Des magazines pour les jeunes de Madagascar

Dominique Ranaivoson, envoyée à Madagascar, demande de l’aide pour les jeunes de l’IFRP : ils ont besoin de plus de matériel pour étudier.

« Les étudiants qui passent trois ans à l’Institut de recherches pédagogiques (IFRP) se forment en vue d’enseigner dans les écoles protestantes, un réseau de 530 établissements répartis surtout sur les Hauts-Plateaux, sur la Côte Est, et dans quelques villes du Nord (Diego, Sambava) et de l’Ouest (Majunga, Marovoay).

 

Les instructions ministérielles les obligent à enseigner partiellement en français mais malgré leur bac et leurs connaissances théoriques, peu arrivent à parler et à s’exprimer par écrit. Pratiquement aucun n’a possédé un autre livre que la Bible.

 

Les étudiants de l’IFRP

 

Des enseignants leur donnent des cours de langue classiques tandis qu’avec moi ils suivent des formations courtes et intensives à raison de deux fois par an (une à quatre semaines).

Les supports sont multiples pour pratiquer la langue dans diverses circonstances et aborder des sujets de fond spirituels et pédagogiques.

 

Les études bibliques, les chants, les sketchs, les sorties culturelles (festivals, foire du livre, visites), les jeux, la manipulation d’albums jeunesse, la préparation de spectacles sont autant d’occasions de se délier la langue et de se former l’oreille.

Le Défap soutient l’édition d’un recueil de textes divers, la Petite Bibliothèque portative, qui leur est offerte en début de cycle. C’est une vraie valise et l’on apprend à se servir de tout ce qu’elle contient.

 

Spectacle à l’IFRP

 

Faire un bilan de ces actions qui manifestement leur font plaisir serait périlleux : certains ont fait des progrès remarquables et d’autres se contentent de suivre mais tous reçoivent un encouragement dans cet accompagnement.

Celui-ci se manifeste aussi concrètement lors de leur sortie quand nous leur offrons une valise, sorte de trousseau contenant des ouvrages de base : Bible, dictionnaires, grammaire, albums d’enfants et de lecture pour les primaires, livres d’anglais pour d’autres.

 

Remise de malles à l’IFRP

 

Nous achetons une partie de ces ouvrages neufs sur place (Bibles, dictionnaires) mais sollicitons en France des dons de magazines jeunesse tels que Youpi, J’aime lire, Belles Histoires… Les romans en volumes sont trop lourds et trop difficiles à lire.

 

Les étudiants de l’IFRP vous remercient ! »

 

    Dominique Ranaivoson
Envoyée en courts séjours à Madagascar




Togo : « l’hôpital de l’Espérance »

En mai, Timothée, Myriam, Jean, Heidi et Daniel Deglon, envoyés à Mango, au Togo, nous donnaient de leurs nouvelles.
L’hôpital de l’Espérance

 

« Déjà deux mois qu’il est ouvert ! Myriam y partage son mi-temps entre une journée par semaine à la consultation de jour et une garde par semaine (entre vingt-quatre et vingt-huit heures) à l’hôpital. Au-delà du travail médical lui-même, nous sommes reconnaissants de voir quel outil peut être cet hôpital.

 

Devant l’hôpital

 

Il l’est autant dans des situations encourageantes, comme celle de cette femme mordue par un serpent et qui se trouvait dans un état critique, dont la vie a été sauvée par un antipoison – ce malgré les délais. (…) mais également dans des situations plus difficiles, comme un de nos voisins en consultation qui annonce à Myriam que son foie est en grande partie détruit par le cancer et qu’il n’y a aucun traitement possible… C’est l’occasion d’annoncer l’Evangile (et d’en offrir un). »

 

A l’hôpital

Un début de ferme

 

« Nous avons pu installer une petite ferme sur le terrain de l’hôpital. Une partie de cette bâtisse a été financée par la vente d’un taureau que la mairie nous a donné pour nous remercier de cet hôpital ! Le reste l’a été par les aumôniers de l’hôpital et nous-mêmes.

 

La ferme est là pour contribuer financièrement aux soins des malades, et être un exemple autant que possible au niveau de la gestion d’une ferme, de la restauration des sols et de l’élevage.

 

La ferme

Récemment, un père venant de perdre son enfant à l’hôpital, a pu payer en nature une partie de sa facture, avec un mouton et une chèvre « à l’embouche » : c’est-à-dire que nous engraisserons et revendrons au bon moment. C’est une petite aide et une façon de partager quelque chose de commun avec les Mangolais, qui sont tous ou presque agriculteurs. »

L’Eglise « Bel Amour »

 

« Les premiers missionnaires arrivés à Mango avaient rapidement constitué un petit groupe de chrétiens, dont certains venaient du sud, mais quelques-uns de Mango : l’Eglise « Bel Amour ».

 

Au culte

 

Le groupe s’est aujourd’hui étoffé, avec l’arrivée d’une partie du personnel chrétien de l’hôpital venue du sud. Nous avons vraiment à coeur d’encourager cette Eglise à être tournée vers la ville et la région : que sa conduite soit « honorable » aux yeux des gens de l’extérieur, et que les gens du sud puissent s’adapter à la culture du nord et être eux-mêmes des missionnaires. »

 




Session de formation des envoyés : une diversité des profils

En ce moment a lieu au Défap la session de formation des envoyés : préparation des futurs envoyés avant leur départ en mission.
Une grande diversité

 

Cette session est sans doute parmi les plus diverses qu’ait connue le Défap : les envoyés viennent d’horizons très différents.

On remarque cependant toujours des problèmes de recrutement dans notre réseau d’Eglises : beaucoup d’envoyés viennent d’Eglises évangéliques et/ou indépendantes.
Par ailleurs, la plupart des envoyés de cette session découvre le Défap au travers de leur mission.

 

Mais cette diversité n’est pas forcément une mauvaise chose ! Elle fait du Defap un lieu de rencontre entre toutes ces tendances du protestantisme. Grâce à cette diversité, la formation se déroule dans une bonne ambiance, avec une forte cohésion entre les participants.

 

Session de formation des envoyés, juillet 2015 ©

 

Débat autour des relations avec les Eglises d’accueil

 

Au niveau contenu et formation, les envoyés ont discuté de divers sujets : géopolitique, découverte du Défap, interculturalité, témoignages d’expérience, relations avec l’Eglise d’accueil etc.

 

Des débats ont eu lieu autour de la question du dialogue interreligieux et des relations avec les Eglises d’accueil. Une grande question est revenue : jusqu’où est-on prêt à aller dans le compromis avec les Eglises d’accueil pour composer avec des manières qui ne sont pas les nôtres ?

 

Session de formation des envoyés, juillet 2015 ©

Tous les envoyés n’ont pas la même opinion, ce qui a enrichi le débat. Il est d’ailleurs étonnant de constater que certains envoyés sont hors de tout réseau religieux : ils se sont très bien intégrés et il semble qu’ils n’auront aucun problème à s’intégrer dans les Eglises d’accueil.

 

Au culte d’accueil, Jean-Luc Blanc leur a dit que leur mission est « plus d’apprendre des autres que de leur donner ».

 

A suivre : un écho du culte d’envoi et de l’évaluation de la formation.

 




Cameroun : témoignage d’un envoyé au Centre Technique de Garoua

Voici le deuxième témoignage de Nathan, envoyé en mission longue au Cameroun. De retour à Garoua, il atteste d’une réelle évolution et manifeste son engouement pour la vie sur place.
L’avancée du CTG (Centre Technique de Garoua)

« Il y a deux nouvelles salles de classe qui ont été construites au CTG », écrit Nathan.

Il explique les différents travaux qu’il entreprend : « Au CTG, je travaille principalement sur la conception de machines. Nous avons pu fabriquer un nouveau presse-brique, différentes machines pour un processus de fabrication de charbon à base de végétaux carbonisés, et, actuellement, j’ai lancé la fabrication d’une presse à huile manuelle.
A côté de ces nouveautés, nous avons déjà une gamme de produits que nous continuons de fabriquer en fonction des commandes (ex : lits et brancards pour l’hôpital).
»

 

Vie et travail au collège polyvalent

Avec grande joie, Nathan nous informe que « la classe de 5ème s’est ouverte au Collège Polyvalent » et que « le dernier jour d’école de 2014, le Collège a organisé une matinée animée par les élèves : sketches, danses, chants, avec pour finir les remises de bulletin et les tableaux d’honneur. »

« Sinon, côté boulot, j’ai installé un programmateur pour la sonnerie qui se déclenchait manuellement jusque-là. La récolte du matériel continue grâce aux donateurs. Le conteneur devrait voyager cet été. »

 

Carte du Cameroun (Source : Google Maps)

En rouge, Garoua

Fêtes et vie sur place

Comme partout au Cameroun, les coutumes ne font pas défaut.

« J’ai pu aussi assister à la fête traditionnelle des Sawa, qui est le peuple côtier du Cameroun. La fête « Ngondo » dure une semaine avec différentes manifestations : lutte traditionnelle, danse, élection de Miss Ngondo, course de pirogue et, à la fin, une soirée de gala. Cette année le thème était : l’espoir. »

 

Les fêtes de fin d’année, quant à elles, « sont très différentes de celles que l’on a en France », écrit-il. D’une part, parce-que « je n’ai pas pu les passer dans mon village comme d’habitude », mais surtout parce-que « nous avions des inquiétudes sur ce que Boko Haram (le groupe terroriste d’origine nigériane qui fait des incursions au Nord Cameroun, ndla) pouvait faire. Il n’y a pas eu d’incident dans la région Nord que je sache, mais nous suivons les informations comme vous à la télé, à la radio, aux blablas…  »

Fin janvier fut l’occasion pour Nathan de se présenter à l’UEBC (Union des Eglises Baptistes du  Cameroun) lors de leur conférence à Douala.

 




Affaire de Putter : “L’enquête a été bâclée”

Cet article a été publiée dans l’hebdomadaire Réforme pour le troisième anniversaire de la mort d’Éric de Putter, le 9 juillet 2015.

Éric de Putter © Défap

Il y a trois ans, Éric de Putter, théologien protestant, était assassiné au Cameroun. Depuis, l’enquête piétine. Réforme a rencontré l’ambassadeur français en poste à l’époque.

« Je suis à un point où je ne sais plus quoi faire. Mais je ne veux pas abandonner. » Au téléphone, la voix délicate de Marie-Alix de Putter n’en reste pas moins déterminée. Cela fait maintenant trois ans que son mari, qui enseignait l’hébreu, les sciences des religions et l’Ancien Testament à l’Université protestante d’Afrique centrale (UPAC) de Yaoundé, au Cameroun, a été poignardé à leur domicile. Trois ans que les assassins courent toujours et que l’enquête piétine. Chaque année autour du 8 juillet, date de l’assassinat du théologien âgé de 31 ans, Réforme fait un point sur l’enquête et ne peut que constater l’impasse.

Commissions rogatoires

« À l’automne dernier, nous avons rencontré et demandé à des responsables de l’Église évangélique du Cameroun de faire tout ce qui était en leur pouvoir pour faire avancer l’enquête. En janvier, l’ambassade française à Yaoundé nous a informés que la commission rogatoire internationale des autorités camerounaises lui était parvenue pour être transmise aux autorités françaises. Je ne sais pas s’il y a une relation de cause à effet », confie Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap. Le Service protestant de mission avait envoyé Éric de Putter enseigner dans la capitale camerounaise en septembre 2010. « Depuis plus d’un mois, je demande à être reçu par le ministère de la Justice française pour savoir ce qui s’est passé depuis. Nous attendons le rendez-vous », ajoute Bertrand Vergniol. En revanche, aucune nouvelle de la commission rogatoire côté français.

Pour Bruno Gain, l’ambassadeur français en poste à Yaoundé en 2012, il ne faut pas attendre grand-chose de ces deux commissions rogatoires : « À l’heure où on transfère de l’argent d’un clic entre la France et l’île de La Barbade, la commission rogatoire, elle, met un temps fou à passer de service en service. »

L’ancien diplomate sort de sa poche un article de Marie-Alix et Éric de Putter publié trois mois avant l’assassinat, dans Mission, l’ancienne revue du Défap. Pour lui, ce texte est au cœur de l’affaire et éclaire la personnalité d’Éric de Putter, vraisemblablement trop intègre et franc pour un pays corrompu comme le Cameroun. « Nous étions venus ici pour tenter de participer à un mouvement d’unité et de convergence. C’est plutôt un éclatement sur une dispersion. Nous pensions venir partager un projet ecclésial et communautaire. C’est bien plutôt la lutte individuelle, la querelle des clochers, la compétition entre les Églises, et sans rire, cela se traduit dans le vocabulaire académique enseigné aux futurs pasteurs : compétitivité, croissance, rendement… », écrivent les époux de Putter. Ils déplorent également la corruption généralisée, les « préférences tribales » qui bloquent le pays. Et poussent « un cri d’alerte » pour lancer « une grande réflexion » et « fixer des objectifs ».

« Éric a dit tout haut ce que tout observateur averti pense tout bas. J’ai exactement la même vision du pays que lui. Cet article, j’aurais pu le signer », déclare Bruno Gain. Sauf que dans un pays comme le Cameroun, « miné par la corruption », critiquer ouvertement est dangereux. Bruno Gain avait croisé Éric de Putter à Yaoundé et l’appréciait : « Cet homme, d’une rigueur intellectuelle et morale, a été déçu et a laissé parler son cœur. Les volontaires envoyés comme lui vivent comme les Camerounais et pensent donc qu’ils sont immunisés contre les réactions de la population qui n’est pas forcément bien disposée envers les Occidentaux depuis la décolonisation. C’est un pays compliqué, où la corruption concerne toutes les couches de la société, y compris la fac dans laquelle Éric enseignait. »

« C’est vrai que l’ambassadeur a beaucoup parlé de cet article à l’époque. Je ne sais pas s’il a eu un rôle. Nous l’avons écrit de bonne foi, dans l’optique d’améliorer les choses et non de jeter la pierre. Et le magazine Mission était distribué aux volontaires, pas à l’extérieur », rétorque Marie-Alix de Putter. « On pensait donner des nouvelles aux autres volontaires du Défap, pas faire quelque chose de dangereux », ajoute-t-elle.

Ce texte intitulé « Cameroun : arrêtons de faire comme si tout allait bien ! » a été rédigé au début de l’année 2012, au retour d’un voyage du couple dans le nord du pays. Il n’a été publié qu’en avril 2012 à un moment où les relations d’Éric avec plusieurs personnes de l’université étaient particulièrement tendues, selon sa femme.

« Éric remplaçait un collègue pour coordonner la session d’examens à venir du département de théologie. Il avait décidé de faire respecter le règlement intérieur. Mais les gens de la fac ont pensé qu’il avait durci les règles. À partir de février, Éric a commencé à recevoir des menaces orales de la part d’enseignants et d’étudiants. Un ami étudiant croisé en dehors de la fac nous a dit qu’il ne préférait plus venir chez nous car c’était devenu trop dangereux vu ce qu’il entendait sur nous à l’université », se souvient Marie-Alix de Putter qui ajoute : « Éric l’a d’autant plus mal vécu qu’il était profondément convaincu que le débat et la confiance existaient dans un environnement d’Église. »

Isolés dans un monastère

Le climat sur le campus était tel que le couple avait prévu de s’isoler dans un monastère catholique de Yaoundé en attendant la fin des examens et leur retour en France prévu début août. Éric de Putter a été assassiné la veille de son déménagement du campus, selon sa femme « alors que nous ne l’avions dit à personne », précise-t-elle.

« À mon avis, il faut chercher les responsables dans ses connaissances de la faculté. Certains ont dû se sentir visés par cet article et ont eu peur des conséquences. Car si la corruption est généralisée, il y a parfois des arrestations et des condamnations à valeur d’exemple, même au plus haut sommet de l’État », lance, sans ciller, l’ex-ambassadeur.

À ce stade de l’enquête, les Camerounais ne font pas de lien entre l’assassinat d’Éric de Putter et son emploi à l’UPAC. Un constat répété par le recteur de l’université, joint par téléphone : « Peut-être que l’ambassadeur a des infos que nous n’avons pas. Moi, à ce stade, je n’ai aucune idée des responsables. Le conseil d’administration de l’UPAC a rencontré plusieurs fois le ministre de la Justice camerounaise. On nous répond que l’enquête suit son cours. Nous allons continuer de prier et d’intercéder jusqu’à ce que notre Dieu nous dévoile la vérité. Et grâce à Dieu, on trouvera un jour. C’est mon intime conviction de chrétien et de pasteur », répond calmement le professeur Bouba Mbima.

« L’enquête a été bâclée. Elle n’a pas été menée avec suffisamment de rigueur et on risque malheureusement d’attendre longtemps son issue », regrette l’ex-ambassadeur. Une position partagée par le colonel de gendarmerie français qui était à l’époque responsable de la sécurité de l’ambassade. Les deux hommes n’étaient pas impliqués dans l’enquête camerounaise mais ont observé le travail de la police et de la justice du pays africain. « La scène de crime n’a pas été préservée du passage et donc des traces des policiers et des curieux », « il n’y a pas eu de fouille autour de la maison pour retrouver l’arme du crime », « les enquêteurs se sont focalisés sur un étudiant de la victime et le doyen de l’université, finalement relâchés, sans chercher d’autres pistes », commence à lister l’officier, dépité.

Un autre élément n’a malheureusement pas joué en faveur du théologien, selon Bruno Gain. L’affaire a été beaucoup moins médiatisée que d’autres dossiers français, comme celui de l’avocate franco-camerounaise Lydienne Yen Eyoum, écrouée depuis 2008 (lire ci-contre). Le 3 juillet, François Hollande était en visite officielle au Cameroun. Il a évoqué avec le président camerounais, Paul Biya, le cas de Lydienne Yen Eyoum. A-t-il parlé de l’assassinat de l’enseignant protestant ? Nous n’avons pas reçu de réponse de l’Élysée à ce sujet.

« J’espère que l’avenir donnera tort à l’ambassadeur et que l’enquête aboutira. Ce n’est pas tenable et profondément injuste de ne pas connaître la vérité quand on sait à quel point Éric était à l’écoute et au service des autres », réagit Marie-Alix de Putter.

Hommages

Face à la lenteur de l’enquête, l’entourage d’Éric de Putter se mobilise pour entretenir son souvenir et défendre ses idéaux. Le 21 mars, une plaque a été inaugurée (voir photo) et un Ginkgo biloba a été planté dans le jardin du Défap. Un « arbre particulièrement résistant qu’Éric aimait et qui le rassérénait », a déclaré ce jour-là Marie-Alix de Putter. Un prix « Éric de Putter » a aussi été créé cette année à la faculté de théologie de Strasbourg, financé par l’association Semeurs de liberté. Côté Cameroun, chaque 8 juillet , une séance de prières est organisée sur le campus « pour la famille, son épouse, le Défap, nos autres partenaires et nos deux pays », précise le recteur Bouba Mbima. Un bâtiment de l’université et la promotion d’étudiants 2014 ont été baptisés « Éric de Putter ».

Et surtout, une réforme du fonctionnement financier et académique de l’UPAC a été enclenchée après la mort du théologien. La reprise des relations entre l’UPAC et ses partenaires internationaux (dont le Défap) en dépend. Y compris le dégel des subventions versées à l’université camerounaise.

Par Elise Bernind




Laos : une belle expérience et un départ plein d’émotions

Après six mois sans nouvelles, Nathanaël, envoyé au Laos, nous dévoilait ses dernières impressions et les interventions mises en place dans cette ultime lettre.
L’amélioration du quotidien

« La fin de l’année a été consacrée  à reformer les villageois sur l’importance d’améliorer les techniques agricoles telles que vacciner ses animaux pour prévenir les maladies, comment élever un cochon quand il est dans un enclos, ou bien pourquoi utiliser des produits naturels pour améliorer le sol de son potager ou prévenir les invasions de pucerons sur ses légumes. Ce sont des notions qui demandent du temps pour être comprises et mises en pratique car abstraites, anticipatives et nouvelles.

 

Nous avons eu un beau cadeau de Noël pour un village de 120 familles avec la mise en service du système d’adduction d’eau individualisé. Ce projet entrepris six mois en amont est arrivé à son terme juste avant les vacances de Noël et a permis à toute une communauté d’améliorer son quotidien et de se développer rapidement. Ainsi chaque famille a mis en place un superbe potager à côté de la maison, peut maintenant se laver avec de l’eau propre sans parcourir des grandes distances pour accéder à l’eau de la  rivière souvent sale et peut utiliser les toilettes construites avec facilité. […]

 

Nous avons aussi poursuivi l’amélioration de l’accès à l’eau […] dans nos quatorze villages et proposé à chaque famille d’avoir des toilettes si elles le désiraient. Enfin, un travail important de suivi pour les leaders des villages a été fait, nombreux sont ceux qui ont commencé à montrer l’exemple en ayant des toilettes et en les utilisant, en mettant les animaux en enclos, en ayant un potager à côté de la maison, en ayant une poubelle pour y jeter les déchets et en creusant un trou pour les brûler. Même si cela reste fragile et demande un suivi constant, la différence avec les villages avoisinants est visible.

 

 

Toutes ces améliorations ont été  récompensées il y a quelques semaines par les autorités du département de la santé qui ont déclaré cinq de nos villages cibles, village modèle au niveau de la santé. […] Il reste encore beaucoup à faire mais ces changements et distinctions encouragent à persévérer et poursuivre le travail commencé il y a déjà une année et demie. »

 

Une évolution des habitudes

 

« Le début d’année a été froid pour nous jusqu’à la mi-février, avec des nuits à 12°C. Nous en avons profité pour former nos communautés à la nutrition, les soins à apporter aux mamans et jeunes enfants, à parler planning familial et égalité des sexes. Ce sont des éducations villageoises qui sont données […] sur la place publique du village et des activités en lien avec l’éducation qui sont mises en pratique, comme par exemple les moyens de contraception existants ou encore le partage des tâches au sein de la famille avec la propreté de la maison et de ses alentours, qui n’incombe pas seulement aux femmes et aux filles. »

 

La gestion des projets

 

« Ces dernières semaines ont été aussi bien chargées car nous sommes déjà à la moitié du projet qui se terminera en juillet 2016. Moitié du projet veut dire évaluation pour voir si les objectifs fixés sont atteints. Ainsi, nous avons dû refaire notre enquête socio- économique pour pouvoir la comparer à celle réalisée en début de projet et la soumettre à nos donateurs. Nous avons aussi été évalués par nos partenaires locaux, les autorités, pendant plusieurs jours. Reste à attendre les conclusions. Se rajoute à cela une nouvelle activité d’éducation dirigée par Lydia qui prend enfin forme sur le terrain après des mois de préparation : la formation de villageois volontaires dans deux villages cibles. En plus de ce travail quotidien, une autre activité m’occupe bien en ce moment c’est la phase de transmission avec Thomas qui sera à partir du 1er mai le nouveau chef de projet. »

 

Beaucoup d’émotion

 

Durant ces six années passées au Laos, Nathanaël a vécu une expérience inoubliable. Il en gardera de nombreux souvenirs dont son plus beau Noël « passé à la ferme, au calme, avec la venue de mes collègues pour le réveillon. J’ai eu un très beau cadeau. En allant faire du vélo dans les villages, je suis tombé sur un petit groupe de personnes qui avaient des livres, ce qui est très rare dans nos villages. Quand ils s’approchent de moi, je remarque qu’il s’agit de la Parole. Nous avons pu échanger pendant un long moment  sur ce que nous vivons, […] et pleins d’autres sujets. Ce fut très encourageant pour moi de voir ces frères persévérer dans leur foi, malgré l’isolement. »

 

Par la suite Nathanaël a décidé de rentrer. « Décision qui n’a pas été facile à prendre car j’aime beaucoup être avec ces communautés qui m’apportent beaucoup, mais avec le recul je suis reconnaissant de l’avoir prise car j’ai besoin de repos. […] Je suis reconnaissant au Maître de m’avoir envoyé ici, de m’avoir équipé pour le servir pendant ces six belles années passées au Laos, pour ce qui a été semé, ce qui a déjà germé et ce qu’il fera encore germer. »

 




Cameroun : les envoyés et le président

L’ambassade de France à Yaoundé organise une soirée pour la visite du président et invite les ressortissants français, dont deux envoyés du Défap.

Aujourd’hui, vendredi 3 juillet, le président François Hollande est en visite à Yaoundé, première visite d’un président français depuis Jacques Chirac en 1999.

 

A cette occasion, l’ambassade de France au Cameroun invite 500 ressortissants français pour la soirée afin de rencontrer le président.
Deux envoyés du Défap sur place, Marianne et Romain, vont se rendre à cet événement.

 

Marianne et Romain

 

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur leur présence et mission au Cameroun, ces deux envoyés tiennent un tumblr.

 




Chrétiens de la Méditerranée : soutien au peuple tunisien

Le réseau Chrétiens de la Méditerranée a adressé un message de soutien au peuple tunisien au lendemain du terrible drame de Sousse.

Jean-Claude Petit, président de Chrétiens de la Méditerranée, s’adresse à Kamel Jendoubi, ministre auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec les institutions constitutionnelles et la société civile, et ami du réseau.

En effet, un voyage d’étude a été organisé en novembre 2012 où il a fait découvrir son pays, la Tunisie, à des membres du réseau.

Ces derniers souhaitent aujourd’hui, dans ce communiqué, dire leur compassion et solidarité aux Tunisiens et à la Tunisie.

 

« Le 29 Juin 2015

Très cher Kamel, et vous tous, amis de la Tunisie bien-aimée, Il est, hélas, des moments de l’histoire au cours desquels la folie des hommes va jusqu’à accoucher de la barbarie. N’ayons pas peur de le dire : « Nous en sommes là. » Et une nouvelle fois, parce qu’ensemble, femmes et hommes, religieux et laïcs, vous avez décidé de faire de votre magnifique pays un barrage à la folie des barbares, vous voilà atteints en plein cœur. Oui, très cher Kamel et vous tous amis de Tunisie, soyez-en sûrs : ce qui vous atteint nous atteint, ce qui vous bouleverse nous bouleverse, et cette petite flamme de l’espérance qui continue d’éclairer vos vies d’amoureux de la liberté et de la fraternité éclaire aussi les nôtres. Oui, nous sommes là à vos côtés, partageant votre douleur et vous offrant nos mains pour qu’ensemble nous repartions debout à la conquête d’un monde tout simplement humain.

 

Sousse, sur la côte, à l’est de la Tunisie

 

« Ensemble » est en effet le nom de code que nous avons en commun, très cher Kamel et vous tous amis de Tunisie. Nous l’avons en commun depuis que vous avez si bien accueilli chez vous les voyageurs de notre Réseau d’acteurs de paix Chrétiens de la Méditerranée. Ce furent des jours de grande intensité qu’aucun d’entre nous n’a oubliés. Ce furent aussi, et toujours, des heures de grande liberté de parole dans les échanges et des moments d’amitié réelle. D’une amitié qui perdure et qui, aujourd’hui, nous rend plus proches que jamais. C’était également pour vous tous, dans votre diversité, le temps historique du « dialogue national ». Celui qui vous a permis de faire le pas, historique lui aussi, vers la démocratie. Ce précieux trésor qu’ « ils » veulent détruire partout !

 

Aujourd’hui, au cœur de l’épreuve qui vous atteint tous, le mot « Ensemble » n’est plus seulement un nom de code. Il est une Réalité et une Promesse. La Réalité du partage et de l’amitié de notre Réseau tout entier dont je suis le messager auprès de chacune et chacun d’entre vous. La Promesse de réfléchir avec vous sans tarder à une nouvelle étape d’un travail en commun, Tunisiens et Français, au service de la fraternité sans laquelle aucune paix n’est possible et de la liberté qui la conditionne. « Résister » devient notre tâche commune. Ensemble. »

 

Jean-Claude Petit
Président de Chrétiens de la Méditerranée, le Réseau citoyen d’acteurs de paix

 




Philippines : « une entreprise solidaire »

Salomé a été envoyée aux Philippines, pour travailler au sein de PeaceBuilders Community dans le but de développer le commerce équitable. Voici son témoignage.

« Aux Philippines, j’ai travaillé à PeaceBuilders Community, une mission qui essaie de bâtir la paix aux Philippines.

 

PeaceBuilders a commencé une entreprise solidaire, Coffee for Peace, qui travaille avec des cultivateurs de café selon les principes du commerce équitable. Dans les faits, PeaceBuilders et Coffee for Peace sont très liés et je travaille finalement un peu pour les deux. (…)

 

Au début de mars dernier, je suis retournée à Kalinga, avec une amie et collègue. Pour cette visite-là, nous portions la casquette Coffee for Peace, puisque nous étions surtout chargées d’accompagner le développement de la petite entreprise solidaire qui, à terme, va soutenir PeaceBuilders Kalinga.

 

Salomé à Kalinga (Source : Salomé Haldemann)

 

Coffee for Peace Kalinga produira et vendra  certes  du  café, mais  aussi  du  savon. Pourquoi du savon? À Kalinga, faire et utiliser des savons maison est un petit pas vers plus de justice  économique : le savon est fait à partir de produits locaux comme l’huile de noix de coco, et les recettes vont aux communautés qui ont extrait l’huile et fait le savon, au lieu de quitter  la région pour enrichir les multinationales !

 

Au bureau, Kuya  Dann avait décidé de nous former un  peu  plus à la théorie de notre action. Depuis janvier, nous  avions  des livres  à  lire  pour en discuter. Nous  avions  commencé  avec  la  théologie  de la paix dans l’Ancien et le Nouveau testament, et nous avons continué notre route avec le message politique de Jésus, pour aller ensuite vers les théories et la pratique de la construction  de la paix. Ces lectures, et surtout les discussions qui ont suivi, ont été l’occasion d’échanges très intéressants et qui m’ont fait bien réfléchir. (…) »

 




Mission en RCA : interview du président de la FPF

François Clavairoly, président de la FPF, a répondu à nos questions par téléphone depuis la Centrafrique et nous a raconté la rencontre avec la présidente de l’Etat de la transition.

François Clavairoly a été reçu vendredi 26 juin avec la délégation protestante et le président de l’Eglise Christ Roi à Bangui par la présidente de l’Etat de la transition, Catherine Samba Panza.

Rencontre entre la délégation protestante et la présidente de transition

Sécurité & élections

 

L’entretien a duré une heure et demie.

La présidente a commencé en faisant « un premier tour d’horizon de la situation du pays ».

Ils ont abordé trois sujets : en premier lieu, la question de la sécurité. « La force Sangaris et les forces des Nations Unies sécurisent au mieux Bangui et ses alentours. On va vers une situation qui s’améliore », avec « l’ONU [qui] prend petit à petit le relais de la force Sangaris », explique François Clavairoly.
Sangaris est passée de « 1 700 à 900 soldats, et dans quelques mois il n’y en aura plus que 400, mais d’après la présidente, la situation sécuritaire est plutôt encourageante ».

Le deuxième sujet abordé concerne la préparation des élections, « prévues au mois d’octobre 2015 ».
Cependant, raisonnablement, elles « auront plutôt lieu en novembre ou décembre, mais l’essentiel est qu’elles auront lieu ». Pourquoi ? Car il faut d’abord recenser la population et c’est un processus long et compliqué, notamment en province car la saison des pluies approche, les routes deviennent de moins en moins praticables et les « moyens financiers et matériels sont limités ».

 

Enfin, la présidente a insisté sur le fait qu’elle « veut tenir parole, elle ne se présentera pas personnellement à l’élection présidentielle ». Elle veut accomplir son « travail de transition, puis laisser le pays dans les meilleures conditions possibles ».

Solidarité auprès des Eglises

 

Le président de la FPF a, quant à lui, raconté l’objet de la présence de la délégation à Bangui. Elle est venue montrer la « solidarité auprès des Eglises protestantes ».

« Nous avons rencontré notamment les Baptistes, qui ont un projet de construction d’école ». Cela montre « l’importance du rôle des Eglises dans le pays pour le vivre-ensemble, la réconciliation et la responsabilisation de la jeunesse », estime-t-il.

« Les Eglises protestantes ont un rôle à jouer », notamment dans la « formation des citoyens ».

 

Une situation complexe

 

« La RCA ne dispose pratiquement pas de fonds ni de marge de manœuvre, ce qui l’empêche d’avancer comme elle veut ». La présidente recherche donc un « appui auprès de la communauté internationale ».
Par ailleurs, « la gestion des mines de diamants est en passe d’être assouplie [l’embargo international a été partiellement levé fin juin, ndlr], de sorte que le gouvernement pourra peut-être disposer de moyens dans les mois qui viennent ».

Les élections vont être difficiles à organiser car les candidats sont très nombreux, entre 60 et 70 personnes ont, à l’heure actuelle, l’intention de se présenter pour la seule élection présidentielle.
Mais « peu ont l’étoffe pour relever les défis » qui sont nombreux : « économique, sécuritaire et éducatif », notamment.

Il existe aussi des « menaces internes : la sécurité intérieure n’est pas complètement assurée ». On voit encore des « exactions, brigandages ou affaires liées à des tensions interethniques ».

 

Un enjeu pour la FPF

 

François Clavairoly conclut : « Il y a là sans aucun doute un enjeu pour la FPF, [la possibilité] de découvrir des partenaires de différentes Églises, tout en évitant d’avoir une vision bilatérale, d’Eglise à Eglise. Nous pouvons avoir une vision multilatérale et fédérative. C’est en ce sens que la délégation travaillera à son retour en France ».

 




Mission en RCA : interview de la vice-présidente de la FPF

Christiane Enamé, vice-présidente de la Fédération Protestante de France, a répondu à nos questions par téléphone depuis la Centrafrique.

Comme nous vous le disions dans deux précédents articles, une délégation protestante est actuellement en Centrafrique.

La vice-présidente de la FPF, Christiane Enamé, nous parle de cette mission.
Après la visite du Centre protestant pour la Jeunesse (CPJ), la délégation s’est rendue hier, jeudi 25 juin, à Morija, au KM18 (quartier de Bangui, capitale de la République centrafricaine).

 

Impression générale

Christiane Enamé a pu constater de visu sur le terrain comment est utilisée l’aide récoltée en France, « et de quelle façon s’illustre le partenariat missionnaire entre France et Centrafrique à travers les Églises ».

 

De nombreuses personnes sont mobilisées sur place, notamment pour l’éducation des enfants.
Ils sont en train de tout reconstruire, au sens propre comme au sens figuré : les bâtiments sont réhabilités, les salles de classe sont restaurées et de nouvelles apparaissent. L’enseignement reprend, à partir de l’alphabétisation des enfants.

 

Visite dans une salle de classe en RCA

Le CPJ à un double rôle : il permet de donner à tous un minimum d’éducation et, par extension, « il permet d’éviter que la jeunesse soit en perdition et, par exemple, prenne les armes », insiste Christiane Enamé, avant d’ajouter qu’il est « très touchant mais très rassurant de voir le sérieux avec lequel tout le monde se mobilise ».

« C’est aussi à travers cela qu’on voit comment le Seigneur se manifeste », conclut-elle.

Deuxième jour de mission : visite à Morija

 

Christiane Enamé s’est rendue pour une visite au KM 18, avec l’équipe du conseil presbytéral de l’Église du Christ Roi.

Deux classes ont été construites : on retrouve ici l’engagement pour l’éducation qui a tant marqué la vice-présidente.

Un autre projet a été lancé par cette Église : la mise en place d’une station de pisciculture destinée à nourrir la population sur place. Un lopin en maraîchage a été également installé : une première récolte de légumes locaux a eu lieu, après trois mois de travail, preuve que la terre est bonne.

« L’idée, explique la vice-présidente, est de « montrer comment accompagner la population dans ses efforts pour se remettre des événements » auxquels elle a dû faire face.

La délégation a par ailleurs apporté le montant des dons récoltés dans les Eglises protestantes de Nîmes, à l’initiative de l’aumônier militaire Serge Martorana. Les habitants de Morija ont été « très touchés par ce geste qui les encourage. Cela témoigne du soutien dont ils bénéficient ».

D’autres projets sont en cours : notamment la construction d’une salle supplémentaire pour l’école primaire et le projet d’un centre de santé.

La vision de l’Église du Christ roi, c’est « d’être au plus près de l’habitant et de travailler avec lui à l’éducation » et aux autres projets qui aident à retrouver une vie normale.

 

Des enfants devant une école à Bangui

 

Troisième jour : rencontre avec le général Pierre Gillet

 

Ce matin, vendredi 26 juin, le président de la FPF, la vice-présidente et le pasteur Jean-Arnold de Clermont ont rencontré le général Gillet, en charge de l’opération Sangaris (voir nos vidéos sur la situation en Centrafrique). Il a « expliqué d’une manière objective la situation [sur place] et la mission de la France ».

Christiane Enamé ajoute qu’elle a été marquée par « l’engagement et le sérieux avec lequel un certain nombre d’opérations se font », avant de nous dire que cette force est « là aussi pour ramener de la sécurité ».

« L’armée locale, avec l’aide des Nations unies, doit prendre le relai pour remettre en route une vie normale », conclut-elle.

 

 

Vendredi 26 juin dans l’après-midi, la délégation va rencontrer la présidente de l’Etat de la transition, Catherine Samba Panza. Nous vous en parlerons dans un prochain article.

 




Carnet de route : délégation protestante en RCA

La délégation protestante est arrivée en Centrafrique et a déjà rencontré plusieurs leaders religieux lors de sa première journée sur place. Détails.

Au cours de sa première journée en RCA, le président François Clavairoly, a visité le Centre protestant pour la jeunesse, qui comprend aujourd’hui un complexe scolaire accueillant 870 élèves, et un centre d’information et d’éducation sur le Sida pour les jeunes (voir l’article de présentation de la mission en RCA).

Ce centre, qui a subi de graves dégradations au travers de la crise centrafricaine, fait l’objet d’un projet de sécurisation et de rénovation porté par la Cevaa et le Défap, qui lui permettra de retrouver son rôle de centre culturel pour les jeunees.

 

Carte Centrafrique (Source : Google Maps)

Accueilli le matin à l’aéroport par le Pasteur Frano Mbaye Bondoie, secrétaire de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC), et par Bertin Oundagnon, vice-président de l’Eglise protestante du Christ Roi, le président de la FPF est accompagné par sa vice-président Christiane Enamé (ADFPF), le pasteur Marc Deroeux, Secrétaire Général de la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes, le Pasteur Rober Radix de la Communion des Eglises de l’Espace Francophone, et le Pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Défap.

Au cours de la journée, la délégation de la FPF a été reçue par le président et le vice-président de l’EPCR et a rencontré, à l’Eglise Protestante du Christ Roi, des représentants de l’AEC qui souhaitaient préparer les rencontres de la semaine à venir.

A cette occasion, le Président de la FPF a pu remettre au Pasteur Sing-Na, chargé de l’action sociale de l’AEC, le reliquat des dons des Eglises de Lyon, qui ont été affecté à un programme d’éducation et d’information sur la « santé de reproduction, VIH-Sida » dans les Eglises de la ville de Bangui.