«Mission : le sens des mots» : un colloque au Défap pour les 30 ans de l’AFOM

En cette année 2024, l’Association francophone œcuménique de missiologie (AFOM) marque les trente ans de sa création avec un colloque : organisé avec l’Institut Catholique de Paris et l’Institut Protestant de Théologie, avec la collaboration de Perspectives Missionnaires, il aura lieu du 26 au 29 juin à l’IPT et au Défap. Regroupant tant des universitaires que des acteurs de terrain, l’AFOM constitue un lieu d’étude et de recherche autour de la notion de mission dans le christianisme et du fait missionnaire. Pour assister à ce colloque (gratuit pour les étudiants et chercheurs), les bulletins d’inscription sont disponibles.

Outre ses activités avec des Églises partenaires, avec lesquelles il entretient des liens par des échanges de personnes ou par le soutien à des projets, le Défap est impliqué directement dans le fonctionnement de divers organismes de recherche missiologique. C’est le cas de l’AFOM (Association francophone œcuménique de missiologie), dont il soutient les activités : elle organise des colloques et des rencontres de chercheurs, afin de promouvoir la contribution spécifique du monde francophone à la missiologie chrétienne. C’est également le cas de Perspectives Missionnaires : cette association qui publiait la revue de même nom travaille désormais avec Foi & Vie, dont elle produit les « Cahiers d’études missiologiques et interculturelles ». Le Défap est impliqué à la fois dans le comité éditorial (aux côté de la Cevaa et de DM) et dans l’équipe de rédaction.

Et en cette année 2024, qui voit l’AFOM célébrer ses 30 ans, Perspectives Missionnaires fait partie, avec l’Institut Catholique de Paris et l’Institut Protestant de Théologie, des organismes participant à l’organisation d’un colloque pour marquer cet anniversaire. Colloque qui aura lieu du 26 au 29 juin à l’IPT et au Défap, sur le thème : « Mission : le sens des mots » – Obsolescence, innovations et mutations sémantiques des termes de la Mission. Pour tous les étudiants et chercheurs associés, il est possible d’y assister gratuitement en remplissant ce bulletin d’inscription (ou alors moyennant 60 euros pour les non-chercheurs).

Des « Cents mots de la mission » à aujourd’hui

En trente ans, le phénomène missionnaire, mais aussi les mots qui le décrivent ont considérablement évolué. L’objectif de ce colloque est de mesurer d’un point de vue interdisciplinaire l’évolution du vocabulaire qui détermine la mission et ses champs sémantiques, ainsi que les obsolescences voire les disparitions de certains termes. Une entreprise qui s’inscrit dans le droit fil du Dictionnaire œcuménique de missiologie : cent mots pour la mission paru en 2001 – œuvre pionnière qui témoignait alors de la diversité des mots employés pour dire la mission. Réalisé, déjà, grâce à l’AFOM, et publié en coédition aux éditions du Cerf (Paris), Labor et Fides (Genève) et Clé (Yaoundé), cet ouvrage avait mobilisé pour sa rédaction une quarantaine d’auteurs catholiques, protestants et orthodoxes, autour de cinq auteurs principaux : Ion Bria, Philippe Chanson, Jacques Gadille, Marc Spindler et Jean-François Zorn. Depuis « adaptation » jusqu’à « vocation missionnaire », en passant par « conversion », « inculturation », « plantation de l’Église », « prosélytisme » ou « rite », ce lexique théologique utile à des générations d’étudiants et de chercheurs proposait pour chaque entrée une définition simple et scientifiquement étayée par une courte bibliographie.

L’objectif de ce colloque n’est pas de reproduire l’entreprise des Cent mots, ni même de l’actualiser, mais, tel un laboratoire, de stimuler la réflexion et de tester les transformations sémantiques ou les néologismes qui affectent les études sur le fait missionnaire depuis une trentaine d’année.

Pré-programme du colloque

 

Mercredi 26 juin 2024
Service Protestant de Mission – Défap, 102 Bd Arago, 75014 Paris

  • 16h00 : Ouverture du colloque par Catherine Marin et Gilles Vidal
  • 17h30 – 19h30 : 1ère session
  • 19h30 : buffet
  • Soirée libre

 

Jeudi 27 juin 2024
Institut protestant de théologie – 83 Bd Arago, 75014 Paris

  • 9h -13h : 2e session
  • 13h -14h : Buffet
  • 14h -17h : 3e session

Service Protestant de Mission – Défap, 102 Bd Arago, 75014 Paris

  • 18h – 21h : Conférence à deux voix organisée par la revue Cahiers d’études missiologiques et interculturelles (Perspectives Missionnaires), avec Bernard Coyault (Faculté universitaire libre de théologie protestante, Bruxelles) et Ignace Ndongala Maduku (Université de Montréal) suivie d’un buffet

 

Vendredi 28 juin 2024
Institut protestant de théologie – 83 Bd Arago, 75014 Paris

  • 9h -13h : 4e session
  • 13h -14h : Buffet
  • 14h -18h : 5e session
  • 19h30 : Soirée surprise (intervenants)

 

Samedi 29 juin
Service Protestant de Mission – Défap, 102 Bd Arago, 75014 Paris

  • 9h – 12h : 6e session et clôture du colloque

Liste des intervenants*

  • Eugène BARON, University of South Africa
  • Martin BELLEROSE, IERTIMM Université Saint Paul de Montréal
  • Gilles BERCEVILLE, Institut d’Histoire des Missions, Institut Catholique de Paris
  • Michel CHAMBON, Asia Research Institute, National University of Singapore
  • Bernard COYAULT, Faculté universitaire libre de théologie protestante, Bruxelles
  • Roberta GROSSI, Université Pontificale Grégoriana, Rome
  • Andreas HEUSER, Université de Bâle, Deutsche Gesellschaft für Missionswissenschaft
  • Patrick Romuald JIE JIE, Université de Bertoua, Cameroun
  • Pantelis KALAITZIDIS, Volos Academy for Theological Studies, Grèce
  • Catherine MARIN, Institut d’Histoire des Missions, Institut Catholique de Paris
  • Luis MARTINEZ, Institut international Lumen Vitae de Namur
  • Meriadec MEGNIGBETO, Doctorant Institut Catholique de Paris
  • Gabriel MONET, Faculté Adventiste de Collonges sous Salève
  • Bento Machado MOTA, Instituto de Historia y Antropología de las Religiones, Mexique
  • Adrien Franck MOUGOUE, Doctorant Université de Douala, boursier DEFAP à l’Institut Protestant de Théologie
  • Ignace NDONGALA, Université de Montréal, Centre Lumen Vitae de Théologie et Pastorale de Namur
  • Kjell NORDSTOKKE, School of Theology and Diaconal Ministry, Oslo
  • Gheorghe PETRARU, Faculté de Théologie Orthodoxe Université „Alexandru Ioan Cuza” Iași, Roumanie
  • Pascale RENAUD-GROSBRAS, Doctorante Institut Protestant de Théologie
  • Olivier ROTA, Université catholique de Lille
  • Claire SIXT GATEUILLE, Doctorante Institut Protestant de Théologie
  • Torstein TRY, Ansgar University College, Kristiansand, Norvège
  • Dancille UWIMANA, Doctorante Université Catholique de Louvain
  • Gilles VIDAL, Centre Maurice-Leenhardt, Institut Protestant de Théologie
  • Evi VOULGARAKI, National and Kapodistrian University, Athènes
  • McTair WALL, Faculté de théologie évangélique, ACADIA University, Wolfville, Canada
  • Jean-François ZORN, Institut Protestant de Théologie

* sous réserve de changements




Une journée d’études sur le «Discernement de la vocation missionnaire»

Le Défap y participait ! C’était le 16 mars à l’Institut catholique de Paris, organisé par l’Institut d’histoire des missions lancé en 2022 et auquel sont également associés l’IPT et l’AFOM.

Dossiers de candidature de missionnaires de la SMEP © Défap

Claire-Lise Lombard a tenté d’éclairer le processus de discernement des vocations mis en œuvre au sein de la Société des missions évangéliques de Paris entre 1890 et 1960, un sujet abordé par le biais des nombreux dossiers de candidature conservés dans les archives du Défap. Un matériau peu étudié jusqu’ici, qui permet de retracer le parcours des candidats au départ, leur « désir de mission » et l’accompagnement dont ils sont l’objet.

Le programme de cette journée, croisant approche historique, théologique et sociologique, couvrait un large spectre d’expériences missionnaires, dans une étonnante traversée du temps : depuis Patrick, évangélisateur de l’Irlande (Ve siècle), jusqu’aux prêtres de la Mission de France (1941) invités non à partir mais à rester « pour apprendre à prier et à dire Dieu, au pas des autres », dans le monde du travail. Ou encore aux « prêtres venus d’ailleurs » pour servir dans des paroisses françaises, dans un mouvement dit de « mission inversée » : interviewés par une sociologue, Corinne Valasik, certains ont accepté de revenir sur leurs motivations au départ et leur conception de la vocation.

Missionnaires d’hier et d’aujourd’hui

Affiche de la journée d’études sur le « Discernement de la vocation missionnaire » organisée à l’ICP par par l’Institut d’histoire des missions © DR

Enfin, le responsable du recrutement de Volontaires de solidarité internationale (VSI) pour le compte des Missions étrangères de Paris (MEP) a partagé son expérience, proche en bien des points de celle du Défap. Les réflexions s’inscrivaient au croisement de l’intime (appel intérieur) et de l’ecclésial (confirmation par la communauté, l’institution).

Missionnaires d’hier et d’aujourd’hui ; d’ici ou de là-bas… Tout a changé… Et pourtant ! Les questions au cœur de l’envoi des disciples du Christ, au cœur d’une foi chrétienne qui est décentrement de soi et service des autres, continuent à traverser les Églises, en Europe et au-delà.

Claire-Lise Lombard, responsable de la bibliothèque du Défap




La théologie interculturelle, entre Bossey, Yaoundé et Montpellier

Durant le mois de janvier 2024, Jean-Patrick Nkolo Fanga, Recteur de l’Institut supérieur presbytérien Camille-Chazeaud et professeur de théologie pratique, pasteur de l’Église presbytérienne camerounaise, a eu l’occasion de réaliser des projets de collaboration dans le cadre de la théologie interculturelle grâce au soutien du Défap. Tout d’abord en Suisse, à l’Institut œcuménique de Bossey ; puis à l’Institut protestant de théologie, faculté de Montpellier. Il raconte.

Jean-Patrick Nkolo Fanga © DR

Durant le week-end du 19-20 janvier 2024, je suis intervenu en binôme avec Madeleine Wieger (Université de Strasbourg) dans le cadre de la formation à la théologie interculturelle organisée à l’Institut œcuménique de Bossey par plusieurs institutions académiques (IPT, Bossey) et inter-ecclésiastiques (Défap, DM).

Il s’agissait de partager avec les participants diverses perspectives culturelles au sujet de l’Église et des ministères sous le prisme des ministères de guérison. Didier Halter de l’Office protestant de la formation des Églises de Suisse romande animait cette session.

Quelques jours plus tard, je participais à une séance de Master animée par Christophe Singer sur la conversion à l’IPT de Montpellier. J’ai partagé avec les participants les enjeux et défis de la conversion en contexte africain. L’inverse avait eu lieu en novembre 2023 où, grâce au Défap, j’avais accueilli Christophe Singer à Yaoundé puis à Foulassi (sud Cameroun) pour intervenir dans deux cours que j’anime, l’un en théologie pastorale, l’autre au sujet de l’évangélisation. Christophe a eu la possibilité de partager avec nous ses réflexions comme théologien français.

Donner des clés d’interprétation et de compréhension

Une session de la première formation à la théologie interculturelle donnée à l’Institut œcuménique de Bossey © Gloria Koymans/COE

L’arrière-plan culturel des peuples d’Afrique est marqué par la reconnaissance des interactions entre le monde spirituel et le monde temporel ce qui influence le discours théologique et les pratiques ecclésiales.

Ma participation aux activités de dialogue interculturel en milieu ecclésial a pour objectif de donner des clés d’interprétation et de compréhension des personnes influencées par la culture des peuples d’Afrique qui se retrouvent en contexte français ou européen dont les réalités ne sont pas les mêmes.

Jean-Patrick Nkolo Fanga




«Les jeudis du Défap» : croiser les regards sur la mission

Le monde change, la mission aussi. Mais en quoi change-t-elle ? Que devient-elle ? C’est pour penser ensemble les enjeux de la mission de l’Église aujourd’hui que le Défap organise une série de rencontres en visio avec des spécialistes de la mission, chercheurs et professeurs. Premier rendez-vous à inscrire à votre agenda : le 4 avril. Avec comme thématique : « La mission inversée ? Peut-on véritablement parler de mission du Sud vers le Nord ? » Les inscriptions sont ouvertes…

Le Défap vous propose trois rendez-vous pour aborder plusieurs aspects de la mission aujourd’hui. L’objectif de ces rencontres est d’ouvrir un espace-Défap pour le partage d’une réflexion missiologique et interculturelle avec le concours de spécialistes sur la question.

En 2024, trois rendez-vous sont fixés les soirs de 18h30 à 20h00 :

  • Le jeudi 4 avril 2024 : « La mission inversée ? Peut-on véritablement parler de mission du Sud vers le Nord ? »
    Intervenants : Adrien Franck MOUGOUE et Mme Corinne VALASIK
  • Le jeudi 5 septembre 2024 : « Le pardon chez Paul Ricœur : une proposition de construction socio-politique de la paix ».
    Intervenant : Pasteur Robert LOUINOR
  • Le jeudi 5 décembre 2024 : « Théologie interculturelle et interculturalité dans l’Église.
    Intervenant : Professeur Gilles VIDAL

Ces rencontres se feront en deux temps :

  • Un temps de conférence
  • Un temps de débat et de questions-réponses.

Dans le contexte actuel, la mission interroge et s’interroge sur elle-même, sur ses transformations sémantiques et conceptuelles. Nous proposons aux chercheurs et professeurs intervenants de croiser leurs regards pour enrichir les participants des fruits de leurs recherches. Il leur est proposé d’élargir et d’enrichir notre connaissance sur la missiologie et le dialogue interculturel. C’est pour nous une occasion de penser ensemble les enjeux de la mission de l’Eglise aujourd’hui. Un bulletin d’inscription est mis en ligne sur le site du Défap, pour vous permettre de participer à ces visioconférences. Une fois inscrit, un lien d’accès vous sera communiqué.




«Jeudis du Défap» : pour s’inscrire, c’est ici

Vous souhaitez participer aux « Jeudis du Défap » ? Pour tout savoir et pour vous inscrire, c’est par ici :

© Maxpixel.net



Rendez-vous au Défap pour les futurs pasteurs

Lundi 18 mars, les étudiants en Master 2 « Église et Société » de l’IPT seront au 102 boulevard Arago, pour rencontrer l’équipe du Défap, ainsi que la Secrétaire générale de la Cevaa, Claudia Schulz. L’objectif de ces rencontres, désormais régulières, est notamment de permettre de mieux faire connaître les rôles du Défap et de la Cevaa à ces étudiants qui se destinent à devenir pasteurs au sein de l’Église protestante unie de France.

Les étudiants de l’IPT, accompagnés d’Élian Cuvillier, et l’équipe du Défap, le lundi 13 décembre 2021 dans la chapelle du 102 boulevard Arago

L’interculturel, en ces temps de mondialisation, nul n’y échappe ; et pas plus les paroisses protestantes que le citoyen ou le consommateur lambda. La porosité des frontières aujourd’hui ne concerne pas les seuls biens et services marchands ; elle se traduit non seulement par des implantations d’Églises de migrants, mais aussi par l’arrivée de nouveaux paroissiens dans des Églises installées de longue date, entraînant souvent une porosité des frontières entre cultures au sein d’une même paroisse. Conséquence : le protestantisme français aujourd’hui présente une diversité culturelle inédite, ce qui est vécu avec plus ou moins de bonheur… et plus ou moins de difficultés, parfois pratiques, mais aussi théologiques.

Et dans chaque Église, chaque paroisse, les pasteurs se retrouvent au confluent de ces enjeux, qui les mettent au défi d’adapter, voire de réinventer leur rôle. Ils doivent se faire passeurs : être capables de comprendre les contextes dont sont issus leurs paroissiens et les mettre en dialogue, nouer des liens avec d’autres Églises… C’est l’un des rôles du Défap que de les y aider. Comme le soulignait son Secrétaire général, Basile Zouma, en 2021, année où le Défap célébrait son cinquantenaire, « l’Église universelle n’est pas d’abord située géographiquement, elle est plus large. Nous aidons les communautés à en prendre conscience, à dépasser les frontières, à se décentrer dans un réel partage, à ne pas se refermer sur leurs propres difficultés ». Il s’agit donc toujours pour les pasteurs de prêcher l’Évangile, d’accompagner des communautés locales, d’accompagner des personnes dans des moments particuliers de leur vie, comme le soulignait en mai 2016 Evert Veldhuizen, président de l’Association des Pasteurs de France ; mais aussi de savoir décrypter et faire communiquer entre elles des manières diverses d’envisager l’Église et la société, de croire et d’exprimer sa foi.

Un corps pastoral dont la sociologie se modifie

Tâche d’autant plus ardue que le corps pastoral, lui aussi, évolue fortement. Ce que souligne le professeur Élian Cuvillier, de l’Institut Protestant de Théologie (IPT) selon qui « le jeune qui fait de la théologie juste après le bac, européen, protestant venant des paroisses, devient une denrée rare ». Ainsi, depuis les années 80, le corps pastoral a dû s’adapter à l’ère numérique, il a vu sa sociologie se modifier… Celui de l’Église protestante unie de France (EPUdF) compte de plus en plus de femmes, de plus en plus de pasteurs venus de l’étranger (ils sont aujourd’hui un tiers au sein de l’EPUdF, dont une bonne moitié provenant d’Afrique), voire d’autres Églises… Nombre de nouveaux pasteurs ont déjà connu une vie professionnelle avant de se reconvertir, et la part de celles et ceux qui sont directement issus de familles de pasteurs du milieu luthéro-réformé se réduit de plus en plus. Des transformations qui sont à l’image de celles que connaissent les paroisses. L’épisode de la crise sanitaire, dont l’impact a été lourd sur la vie des Églises, et les tensions entourant les questions liées à la laïcité n’ont fait qu’accentuer récemment des transformations déjà profondes.

Élian Cuvillier sera justement l’accompagnateur du groupe d’étudiants de l’IPT qui doivent se rendre ce 18 mars au Défap. Tous sont en deuxième année de Master, et plus précisément en Cycle M2 « Église et société », ce qui les prépare à exercer un ministère au sein de l’EPUdF. Un Cycle M2 dont Élian Cuvillier est le directeur, depuis juillet 2017, sur les deux facultés de Paris et Montpellier. Il a déjà eu l’occasion de dire, lors d’une de ces visites, qu’il considère le Défap comme « un rouage essentiel de l’Église », avec lequel ses étudiant·es, en tant que futur·es pasteur·es, « seront nécessairement amené·es à travailler ».

Voilà plusieurs années que ces visites d’étudiant·es de l’IPT sont organisées au 102 boulevard Arago ; Tünde Lamboley, alors responsable de la formation théologique, et qui avait initié un rapprochement avec l’IPT à travers une série de « déjeuners-cultes », avait en effet constaté que le Service Protestant de Mission restait encore trop souvent méconnu parmi les étudiants. D’où cette idée d’un temps de rencontre et d’échanges, approuvée par Élian Cuvillier. Pour cette année 2024, le programme a été établi par le service Échange théologique du Défap et associe, pour la première fois, la Cevaa. C’est en effet au sein de cette Communauté d’Églises en mission, née en même temps que lui, en 1971, de la Société des Missions Évangéliques de Paris, que se déploient une grande partie des activités du Défap ; elle regroupe la majorité des Églises avec lesquelles il est en lien dans et hors de France ; et la Cevaa, comme le Défap, travaillent à favoriser les échanges et faire vivre les liens entre Églises. Les étudiants du Cycle M2 pourront tout d’abord rencontrer l’équipe du Défap, lors d’une présentation de ses divers services et d’un repas en commun ; et ils pourront s’entretenir avec la Secrétaire générale de la Cevaa, Claudia Schulz, qui leur fera une présentation durant l’après-midi des enjeux et des activités de la Communauté d’Églises en mission.
 

Devenir pasteur·e ou théologien·ne
Le cycle M de l’Institut Protestant de Théologie prend la forme d’un cursus de deux ans (M1, M2 Église et société / M2 « Corpus biblique/corpus systématique/corpus historique/corpus pratique/œcuménisme »). Le Cycle M mention « Corpus et œcuménisme » a pour objectif de préparer des théologien·ne·s dans les spécialités nommées pour être capable de réfléchir les faits religieux en dialogue avec les sciences humaines et sociales dans une société laïque (débouchés professionnels : journalisme, travail dans des ONGs, médiation en situation interreligieuse). Le Cycle M mention « Église et société » prépare à un ministère dans l’EPUdF. La première année est commune aux deux mentions et propose des séminaires dans les quatre disciplines histoire / biblique / systématique / théologie pratique et se clôt par un premier mémoire. La deuxième année vise à compléter la formation en approfondissant les connaissances et les expériences. Elle est distincte en fonction de la mention ; l’entrée dans la mention « Église et société » est conditionnée à l’accord de la Commission des ministères (CDM) de l’EPUdF.



Top départ pour «Les jeudis du Défap»

Après les « Jeudis de la mission », conférences en ligne organisées par le Défap entre avril et juin 2021, une nouvelle série de rencontres en visio est programmée pour 2024. Trois dates à inscrire dans votre calendrier : les jeudis 4 avril, 5 septembre et 5 décembre 2024. Plus d’informations à venir sur les détails du programme…

Printemps 2021 : la poursuite de la crise Covid met à mal le Forum Défap programmé en mai 21 en « présentiel » pour réfléchir à l’évolution et aux enjeux de la mission. Le Défap propose alors une alternative en visio. Elle se traduira par six « Ateliers de la mission », cycle de conférences et de groupes de travail d’avril à juin 21.

Cette formule de conférences ayant suscité un vif intérêt, le Défap la reprend en 2024 sous l’appellation « Les jeudis du Défap », pour continuer à nourrir la connaissance et la préoccupation de chacun pour la mission de l’Église universelle.

L’objectif poursuivi est de faire du Défap, un lieu de référence pour le partage de la réflexion missiologique
et interculturelle, avec le concours des spécialistes de la question.

En 2024, trois rendez-vous seront proposés dont les sujets seront communiqués très prochainement : les jeudis 4 avril, 5 septembre et 5 décembre 2024.

Ces rencontres seront structurées de la manière suivante :

  • Un temps de conférence
  • Un temps d’ateliers de travail de groupe à partir de questions argumentées et posées par l’intervenant
  • Un temps de regroupement des travaux de groupe, de débat et de synthèse

Un lien d’accès sera communiqué et mis en ligne via tous nos réseaux et particulièrement sur le site du Défap.

Jean-Pierre ANZALA,
Service Formation théologique




Le Défap à l’Assemblée du Désert 2023 : retour en images

L’Assemblée du Désert, rendez-vous annuel qui se tient le premier dimanche de septembre sur les terres du musée du Désert, dans le Gard, a réuni plus de 3000 participants ce 3 septembre 2023, pour un culte et des conférences sur le thème du voyage.

Vue des participants de l’Assemblée du désert, édition 2023 © Défap

C’est l’un des hauts-lieux de la mémoire protestante en France, mais aussi un lieu de rencontres et d’échanges : l’Assemblée du Désert, qui se tient chaque année le premier dimanche de septembre, sur les terrains du musée du Désert à Mialet, dans le Gard, est tout à la fois une fête, une commémoration, une sortie familiale, un rendez-vous avec l’histoire… Un rassemblement en plein air, sous les chênes et les châtaigniers du Mas Soubeyran, en référence aux cultes clandestins que tenaient les Huguenots au temps de la persécution, entre la révocation de l’édit de Nantes en 1685 et l’édit de tolérance de 1787 ; avec des participants venus pour beaucoup des Cévennes et du Languedoc, mais aussi de toute la France et de l’étranger, et parmi lesquels on reconnaît des élus locaux, nombre de représentants d’organismes liés au milieu luthéro-réformé. Chaque année, un thème choisi en référence à l’histoire protestante donne la coloration du culte du matin, et sert de fil rouge aux conférences de l’après-midi : pour ce mois de septembre 2023, il s’agissait du thème du voyage : « Voyageurs sur la terre » (et la mer) : des huguenots au grand large.

Le Défap y était présent, aux côtés d’organismes comme l’Institut protestant de théologie (IPT), la Cimade, A Rocha, Portes Ouvertes, les éditions Olivétan ou la librairie Jean Calvin… Et ce thème du voyage a également permis d’évoquer, au cours des interventions de l’après-midi, l’ancêtre du Défap, la SMEP (Société des missions évangéliques de Paris), à travers le parcours du missionnaire et ethnologue Maurice Leenhardt. Venu participer en voisin à ce rassemblement, le pasteur Jean-Luc Blanc, ancien Secrétaire général du Défap, a également été interviewé par Jean-Luc Gadreau à l’occasion de l’émission réalisée sur place par « Solae, le rdv protestant » – magazine proposé par la Fédération protestante de France et diffusé sur France Culture, et dont vous pouvez retrouver le teaser ci-dessous.
 

« Des milliers d’hommes et de femmes aujourd’hui se tournent vers d’autres territoires »

Lieu lié à l’histoire, l’Assemblée du Désert a aussi son histoire propre. La première a eu lieu le 24 septembre 1911, inaugurant une tradition qui n’a été interrompue que brièvement lors des années de guerre. Elle a été un marqueur de l’engagement protestant au cours de la Seconde Guerre mondiale, avec, par exemple, le sermon prononcé par le pasteur Marc Boegner au matin du 6 septembre 1942, dénonçant la souffrance des juifs quelques jours après les grandes rafles de l’été. Si l’affluence n’atteint plus aujourd’hui les 10.000 à 12.000 participants qu’a pu connaître l’Assemblée du Désert par le passé, ce sont tout de même quelque 3000 personnes qui étaient présentes sur les terres du musée du Désert en ce 3 septembre 2023.

Le culte du matin, présidé par la pasteure Céline Rohmer(Institut protestant de théologie, Faculté de Montpellier), était retransmis en direct sur France Culture ; fidèle à la liberté de parole et à la tradition d’engagement de l’Assemblée du Désert, elle a fait, dans sa prédication, un lien entre les exils des huguenots d’il y a quatre siècles et celui des migrants actuels. « Des milliers d’hommes et de femmes aujourd’hui se tournent vers d’autres territoires que les leurs pour trouver refuge, a-t-elle ainsi souligné. Ils s’entassent, par milliers, sur des bateaux de misère fuyant, au-delà des mers, à la recherche d’une terre d’accueil. Leur exil à eux n’est pas une métaphore. C’est une urgence politique. D’autres voyageurs contraints avancent dans les couloirs sud-américains espérant trouver asile… Et ces autres, laissés agonisants dans les déserts subsahariens… Leur marche forcée, à eux, n’est pas une figure de style. C’est un cri d’injustice. »

Vue des participants de l’Assemblée du désert, édition 2023 © Défap

Les conférences de l’après-midi étaient assurées par les professeurs Frank Lestringant (Paris Sorbonne) et Gilles Vidal (Institut protestant de théologie, Faculté de Montpellier). Elles ont emmené les auditeurs à travers l’exil des protestants français fuyant les persécutions après la révocation de l’édit de Nantes, mais aussi bien plus loin. Par exemple, du côté de la Nouvelle-Calédonie, avec l’odyssée de Maurice Leenhardt. Ou encore, du côté du Brésil où des protestants réformés tentèrent, en vain, de fonder une colonie dès le XVIème siècle – une équipée née du refus initial par la France du traité de Tordesillas qui faisait tomber le Brésil sous souveraineté portugaise, et qui se traduisit par une expédition placée sous l’autorité de l’amiral de Coligny, avec des colons initialement recrutés dans les prisons du nord de la France, bientôt rejoints par deux théologiens envoyés de Genève par Calvin, Pierre Richer et Guillaume Chartier…

Vue des participants de l’Assemblée du désert, édition 2023 © Défap




Un colloque de la Cevaa sur la théologie interculturelle

Rapport à la société, aux institutions, à la foi, aux relations entre les générations ou entre les sexes : aucun des aspects les plus fondamentaux de notre relation au monde n’échappe aux présupposés qui nous sont enseignés au sein de notre culture propre depuis notre plus jeune âge. Comment, dès lors, à partir du moment où l’on aborde les questions de théologie et la possibilité de transmettre notre foi, faire abstraction de ce qui fait partie de nous-même depuis l’origine ? Surtout à une époque où l’accélération des échanges qui caractérise la mondialisation met de plus en plus facilement en contact, voire en confrontation, des cultures différentes… Comment inventer une théologie qui puisse transcender ces différences culturelles ? Cette question des défis de la théologie interculturelle sera au cœur du colloque de la Cevaa qui se tiendra du 11 au 15 septembre à Sète. Un colloque organisé avec le soutien du Défap, déjà partenaire de la formation à la théologie interculturelle proposée par l’Institut œcuménique de Bossey.

Aperçu d’un colloque de la Cevaa organisé en 2014 au Lazaret, à Sète © Cevaa

À plusieurs reprises par le passé, la Cevaa a rassemblé les centres de formation théologique en lien avec ses Eglises membres le temps d’un colloque. Ces rencontres visent à réunir ces institutions autour d’un thème et de s’enrichir mutuellement au travers de communications, du partage de réflexion et d’expérience.

15 institutions de formation théologique d’Europe, d’Afrique et du Pacifique seront représentées au prochain colloque de la Cevaa qui se tiendra au Lazaret (Sète) du 11 au 15 septembre. Ce colloque est organisé en collaboration avec l’IPT – Institut Protestant de Théologie de Montpellier, et avec le soutien du Défap et de DM – Dynamique dans l’échange.

Au cours de la rencontre, les théologiens présents seront invités à se pencher sur le thème « La Théologie interculturelle : problèmes, défis et perspectives« . Avec la mondialisation et la mobilité, la question de l’interculturalité est maintenant universelle. Elle est vécue de manière différente par chaque faculté, chaque Eglise. Il est donc important que la formation théologique prenne en compte cet aspect dans le cycle pour les étudiants, qui souhaitent devenir ministres du culte ou enseignants.

Au programme, 5 communications sont prévues en binôme Nord-Sud dans le but d’approfondir la thématique. Les participants au colloque seront aussi invités à partager des situations d’interculturalité vécues comme des défis ou des opportunités, et les solutions et attitudes mises en pratiques dans les différentes situations.

Renforcer les liens de collaboration entre les centres de formation

Comme expérimenté lors des éditions précédentes, le colloque est aussi une occasion de renforcer les liens de collaboration entre les centres de formation. Chaque représentant aura l’occasion de présenter son institution avec son contexte et ses spécificités, permettant de développer la connaissance mutuelle.

À l’issue de la rencontre, la Cevaa souhaite encourager les Institutions à développer la mobilité des enseignants et des étudiants au travers d’un programme d’échanges de courte durée, afin de donner la possibilité d’appréhender l’interculturalité au cours d’une immersion dans un contexte différent.

Enfin, la tenue simultanée au Lazaret du Colloque des Facultés des pays latins (CEPPLE) permettra des moments d’échanges entre les deux événements, et sera l’occasion de développer et/ou de renforcer les liens de collaboration.

Le Pôle Animations et Jeunesse de la Cevaa




Préparer le Temps pour la création

Chaque année, entre le 1er septembre et le 4 octobre, les Eglises chrétiennes du monde entier célèbrent le Temps pour la création. Un temps pour nous souvenir que la création est un don de Dieu qui nous précède, un temps pour nous souvenir de la responsabilité que Dieu a confiée à l’humanité envers cette création.

Bannière de l’édition 2023 du «Temps pour la Création»

Ce temps liturgique a été lancé il y a près d’un quart de siècle, en 1999, par le Réseau chrétien européen pour l’environnement (ECEN). Un matériel œcuménique complet est proposé chaque année pour accompagner les paroisses et Eglises locales dans la célébration de ce temps : il comprend des prières, une trame de célébration, des éléments de plaidoyer, des outils de communication et un calendrier des manifestations. Notez également qu’il y aura des célébrations mondiales de prière le 1er septembre et le 4 octobre, pour lesquelles vous trouverez toutes les informations sur le site du Temps pour la Création : Season of Creation

Cette année le thème retenu est « Que la justice et la paix se répandent », en écho au verset du livre du prophète Amos : « Mais que la droiture soit comme un courant d’eau, Et la justice comme un torrent qui jamais ne tarit. » (Amos 5.24). Nous sommes encouragés, avec tous les chrétiens du monde entier, tel un fleuve puissant et inarrêtable, à être témoins du pouvoir de la collaboration pour permettre à la justice et à la paix de se répandre en prenant soin de notre maison commune.

Le Temps pour la création est une excellente occasion pour inviter des proches, distanciés de l’Eglise mais sensibles à cette thématique, à un moment de réflexion, à une exposition, ou à un temps de culte, et faire ainsi rayonner votre communauté. C’est aussi certainement l’occasion d’organiser un événement œcuménique avec des paroisses voisines et de manifester qu’on peut témoigner de l’unité des chrétiens (et prier pour qu’elle s’approfondisse) plus d’une fois par an ! Et c’est quoi qu’il en soit le moment idéal pour relancer ce projet de labellisation Eglise verte dont vous aviez parlé il y a quelques mois et qui dormait en attendant de trouver une équipe de volontaires pour la porter, ou bien si votre communauté est déjà labellisée (bravo !) de programmer votre réunion annuelle de bilan des actions et de mise à jour de votre éco-diagnostic. Mais tout cela demande un peu d’organisation en amont et donc… il est temps de préparer le Temps pour la création !
 

L’engagement chrétien en faveur de la sauvegarde de la Création regroupe aujourd’hui des initiatives de plus en plus nombreuses. Au Défap aussi, la préoccupation de la sauvegarde de l’environnement fait partie intégrante de son programme de travail, et se retrouve à travers un certain nombre de projets : c’est le cas du soutien apporté à l’association Abel Granier, qui intervient en Tunisie sur les problématiques de désertification. C’est le cas du partenariat établi avec l’ALCESDAM, Association pour la Lutte Contre l’Érosion, la Sécheresse et la Désertification au Maroc, qui depuis trente ans intervient dans les zones de palmeraies de la province de Tata. Le Défap a aussi régulièrement des envoyés au sein du projet Beer Shéba à Fatick, au Sénégal, centré sur l’agro-foresterie durable ; il est l’un des membres fondateurs du Secaar… Cette préoccupation globale trouve par ailleurs des traductions locales dans les rencontres régionales sur la mission.




L’Assemblée du Désert et le souffle du grand large

L’histoire des protestants est marquée par de nombreux départs : exils face aux persécutions, quête de terres où vivre librement leur foi, voire de terres de mission… Il sera donc question de voyages lors de cette Assemblée du Désert 2023 : à travers une tentative de fonder une colonie française réformée dans la baie de Rio-de-Janeiro, dès le XVIème siècle ; ou encore à travers l’exode provoqué par la révocation de l’édit de Nantes… Il sera aussi question de la SMEP, la Société des Missions évangéliques de Paris, l’ancêtre du Défap, à travers le parcours du missionnaire et ethnologue Maurice Leenhardt auprès des kanak de Nouvelle-Calédonie.

L’affiche de l’Assemblée du désert, édition 2023 © Cevaa

L’Assemblée du Désert est un grand rassemblement protestant organisé chaque année le premier dimanche de septembre sur les terrains du Musée du Désert. La première eut lieu le 24 septembre 1911, lors de l’inauguration du Musée avec ses fondateurs Franck Puaux et Edmond Hugues. Depuis cette date, tous les ans à l’exception de quelques années de guerre, se tient l’Assemblée du Désert, réunissant 10.000 à 15.000 personnes dans une ambiance à la fois recueillie et joyeusement familiale. Les participants viennent principalement des Cévennes et du Languedoc, mais très nombreux aussi de toute la France et de l’étranger, sous les chênes et les châtaigniers du Mas Soubeyran, pour un culte le matin terminé par la sainte Cène, et des allocutions historiques l’après-midi. Le thème donné pour la journée peut-être directement en rapport avec les anniversaires de l’Histoire protestante (Édit de Nantes en 1998, Période camisarde en 2002-2004,…) mais aussi général dans le protestantisme (L’esprit des psaumes, La Bible, « vous direz à vos enfants »…).

Pour cette année 2023, lors de l’Assemblée qui se tiendra le dimanche 3 septembre, la thématique tournera autour du voyage : « Voyageurs sur la terre » (et la mer) : des huguenots au grand large. Elle permettra de (re)découvrir que les protestants français ne sont pas une espèce confinée dans les déserts des Cévennes. Tout au long de leur histoire, ils se sont tournés vers des espaces libres, au-delà des mers, à la recherche de refuges ou de nouveaux horizons d’évangélisation.

La SMEP, Maurice Leenhardt et les kanak de Nouvelle-Calédonie

Dans son Histoire d’un voyage faict en la terre du Bresil, publiée en 1578, Jean de Léry, rescapé de la Saint-Barthélemy, raconte l’échec d’un rêve qui intéressa Calvin, de fonder une colonie française réformée dans la baie de Rio-de-Janeiro (1557). Vingt ans après l’expédition à laquelle il participa, il relit son voyage sur la mer et parmi les Indiens comme un chemin de conversion au temps des guerres de religion. Mieux connue est l’histoire des réfugiés huguenots de la révocation de l’édit de Nantes (1685), échappés clandestins du royaume, par les routes ou par la mer, vers les Iles britanniques et l’Amérique, la Hollande et l’Afrique du Sud, même les Mascareignes.

De l’histoire de l’ancêtre du Défap : la Société des Missions de Paris, née du mouvement du Réveil, active au Lesotho dès 1833, on retiendra un écho lointain du voyage de Léry : le parcours de conversion du missionnaire et ethnologue Maurice Leenhardt auprès des kanak de Nouvelle-Calédonie, de 1902 à 1950.

Le culte à 10h30 sera présidé par la pasteure Céline Rohmer (Institut protestant de théologie, Faculté de
Montpellier). L’après-midi, on entendra les allocutions historiques des professeurs Frank Lestringant (Paris Sorbonne) et Gilles Vidal (Institut protestant de théologie, Faculté de Montpellier). Le message final sera donné par le pasteur Didier Crouzet, ancien responsable des relations internationales de l’Église protestante unie de France (EPUdF).

 

Informations pratiques :
Mas Soubeyran
30140 Mialet
04 66 85 02 72

 




Des théologiens protestants se rassemblent autour du thème de la guerre

Une guerre juste… est-ce possible ? N’y a-t-il pas déjà contradiction dans les termes ? Que faire du commandement « Tu ne tueras pas ? » Les quatrièmes rendez-vous de la pensée protestante réunissent étudiants et théologiens pendant trois jours à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg autour de cette thématique de la guerre.

Une guerre peut-elle être juste ? C’est la question posée aux étudiants des établissements de théologie protestante francophone lors des Rendez-vous de la Pensée Protestante (RVPP) du 23 au 25 juin à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg.

Cette rencontre annuelle se veut un moment de partage entre la nouvelle génération de théologiens protestants et celle déjà active, afin de s’enrichir mutuellement de nouvelles idées comme d’expériences.

Le samedi soir sera l’occasion d’une grande soirée-débat, animée par le philosophe Olivier Abel qui interpellera ses intervenants sur le thème de la guerre, dans la continuité de la problématique de l’année 2022, toujours marquée par l’actualité du conflit en Ukraine.

Les trois invités de cette conférence sont :

▶️ Cette soirée-débat est ouverte au public et sera retransmise en direct sur les réseaux sociaux ainsi qu’en replay sur la chaîne YouTube de la FPF.