De retour de mission à Madagascar

Antsirabé : visite de Samy, envoyé du Défap
Parti en juin pour une mission VSCI de dix mois, Samy Chenuelle est assistant d’éducation dans une école d’Antsirabé, au sein de l’orphelinat Akanisoa, à Madagascar. Originaire de Nantes, ce jeune diplômé de sociologie de 23 ans a décidé de s’engager pour Madagascar avec le Défap. Un pays qu’il connaissait déjà avant de partir. 
Animateur de français dans le complexe écolier, Samy apporte son aide sur place à l’équipe enseignante, et notamment lors de l’aide aux devoirs. Il accompagne les enfants avec la guitare et des chants qu’il compose pour faciliter l’apprentissage de la langue française.

Samy Chenuelle, envoyé du Défap à Antsirabé et les enfants , DR

 

Rendez-vous avec les responsables de la FJKM et de la FLM
Récemment élus, certains membres du nouveau Bureau National de la FJKM ont ouvert leurs portes au pasteur Florence Taubmann et Laura Casorio. Lors de ce rendez-vous, l’équipe a rencontré le nouveau président, le Pasteur Ammi IRAKO ANDRIAMAHAZOSOA ainsi que la directrice de la communication Madame Tantely Hariliva Razafimalala mais aussi la responsable de l’enseignement, le responsable des aumôneries pour la FJKM, le doyen Laurent Ramambason  et les étudiants de la faculté de théologie de la FJKM. Cette rencontre fut l’occasion de renouer les liens.

L’équipe en mission a également rencontré les responsables de l’Eglise luthérienne malgache FLM : le président David Rakotonirina, le secrétaire général Dieudonné Randrianirina, la directrice de l’école normale luthérienne Fandriana et le doyen de la faculté luthérienne de théologie Fabien Lotera. Sur place, le pasteur Florence Taubmann et Laura Casorio ont pu voir les travaux réalisés sur un projet de sanitaires soutenu par le service protestant de mission. Elles ont également rencontré les chanteurs de la chorale d’hommes, venue en France en mai dernier.

Université Réformée de Madagascar, déc 2016, DR

 

Florence Taubmann adresse un message aux étudiants de la Faculté de théologie FJKM à Tananarive

où la délégation du DEAP a été accueillie par le doyen Laurent Ramambason, DR

 

 

 

Visite d’orphelinats avec la fondation « La Cause »
En collaboration avec la fondation « La Cause », l’équipe a visité les centres Avotra et Tangaina à Tananarive, le centre Akanisoa à Antsirabe et deux centres à Mananjary. Le pasteur Florence Taubmann a été frappée par le courage des responsables des orphelinats qu’elle rencontre sur place. « Ils ont un sens de l’action et de la mission extraordinaire. Grâce à eux, ces orphelins ont une vraie sécurité alimentaire et une chance d’être scolarisé, contrairement aux enfants de la rue qui ne le sont pas du tout ».

 

Le pasteur Florence Taubmann, Alain Deheuvels de la fondation la Cause
et Richard Rahajason du Centre Avotra, déc 2016, DR

 

les enfants du centre Betania d’Avotra, DR

 

 

 

Les enfants du centre Betania d’Avotra avec Richard le fondateur et directeur du centre

 

Rencontre avec les sœurs de la communauté de Mamré
Le centre, construit récemment, accueille chaque jour plus de 80 enfants du quartier qui viennent manger dans leur cantine. La communauté des sœurs de Mamré a également construit le centre des novices, dans le quartier de Sabotzy, un bâtiment d’accueil pour les groupes, à une dizaine de kilomètres du centre de Tananarive (où se trouve la maison des sœurs). L’équipe du Défap a pu partager un repas avec les sœurs et les enfants du centre. Une rencontre forte en émotion.




La vallée du Jourdain, terre de conflits

La vallée du Jourdain

Les dernières pages du livre de Deutéronome nous racontent un des récits les plus touchants du Pentateuque. Le peuple d’Israël avec Moïse à sa tête, après la longue traversée du désert du Sinaï, parvient à la frontière de la terre promise. Moïse prononce son cantique à toute l’assemblée, cantique qui comporte à la fois, des éléments de louange de Dieu et des critiques sévères du comportement passé du peuple. Moïse ajoute :  » Prenez à cœur toutes les paroles que je vous supplie aujourd’hui de recommander à vos enfants… C’est votre vie, et c’est par [ces paroles] que vous pourrez vivre longtemps dans le pays dont vous aurez la possession une fois le Jourdain passé. » (Deut. 32, 1 à 47)

 

 

Dieu commande à Moïse de gravir le mont Nebo, « dans le pays de Moab, vis-à-vis de Jéricho et de [regarder] le pays de Canaan que je donne en priorité aux Israélites…Tu verras le pays devant toi mais tu ne rentreras pas dans le pays que je donne aux Israélites ». (Deut. 32, 48 et 52)

Moïse gravit le mont Nebo et Dieu lui fait voir tout le pays qui correspond aujourd’hui à Israël et aux territoires palestiniens occupés, la Cisjordanie. Puis « Moïse, le serviteur de l’Eternel, mourut là, dans le pays de Moab… Personne n’a su où était son tombeau jusqu’à aujourd’hui. » (Deut. 34, 5 et 6)


Le programme EAPPI du Conseil œcuménique des Eglises auquel le DEFAP participe pour la France, prévoit la constitution d’équipes d’hommes et de femmes d’une vingtaine de nationalités différentes à sept endroits stratégiques des territoires occupés palestiniens. Ces équipes restent en place trois mois puis sont remplacées par de nouvelles équipes.

 

 

J’ai été affecté à l’équipe de la vallée du Jourdain, donc à Jéricho, la ville que Moïse voit devant lui de son poste sur le mont Nebo. Jéricho, selon sa propre publicité, est la plus vieille ville du monde habitée de façon continue (10 000 ans ou plus). Il reste encore quelques pierres de la vieille ville, celle livrée par Dieu, selon le livre de Josué, au peuple d’Israël suite à l’effondrement de sa muraille. A l’exception de Rahab, la prostituée, et de sa famille, toute la population canaanite de la ville aurait péri (Jos. 6).
Quel rapport, me direz-vous, entre un programme initié par des Eglises au 21ème siècle et des événements ayant eu lieu longtemps avant la naissance de Jésus Christ ? Curieusement, il reste encore aujourd’hui des traces, au niveau du comportement et des croyances de personnes vivantes, de ces origines bibliques, légendaires ou non.

Notre petite équipe, composée de trois personnes, a commencé il y a peu de temps, grâce à son chauffeur palestinien, à rendre visite à notre « clientèle » dont une bonne partie avait déjà fait l’objet de visites d’équipes précédentes. C’est en écoutant les récits des uns et des autres que nous avons pu détecter des attitudes qui remontent, sans doute, à des centaines voire à des milliers d’années.
La communauté juive dans son ensemble, fonde l’existence de l’État d’Israël en 1947 sur les promesses de Dieu consenties à l’origine à Abraham, puis à Moïse, selon l’Ancien Testament. Nous le savons. Les terres de Canaan, ainsi que les autres terres citées par Deutéronome (34, 2 et 3), sont celles réclamées par la plupart des Israéliens aujourd’hui.

 

Dans la vallée du Jourdain, nous avons rarement l’occasion d’aborder ce sujet avec des Israéliens. A part quelques intervenants lors de nos cours de formation, nous ne rencontrons que des militaires et parfois, des colons. Avec ces dernières catégories, les possibilités de discussion sont limitées par la force des choses.
En revanche, nous faisons très souvent la connaissance de Palestiniens à qui nous posons, entre autres, des questions sur les origines de leurs communautés et de leurs familles. Ce ne sont pas les réponses qui manquent.


Un nombre impressionnant de Palestiniens de Cisjordanie, donc de la vallée du Jourdain, sont des réfugiés. Le mot « réfugié » prend un sens particulier aujourd’hui dans la plupart des pays du Moyen-Orient. Dans l’ancienne Palestine, avant la création de l’État d’Israël, il existait déjà des mouvements de population : des Juifs arrivaient d’Europe et se portaient acheteurs de parcelles de terrain appartenant aux Arabes. Mais la première vague de réfugiés récente, celle des Palestiniens, date de la fin de la guerre de 1948. Ces réfugiés ont été contraints de quitter la Palestine et de s’ implanter en Jordanie et au Liban ou bien de se déplacer à l’intérieur des frontières de l’ancienne Palestine. De nouvelles vagues ont suivi la guerre de 1967.
A l’époque de Moïse, le peuple d’Israël, suite au départ d’Egypte, était lui-même un peuple de réfugiés. Des milliers d’années d’après, et plus particulièrement à la suite de l’Holocauste, une bonne partie de ce même peuple a pris le chemin de nouveau de la « terre promise ».

 

Nous avons également rencontré des Palestiniens qui ont dû s’installer dans le camp des réfugiés de Ein al-Sultan, l’un des deux camps de Jéricho. La population totale de ces deux camps avoisine 8 500 personnes. Il s’agit de petites villes possédant, mis à part la taille des maisons, à peu près les mêmes caractéristiques que celles du centre-ville de Jéricho. A noter cependant que, dans le cas du camp de Ein al-Sultan, il manque un système d’évacuation des eaux. L’explication, qui nous a été fournie par le représentant d’une des agences de l’ONU, est que la population du camp craint que la mise en place d’un tel système risque de porter préjudice au fameux droit de retour qui figure toujours en priorité parmi les exigences des personnes expulsées.
De manière générale, en interrogeant des Palestiniens, notamment dans la vallée du Jourdain, et des Bédouins, nous avons noté en tout premier lieu, leur exigence relative aux terres. Les Bédouins constitue un cas particulier. Un grand nombre d’entre eux étaient implantés autrefois dans le désert du Néguev, donc dans l’extrême sud de ce qui constitue aujourd’hui l’État d’Israël. A la suite de la guerre de 1948, la majorité de ces Bédouins a dû partir, soit en Jordanie, soit vers le nord dans la région centre-nord de Cisjordanie.

Crédits photo : Elisabeth Mutschler

 

La situation des Bédouins qui habitent la vallée du Jourdain est, par la suite, devenue assez catastrophique. Conformément aux accords d’Oslo (1993), la Cisjordanie a été divisée en trois zones, désignées A, B et C. La zone C est entièrement soumise au contrôle du pouvoir militaire israélien. Or la vallée du Jourdain et les territoires à l’ouest de la Mer Morte, représentent à eux seuls, 87 % de la zone C. Il est interdit de construire dans cette zone, même d’ériger une tente. Ces Bédouins se trouvent donc dans une situation d’extrême précarité.
Nous avons rencontré plusieurs communautés bédouines. Sans parler des conditions matérielles de leur existence – sujet que nous aborderons dans un futur article – nous avons retenu qu’elles sont le plus souvent privés de l’espace qui faisait traditionnellement partie des conditions élémentaires de leur existence. En effet, les Bédouins n’étaient généralement pas reconnus comme propriétaires de terres. Ce sont des nomades dont l’activité consiste à élever des moutons, des chèvres et éventuellement des chameaux. Le bétail se déplace en permanence à la recherche de sa nourriture. Or les Bédouins font l’objet, ces derniers temps, d’un harcèlement continu de la part de la population juive des territoires occupés.
Dans un autre village, toujours dans le nord de la vallée, nous avons visité une école d’environ 70 enfants. Une conversation s’est engagée avec le directeur de cette école. Comme de nombreux autres Palestiniens, il attribue l’origine des malheurs de la population à la déclaration Balfour. Ce texte, établi par le premier ministre britannique en 1917 vers la fin de la Première guerre, promet qu’un « foyer national » sera réservé aux Juifs, ajoutant qu’une telle décision sera sans préjudice aux « droits civiques et religieux » des autres peuples de la région. En apprenant que j’étais britannique, le directeur s’est laissé un peu emporter !

Puis il expose davantage son point de vue. Le peuple palestinien n’a pas besoin d’aide financière. Il a besoin … et il cherche la traduction d’un mot arabe dans son téléphone portable… qu’on lui rende  son « homeland » (sa patrie).




Nouvelle-Calédonie : le lycée protestant Do Neva lance un appel.

Début décembre, des pluies diluviennes ont frappé la Nouvelle-Calédonie, réduisant à néant la vie du lycée protestant : mobilier détruit, archives perdues, production de l’exploitation agricole stoppée, élèves déplacés… Dans une interview, Thomas Carlen ancien envoyé du Défap, dressait un bilan alarmiste : « nous n’avons jamais vécu une telle crise », nous disait-il alors.

Installé dans du provisoire
Le mobilier de l’établissement a pu être renouvelé. Le bâtiment, nettoyé et désinfecté, a pu accueillir à nouveau les étudiants, avec quelques arrangements et de l ‘ingéniosité. Des locaux provisoires se sont établis au 1er étage du lycée, construit en contre bas du terrain sur lequel se trouve le centre. Deux salles de classe, jugées trop dangereuses, ont été supprimées et les cours s’organisent donc dans les anciens bureaux administratifs.
70% des archives a pu être sauvé grâce aux équipes du centre, formées en urgence au traitement des papiers dégradés. Le parc informatique et les serveurs étaient eux bel et bien, irrécupérables.
Internet et ligne téléphonique fonctionnent à nouveau, tout comme les moyens de reprographie. Les élèves, désormais en vacances depuis jeudi 15 décembre, ont laissé la place à la réorganisation et au bilan.

 

Bâtiments centraux du centre scolaire Do Neva, DR

Des subventions, des assurances…et des dons !
Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a versé une subvention, dégagée en urgence suite à l’inondation, qui couvre les dégâts directs liés aux pertes : barrières, tables, fauteuils, serveurs, fournitures…Désormais, nous avons besoin de réorganiser l’établissement : deux des bâtiments sont devenus dangereux.
Pour mener à bien ce projet, le centre Do Neva a fait appel à un bureau d’étude local, connu pour son sérieux, afin de préparer demain. Restructuration et mise aux normes sont deux objectifs qu’il faut tenir. Le centre a grandi rapidement, la cantine, construite dans les années 50 et le lycée agricole ajouté en 1987, ne sont plus adaptés aux utilisations d’aujourd’hui. Un plan d’aménagement a été voté.  Il comprend trois volets : remise aux normes de la cantine, rénovation des internats et construction d’un centre administratif commun. Les deux premiers projets vont bénéficier d’un financement du gouvernement, le troisième a besoin du soutien de la communauté protestante en Nouvelle Calédonie et en métropole.

Une nouvelle dynamique
Une des raisons d’être du centre, c’est le travail dans une approche globale. Voilà pourquoi nous souhaitons regrouper tous les services administratifs. Cette démarche permettra d’insuffler une nouvelle dynamique. C’est très important pour tout ceux et celles qui partagent la vie du centre ; les épreuves que nous avons traversées en cette fin d’année ont été dures, certains ont perdu des proches. En donnant une seconde vie au centre, l’établissement permettra à tous de vivre en pratique ce qui est essentiel pour nous, un travail dans l’unité au service de la formation et de l’éducation des adultes en devenir.

Le soutien financier du protestantisme français est plus que jamais nécessaire pour que le centre groupe scolaire Do Neva puisse à nouveau accompagner et former les jeunes Calédoniens.

 

Oui, nous comptons sur vous !

D’avance, nous vous remercions pour le don que vous pourrez faire, en adressant un chèque à l’ordre du Défap (en mentionnant « Do Neva – Site »).Nous vous tiendrons informés des suites du programme de reconstruction.




Le Défap à Djibouti pour le culte de Noël

Rappel du contexte
La République de Djibouti est connu pour ses relations complexes avec la France et son instabilité politique, cause de nombreuses violences. Les relations entre le gouvernement et l’opposition, qui semblent s’harmoniser, forment l’enjeu prioritaire pour le pays.
L’habitat et l’exode des populations rurales constituent également une priorité nationale. Djibouti a en effet deux visages. D’un côté, les villas modernes qui n’ont rien à envier à celles de la côte Ouest américaine et de l’autre les bidonvilles, construits au moyen de cartons. Un grand écart condamné aujourd’hui par les églises et les associations humanitaires.

Situé sur les bords du golf d’Aden, Djibouti subit également depuis 2015 une forte immigration provoquée par les conflits qui sévissent au Yémen et en Erythrée. Une situation qui accentue les problèmes de malnutrition que connaît le pays.

 

Visite de l’ambassadeur de France sur le chantier du temple, DR

 

La vie à Djibouti
C’est dans ce contexte que le pasteur Jean-Luc Blanc assurera une mission d’un mois à  Djibouti. Une occasion de lui demander comment il vit son séjour là-bas.

D : Où êtes-vous installé ?

JLB : Je suis installé au presbytère puisque cette année, il n’y a pas de pasteur titulaire et qu’il est donc disponible. Il s’agit du presbytère qui a été entièrement rénové il y a quelques années. Il est donc très agréable.


D : Quelle est actuellement votre mission ?

JLB : Comme chaque fois que je voyage pour le Défap, ma mission a de multiples facettes. Tout d’abord, celle-ci a été programmée pour avoir lieu en même temps que celle de notre architecte, Nicolas Westphal, pour faire le point avec lui sur le terrain en ce qui concerne la reprise des travaux dans le temple en voie de réhabilitation et envisager la suite. N’ayant pas l’argent pour aller au bout des travaux, il faut établir des priorités de manière à rendre les locaux utilisables le plus rapidement possible. La bonne nouvelle est que le temple sera utilisé pour Noël, même si tout n’est pas terminé ! Mais cela n’est possible que parce que nous sommes en hiver et qu’il ne fait qu’entre 30 et 35 ° ! Il restera ensuite à installer la climatisation avant qu’il ne soit utilisable en été où les températures arrivent  à dépasser les 50 °. Je tiens à redire ici que ce temple est important pour la communautée, mais aussi pour des raisons symboliques en ce qu’il est le seul lieu qui signifie la présence des protestants dans le pays. Il faut souligner qu’au début de mon séjour l’ambassadeur de France a souhaité venir nous rendre visite sur le chantier et à nous apporté son soutien pour cette reprise des travaux.

Ensuite, il s’agit de faire le suivi des projets du Centre de Formation  de l’Église. Le Défap est l’interlocuteur des différents bailleurs de fonds et le garant de  ces projets financés par l’Union Européenne et Bröt Fur Die Welt Allemagne). Il fallait donc rencontrer les représentants à Djibouti de ces divers organismes.

Un autre aspect de la mission est de rencontrer toutes les personnes qui ont besoin de savoir que, même s’il n’y a pas de pasteur titulaire cette année, l’Église continue sa mission (autorités locales ou internationales).

Enfin, il ne faut pas oublier l’aspect cultuel particulièrement important en cette période de Noël. C’est surtout à ces occasions que je peux rencontrer la communauté très investie dans les préparatifs des fêtes !

 

Le chantier où des jeunes sont venus prêter main forte, DR

 


D : Quel accueil avez-vous reçu ? Y a t’il des attentes particulières ?

JLB : L’accueil reçu est évidemment très fort dans la mesure où l’Église est bien consciente que, seule, elle aurait de grosses difficultés. C’est la différence qu’il y a avec la plupart de nos autres partenaires. L’Église du Congo ou du Cameroun peuvent très bien exister sans le Défap, pas encore celle de Djibouti.

D : Comment prépare t’on un culte de Noël à Djibouti ? Quelle différences/similitudes avec la France ?

C’est ce soir que j’ai la réunion avec tous les intervenants de la veillée et du culte de Noël pour coordonner ces deux moments forts de la vie de l’Eglise. Je pourrai en dire plus après, mais pour ce que j’en ai vu jusqu’à présent, la différence ne réside pas tant entre la France et Djibouti qu’entre les paroisses multiculturelles en France ou ailleurs et les paroisses « mono-culturelles ». Ceci dit, nos traditions françaises se sont tellement répandues qu’on chante « Voici Noël » à Madagascar, à Paris, comme à Djibouti !  Dans ce type de paroisse, il importe de veiller à ce que chacun retrouve un élément au moins qui vient de chez lui. C’est peut-être l’un des défis à Djibouti où la communauté malgache est largement majoritaire.

Mais avant que je puisse en dire plus, il faut me laisser le temps de vivre ces moments importants avec cette étrange communauté du bout du monde. Rendez-vous après Noël sur le site du Défap pour en savoir plus encore !

 




Que toute naissance soit joie !

Méditation du jeudi 15 décembre 2016. Nous entrons dans la quatrième semaine de l’Avent et nous prions pour nos envoyés au Congo

Voici dans quelles circonstances Jésus-Christ est né. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; mais avant qu’ils aient vécu ensemble, elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit. Joseph, son fiancé, était un homme droit et ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de rompre secrètement ses fiançailles. Comme il y pensait, un ange du Seigneur lui apparut dans un rêve et lui dit : « Joseph, descendant de David, ne crains pas d’épouser Marie, car c’est par l’action du Saint-Esprit qu’elle attend un enfant. Elle mettra au monde un fils, que tu appelleras Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela arriva afin que se réalise ce que le Seigneur avait dit par le prophète : « La vierge sera enceinte et mettra au monde un fils, qu’on appellera Emmanuel. »
— Ce nom signifie « Dieu est avec nous ». —
Quand Joseph se réveilla, il agit comme l’ange du Seigneur le lui avait ordonné et prit Marie comme épouse. Mais il n’eut pas de relations avec elle jusqu’à ce qu’elle ait mis au monde son fils, que Joseph appela Jésus.

Matthieu 1,18-25

 


Source: Pixabay

L’histoire de Marie de Nazareth pourrait faire partie de ces histoires de grossesses malheureuses, où la jeune femme se retrouve abandonnée à son sort, méprisée par la société ambiante, regardée comme une femme de mauvaise vie, une pécheresse.

Mais dans la Bible la venue d’un enfant, même si elle commence mal, comme celle d’Ismaël dans le sein d’Agar, devient vite un sujet de joie et un signe d’accomplissement. Elle sanctifie aux yeux de Dieu la porteuse de vie.
L’évangéliste Matthieu prend soin de nous décrire la belle attitude de Joseph qui, choisissant la compassion au moment où il a toutes les bonnes raisons de se sentir bafoué, n’hésite pas à faire confiance à la parole de l’ange quand il lui dit :
« Joseph, descendant de David, ne crains pas d’épouser Marie, car c’est par l’action du Saint-Esprit qu’elle attend un enfant. Elle mettra au monde un fils, que tu appelleras Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. »
Que tous les pères, biologiques ou non, reçoivent ce même appel à la confiance et acceptent de ce même cœur la mission qui leur est confiée d’accompagner, de soutenir, de rassurer, de réjouir la mère des enfants qui viennent en ce monde !

 

Entrant dans la quatrième semaine de l’Avent, nous prions pour nos envoyés au Congo.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu es source de vie.
Nous croyons en toi, Dieu, Père de tous les hommes,
Créateur de tout l’univers et de tout ce qui vit.
Tu as fait l’homme et la femme à ton image.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu apportes la vraie vie.
Nous croyons en ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur,
Né d’une femme en notre condition humaine,
Mort et ressuscité pour nous faire partager sa vie.
Toujours vivant parmi nous, il est l’espérance du monde.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu es vie.
Nous croyons en l’Esprit, qui vient de toi et de ton Fils.
Il soulève nos vies par la force de son amour.
Il nous rassemble en un seul peuple, dans son Église.

Nous croyons en toi, Seigneur, ton amour nous unit.
Nous croyons qu’aimés de Dieu, nous sommes tous frères
Et que notre amour doit s’étendre à tout homme.
Nous croyons que, sauvés du mal et de la mort,
Nous sommes dans la vie nouvelle, qui n’aura pas de fin.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu nous donnes la vie.


Source: Pixabay




Les condoléances des protestantismes français et suisse

Nous voulons adresser nos sincères condoléances à nos sœurs et frères dans la foi en Egypte, qui, ce dimanche 11 décembre 2016, ont une nouvelle fois subi une attaque sanglante.

Nous portons dans notre prière les victimes tuées, blessées et leurs familles, nous portons dans notre prière les responsables de la communauté copte d’Egypte. Et nous portons dans notre prière tous les égyptiens de bonne volonté, soucieux de la paix et de l’harmonie entre les humains.
Ces actes de haine aveugle, qui visent aussi à dresser les uns contre les autres les croyants chrétiens et musulmans, ne doivent pas amener ceux qui se réclament du Christ à réclamer vengeance. Que l’amour soit plus fort que la haine et finisse par la vaincre. Ceci est le coeur de notre prière, pour l’Orient et pour l’Occident.
Paris, Lausanne, Strasbourg, 13 décembre 2016

François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France (Paris)
Laurent Schlumberger, Président de l’Eglise Protestante Unie de France (Paris)
Christian Albecker, Président de l’Union des Eglises Protestantes en Alsace Lorraine (Strasbourg)
Enno Strobel, service mission UEPAL (Strasbourg)
Bertrand Vergniol et Joël Dautheville, secrétaire général et président du Défap (Paris)
Nicolas Monnier, Jean Claude Basset, André Joly, DM échange et mission (Lausanne)
Albert Huber et Thomas Wild, président et directeur de ACO France (Strasbourg)

 

Condolences
We want to address our condolences to our brothers and sisters in faith in Egypt, once more the victims of a bloody attack on Sunday December 11th.
We lift up in our prayers those who were killed, those who were injured, and their families, we lift up in our prayers the people in charge of the Coptic Churches in Egypt. And we also lift up in our prayers all Egyptians of good will, anxious to keep peace and harmony between human beings.
These acts of blind hatred, which aim at setting Christian and Islamic believers against each other, should not lead people professing Christ as their Lord to claim for revenge. Let love be stronger than hatred so that love will defeat hatred. This is the heart of our prayer, for the East and for the West.
Paris, Lausanne, Strasbourg, December 13th, 2016
– Rev. François Clavairoly, President of Fédération Protestante de France (Paris)
– Rev. Laurent Schlumberger, President of the United Protestant Church of France (Paris)
– Christian Albecker, President of the Union of Protestant Churches in Alsace Lorraine (Strasbourg)
– Rev. Enno Strobel, mission department UEPAL (Strasbourg)
– Rev. Bertrand Vergniol and Joël Dautheville, General Secretary and President of Défap (Paris)
– Rev. Nicolas Monnier, Jean Claude Basset and André Joly, DM échange et mission (Lausanne)
– Albert Huber et Rev. Thomas Wild, President and Director of ACO France (Strasbourg)




Mission Congo : point sur les projets en cours

Du 31 octobre au 9 novembre 2016, le responsable des relations et solidarités internationales, le pasteur Jean-Luc Blanc, s’est rendu au Congo pour une mission de suivi de l’ensemble des projets en cours. Les objectifs de cette mission étaient nombreux : prendre contact avec la nouvelle équipe dirigeante de l’Église Evangélique du Congo, faire le point des divers projets, collaborer avec la Faculté de Théologie et l’Ecole Pastorale de Ngouedi sur des projets futurs… Le 20 novembre, le pasteur rendait un rapport complet de sa mission.

Depuis le mois d’août 2016, des changements importants ont eu lieu dans l’Église Evangélique du Congo. Une nouvelle équipe dirigeante a été élue et de nombreux responsables de départements ont changé. Cela ne peut pas ne pas impacter les orientations de nos relations avec l’Église.  Le pasteur Jean-Luc Blanc qui s’occupe des relations du Défap avec l’Église Evangélique du Congo, est allé y rencontrer l’ensemble des personnes concernées par nos partenariats.  Outre la prise de contact avec la nouvelle équipe dirigeante, il importait de visiter nos envoyées, au nombre de trois, et de faire le point sur les divers projets en cours que ce soit avec la Cevaa, la Plateforme Ensemble pour le Congo ou encore directement le Défap.

A son arrivée, le pasteur Jean Luc Blanc a été reçu par le  nouveau Bureau de l’EEC. Ce fut, bien sûr, l’occasion de faire le point sur l’ensemble de nos partenariats, mais aussi de parler des nombreux défis que la nouvelle équipe doit relever dont le premier est financier. Un second défi important est l’équilibrage des postes pastoraux entre la campagne et la ville. En effet, des postes de brousse sont vacants alors que des paroisses de ville sont asphyxiées par le nombre de pasteurs qui leur ont été affectés. Dans l’EEC c’est le Bureau Synodal qui affecte les pasteurs dans les paroisses, mais celui-ci souffre de toutes les pressions qu’il reçoit pour nommer les pasteurs en ville. Ainsi, certaines paroisses ont beaucoup trop de pasteurs, ce qui leur pose de grosses difficultés financières alors que d’autres, à la campagne, n’en ont aucun.

 

L’EEC : une Église dans une société en proie à la violence

La situation politique du pays est particulièrement inquiétante. La région du Pool est toujours la proie de violences et d’exactions diverses (l’ambassade de France a demandé à tous les français présents dans cette province de la quitter).  Les protagonistes sont difficiles à identifier au point qu’on ne sait jamais si les exactions commises sont le fait du pouvoir ou de groupes rebelles. Ce qui est certain c’est que cette situation exacerbe les tensions ethniques déjà présentes dans le pays et dans l’Église dont la nouvelle équipe dirigeante  aura fort à faire pour éviter que cela ne dégénère.  C’est par l’Action Evangélique pour la Paix que l’Église Evangélique du Congo (EEC) a choisi d’intervenir dans ce domaine. Il s’agit d’une association, partenaire du Défap depuis le début de son existence qui forme des enfants, des jeunes, des paroisses, des associations à la coexistence pacifique en utilisant un matériel mis au point avec l’Ecole de la Paix de Grenoble. Cette année, par exemple, l’Uepal a choisi de soutenir un projet de l’AEP dans l’un des quartiers les plus difficiles de Brazzaville. Ainsi, c’est tout un programme de formation dans les écoles protestantes et laïques et les paroisses qui va avoir lieu afin de favoriser un coexistence pacifique des divers groupes en présence.  Dans les jours qui suivaient le passage de Jean Luc Blanc, l’AEP devait initier une action autour de la question du Pool.

 

Une Église présente sur la scène de l’engagement social

 

Les hôpitaux

Parce que l’EEC est très présente dans le domaine social, ceux qui l’accompagnent soutiennent aussi des projets dans ce domaine : dans le domaine médical, par exemple, l’EEC possède 16 Centres de Santé ou hôpitaux, au service desquels, nous avons actuellement trois envoyées. Grâce à l’implication de la Cevaa, l’EEC a pu mettre en place une centrale pharmaceutique pour les 16 établissements, et est en train de créer un centre d’imagerie médicale. Deux de nos trois envoyées au Congo travaillent au service de ces projets.

 

Le sida

Toujours dans le domaine de la santé, la Plateforme Congo continue à suivre avec attention le programme de lutte contre le Sida dans lequel elle a toujours été impliquée. Aujourd’hui, son engagement est moindre mais, avec l’Église Libre et l’association « Chrétiens et Sida », elle soutient le programme de formation des bénévoles qui parcourent le pays pour faire de la prévention. Le programme actuel avait dû être interrompu à cause des événements politiques mais celui-ci est en train de reprendre normalement.  Un formateur français, C. Forma, devrait y retourner sous peu.

 

Scolarisation des enfants sourds

Le projet de scolarisation des enfants sourds se poursuit et se consolide, même si nous avons toujours des difficultés à motiver les bénévoles français nécessaires pour les formations prévues. Pour compenser, une formation va être réalisée sous peu avec les compétences locales.  Ce projet est actuellement financé par l’Uepal et la Cevaa.

Le petit projet de formation professionnelle pour des jeunes filles sourdes financé en partie par des paroisses de l’Epudf, est en bonne voie de réalisation. Le bâtiment construit dans la parcelle de l’école de Ouenzé va être achevé sous peu et le responsable est en train de rassembler le matériel nécessaire (machines à coudre…). Il sera ainsi situé sur le même site que l’une des deux écoles inclusives.

A Owendo, dans le nord du pays, il a fallu construire un bâtiment pour abriter les 2 classes supplémentaires nécessaires. Même si la construction d’un bâtiment pour accueillir les classes inclusives est un détail du projet, l’EEC a décidé de donner une place importante à l’inauguration de ce bâtiment de manière à rendre visible le projet (les enfants sont pour l’instant scolarisés dans des locaux de la paroisse). L’inauguration a donc eu lieu en grandes pompes avec chorales, discours, présence des autorités locales et régionales etc.  L’EEC y était représentée par son vice-président, le Coordinateur Régional, l’Aumônier des sourds, les divers représentants de l’Enseignement Protestant, les pasteurs locaux…etc.  A cette occasion, le vice-président a donné une grande place à la dimension missionnaire de ce projet en parlant du rôle qu’y ont joué la Cevaa et le Défap.  Il reste un détail qui est que le bâtiment a été inauguré avant d’être totalement terminé car il a manqué quelques fonds… Mais cela devrait pouvoir se régler rapidement.

L’enseignement primaire et secondaire

L’EEC possède environ 80 écoles primaires et secondaires gérées par son Département Enseignement. Outre le projet de scolarisation des enfants sourds, les Eglises de France via la Plateforme, soutiennent la réfection d’une école dans le Pool dont, pour l’instant, les travaux sont interrompus à cause de l’instabilité politique dans la région. Dès que la situation le permettra ce projet devrait reprendre.  Par ailleurs, avec le RIEP (Réseau International de l’Enseignement Protestant), le Defap est en train de considérer un projet de scolarisation des populations autochtones qui vivent dans les forêts du Nord. Ce projet ambitieux (création de 3 écoles) ne verra le jour que s’il est possible de trouver un financement public.

 

Quelques photos de la cérémonie d’inauguration.

 


Le vice-président de l’Église devant le bâtiment presque terminé, DR, 2016

 

Le bâtiment consacré aux classes pour les sourds, nov 2016, DR

 

Les premiers enfants bénéficiaires du projet avec leurs enseignants, nov 2016, DR

 

L’enseignement supérieur

L’Université Protestante de Brazzaville a un nouveau Recteur qui vient d’être nommé. Il s’agit de Serge Loko qui jusque là était professeur de théologie. Nous n’avons que peu de relations de travail avec l’Université en tant que telles sinon au travers du RUPA (Réseau des Universités Protestantes d’Afrique), mais la rencontre fut l’occasion de faire le point sur le RUPA et nos rôles respectifs dans le Réseau. Par contre, nous travaillons régulièrement avec la Faculté de Théologie qui fait partie de l’Université.

L’EEC est une Eglise qui investit beaucoup dans la formation de ses pasteurs

L’EEC qui a pris la décision de supprimer le statut « d’Evangéliste » a, très logiquement, décidé de modifier ses cursus de formation et de rehausser le niveau de l’institut de Ngouedi. Celui-ci reste un institut pour celles et ceux qui n’ont pas le bac, mais des passages seront possibles vers le cycle de licence de la faculté.   L’Institut est dirigé par le pasteur Jean Serge Kinouani qui était boursier du Defap il y a 3 ans. Dans l’avenir, nous essaierons de faire profiter l’Institut des divers échanges avec nos facultés, en particulier en ce qui concerne les échanges de professeurs. Une opération de distribution de Bibles NBS aux étudiants pourrait être menée assez rapidement à Ngouedi.

Avec le Doyen de la Faculté et le Directeur de l’Institut de Ngouedi,  Jean Luc Blanc a abordé la question du partenariat avec la Faculté de Strasbourg, avec la CLCF ainsi que les futurs échanges de professeurs et les éventuels futurs boursiers. Il faut souligner ici qu’une Association des Amis de la Faculté de Théologie de Brazzaville est née en France et veut soutenir un certain nombre de projets de la Faculté.

Une Eglise impliquée dans les questions de genre

Le Département Femmes et Familles avec lequel nous avons collaboré à plusieurs reprises dans le passé est maintenant dirigé par Eléonore Kissadi, elle aussi ancienne boursière du Défap.  Le projet « Genre » que le Défap a financé à ses débuts et qui est une sensibilisation à la question du genre et aux rapports hommes-femmes dans la société et dans l’Église se poursuit.

Le projet de formation des « conseillers conjugaux » dans lequel une association proche de l’Église Libre MVF) est impliquée via la Plateforme, est toujours d’actualité même si les financements se sont taris. Les formateurs sont prêts à y retourner mais avant, il reste à s’assurer du financement des séminaires…

Une Eglise qui développe les aumôneries

Depuis 2011, toutes les aumôneries sont regroupées au sein du Département « Aumônerie Générale ». Or, jusqu’ici le Défap et la Plateforme Ensemble pour le Congo ont travaillé avec la plupart des aumôneries, mais jamais avec l’Aumônerie Générale qui souhaiterait que la plateforme se saisisse de deux de ses demandes :
– l’aider à développer des formations pour les aumôniers.
– l’aider à la création de maisons de retraites.  C’est un sujet sur lequel il nous faut réfléchir plus largement au Défap car l’idée de créer des maisons de retraite en Afrique est en train de germer dans plusieurs pays à mesure que l’urbanisation les confronte à des problèmes similaires à ceux que nous avons connu quand nous nous sommes engagés dans cette voie en France.

Ouvertures

Comme chaque fois qu’un représentant du protestantisme français va au Congo, Jean Luc Blanc a rencontré de nombreux autres acteurs de l’Église et du pays. Nos relations dans ce coin de l’Afrique sont d’une grande richesse. Certaines paroisses en profitent déjà depuis longtemps, mais il y a de la place pour les autres !

 

 

 




Partager la question de Jean-Baptiste

Retrouvez chaque jeudi la méditation sur le site du Défap. Aujourd’hui 8 décembre, nous allons entrer dans la troisième semaine de l’Avent. Nous prions pour nos envoyés au Liban, pour tous les libanais et les syriens réfugiés au Liban.

Jean-Baptiste, dans sa prison, entendit parler des oeuvres du Christ. Alors il envoya quelques-uns de ses disciples demander à Jésus : « Es-tu le Messie qui doit venir ou devons-nous attendre quelqu’un d’autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez raconter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui n’abandonnera pas la foi en moi ! »
Quand les disciples de Jean partirent, Jésus se mit à parler de Jean à la foule en disant :
« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ? Non ? Alors qu’êtes-vous allés voir ? un homme vêtu d’habits magnifiques ? Mais ceux qui portent des habits magnifiques se trouvent dans les palais des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, vous dis-je, et même bien plus qu’un prophète. Car Jean est celui dont l’Écriture déclare : « Je vais envoyer mon messager devant toi, dit Dieu, pour t’ouvrir le chemin. »
Je vous le déclare, c’est la vérité : parmi les humains, il n’a jamais existé personne de plus grand que Jean-Baptiste ; pourtant, celui qui est le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui.

Matthieu 11,2-11


Source: Pixabay

Un de ses amis interrogea un jour un très vieux prêtre en lui demandant : « Et si à la fin de votre vie vous perdiez la foi, vous cessiez de croire en tout ce à quoi vous avez dédié votre vie ? » Le vieux prêtre lui répondit : « Toute ma vie j’ai cru à l’amour ! Je pourrais cesser de croire à tout le reste, mais pas à l’amour. Et on ne peut se tromper quand on croit à l’amour. Or pour moi Dieu est l’amour. »
Jean-Baptiste est en prison quand il s’interroge sur Jésus. Il sait qu’il risque sa vie. Cela donne à sa question ce caractère ultime. S’est-il trompé sur le Messie ? Il veut vraiment savoir !
Jésus ne répond pas en termes identitaires, mais par des actes de vie, qui témoignent de l’amour de Dieu. Comme l’avaient annoncé les prophètes la réalité est transformée : « les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. »
Témoigner du Christ messie et sauveur ne relève pas du slogan ou de l’affirmation dogmatique mais d’un changement à l’intérieur et à l’extérieur de nous-mêmes. Si nous n’émettons aucun signe d’engagement, d’accompagnement et de consolation, alors quel est le sens de la foi chrétienne ?
Les hauts – faits appartiennent à Dieu, et nous devons les proclamer ; à nous incombent les attentions et actions quotidiennes en faveur de tous les petits qui nous entourent, et qui sont les plus grands dans le Royaume de Dieu.

 

En entrant dans la troisième semaine de l’Avent nous prions pour nos envoyés au Liban et pour tous les Libanais et les Syriens réfugiés au Liban avec cette prière écrite par le Pasteur André Dumas.

Notre Dieu, nous sommes en solidarité avec ceux qui vivent dans le danger et dans le combat.
De loin ou de près, nous partageons leur détresse et leur espoir.


Apprends-nous à étendre nos vies au-delà de nous-mêmes et à étirer notre cœur jusqu’aux frontières
où les hommes souffrent et transforment le monde.


Mets-nous en solidarité avec l’étranger, que nous ignorons, avec le démuni, que nous effaçons,
avec le prisonnier, que nous évitons.


Oh Dieu, que la solidarité soit ainsi un nom nouveau, un nom actuel pour cette fraternité
à laquelle tu nous appelles sans cesse.
Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans la vérité et non pas dans le mensonge des tactiques.


Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à la partialité destructrice et qui nous entraînerait
dans la captivité de nos propres amis.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas partisans, toi qui as pris parti pour nous,
sans jamais nous mentir sur nous-mêmes.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’efficacité et non pas dans le verbalisme des déclarations.


Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à l’inflation vaine et qui nous plongerait dans la paille
des mots sans le grain des choses.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas tribuns, toi qui es toujours parole unie à la vie,
parole en acte, fût-ce dans le silence.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’espérance et non pas dans la dramatique des catastrophes.


Délivre-nous de cet obscur besoin que nous avons parfois de la souffrance humaine,
comme si la souffrance pouvait être un quelconque bien, sauf pour celui qui dure en l’endurant.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas prophètes de malheur, toi qui as toujours voulu
pour les hommes la justice et la liberté, la joie et la paix.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires en humilité, car nous ne sommes pas capables de porter la terre entière.


Délivre-nous de l’accablement qui n’aide personne et de la pitié,
qui empoisonne tout.


Car tu nous veux solidaires de celui dont nous devenons vraiment le prochain.


Ô Dieu, purifie nos solidarités. Rends-les vraies, fécondes, ardentes et humbles.


Nous te le demandons au nom de Celui qui a été résolument solidaire
de l’homme abandonné et méprisé, Jésus.

André Dumas


Source: Pixabay




Inondations en Nouvelle-Calédonie : participez à la reconstruction

Le groupe scolaire Do Neva a besoin de vos dons ! A l’occasion de Noël, vous pouvez lui venir en aide et participer à sa reconstruction.

À la suite des pluies torrentielles qui se sont abattues sur la Province Nord début décembre, le groupe scolaire Do Neva a particulièrement souffert. Le matériel d’étude et informatique ainsi que les archives ont été détruits. L’exploitation agricole, gérée par le lycée, (certifiée AB, agriculture biologique), est totalement sinistrée. Tous les élèves, y compris internes, ont dû être déplacés.

Vous pouvez participer à la reconstruction du centre en adressant un chèque à l’ordre du Défap, en mentionnant « Do Neva – Site »

 

La boue se retire et laisse apparaître des dégâts considérables

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.doneva.nc




Installation du pasteur Christian Bouzy dans les Eglises des Antilles

Le 27 novembre eu lieu l’inauguration de la maison presbytérale et l’installation du pasteur Christian Bouzy, en Guadeloupe, en présence de Bernard Antérion et de Bertrand Vergniol.

 

Bertrand Vergniol et Christian Bouzy




De l’amour naît déjà le monde autre !

Méditation du jeudi 1er décembre 2016. En entrant dans la deuxième semaine de l’Avent, nous prions pour les envoyés à Madagascar et pour le peuple malgache.

Tout ce que nous trouvons dans l’Écriture a été écrit dans le passé pour nous instruire, afin que, grâce à la patience et au réconfort qu’elle nous apporte, nous possédions l’espérance. Que Dieu, la source de la patience et du réconfort, vous rende capables de vivre en bon accord les uns avec les autres en suivant l’exemple de Jésus-Christ. Alors, tous ensemble et d’une seule voix, vous louerez Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Ainsi, accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. En effet, je vous l’affirme, le Christ est devenu le serviteur des Juifs pour accomplir les promesses que Dieu a faites à leurs ancêtres et montrer ainsi que Dieu est fidèle. Il est venu aussi afin que les non-Juifs louent Dieu pour sa bonté, comme le déclare l’Écriture :

« C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai en ton honneur. » 

Romains 15,4-9

 

Source: Pixabay

 

Par l’Ecriture et ce qu’elle raconte, Dieu instruit ses enfants afin de leur donner l’espérance.

A Madagascar, d’où je reviens, cela prend particulièrement sens : la Bible se trouve partout. Non seulement dans les Eglises mais aussi dans les hôtels, sur les étals de marché, dans la portière des voitures et la poche des gens…. Et sur les bus, taxis-brousse et véhicules en tout genre, des versets bibliques viennent rappeler, dans le flot d’une circulation difficile, que notre Père céleste nous aime et que Jésus est notre sauveur.

Cette omniprésence de la Parole de Dieu est-elle liée à la pauvreté ? Les hommes sont-ils plus croyants quand ils ont du mal à vivre et pour certains à se nourrir ? L’espérance spirituelle compense-t-elle le désespoir d’un monde miné par la misère ?

C’est vrai que le bien-être nous fait souvent oublier ce que nous devons à notre Créateur et Père. Mais la misère génère plus facilement l’obscurantisme religieux et l’analphabétisme qu’une disponibilité à vivre la foi, l’espérance et l’amour.

Pourtant la moitié de la population malgache est chrétienne, et l’on y rencontre des gens très courageux, porteurs de projets et d’avenir. Ils se veulent pour leur peuple les témoins fidèles des promesses de Dieu. Alors chaque jour des chants à la gloire du Très-Haut résonnent d’une allégresse peu commune, depuis la bouche des tout-petits jusqu’aux chorales d’adultes qui louent le Seigneur à pleine voix !

 

Prions pour les envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache, avec ces paroles du Père Pedro, engagé à Madagascar depuis plus de 40 ans auprès des plus pauvres pour leur redonner vie et dignité.

Aimer

C’est être capable de dire « Viens faire un tour chez moi »

C’est pouvoir dire à l’autre « J’ai besoin de toi »

C’est reconnaitre sans gêne que l’autre peut avoir raison

C’est être capable de dire « Je te félicite »

C’est être capable de dire « Excuse-moi »

C’est être capable de pardonner

C’est être capable d’ouvrir la bouche pour ne dire que la vérité

C’est être capable de tenir sa langue pour ne pas offenser

C’est être capable d’encaisser les coups sans vouloir les rendre

C’est être capable de se battre dans la vie sans écraser les autres

C’est accepter d’être dérangé par les autres

C’est être capable de dire à l’autre qu’on l’aime sans jamais se lasser

C’est être capable de vivre ensemble.

 

Source: Pixabay




SOS enfants syriens au Liban ! Ils ont besoin de nous

Le Liban est, depuis le début de la guerre en Syrie il y a cinq ans déjà, une terre d’accueil pour de très nombreuses familles syriennes qui ont fui leur pays. Des enfants de tous âges se retrouvent ainsi déracinés. Ils ont besoin d’être pris en charge physiquement et psychologiquement. Le Défap a été informé d’une mission à l’initiative de Christine et Pierre Lacoste, envoyés au Liban*, à travers le projet « Parrainer un enfant syrien ». Explication.

© Amel Association

Comment est né votre projet « Parrainer un enfant syrien » ?

A notre arrivée à Beyrouth en 2013, nous avons dû affronter la réalité bouleversante des réfugiés présents à tous les coins de rue : il nous fallait trouver un moyen de les aider. Découvrant un nouveau pays, ne connaissant pas la langue, nous nous sentions démunis. Nous avons rapidement été mis en contact avec l’association Amel et son président, le Dr Kamel Mohana. ONG très connue au Liban, Amel est une association apolitique et laïque se préoccupant d’aider chaque être humain placé sur son chemin, quelle que soit son origine. Nous leur avons présenté notre volonté de solliciter notre réseau français pour contribuer à l’éducation de ces enfants déplacés mais représentant l’avenir de la Syrie. Le projet « Parrainer un enfant syrien » est né.

 

Comment vous êtes-vous investis dans ce projet ?

Nous le construisons avec l’équipe d’Amel au travers de nos rencontres régulières et nos visites aux enfants. Nous servons d’interface entre les différents partenaires : Amel, la Fondation du protestantisme, les parrains et bien sûr les enfants. Nous nous chargeons de donner régulièrement aux parrains des nouvelles des enfants.

Depuis son lancement, combien d’enfants ont été parrainés ?

Trente enfants ont été pris en charge en 2014-2015, 180 pour 2016-2017. Nous sommes reconnaissants pour le nombre croissant d’enfants mais aussi pour la diversité des parrains. Membres d’une communauté monastique, d’une Église luthérienne, de l’EPUDF, d’une Église évangélique libre, d’une mosquée, ou encore catholique ou sans affichage religieux particulier, tous sont convaincus de l’urgence à faciliter l’accès à l’éducation de ces enfants.

Quel est le bilan pour les années 2015-2016 ?

Un bilan très positif. Les enfants ont été assidus, une relation de confiance s’est tissée entre eux, les éducateurs et les familles. La psychologue a rencontré régulièrement les enfants en groupe mais aussi, individuellement. A chacune de nos visites, nous avons été émus par la tranquillité et la joie émanant des classes. Nous avons été confortés dans notre conviction.

 

Qu’attendez-vous pour cette nouvelle année 2016-2017 ?

Notre objectif est d’atteindre le chiffre de 400 enfants… Amel a pris des dispositions. Les locaux sont prêts à fonctionner. Les éducateurs sont motivés. Une psychologue supplémentaire a été recrutée.

Quel est l’objectif de ce parrainage ? Qui intervient sur place auprès des enfants ?

L’Etat libanais ne peut scolariser que 250 000 enfants sur les 400 000 déplacés au Liban. C’est déjà un énorme effort consenti par ce petit Etat fragilisé par une crise politique, économique et internationale.  Les élèves syriens, souvent déscolarisés depuis plusieurs années, rencontrent de grosses difficultés liées à la différence de programmes, notamment en anglais. Pour un enfant déplacé par la guerre, le passé est traumatisant, le présent est fait d’insécurité permanente et le futur est incertain. Un socle bien trop fragile pour développer des capacités cognitives et personnelles permettant de se projeter dans l’avenir. Le parrainage propose des activités psycho-sociales, un soutien scolaire, des cours d’anglais, des séances d’information sur « les droits de l’enfant » mais aussi des activités manuelles et culinaires, des moments de jeux. Toutes ces activités, nous l’espérons, contribueront à étayer la personnalité des enfants, leur permettant de croire en leur avenir. Nous avons demandé à chacun d’entre eux de dessiner leur futur métier. La majorité se voit médecin, ingénieur ou professeur. Mes « préférées » sont Rahaf et Sarah, deux petites filles vivant dans un squat minable en pleine banlieue sud de Beyrouth, qui se voient professeur d’art…

* Cette opération est une initiative personnelle de Chistine et Pierre Lacoste, envoyés du Défap à Beyrouth. Le Service protestant de mission – Défap n’y est pas directement associé, tout en y étant sensible, raison pour laquelle son site internet relaie l’information.

Parrainez, vous aussi, un enfant syrien du Liban !

C’est simple :
1. Adressez un mail d’engagement à Christine Lacoste (christinelacoste064@gmail.com)
2. Libellez un chèque de 300 euros* à l’ordre de la Fondation du Protestantisme
3. Envoyez-le à la Fondation du Protestantisme (47 rue de Clichy – 75311 Paris cedex 09) portant au dos la mention « Parrainage Amel ».
4. Vous recevrez un reçu fiscal du montant de votre chèque.

*Vous pouvez décider de n’envoyer qu’une partie de la somme

 

 


© Amel Association