Les brocanteurs de la mission

Photo de la dernière édition de la « vente des missions » © Enno Strobel, UEPAL

C’est une ruche qui bourdonne : en ces derniers jours avant le traditionnel grand rendez-vous du premier week-end d’octobre, des centaines de bénévoles s’activent. Ils sont généralement entre 250 et plus de 300. La préparation de la « vente des missions » s’étale tout au long de l’année ; mais la dernière semaine voit nombre des participants occupés à plein temps. Il faut aller collecter, transporter et stocker les dons, trier, déplacer des meubles, des cartons de vêtements, de livres ou de vaisselle jusque vers les stands…

Tous les articles proposés à la vente sont issus de dons provenant de l’ensemble des paroisses de la Communauté urbaine de Strasbourg et de paroisses environnantes. Il a donc fallu les recueillir jusqu’à des dizaines de kilomètres de la ville. Des camions vont les chercher et les déchargent tout au long de la journée. Il a aussi fallu trouver à les entreposer avant la vente… Une logistique éprouvée.

Une ambiance joyeuse et bon enfant

Pour aller plus loin :
Les bénéfices de la vente des missions pourront permettre le soutien d’un foyer d’accueil pour enfants handicapés en Afrique du Sud, ou du travail social auprès des réfugiés syriens à Beyrouth (Liban) : en tout, 28 projets de solidarité ont été choisis cette année par l’UEPAL sur proposition de sa Commission Mission. Pour plus d’informations, cliquez sur l’image ci-dessus pour télécharger le PDF de présentation ou rendez-vous sur le site de l’UEPAL.

Et il n’y a pas que les meubles ou bibelots : la liste de ce qui se vend et s’achète tient du joyeux bric-à-brac… Sacs à main, chaussures, casseroles, antiquités, bijoux, jouets, électroménager, timbres ; ou encore des fruits et légumes, des fleurs… On peut aussi manger sur place, bien sûr : les stands proposent snacks, crêpes, pâtisseries, boissons… Le tout dans une ambiance joyeuse et bon enfant.

Voilà plus d’un demi-siècle que l’opération contribue à financer l’effort missionnaire des Églises d’Alsace. Grâce à cette mobilisation des bénévoles des paroisses de la région de Strasbourg, et grâce aux dons, ce vaste marché provisoire qui se tient traditionnellement dans les locaux et les jardins du foyer de la paroisse protestante de Neudorf permet de réaliser chaque année plusieurs dizaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires : entre 50.000 et 70.000. Le tout en deux jours seulement…

Comme rien n’est acheté, et que les seuls frais engagés servent à payer la location des chapiteaux et du matériel pour les buvettes et les espaces restauration, plus de 80 % de l’argent récolté sera attribué directement aux divers projets soutenus par l’UEPAL.

Renseignements pratiques :

La vente des missions de l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine a lieu au foyer de la paroisse protestante de Neudorf, 23, rue du Lazaret (tram ligne A, arrêt Krimeri ; autobus 14 et 24, arrêt rue du Lazaret). Stands ouverts de 10 h à 18 h le samedi, et de 10 h 30 à 18 h le dimanche.

 




Equipes Régionales Mission : quelles missions pour demain?

LA MEDITATION DU JEUDI
A retrouver chaque semaine sur le site du Défap

21 septembre 2017 : début de la réunion des ERM © Défap

« Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée. » Les voilà donc tous cheminant, guettant une présence… et Jésus leur apparaît. « Allez », leur dit-il, « faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » C’est par une méditation sur cette scène de l’envoi en mission des disciples, rapportée dans le chapitre 28 de l’Evangile de Matthieu, que le pasteur Joël Dautheville, président du Défap, a tenu à ouvrir la réunion des Equipes Régionales Mission, le jeudi 21 septembre. Un texte qui était autrefois lu fréquemment lors des cultes d’envoi de missionnaires, et peut-être un peu délaissé depuis, ayant été trop associé à une forme historiquement datée de la mission. Pourtant ces quelques versets renferment, selon le président du Défap, « une pépite évangélique ». Car parmi les onze appelés par Jésus sur la montagne, « certains eurent des doutes ». Ils n’en ont pas moins été envoyés en mission comme les autres.

Comment faire mieux ressortir la dimension missionnaire ?

Pour aller plus loin :
Extrait de la règle des diaconesses de Reuilly
Présentation d’Oïkocrédit par Gaël Marteau
Rencontrez la maison, découvrez la mission

« Jésus connaît ses disciples », a souligné Joël Dautheville, « il ne les a pas recrutés sur des critères de performance en termes de foi. Il ne faut donc pas imaginer des missionnaires pétris de certitudes… » Aujourd’hui encore, c’est tels que nous sommes, avec nos interrogations, que nous sommes envoyés. Avec une assurance toutefois : celle de ne pas oeuvrer en vain, si notre travail « se mue en rencontre de Dieu ». Ce qui ressortait en filigrane de la lecture faite par le pasteur Florence Taubmann, responsable du service « Animation-Formation » du Défap, qui a cité lors du culte un extrait de la règle des diaconesses de Reuilly, au chapitre « travail ».

Quelles formes la mission doit-elle prendre aujourd’hui ? A quoi sommes-nous appelés ? Les interrogations ne sont pas absentes du travail des Equipes Régionales Mission. Tout au long de l’année, les ERM, composées de pasteurs et de laïcs, soutiennent la dynamique missionnaire des régions et des Églises locales ; les rencontres organisées à Paris sont l’occasion d’échanger des nouvelles, de coordonner les activités et, plus largement, de faire avancer les réflexions sur la Mission. Ce 21 septembre, le programme d’une grande partie de la journée était consacré à des échanges sur le rôle même du correspondant local en paroisse.

Le besoin de susciter des vocations

Florence Taubmann © Défap

La réflexion prenait pour base le « carnet de route » rédigé et distribué aux ERM par le Défap en 2011, un document unanimement jugé précieux comme outil de travail et très complet… mais ayant besoin d’être adapté à un contexte qui évolue, tant dans sa forme que pour le fond. Après un début de matinée consacré à une présentation d’Oïkocrédit par Gaël Marteau, les échanges se sont engagés vers 11 heures sur une lecture approfondie de ce « Cahier du correspondant local Défap », avec une première question cruciale : ce nom de « correspondant » est-il encore adapté ? Comment trouver un terme faisant davantage apparaître sa dimension missionnaire ?

Ce travail engagé dans la matinée devait se poursuivre l’après-midi, après la projection d’un film présentant les activités du Défap – Service protestant de mission, en s’attachant à trois aspects : l’aspect communautaire (comment le Défap est-il vu dans les Eglises locales ?), la jeunesse, et le programme Mosaic. Mais les réflexions ont vite pris la forme d’échanges très libres sur la problématique des relations avec les catholiques ou d’autres Eglises protestantes, sur la formation des pasteurs à la mission, voire sur l’influence que peut avoir la « laïcité à la française » sur le témoignage. Avec quelques constats partagés : la mission devrait être une préoccupation centrale de l’Eglise locale. Et une dynamique à poursuivre : faire bouger le curseur entre institutionnel et vocationnel, pour favoriser ce dernier.




Malgré nos « oui-non » et nos « non-oui » Dieu ne démissionne pas !

Méditation du jeudi 28 septembre 2017. Nous prions pour notre envoyé à La Réunion et pour tous les habitants.

   « Que pensez-vous de ceci ? ajouta Jésus. Un homme avait deux fils. Il s’adressa au premier et lui dit : « Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans la vigne. »
« Non, je ne veux pas », répondit-il ; mais, plus tard, il changea d’idée et se rendit à la vigne.
Le père adressa la même demande à l’autre fils. Celui-ci lui répondit : « Oui, père, j’y vais », mais il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? »
— « Le premier », répondirent-ils.
Jésus leur dit alors : « Je vous le déclare, c’est la vérité : les collecteurs d’impôts et les prostituées arriveront avant vous dans le Royaume de Dieu. Car Jean-Baptiste est venu à vous en vous montrant le juste chemin et vous ne l’avez pas cru ; mais les collecteurs d’impôts et les prostituées l’ont cru. Et même après avoir vu cela, vous n’avez pas changé intérieurement pour croire en lui. » Matthieu 21,28-32

 

 


Source : Pixabay

 

L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit un adage populaire. Jésus tape dans le mille avec le deuxième fils de la parabole, celui qui dit oui et ne fait pas ce qu’il dit. Pourquoi ?

Ne le taxons pas trop vite d’hypocrisie, à moins que nous ne soyons nous-mêmes des hypocrites ! Est-ce par légèreté, par oubli, par peur ? Est-ce un émotif qui réagit trop vite puis regrette de s’être engagé ? En tout cas il ne tient pas son oui. Cette faiblesse, cette dissolution de sa volonté peuvent nous faire penser à l’aveu de l’apôtre Paul dans l’épître aux Romains : « Je ne fais pas le bien que je voudrais faire. » Il y a quelque chose – Paul l’appelle le péché – qui provoque en nous une sorte de déviation, laquelle, au bout du compte, nous étonne parfois nous-même, et nous conduit à l’aveu de notre impuissance, et au repentir. Alors nous appelons Dieu à notre aide.

A l’opposé, le premier fils dit non et fait quand même. Pourquoi ?

Son refus peut nous rappeler, avec humour, toutes les Marthe – pour être paritaires ajoutons les Martin ! – qui ont mille raisons de bougonner, de se plaindre, de trouver injuste le maître de la vigne qui les sollicite toujours, eux. Alors ils ont envie de refuser, ou de se dire que c’est la dernière fois qu’ils acceptent ! Mais au bout du compte ils réfléchissent et, témoins et serviteurs dans l’âme, finissent par se précipiter pour cueillir et partager les fruits de la vigne.

Les deux fils, que l’on retrouve si souvent dans la Bible, représentent bien une seule et même humanité. Jésus nous invite à une juste conscience de nous-mêmes, libérée de la vanité de ceux qui se croient justes, et de la honte de ceux qui ne se pensent que mauvais. Comme les prostituées et les péagers de l’évangile, c’est par la confiance en Dieu que nous recevrons son pardon et que nous nous sentirons libérés pour une vie renouvelée.

 

Nous prions pour notre envoyé à la Réunion et pour tous les habitants, avec cette prière d’un bâtisseur de cathédrale anonyme du XIIe siècle.

 

 

Mon Dieu,
Apprends-moi à bien user du temps que tu me donnes pour travailler et à bien l’employer sans rien en perdre.
Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.
Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement.
Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

Aide-moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible.
Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l’attention.
Et surtout comble toi-même les vides de mon œuvre.

Dans tout labeur de mes mains, laisse une grâce de toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moi-même.

Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais cœur.
Garde-moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d’orgueil.
Purifie mon regard : quand je fais mal, il n’est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien.
Enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces.
Rappelle-moi que l’ouvrage de ma main t’appartient et qu’il m’appartient de te le rendre en le donnant.

Rappelle-moi que si je fais par goût du profit comme un fruit oublié, je pourrirai à l’automne.
Que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe, je fanerai au soir.
Mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien.
Et le temps de faire bien et à ta gloire, c’est tout de suite.

 

Source : Pixabay 

 

 




Protestantismes, convictions et engagements

Qui sont les protestants aujourd’hui ? Quels sont leurs engagements ? Des questions qui intéressent l’ensemble du monde protestant et sur lesquelles sont conviés à intervenir une pléiade de chercheurs et d’acteurs du protestantisme. C’est dans le décor prestigieux des salons d’honneur de la Mairie de Paris que se déroule sur deux jours, à partir de ce vendredi 22 septembre, ce colloque organisé par la Fédération protestante de France dans le cadre de l’année « Protestants 2017, 500 ans de Réformes, Vivre la fraternité ».

L’affiche du colloque © FPF
Le colloque « Protestantismes convictions et engagements », organisé par la Fédération protestante de France, est un événement accueilli par la Mairie de Paris à l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme. Ce rendez-vous international, historique et interreligieux réunit les meilleurs spécialistes de l’histoire du protestantisme en France et dans le monde. Un moment pour valoriser et comprendre la diversité et l’engagement du protestantisme à travers les siècles.

A l’occasion du lancement de ce colloque, François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, s’est entretenu avec l’hebdomadaire Réforme sur le thème du rôle des protestants dans la société. La FPF a également présenté vendredi les autres initiatives programmées tout au long de l’année 2017 pour marquer les 500 ans de la Réforme, que l’on peut retrouver dans cet article de La Croix.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité des événements qui jalonneront le colloque « Protestantismes convictions et engagements », que la FPF propose de suivre en #FacebookLive sur sa page.

 

Vendredi 22 septembre

14 h 00

Pour aller plus loin :
Quel rôle peuvent jouer les protestants dans la société ? (Réforme)
Suivez en direct la conférence sur la page Facebook de la FPFLe programme du colloque en pdf

Inauguration

Avec Anne Hidalgo, François Clavairoly, Patrick Cabanel

 

 

14 h 30 – 16 h 00

Luther et le déploiement de la Réforme

Avec Matthieu Arnold, Marc Lienhard, Thomas Maissen. Séance présidée par Laurent Theis (SHPF).
Trois grands spécialistes, dont les deux récents biographes français de Luther, reviennent sur les origines de l’homme, de l’œuvre, du mouvement, qui ont changé la face du christianisme. 500 ans après, il convient de repartir de l’an 1 de cette histoire.

16 h 00 – 16 h 15

Les protestants 500 ans après la Réforme. Fidélité et liberté

Par le professeur Michel Bertrand.
Présentation de l’ouvrage collectif initié par la Fédération protestante de France sous l’égide du professeur Michel Bertrand. Plus de 50 auteurs, de toutes les sensibilités du protestantisme présentent : le protestantisme actuel dans sa diversité, ses convictions théologiques, ses différents lieux d’engagement, les questions qui font encore débat en son sein. Un livre prestigieux très richement illustré

16 h 30 – 18 h 00

Diversité des Réformes

Avec Neal Blough (anabaptistes), Marianne Carbonnier-Burkard (calvinisme et zwinglianisme), Bernard Cottret (la Réforme dans les îles britanniques). Séance présidée par Pierre-Olivier Léchot.
La caractéristique de « la » Réforme est qu’elle se déploie immédiatement au pluriel, puisqu’il n’y a plus d’unité hiérarchique centralisée. Scissiparité, ruptures, approfondissements, refondations… Contemporaines ou légèrement postérieures à celle, initiatrice de Luther, d’autres réformations se développent au 16e siècle, avec les anabaptistes dans le monde germanique, Zwingli et Calvin dans le monde helvétique (et français), l’anglicanisme en Angleterre, etc.

18 h 00 – 19 h 30

Au miroir des autres

Avec Philippe Joutard (catholicisme), Rachid Benzine (islam), Rita Hermon-Belot ( judaïsme), Michel Stravrou (orthodoxie). Table ronde animée par Isabelle de Gaulmyn (La Croix).
La Réforme s’est évidemment développée dans l’histoire générale du christianisme et des autres confessions ou religions présentes en Europe ou à ses portes. Quels regards le catholicisme, l’orthodoxie, le judaïsme, l’islam, ont-ils jetés sur ce nouveau christianisme ? Leur apparaissait-il comme plus éloigné, ou plus proche ?

19 h 00 – 19 h 30

Conférence de presse au salon G. Bertrand

20 h 00 – 23 h 00

Soirée « Protestantismes, musique et fraternité »

 

 

Samedi 23 septembre

9 h 30 – 11 h 00

Arts et culture

Katarina Schächl (Musique), Olivier Millet (Littérature), Isabelle Saint-Martin (Images), Mark Alizart (Cinéma). Séance présidée par Éric Aeschimann (L’obs).
Le protestantisme, comme toute religion, est aussi un mouvement culturel. Il y a peut- être une musique, une littérature, une esthétique, une cinématographie protestantes. À partir de quels critères les définir ? Quelles œuvres capitales expriment-elles le mieux ce rapport entre une confession et une culture ? Quatre spécialistes interviendront sur autant de domaines clé.

11 h 30 – 13 h 00

Protestantisme et modernité

Jean Baubérot (laïcité), Valentine Zuber (droits de l’homme), Jean-Paul Willaime (la façon protestante d’être religieux), Gabrielle Cadier-Rey ( femmes et féminisme). Séance présidée par Hubert Bost (EPHE).
Depuis le sociologue Max Weber, et dès auparavant, on avance que le protestantisme serait la religion matrice de la modernité : pluralisme, sécularisation, laïcité, droits de l’homme, féminisme… Le « mythe » doit être revisité, il le sera par quelques-uns des meilleurs spécialistes du protestantisme, de la laïcité, de la modernité.

14 h 30 – 16 h 00

Engagements citoyens

Olivier Christin, Céline Borello, Sébastien Fath, Grace Davie, Catherine Trautmann. Table ronde animée par Nathalie Leenhardt (Réforme).
« Mythe » voisin du précédent, le protestantisme aurait été la matrice de la démocratie, voire de la République et de la gauche. Tout est vrai, et tout est bien plus complexe ! Du XVI e siècle à nos jours, du protestantisme en révolution aux courants évangéliques d’aujourd’hui, présentés comme bien plus à droite, là encore les spécialistes nous aideront à revisiter les certitudes les mieux établies.

16 h 30 – 18 h 00

Engagements solidaires

François Dermange, Jean Fontanieu, Martin Kopp, Didier Sicard, Philippe Kabongo, Frédérique Harry. Table ronde animée par Corinne Lanoir (IPT).
Les « œuvres » hier, les oNG aujourd’hui : il existe une forte fécondité associative et sociétale dans le protestantisme, que l’on songe à la Cimade, à SoS-Amitiés, à la Fédération de l’Entraide Protestante, au Planning familial… Responsables et scientifiques aborderont ce riche panorama d’hier et surtout d’aujourd’hui.

18 h 00 – 18 h 30

Conclusions par Olivier Abel




Rencontrez la maison, découvrez la mission

Au Défap, l’hospitalité n’est pas un vain mot. Que ce soit pour voir ou revoir Paris, le Défap vous accueille désormais dans cette maison historique commune qu’est le service protestant de mission : jeunes avec leurs pasteurs, animateurs, catéchumènes, paroissiens…. Des week-ends et mini-séjours « découverte » sont dès à présent proposés.

Le bâtiment du Défap, vu depuis le jardin

Visiter la maison du service protestant de mission ? Et pourquoi pas ! C’est l’occasion d’un périple culturel qui met en lumière l’histoire des missionnaires protestants et permet d’éveiller la curiosité des jeunes visiteurs.

 

Pour préparer la visite, certains lanceront des discussions sur le sens des mots « mission » et « vocation » ou sur les raisons d’un départ en mission. A travers cette visite, vous pourrez ainsi suivre l’histoire des missions …et celles des missionnaires.

 

 

Découvrir concrètement la mission

L’étage des chambres, où peuvent dormir les visiteurs

 

Histoires d’autrefois, cartes du monde, portraits, chapelle, salon rouge, bibliothèque, bureaux, salle de cours, musée… la visite est riche et toujours orientée autour des missionnaires, des lieux de mission et des objets rapportés par les envoyés.

 

Ce périple permettra d’ouvrir les yeux et les oreilles sur les cultures d’ailleurs comme celles du Gabon, du Lesotho, de la Polynésie ou encore de Madagascar. C’est aussi l’occasion de découvrir concrètement ce qu’était la mission. Car dans la mission, il y a surtout cette idée que la communication peut dépasser toutes les frontières. Et la mission, c’est le cœur de la vocation de cette maison.

 

Renseignements au 01 42 34 55 55 ou par mail à animation@defap.fr.

Spécial jeunes : 5 mini-séjours de 2 ou 3 nuits au choix pour 15 euros par personne, petit déjeuner compris.

 

Vues de la chapelle et du Salon rouge




Aimons que Dieu soit bon pour les autres !

Méditation du jeudi 21 septembre 2017. Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache.

« Voici, en effet, à quoi ressemble le Royaume des cieux : Un propriétaire sortit tôt le matin afin d’engager des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux de leur payer le salaire habituel, une pièce d’argent par jour, et les envoya travailler dans sa vigne. Il sortit de nouveau à neuf heures du matin et en vit d’autres qui se tenaient sur la place sans rien faire. Il leur dit : « Allez, vous aussi, travailler dans ma vigne et je vous donnerai un juste salaire. » Et ils y allèrent. Le propriétaire sortit encore à midi, puis à trois heures de l’après-midi et fit de même. Enfin, vers cinq heures du soir, il sortit et trouva d’autres hommes qui se tenaient encore sur la place. Il leur demanda : « Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans rien faire ?» « Parce que personne ne nous a engagés », répondirent-ils. Il leur dit : « Eh bien, allez, vous aussi, travailler dans ma vigne. »

« Quand vint le soir, le propriétaire de la vigne dit à son contremaître : « Appelle les ouvriers et paie à chacun son salaire. Tu commenceras par les derniers engagés et tu termineras par les premiers engagés. » Ceux qui s’étaient mis au travail à cinq heures du soir vinrent alors et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand ce fut le tour des premiers engagés, ils pensèrent qu’ils recevraient plus ; mais on leur remit aussi à chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils critiquaient le propriétaire et disaient : « Ces ouvriers engagés en dernier n’ont travaillé qu’une heure et tu les as payés comme nous qui avons supporté la fatigue d’une journée entière de travail sous un soleil brûlant !» Mais le propriétaire répondit à l’un d’eux : « Mon ami, je ne te cause aucun tort. Tu as convenu avec moi de travailler pour une pièce d’argent par jour, n’est-ce pas ? Prends donc ton salaire et va-t’en. Je veux donner à ce dernier engagé autant qu’à toi. N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon argent ? Ou bien es-tu jaloux parce que je suis bon ?» Ainsi, ajouta Jésus, ceux qui sont les derniers seront les premiers et ceux qui sont les premiers seront les derniers. »   Matthieu 20,1-16

 


Source : Pixabay

Les qualités du maître : justice et bonté.

Dans notre récit la justice du maître s’exprime par le contrat qu’il conclut avec chaque groupe d’ouvriers : ceux qu’il engage à la première heure, puis à 9 heures, à midi, et à 3 heures de l’après-midi. La justice est indispensable pour la construction d’une société. Elle permet des relations fiables entre les personnes. Le contrat en est une figure.

Mais la stricte justice ne suffit pas. Si elle avait été appliquée par le maître, les derniers ouvriers n’auraient pas eu de quoi vivre et faire vivre leur famille. D’ailleurs les premiers ouvriers ne contestent pas cet aspect des choses. Ils demandent simplement à rester dans le domaine de la justice et à recevoir un salaire revu à la hausse, proportionnel à leurs heures de travail.

Or si le maître revendique sa justice pour respecter le contrat qu’il a établi avec eux, – une pièce d’argent par jour de travail – il revendique sa bonté pour améliorer le contrat passé avec les derniers ouvriers. Quant à ceux qui ont été embauchés à d’autres heures de la journée, rien ne nous est explicitement raconté.

Deux questions se posent :

  1. Aimons-nous la bonté du maître quand elle s’adresse aux autres et ne passe pas par nous ? Contrairement à la justice, que l’on peut prévoir et juger, la bonté est déstabilisante car elle relève de la liberté de celui qui l’exerce. Elle répare les failles de la justice en humanisant son application.
  2. Est-ce simplement fruit de la bonté que de donner les moyens de vivre à tout homme ? Cela n’est-il pas simplement juste, à partir d’une logique qui n’est pas le calcul selon le mérite, mais la responsabilité selon la nécessité ?

Un enseignement de la tradition juive raconte qu’Abraham, au moment de la destruction de Sodome, s’adressa à Dieu en lui disant : « Si tu accomplis strictement ta justice, ô maître du monde, alors le monde ne pourra jamais subsister, il sera entièrement détruit. Afin de préserver la vie, il faut que tu ajoutes ta miséricorde à ta justice. » Dieu nous fait grâce, car il choisit la vie !

 

 

Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache.

Tu débordes d’amour et nous calculons à l’économie.

Tu cours à notre rencontre et le premier pas déjà nous fatigue.
Tu t’engages sans compter et nous hésitons à donner même le petit doigt.
Alors que nous croyons être arrivés
Toi tu es là devant nous
Nous encourageant à te suivre.

Alors que nous avons tout classé définitivement
Toi tu sèmes à grands gestes et à larges mains
Faisant confiance à la semence qui va germer
Alors que nous risquons le marasme
Tu es source inépuisable.

Dieu, tu es merveilleux !

 

Source : Pixabay 

 

 




35 étudiants à la découverte du Défap

Un groupe d’étudiants de l’Institut Biblique de Nogent a été accueilli le mardi 19 septembre au 102 boulevard Arago. Le but de cette visite : découvrir la maison historique de la Mission de Paris, sa bibliothèque, incontournable dans l’étude de l’histoire des missions protestantes… Mais aussi comprendre ce qui se vit aujourd’hui à travers le Défap.

Septembre 2017 : les étudiants de l’Institut biblique de Nogent dans la chapelle du Défap © F. Lefebvre, Défap
Les visiteurs se sont assis en cercle dans la chapelle. Nous sommes au début de l’après-midi, en ce mardi 19 septembre, et un peu plus d’une trentaine d’étudiants de l’Institut Biblique de Nogent viennent de franchir la porte du 102 boulevard Arago avec les professeurs qui les accompagnent : Lydia Jaeger, Anne Ruolt et Etienne Lhermenault. Certains n’en sont qu’au début de leur cursus, d’autres sont en troisième année et ont déjà eu des cours d’histoire des missions ou de missiologie ; ils ont été accueillis dans la maison historique de la Société des Missions Evangéliques de Paris par trois des secrétaires exécutifs du Défap.

Debout au milieu du cercle, le pasteur Florence Taubmann, responsable du service « Animation-Formation » du Défap, désigne les murs de la chapelle et la grande carte de l’Afrique affichée face à la porte : « Ici avaient lieu les cultes d’envoi des missionnaires. Ceux qui partaient dans les colonies, durant la deuxième moitié du XIXème siècle, avaient souvent aussi un autre savoir-faire : ils étaient médecins, professeurs, photographes, infirmières… A l’image de Jésus qui soignait à la fois les âmes et les corps, ils vivaient pleinement cet aspect concret de l’Evangile en ne se contentant pas de transmettre un message. »

Un contexte qui a radicalement changé

Présentation de la bibliothèque par Claire-Lise Lombard (au premier plan) © F. Lefebvre, Défap

Certains de ces missionnaires ont ainsi mené des travaux incontournables en matière d’ethnographie ou de linguistique, comme Eugène Casalis au Lesotho ou Maurice Leenhardt en Nouvelle-Calédonie. Cette richesse de l’histoire de la mission, le Défap en est témoin aujourd’hui notamment à travers sa bibliothèque, seul centre de ressources en France spécifiquement consacré à l’histoire des missions protestantes. Les étudiants de l’Institut Biblique de Nogent sont d’ailleurs amenés à y chercher des documents au cours de leur formation.

Se familiariser avec la bibliothèque du Défap et découvrir la richesse de son fonds documentaire était donc, pour les étudiants, l’un des enjeux de cette journée, qui s’inscrivait dans le cadre des visites culturelles organisées chaque année par l’Institut Biblique de Nogent. Mais il s’agissait aussi de découvrir la mission telle qu’elle se vit aujourd’hui à travers le Défap, dans un contexte devenu radicalement différent de celui que connaissaient les premiers missionnaires de la SMEP.




Et si nous partagions les larmes de Joseph !

Méditation du jeudi 14 septembre 2017. Nous prions pour nos envoyés au Burundi et pour le peuple burundais

Les frères de Joseph se dirent : « Maintenant que notre père est mort, Joseph pourrait bien se tourner contre nous et nous rendre tout le mal que nous lui avons fait. »
Ils firent donc parvenir à Joseph ce message : « Avant de mourir, ton père a exprimé cette dernière volonté : « Dites de ma part à Joseph : Par pitié, pardonne à tes frères la terrible faute qu’ils ont commise, tout le mal qu’ils t’ont fait. »
Eh bien, veuille nous pardonner cette faute, à nous qui adorons le même Dieu que ton père. » Joseph se mit à pleurer lorsqu’on lui rapporta ce message. Puis ses frères vinrent eux-mêmes le trouver, se jetèrent à ses pieds et lui dirent : « Nous sommes tes esclaves. »
Mais Joseph leur répondit : « N’ayez pas peur. Je n’ai pas à me mettre à la place de Dieu. Vous aviez voulu me faire du mal, mais Dieu a voulu changer ce mal en bien, il a voulu sauver la vie d’un peuple nombreux, comme vous le voyez aujourd’hui. N’ayez donc aucune crainte : je prendrai soin de vous et de vos familles. » Par ces paroles affectueuses il les réconforta. Genèse 50,15-21

 


Source : Pixabay


La Genèse commence par le meurtre d’un frère par son frère. Elle se termine par le pardon accordé par un frère aux frères qui ont voulu le détruire.  Joseph aurait pu connaître le sort d’Abel. Epargné grâce à l’intervention de Juda et de Ruben, vendu comme esclave en Egypte, il a failli mourir exécuté dans les geôles de Pharaon. Sauvé par ses talents, il a été élevé dans la hiérarchie sociale, sans que ni sa réussite ni un désir de de vengeance n’endurcissent son cœur.

Quel est le secret de Joseph ? C’est la présence de Dieu en lui. Joseph est pourvu du plus grand des dons spirituels : les larmes. Joseph se laisse submerger par l’amour de Dieu. Ses pleurs sont comme un débordement. 

Des penseurs juifs et chrétiens se sont penchés sur le sens des larmes humaines. Outre la souffrance et le chagrin, elles peuvent exprimer le repentir, et chez certains une joie profonde. Elles sont toujours adressées à quelqu’un, témoin visible ou invisible. Les larmes sont comme la mémoire de l’alliance originelle avec Dieu, l’attestation qu’en nous il y a plus que nous. C’est une manière de protester contre le monde tel qu’il est, de résister au pouvoir de la violence et à la tentation de la vengeance.

Les larmes de Joseph sont à la fois des larmes de chagrin sur le mal commis par ses frères, de joie pour les avoir retrouvés, de foi, de confiance et de reconnaissance envers son Dieu, qui « a voulu changer ce mal en bien et sauver la vie d’un peuple nombreux »

 

 

Nous prions pour nos envoyés au Burundi et pour tout le peuple burundais.


Nous te rendons grâce Seigneur, nous te disons merci
Pour tout ce qui se dit
Tout ce qui se fait
Mais qui ne se voit pas.

Merci pour les petites choses de la vie
Celles que personne ne remarque
Celles que l’on soupçonne à peine.

Merci pour cette lueur de joie dans les yeux du malade
Pour la complicité d’un enfant
Et le passant d’un instant.

Merci pour le geste gratuit
Un sourire, une poignée de main,
Une tape sur l’épaule.

Merci pour le silence gardé aux portes de la révolte
Pour le pardon donné au lieu de la vengeance
Pour la parole d’amour à la place de l’insulte
Pour la prière muette au cœur du drame de l’autre.

Merci pour l’humble qui se tient à l’ombre du puissant
Pour l’inutile en apparence
Pour le bien qui n’a jamais pu se dire
Et pour les joies secrètes au milieu des tourments.

 


Entreprise sociale au Burundi Kaz’O’ Zah Art

 

 

 




A la rencontre des Calédoniens

Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap, s’est rendu en Nouvelle-Calédonie du 29 juillet au 21 août 2017. Plusieurs raisons ont motivé ce déplacement et les rendez-vous ont laissé peu de temps à la découverte des lieux fabuleux de cet archipel d’Océanie. Inauguration au lycée Do Neva, synode de l’Église protestante de Kanaky Nouvelle-Calédonie (EPKNC), conférence publique sur le thème Protestantisme et décolonisation, assemblée générale de l’ASEE, rencontre avec les anciens envoyés et les responsables politique locaux… un programme dense mais indispensable pour aborder au mieux les enjeux politique et spirituel que représente le référendum 2018. L’histoire du protestantisme et celle de la nouvelle Calédonie restent plus que jamais intimement liées.

Inauguration du bâtiment administratif de Do Neva
Le lycée Do Neva a rénové son centre administratif suite aux graves intempéries de 2016. Grâce aux généreux donateurs de France et de Navarre, le Défap a récolté plus de 14 000 euros qui ont contribué fortement à la réhabilitation du lycée. Elèves et professeurs étaient présents lors de cet événement auquel le secrétaire général Bertrand Vergniol était invité.

La traditionnelle cérémonie de coupure du ruban inaugural

Participation au synode de l’EPKNC
Invité avec son homologue de la Cevaa, le pasteur Célestin Kiki, à participer au synode de l’EPKNC, le pasteur Bertrand Vergniol a ainsi eu l’occasion de faire plus ample connaissance avec les membres de l’Eglise. « C’est ainsi, nous dit-il, en rencontrant directement les hommes et les femmes qui composent l’Eglise, que nous pouvons apprendre à nous connaître et travailler en sincérité. »
La réflexion portait également sur la création d‘un poste d’envoyé au sein de l’EPKNC, la mise en place d’une médiation dans la paroisse du Vieux Temple (Nouméa) et les enjeux liés à la préparation du référendum 2018.

 

Ouverture du synode

L’ensemble des participants du synode

 

 

Le pasteur Bertrand Vergniol (SG du Défap) et le pasteur Célestin Kiki (SG de la CEVAA)

 

Conférence publique « Protestantisme et décolonisation »
Bertrand Vergniol est intervenu, avec le pasteur Welepane, ancien président de l’EPKNC, à la conférence organisée par l’Association de réhabilitation du patrimoine de Do Néva, à Houailou, sur le thème « Protestantisme et décolonisation ». L’objectif était de passer en revue les atouts et les contraintes de la pensée protestante occidentale en Nouvelle Calédonie et dans le monde Océanien.

 

Assemblée générale de l’Alliance Scolaire (ASEE)
L’Alliance, qui rassemble l’ensemble des établissements scolaires de Nouvelle-Calédonie, se trouve aujourd’hui face à de nouveaux enjeux. De graves difficultés économiques liées à la baisse démographique et à la mise en place, suite aux accords avec l’Etat français, d’établissements scolaires faisant directement concurrence au dispositif historique protestant, placent l’organisme dans un position très délicate. Une restructuration profonde s’impose. La réflexion est amorcée.

 

 

Accueil des participants à l’assemblée générale de l’Alliance Scolaire (ASEE)

Des rencontres, toujours
Le secrétaire général du Défap a profité de sa visite en Nouvelle Calédonie pour rencontrer le haut-commissaire Thierry Lataste, et monseigneur Michel Calvet, archevêque de Nouméa, avec qui il a pu échanger sur les perspectives du référendum 2018.
Ce fut également l’occasion de retrouver d’anciens envoyés de la Cevaa et du Défap. Ils sont 12 à s’être établis définitivement en Nouvelle Calédonie après leur service d’envoyé et furent très heureux de se retrouver le temps d’une journée, à Nouméa. Ils sont désormais Calédoniens à part entière, certains depuis plus de 30 ans. Professeurs, contrôleurs aérien, chercheurs, ils vivent majoritairement auprès des kanaks.

 

 

Les anciens envoyés avec le pasteur Bertrand Vergniol

 

Ce déplacement fut surtout l’occasion de rencontrer les personnes de l’Église protestante de Kanaky Nouvelle-Calédonie (EPKNC) et de renforcer les relations avec le Défap et les Eglises protestantes de France.
Ces visites s’inscrivent dans le cadre du programme 2015-2018 du Défap qui vise à développer une plus grande proximité avec les protestants de Nouvelle-Calédonie. Et c’est tout naturellement que le pasteur Bertrand Vergniol est allé à la rencontre des hommes et femmes qui font vivre l’Eglise locale.




Haïti dans la tourmente

La Fédération des écoles protestantes d’Haïti (FEPH) mobilise ses troupes pour accompagner les populations à l’heure où le pays ne bénéficie plus du support de la Minustah [mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti] et que la plupart des ONG ont quitté le pays.

 

 

Irma la douce n’est plus. L’ouragan qui a pris son nom a ravagé les Caraïbes et s’apprête à toucher Haïti. Un an après le drame de Matthew, des pluies torrentielles et des vents violents devraient toucher le nord du pays.

Le plan d’urgence de la FEPH intègre des activités de sensibilisation permettant aux familles haïtiennes, et particulièrement aux enfants, de réagir dans le cadre des consignes émises par la protection civile. Les équipes locales gèrent les stocks de « kits abris », de kits alimentaires et de kits hygiène. Elles communiquent aux mairies la liste des écoles et des églises protestantes qui peuvent servir d’abris provisoires, l’objectif étant d’accompagner la crise humaine qui s’annonce.

Les responsables de la FEPH, chargés de coordonner l’évaluation des dégâts, ont suivi mercredi 6 septembre, une formation sur la collecte de données à l’aide d’une application mobile. Ce soutien technologique permettra à l’institution de disposer d’informations en temps réel et de mettre en place des solutions adaptées aux situations.

Le Defap s’associe à la Fédération des écoles protestantes d’Haïti, acteur majeur de la gestion de cette crise humaine, et reste en contact et en solidarité avec tous les partenaires haïtiens.

 

Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap et Stéphane Griffiths, trésorier du Défap, sont partis comme prévu et malgré les ouragans en Guadeloupe pour faire un point général avec les Églises de Guadeloupe et Martinique.

 

 

 

 

 

 




Se parler pour s’entendre !

Méditation du jeudi 7 septembre 2017. Nous prions pour nos envoyés au Burkina Faso et pour le peuple burkinabè.

« Si ton frère se rend coupable à ton égard, va le trouver seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. Mais s’il refuse de t’écouter, prends une ou deux autres personnes avec toi, afin que, comme le dit l’Écriture, « toute affaire soit réglée sur le témoignage de deux ou trois personnes. » Mais s’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse d’écouter l’Église, considère-le comme un incroyant ou un collecteur d’impôts.
« Je vous le déclare, c’est la vérité : tout ce que vous exclurez sur terre sera exclu dans le ciel ; tout ce que vous accueillerez sur terre sera accueilli dans le ciel.
« Je vous déclare aussi que si deux d’entre vous, sur la terre, s’accordent pour demander quoi que ce soit dans la prière, mon Père qui est dans les cieux le leur donnera. Car là où deux ou trois s’assemblent en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Matthieu 18,15-20

 


Source : Pixabay

 

Le mal doit être radicalement combattu, nous dit Jésus. Mieux vaut mourir que causer la chute d’un petit, et perdre la main ou l’œil que les utiliser pour des actions perverses.

Pourtant Dieu ne veut pas la mort du pécheur, au point de de laisser seul le troupeau pour aller chercher la brebis égarée. Afin de nous sauver il nous propose le repentir, dont on considère, dans la tradition juive, qu’il a été créé dès l’origine du monde.

Alors, la victime est chargée d’une lourde responsabilité : essayer de provoquer le repentir chez son agresseur. Jésus nous invite à une résolution non-violente des conflits. Pour cela il faut rester discret, se rencontrer, se parler, s’écouter. Dans un premier temps aucun tiers n’est requis pour tenter une réconciliation. Après tout peut-être le frère qui m’a blessé n’en a-t- il pas eu l’intention ? Il a pu agir en toute inconscience ! Cela vaut d’être vérifié. Et si ce n’est pas le cas, la compréhension de la douleur qu’il a provoquée pourra éventuellement le conduire au regret, au repentir. Et ce sont deux frères aux liens resserrés qui sortiront de l’affaire en cours.

Mais si le coupable ne peut faire face à sa responsabilité, s’il s’enferme dans le déni ou la colère, alors le tiers s’impose. En l’occurrence, la loi deutéronomique prévoit deux ou trois témoins pour parvenir à un règlement équitable.

Hélas il arrive que même cela soit impossible. Alors c’est toute l’institution qui entre en jeu, et d’échec en échec le coupable se trouve exclu de la communauté.

La miséricorde de Jésus aurait-elle une limite ?

Non, mais l’homme étant libre, même Dieu ne peut faire son bien malgré lui. Celui qui refuse la main tendue de l’amour se condamne à une vie morte. Et Dieu en porte le deuil. Loin de nous ériger en juges, nous devons partager, dans la prière, les larmes que Dieu verse sur ses enfants perdus.

 

 


Palinfo SIE, artiste peintre calligraphe du Burkina Faso

Nous prions pour nos envoyés au Burkina Faso et pour les burkinabè

Seigneur ta force paraît dans le soleil,
Ta grandeur dans les étoiles,
Ta douceur dans la nuit,
Ta profondeur dans les eaux de la mer.

Toutes tes œuvres te louent
Et nos yeux te rendent grâce
Pour la joie du petite enfant, l’amour de la mère, la force de l’homme,
La beauté fragile du monde.

Cette fragilité est toujours devant ta face.
Accorde-nous le courage et la force de persévérer dans la solidarité
Avec nos frères et nos sœurs en Afrique

De nourrir ceux qui ont faim,
De pleurer les enfants à naître dans la pauvreté,
De pleurer les victimes des guerres,

D’avoir compassion pour ceux qui souffrent du Sida
D’apporter réconfort aux victimes de toute violence,
D’être artisans de paix dans un monde déchiré par la haine, la peur et l’orgueil.

Seigneur, viens au secours des faibles et touche le cœur des forts.

Que la plénitude de ta paix, ta justice et ta réconciliation viennent en notre temps.
Nous te prions dans le Seigneur Jésus, ton Fils et notre Sauveur.

Mgr Laurent Monsengwo Pasinya,  archevêque en République démocratique du Congo

 




Conférence publique : la Nouvelle-Calédonie à la croisée des chemins

La conférence publique « la Nouvelle-Calédonie à la croisée des chemins » se tiendra le lundi 18 septembre, de 18h30 à 21h, à la Maison du protestantisme. Elle sera animée par Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap avec les interventions croisées de Jonathan Tholo, étudiant à l’École navale, Vincent Bouvier, ancien Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, et Ben Houmbouy, pasteur.

Les interventions permettront de cerner au mieux le contexte calédonien : les grandes évolutions depuis 1988, l’Accord de Nouméa, la place des Eglises et les relations avec la Coutume…
Elle se clôturera sur cette question : et dans cinquante ans, quelle serait la Nouvelle-Calédonie de mes rêves ?