je ne sais pas qui tu es, toi Jésus, mais je le sens. Je ne puis mettre des mots sur notre relation, mais à l’intérieur de moi-même ta voix, tes paroles, ta présence provoquent un élan, un désir d’aimer, une joie jusqu’alors inconnue. »
S’il faut une vie pour apprendre à vivre et aimer vraiment, ne faut-il pas au moins mille vies pour commencer à dire qui était, qui est, qui sera Jésus le Christ Frère et Sauveur ?

 


Et vous, qui dites-vous que je suis ?                                                                                                           
Le chant du Grand Kiff, écrit et composé par le Pasteur Eric Galia

J’ai donné mon souffle de vie, la terre entière comme jardin.
J’ai tout remis entre vos mains, j’ai libéré de l’esclavage.
J’vous ai ouvert tous les rivages, dans le désert ils m’ont suivi.
Et vous qui dites-vous que je suis ?
Refrain Et toi O O Oh !  Que dis-tu de moi O O Oh !
Dis-moi comment tu crois O O Oh ! Partage autour de toi.

J’ai ouvert le cœur des prophètes pour qu’ils annoncent l’espérance.
A toutes les âmes en errance j’ai ouvert un nouveau chemin.
J’ai de nouveau tendu la main, un horizon une nouvelle vie.
Et vous qui dites-vous que je suis ?
Refrain

J’ai appelé dans le désert. Des amis des frères m’ont suivi.
Et des cœurs ont été guéris. J’ai partagé le pain le vin.
Puis ils m’ont transpercé les mains. J’ai encore dit oui à la vie.
Et vous qui dites-vous que je suis ?
Refrain

J’vous ai rejoints sur le chemin vous tous qui me croyiez mort.
Mon amour a été plus fort. Tous ensemble on va le crier
Le Grand Kiff que j’vous ai donné comme une chanson à la vie.
Et vous, qui dites-vous que je suis ?
Refrain

 


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Le Christ aux mille visages, travail de collégiens et catéchistes de Péronne (1982)

 




Soyons des funambules de la vie !

Méditation du jeudi 10 août 2017. Nous prions pour tous les jeunes qui sont rassemblés cette semaine au Rwanda pour un camp international.

Aussitôt après, Jésus fit monter les disciples dans la barque pour qu’ils passent avant lui de l’autre côté du lac, pendant que lui-même renverrait la foule.  Après l’avoir renvoyée, il monta sur une colline pour prier. Quand le soir fut venu, il se tenait là, seul ; la barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent soufflait contre elle. Tard dans la nuit, Jésus se dirigea vers ses disciples en marchant sur l’eau. Quand ils le virent marcher sur l’eau, ils furent terrifiés et dirent : « C’est un fantôme ! » Et ils poussèrent des cris de frayeur. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Courage, leur dit-il. C’est moi, n’ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole et lui dit : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne que j’aille vers toi sur l’eau. » — « Viens ! » répondit Jésus.
Pierre sortit de la barque et se mit à marcher sur l’eau pour aller à Jésus. Mais quand il remarqua la violence du vent, il prit peur. Il commença à s’enfoncer dans l’eau et s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Comme ta confiance est faible ! Pourquoi as-tu douté ? » Ils montèrent tous les deux dans la barque et le vent tomba. Alors les disciples qui étaient dans la barque se mirent à genoux devant Jésus et dirent : « Tu es vraiment le Fils de Dieu ! » Matthieu 14,22-33

 

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On pourrait croire à une scène de prestidigitation. Mais Jésus n’est pas un prestidigitateur, ni un moniteur de natation, ni un ange.
C’est le Serviteur, qui vient d’enseigner et de nourrir une foule de 5000 personnes, semble épuisé, et a besoin du recueillement nécessaire et de la prière pour reprendre des forces.
Jésus, sans sa communion avec Dieu son Père, ne pourrait supporter ce qui se dessine : un grand malentendu ! Il est pris entre son succès et son échec, piégé par ses admirateurs autant que par ses détracteurs !
Les uns voient le danger qu’il représente, les autres les bénéfices qu’ils peuvent en tirer. Jésus ne demande pas à être idolâtré, mais à être reconnu comme serviteur de Dieu seul. Il veut conduire à Dieu, rien qu’à Dieu. Dieu comme Amour !
Quelle solitude que celle de ce clairvoyant, condamné à passer pour un fantôme en cette nuit de tempête ! Même ses disciples, ses plus proches amis, ne le comprennent pas !
Alors la marche sur l’eau peut être comprise comme une métaphore. Est-il porté par les anges ? Ou guidé par une colonne de nuée comme Moïse traversant la mer rouge avec le peuple hébreu ? N’est-il pas lui-même le chemin insubmersible qui conduit au Père ?
Pierre, comme les autres disciples et comme nous tous, ne voit que la prouesse incompréhensible.  Et la peur menace de le noyer.
Pourtant la confiance et l’amour peuvent faire de nous, parfois, des funambules de la vie.

 

 

Nous prions pour tous les jeunes rassemblés au Rwanda pour un camp international. 
 

Marchons ensemble !

Que les plus vigoureux attendent et aident ceux qui sont à la traîne.
Que les plus solitaires se tournent vers les autres.

Que les plus faibles osent s’appuyer sur ceux qui tendent la main.
Que les plus inquiets te fassent confiance.
Car c’est toi, Seigneur, qui nous mets en route.


Marchons ensemble.
Que les plus actifs s’arrêtent pour réfléchir et évaluer.
Que les plus négligents reprennent courage et entendent l’appel que tu leur lances.
Que les plus sceptiques se laissent pénétrer de ton esprit.            
Car c’est toi Seigneur qui nous mets en route.

Marchons ensemble
Que les plus fidèles voient leur foi raffermie.
Que les plus étrangers ses sentent accueillis et utiles à tous.
Que les plus délaissés sachent que le monde a besoin d’eux,

Que l’Eglise a besoin d’eux, que tu as besoin d’eux,

Car c’est toi, Seigneur, qui nous mets en route.


Marchons ensemble

Que les plus bavards se taisent pour écouter les autres.

Que les muets sachent que leur façon de communiquer sera entendue.

Que ceux que l’on n’écoute jamais sachent qu’un effort sera fait
pour prendre leur parole en compte.

Car c’est toi, Seigneur, qui invites à libérer la parole.

Marchons ensemble dans le monde d’aujourd’hui.
Marchons ensemble tous avec toi Seigneur.
 


Francine Robillot « L’aumône de feu », carnet d’animation semaine Cevaa 2011

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Source : Pixabay


 

 

 




Les protestants français et la mission : entre patriotisme et universalité

Mais c’est aussi appréhender cette guerre à partir de ce qu’en disent d’autres témoins et acteurs  : hommes et femmes en mission, restés au loin (pasteurs, instituteurs et institutrices), populations autochtones, soldats « indigènes » et leurs familles, ou encore missionnaires de retour en France. Qu’ils soient infirmiers, interprètes, aumôniers, directeurs de foyer du soldat, sur le front ou à l’arrièrece que proposent ces parcours d’archives relève donc d’abord d’une invitation au décentrement.

Tirailleurs

Mais ces parcours s’offrent aussi comme autant de pistes d’exploration de la tension éprouvée durant ces années de guerre entre devoir patriotique et ouverture à l’universel. D’un côté, la guerre comme camouflet infligé à la mission chrétienne, dans le sillage de la mission civilisatrice dont l’Occident s’est jusque-là prétendu investi. De l’autre, la guerre en « success story » pour la mission car, par la venue sur le territoire métropolitain de chrétiens malgaches, tahitiens, kanak, la guerre n’apporte-t-elle pas la preuve concrète qu’un autre visage du christianisme est en train d’émerger, à des milliers de kilomètres de là ?

1914-1918 Les protestants français et la mission, entre patriotisme et universalité : parcours d’archives, c’est donc le titre de l’ouvrage sortit dernièrement et édité par Jean-François Faba, Claire-Lise Lombard, Bernard Moziman (Reims, Espace culturel protestant, 2017, 208 p.– ISBN 978-2-9547721-4-1).

Prix 25€ (disponible au Défap : 01 42 34 55 55 – bibliotheque@defap.fr)




Un concert de rock pour les 500 ans de la Réforme

Ils ont entre 12 et 25 ans, sont protestants et s’apprêtent à fêter la Réforme sous le signe du rock’n roll. 2 000 jeunes attendus pour cet événement, qui est ouvert à tous. Cette année, le groupe québécois Impact sera en tête d’affiche. Très connu dans le milieu de la musique chrétienne, le groupe de rockers entend bien faire bouger la foule au Zénith de Strasbourg.
Le festival Heaven’s door est l’un des évènements phares du festival « Protestants en fête ». Co-organisé par la Fédération protestante de France (FPF) et l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), « Protestants en fête » avait réuni plus de 20 000 personnes à Paris lors de sa dernière édition, en 2013.


Affiche du groupe Impact, présent au festival 2017, DR

L’évènement « Protestants en fête » se déroule sur trois jours et met en avant trois thèmes forts comme la fraternité, l’exil et l’environnement, autour d’un programme chargé, avec des étapes déjà incontournables comme :
• Le Village des Fraternités
• Le concert Heaven’s Door au Zénith
• La cérémonie culturelle au Zénith
• L’opéra « Luther ou le mendiant de la grâce »
• « Luther aux quatre vents », le spectacle des Colibris, à la Cathédrale
• La Nuit des thèses, à L’Aubette

 


Affiche de « Protestants en fête », 2017, DR

 

Les inscriptions se font en ligne.
Plus d’infos sur www.heavensdoor.fr ou  sur www.protestantsenfete.org

 

 




L’instant du rayonnement divin !

Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, frère de Jacques, et les conduisit sur une haute montagne où ils se trouvèrent seuls.
Il changea d’aspect devant leurs yeux ; son visage se mit à briller comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Soudain les trois disciples virent Moïse et Élie qui parlaient avec Jésus.                                                Pierre dit alors à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’un nuage brillant vint les couvrir et du nuage une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je mets toute ma joie. Écoutez-le ! »
Quand les disciples entendirent cette voix, ils eurent tellement peur qu’ils se jetèrent le visage contre terre. Jésus s’approcha d’eux, les toucha et dit : « Relevez-vous, n’ayez pas peur. »
Ils levèrent alors les yeux et ne virent personne d’autre que Jésus. Tandis qu’ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit cette recommandation : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme revienne d’entre les morts. » Matthieu 17,1-9

 

Source : Pixabay

 

On ne sait rien des six jours qui se sont écoulés après les derniers enseignements de Jésus, mais on le retrouve maintenant en haut de la montagne, en compagnie de Pierre, Jacques et Jean, pour un temps de révélation.
Six jours : le temps de la création !
Le temps que de l’annonce de la mort, de la résurrection et de la venue du Fils de l’homme on passe au présent d’une vision éblouissante et étrange, qui n’est pas sans rappeler le rayonnement du visage de Moïse au Sinaï, ou sans anticiper l’ange qui annoncera la résurrection de Jésus au matin de Pâques. 
Sur la montagne les disciples sont plongés dans une réalité trans – temporelle où Jésus s’entretient avec Moïse et Elie.
Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes, mille ans sont pour Lui comme un jour ! Cependant l’inestimable cadeau qui nous est fait, sans que nous ayons le moindre mérite à cela, c’est que parfois le temps de Dieu croise notre temps d’une manière fulgurante, nous montrant à voir l’indicible réalité de la Vie en Puissance, Vie en Eternité, Vie en Amour, laquelle se rie des frontières physiques et des comptages chronologiques.
Après tout, y a- t- il plus grand miracle dans la transfiguration de Jésus sur la montagne que dans sa présence réelle, actuelle, active en chacun d’entre nous -aujourd’hui comme hier et comme demain, quand notre regard, notre corps, notre vie se mettent au service de son merveilleux rayonnement en ce monde ?

 

 

Prions avec ces mots de Frère Roger, de Taizée. 
 

Toi, le Christ ressuscité,
T’attendre dans la paix des nuits,
Dans le silence des jours,
Dans la beauté de la création,
Comme aux heures de nos grands combats intérieurs,
C’est prier avec toi.
Tu fais alors fleurir nos déserts,
Tu nous conduis sur la montagne de la transfiguration.

 

Et notre propre transfiguration
Notre propre changement au-dedans
Est déjà sur terre le commencement
De notre résurrection avec toi.
Heureux les pèlerins qui, prenant force dans l’humble prière
Se tournent toujours à nouveau vers toi.
Pour ces pèlerins,
Même le val désertique devient un lieu de sources.

 

Loué soit l’Esprit Saint,
Esprit du Ressuscité,
Rosée recouvrant l’étonnement de nos vies

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Source : Pixabay


 

 

 




Voyager autrement avec les lectures estivales (2/2)

 

Partir et raconter = Dem ak xabaar : une odyssée clandestine
De Mahmoud Traoré et Bruno Le Dantec, trad. ; Retamero, Sonia, interviewer. [Fécamp] : Lignes, 2017
316 pages (Lignes poche) (Cote : 120.255 TRA)

Il aura fallu 3 ans à Mahmoud Traoré pour rallier l’Espagne depuis le Sénégal. Il aura fallu 30 heures d’entretien en wolof pour obtenir ce récit traduit au plus près – au plus vrai – par Bruno Le Dantec. Ce témoignage unique retrace le parcours d’un jeune homme qui a décidé de « faire l’aventure » et se retrouve sur les chemins du migrant irrégulier. Mahmoud décrit la vie sur les routes et dans les ghettos, l’organisation et l’économie souterraines de la clandestinité. Il dévoile un quotidien fait d’attente, de violence, de dépossessions, mais aussi de solidarité et de courage. A travers ce récit, ce sont aussi les contradictions des politiques migratoires qui sont pointées obligeant ainsi le lecteur à faire évoluer son regard sur cette humanité clandestine : souvent sans-papiers mais jamais sans identité.

 

 

 

Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : l’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)

De Robert C. DAVIS, traduit par Manuel TRICOTEAUX
Arles : Actes Sud, 2007
420 pages (Babel ; n° 839) (Cote : 230.216 DAV)

Robert C. Davis, professeur d’Histoire, étudie en profondeur un sujet méconnu de l’Histoire de l’esclavage : la traite des blancs dans l’espace méditerranéen (Alger, Tunis et Tripoli) du XVIe au XIXe s. Il s’agit d’un ouvrage richement documenté dans lequel l’auteur décrit avec précision l’ampleur de l’esclavage chrétien : de la capture en passant par le quotidien des captifs jusqu’au retour dans leur terre natale pour les plus chanceux. A travers cette étude, R. C. Davis s’interroge aussi sur l’effacement dans les mémoires de cette forme d’esclavage non-fondée sur des critères raciaux mais sur une hostilité entre 2 mondes.

 

A noter :

La bibliothèque du Défap – Service protestant de mission, se situe au 102 boulevard Arago, 75014 Paris.
Pour tout renseignement, contacter le 01 42 34 55 55 ou par mail à bibliotheque@defap.fr (site internet : www.defap-bibliotheque.fr).

Fermeture annuelle en août




Fragile sagesse des hommes !

Pendant que Salomon était à Gabaon, le Seigneur Dieu lui apparut durant la nuit dans un rêve et lui dit : « Que pourrais-je te donner ? Demande-le-moi. »

Salomon répondit : « Seigneur, tu as manifesté une grande bonté envers ton serviteur David mon père, tout comme lui-même s’est conduit en homme digne de confiance, juste et loyal envers toi ; et tu lui as conservé ta bonté en lui donnant un fils pour lui succéder comme roi, ainsi qu’on peut le voir aujourd’hui. Oui, Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi pour succéder à mon père David. Mais moi, je suis encore trop jeune pour savoir comment je dois remplir cette tâche. Et je me trouve soudain à la tête du peuple que tu as choisi, ce peuple si nombreux qu’on ne peut pas le compter exactement. Veuille donc, Seigneur, me donner l’intelligence nécessaire pour gouverner ton peuple et pour reconnaître ce qui est bon ou mauvais pour lui. Sans cela, personne ne serait capable de gouverner ton peuple, qui est considérable. »

Cette demande de Salomon plut au Seigneur. Il répondit donc au roi : « Tu n’as demandé pour toi-même ni de vivre longtemps, ni de devenir riche, ni que tes ennemis meurent ; tu as demandé de pouvoir gouverner mon peuple avec intelligence et justice. C’est pourquoi, conformément à ce que tu as demandé, je vais te donner de la sagesse et de l’intelligence ; tu en auras plus que n’importe qui, avant toi ou après toi. 1 Rois 3,5-12


Source : Pixabay

 

Avant de prononcer sa demande, le Roi Salomon exprime sa connaissance des actions de Dieu dans la vie de son père David. Cette connaissance est en même temps une reconnaissance, qui le conduit à l’humilité, c’est-à-dire à la conscience de sa petitesse face à la mission qui l’attend.

Alors il sait ce qu’il doit demander à Dieu :  en tant que son serviteur il lui faut « un cœur écoutant pour juger son peuple et pour discerner entre le bien et le mal. »

Et non pas « des jours nombreux, la richesse, et la mort des ennemis », ce qui exprimerait le souci de lui-même plus que le désir de remplir sa vocation et sa mission de roi !

A cette demande qui lui agrée, Dieu répond : « Tu as demandé un cœur sage et lucide, tu l’as ». Mais il ajoute : « afin qu’il n’y ait jamais personne comme toi, ni avant ni après toi. Et je te donne le surplus, c’est-à-dire la richesse et la gloire ».

Terrible piège !  Un roi puissant et glorieux peut-il rester sage ? Salomon, saisi par l’ivresse du pouvoir, ne le resta pas. Bâtisseur du temple il sut vaincre ses ennemis, mais il eut d’innombrables épouses et concubines, qui l’entraînèrent vers l’idolâtrie !

Qu’est-ce que la sagesse pour un homme ou une femme au pouvoir ?

Cela devrait rester « la crainte de l’Eternel », comme le dit Job au sein de son épreuve.

Traduit en langage séculier cela peut signifier : l’humilité, le sens des responsabilités, l’esprit d’écoute et de concertation, un mélange subtil de confiance et de méfiance, l’amour de son peuple et la culture de l’amitié avec les autres peuples…. le goût de la mesure mais aussi le courage de prendre parfois des décisions « hors mesure » … l’engagement total en même temps que la capacité de renoncement pour soi-même et de transmission à ceux qui prendront la suite… Ainsi soit-il !
 

Nous prions pour les femmes et les hommes qui exercent des responsabilités  politiques dans leur pays, avec cette prière attribuée à Clément de Rome, Père de l’Eglise du 1er siècle, qui fut évêque de Rome.

Accorde-leur, Seigneur, la santé et la paix, la concorde,
La stabilité pour qu’ils exercent sans heurt la souveraineté que Tu leur as remise.
C’est Toi, Maître, céleste roi des siècles, qui donnes aux fils des hommes, gloire, honneur et pouvoir sur les choses de la Terre.
Dirige, Seigneur, leur conseil, suivant ce qui est bien, suivant ce qui est agréable à tes yeux,
Afin qu’en exerçant avec piété, dans la paix et la mansuétude, le pouvoir que Tu leur as donné, ils te trouvent propice.

 


Source : Pixabay

Adinkra : ( symboles de l’Afrique de l’Ouest évocateurs de la sagesse traditionnelle)
Adinkra sont des symboles visuels, créés à l’origine par l’Ashanti du Ghana et le Gyaman de la Côte d’Ivoire, qui représentent des concepts ou des aphorismes, et sont largement utilisés dans les tissus, les poteries, les logos et la publicité.

 

 




Voyager autrement avec les lectures estivales (1/2)

 

Il est minuit, Monsieur Meyer ! de Jacques FORTIER.
Editeur Le Verger, collection Les enquêtes rhénanes, 2016
214 pages

Quand Jules Meyer est appelé par le docteur Schweitzer pour résoudre « un drame atroce et inexplicable » autour de Lambaréné, le détective ignore qu’il devra enquêter sur plusieurs morts mystérieuses.
Roman policier bien documenté et bien écrit, ce petit texte qui s’adresse à un large public sera d’autant plus apprécié par les connaisseurs de l’histoire missionnaire protestante au Gabon.

A propos de l’auteur :
Jacques Fortier est journaliste aux Dernières Nouvelles d’Alsace et correspondant du Monde à Strasbourg. Il a publié, dans la même collection, trois autres enquêtes de Jules Meyer, Quinze jours en rouge, Dessine-moi un loup et Chapitre fatal à la cathédrale, ainsi que Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Kœnigsbourg, grand succès de librairie adapté en bande dessinée par Roger Seiter et Giuseppe Manunta.

 

 

Cité perdue. Port-au-Prince [Haïti] : Atelier du jeudi soir, 2017, 38 pages.
Par Marie-Dominique LOZE et Lyonel TROUILLOT.

Une prose poétique très courte pour un hymne au respect, à l’amour et au partage.
Extrait : « Je veux croire encore à la beauté des commencements. La main qui donne ne soupèse pas le don. Je veux croire à la paume ouverte, au banc et à la gourde pour la pause et la soif. »

 

A noter :

La bibliothèque du Défap – Service protestant de mission, se situe au 102 boulevard Arago, 75014 Paris.
Pour tout renseignement, contacter le 01 42 34 55 55 ou par mail à bibliotheque@defap.fr (site internet : www.defap-bibliotheque.fr).

Fermeture annuelle en août.

 




Le cadeau de la prière et de la paix

Méditation du jeudi 20 juillet 2017. Nous prions pour que soit donné à tout être humain le cadeau de la prière et de la paix.

De même, l’Esprit Saint aussi nous vient en aide, parce que nous sommes faibles. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même prie Dieu en notre faveur avec des supplications qu’aucune parole ne peut exprimer. Et Dieu qui voit dans les coeurs comprend ce que l’Esprit Saint veut demander, car l’Esprit prie en faveur des croyants, comme Dieu le désire. Romains 8,26-27

 


Source : Pixabay


Dans ce chapitre de l’épître aux Romains, l’apôtre Paul nous enseigne la liberté que nous donne l’Esprit de Dieu. Cet Esprit nous remplit de confiance et d’espérance, il nous fait ressentir au plus profond de nous-mêmes que nous sommes enfants de Dieu.
Il agit en nous comme un souffle, une respiration qui nous traverse. Il vient enrichir notre humanité et lui donner son sens et sa place devant Dieu.
L’Esprit prie en nous et pour nous. Cela ne veut pas dire qu’il nous nie comme si nous ne valions rien. Cela ne veut pas dire qu’il fait de nous des anges purs et éthérés. Il faut que nous acceptions de rester nous-mêmes pour que l’Esprit accomplisse sa mission, qui est de nous ouvrir à tous les possibles de Dieu, et en particulier à la découverte de Sa Joie en nous pour le monde.
A tous est proposée cette expérience d’une voix qui passe par notre cœur, notre front et parfois nos lèvres… et dont nous ressentons bien qu’elle ne vient pas seulement de nous mais qu’elle nous est offerte comme le cadeau le plus précieux qui soit !  C’est la présence active du Christ en nous, par l’Esprit, pour la gloire du Père et la paix, la confiance et la joie du monde.

A travers ce grand poème du poète grec Yannis Ritsos, (1909-1990)  nous prions pour que la paix puisse être une réalité quotidienne pour tous êtres humains, tous les peuples, tous les pays.

 

 

Paix


Le rêve de l’enfant c’est la paix.
Le rêve de la mère c’est la paix.
Les paroles de l’amour sous les arbres, c’est la paix.

Le père qui s’en revient le soir un large sourire dans les yeux à la main un cabas plein de fruits et les gouttes de sueur sur son front sont comme les gouttes du pichet qui rafraîchit l’eau sur la fenêtre, c’est la paix.

Quand les cicatrices des blessures se ferment sur le visage du monde,                                                          que dans les fosses que creusèrent les obus poussent des arbres,  qu’aux cœurs calcinés par l’incendie l’espérance noue ses premiers bourgeons, et que les morts peuvent se tourner sur le côté et dormir sans plainte, sachant que leur sang n’a pas été versé pour rien, c’est la paix.

Paix est l’odeur du repas le soir, lorsque l’arrêt de l’auto dans la rue n’est pas la peur, lorsque le heurt à la porte signale l’ami, et que l’ouverture de la fenêtre à tout moment signale le ciel souhaitant leur fête à nos yeux, aux carillons lointains de ses couleurs, c’est la paix.

Paix est un verre de lait chaud et un livre devant un enfant qui se lève.
Lorsque les épis se penchent l’un sur l’autre en disant : lumière, lumière, lumière, et que la couronne de l’horizon déborde de lumière, c’est la paix.

Lorsque les prisons se transforment pour devenir bibliothèques, lorsqu’une chanson monte de seuil en seuil la nuit, lorsque la lune du printemps surgit du nuage comme surgit de chez le coiffeur du faubourg, rasé de frais, le travailleur le samedi soir, c’est la paix.

Lorsqu’un jour de passé n’est pas un jour de perdu mais la racine qui fait grandir les feuilles de cette joie dans le soir : un jour gagné et un juste sommeil, lorsqu’on sent à nouveau le soleil nouer en hâte ses lacets pour chasser le chagrin de tous les coins du temps, c’est la paix.

Paix les meules des rayons sur les plaines de l’été, l’alphabet de la bonté sur les genoux de l’aube.
Quand tu dis : mon frère – quand nous disons : demain nous construirons, quand nous construisons  et chantons, c’est la paix.

Lorsque la mort a moins de prise sur le cœur et que les cheminées montrent de leurs doigts sûrs le bonheur, lorsque le merveilleux œillet du crépuscule peut être humé de même par poète et prolétaire, c’est la paix.


La paix, c’est les mains que se serrent les hommes, c’est le pain chaud sur la table du monde, c’est le sourire de la mère.
Seulement cela.

Ce n’est rien d’autre, la paix.
Et les charrues qui gravent de profonds sillons sur toute la terre, elles tracent un nom seulement :

Paix. Rien d’autre. Paix.

Sur les rails de mes vers, le train qui avance vers l’avenir chargé d’épis et de roses,
c’est la paix.

Mes frères, dans la paix respire pleinement le monde entier avec tous ses rêves.
Donnez vos mains, mes frères, cela est la paix.
Yannis Ritsos, Αγρύπνια, 1953

 


Source : Pixabay

 




Paroles d’envoyés : aimer l’Eglise d’accueil

Heesuk et Eric Toumieux sont au Sénégal depuis 18 ans. Envoyés du Défap en VSI pendant 6 ans, de 2009 à 2015 pour Eric et depuis 2015 pour Heesuk, ils y sont toujours. De passage au Défap lors de la formation des envoyés, ils nous racontent leur parcours et en profitent pour distiller quelques conseils aux futurs envoyés, en formation jusqu’au 13 juillet.

Que vous a apporté la formation reçue au Défap avant votre départ ?
La formation du Défap nous a ouvert des portes et donné des grilles de lecture essentielles. Grâce à elle, nous avons eu une bonne compréhension de la situation que nous allions rencontrer en Afrique, et cela nous a beaucoup aidés pendant notre service : analyse économique sur l’Afrique et ses flux de population qui quittent les terres pour aller vers les côtes, explosion à venir de la demande de production de denrées alimentaires dans laquelle l’église n’était pas présente, sensibilisation à la crise potentielle de la jeunesse (exode rural, immigration, chômage…).  Toutes ces données nous ont permis de mieux cerner l’environnement dans lequel nous allions évoluer.
Cela a donné une couleur à notre mission, à notre service. Si on voulait avoir un impact, il fallait donc s’intéresser à cette jeunesse. Comment lui donner du travail ? Empêcher l’exode rural ?

Et aujourd’hui, où en êtes-vous dans votre engagement ?
Nous sommes impliqués dans deux ministères. Heesuk, dans l’éducation, pour développer avec le gouvernement du Sénégal un projet intitulé « Lecture pour tous » (financé par une organisation américaine). Après une première année de préparation, le  programme va être lancé en septembre avec trois langues majeures. Ce projet est parti du constat que l’échec scolaire était dû à la non prise en compte de langue maternelle des enfants. Le français sera donc enseigné comme une langue étrangère. Il faut désormais former les cadres et les enseignants à cette méthode d’apprentissage qui met en place une cohabitation progressive de la langue française avec la langue maternelle.
Aujourd’hui, il y a 14 millions d’habitants au Sénégal, alors qu’il y en avait seulement trois à la fin de la décolonisation Et la moitié de cette population a moins de 18 ans. L’enjeu est fondamental et il reste encore beaucoup à faire.
Eric, lui, s’occupe du projet Beer sheba (www.projet-beersheba.fr), projet fondé avec Heesok il y a une quinzaine d’années avec des pasteurs (de l’Eglise La Porte Ouverte, à Mulhouse). Beer sheba, est structuré comme une association, car ses fondateurs ont voulu que ce soit ouvert à tous et au service de toutes les Eglises. Elle accueille d’ailleurs les représentations de toutes les Eglises du Sénégal. L’association a plusieurs objectifs :
– un projet de conservation de la nature, de reforestation d‘une zone totalement déserte, de soin de la biodiversité où l’on tente de régénérer un espace très abimé.
– un centre de formation qui accueille des jeunes de tout le Sénégal et de toute la sous-région. La plus longue dure une année et dénote un vaste mouvement en faveur de la permaculture. Ce projet a un impact positif pour la population (boutique solidaire, alphabétisation, moulin à céréales). Notre objectif, c’est d’être un centre de ressources pour l’agriculture rurale dans le Sahel.
– un espace de production de poudre bio de Moringa.

 

 


Beer-Sheba mini documentary from joell friesen on Vimeo.
vidéo de présentation du projet Beer sheba

Si vous aviez un conseil à donner à nos futurs envoyés, ce serait lequel ?
Apprenez les langues !
Même sur des séjours courts, c’est très utile d’apprendre à parler la langue dominante. La grande faiblesse des envoyés français, c’est de ne pas parler les langues locales. Ils perdent un niveau de communication énorme. Nous avons appris le Sereer et cela nous a permis d’accéder à un type de relation exceptionnel.
De plus, l’envoyé français qui arrive en Afrique est dans une situation de déséquilibre. De par l’histoire passée et sa couleur de peau, il représente une sorte de domination. Et cela même sans le vouloir, sans même s’en rendre compte.
Apprendre la langue va lui permettre d’être dans une relation où il ne domine plus. Cet état de faiblesse, où il rentre dans une situation infantilisante, lui permettra de rencontrer réellement l’autre, sur un pied d’égalité. Apprendre la langue, c’est se mettre en difficulté pour casser cette image de gens venant du nord, perçus comme tous puissants.
Nous souhaitons à tous et à toutes de très belles découvertes.

 

 

eric.toumieux@beershebaproject.org
heesukkimtousmieux@gmail.com