Haïti : opération « reboisement »

 

Lors de son séjour, le pasteur Bertrand Vergniol a effectué une visite à ADRA Haïti : cela a été l’occasion de voir l’avancée du projet « Pépinière Permanente pour le Reboisement d’Haïti par le Secteur Protestant », financé en partie par le Défap, la FPF et ADRA Espagne.

En effet, la collecte du  culte de « Protestants en Fête 2013 » a été dédiée à cette opération de reboisement, menée par l’ADRA locale.

Cette visite fut l’occasion d’un temps d’échanges entre le secrétaire général du Défap et l’organisme adventiste.

 

Visite de Bertrand Vergniol à l'ADRA, Haïti

Bertrand Vergniol, sylvain Cuzent et Marie-Bénédicte Loze en réunion de
travail avec l’organisation adventiste ADRA-Haïti 
©

Selon Jean-Camille Bissereth, directeur exécutif au Centre Haïtien pour la Promotion de l’Agriculture et la Protection de l’Environnement (CEHPAPE), « le reboisement par objectifs demeure la voie royale pour doter Haïti d’une robe verte et sortir le pays des ornières du sous-développement et de la pauvreté chronique. Un fruiticulteur est un entrepreneur et peut gagner sa vie dignement. Le projet de pépinière permanente pour le reboisement d’Haïti par le secteur protestant doit s’étendre pour atteindre l’effet de masse avec la systématisation dudit projet à travers les écoles, les Eglises et les projets du secteur protestant ».

Il remercie également le Défap pour le soutien de ce projet et souhaite que ce travail continue pour se développer à échelle nationale.

 

Photo de groupe ©

 




Visite du Défap en Haïti

 

Le pasteur Bertrand Vergniol est actuellement en Haïti pour rendre visite aux diverses instances de la Fédération protestante d’Haïti.

 

Plusieurs rendez-vous sont déjà à son agenda, et notamment :

  • une rencontre avec la Fédération des Ecoles Protestantes d’Haïti (FEPH) ;
  • diverses rencontres avec la Fédération Protestante d’Haïti (FPH) ;
  • rencontre avec la direction et visite d’un projet de l’Agence adventiste du développement et de l’aide humanitaire (ADRA) ;
  • rencontre avec Marie Bénédicte Loze, envoyée du Défap…

Haïti est un pays important pour le Défap et cette visite du secrétaire général est l’occasion de renforcer les relations bilatérales.

 

Bertrand Vergniol à Haïti

Bertrand Vergniol à Haïti, 2015 DR

 

Rappelons qu’actuellement, Haïti traverse une période d’incertitude, liée à l’organisation prochaine des élections législatives (second tour) et présidentielle. Le président sortant, Michel Martelly, ne peut constitutionnellement pas se représenter, l’enjeu du prochain scrutin, prévu le 25 octobre, est donc particulièrement important.

 

La religion est très présente dans la société haïtienne, qu’elle soit traditionnelle (avec notamment le vaudou, dont le chef suprême, Max Beauvoir, est décédé le 14 septembre dernier) ou chrétienne. Selon CIA World Factbook, les protestants représentent environ 28,5% des croyants, mais le chiffre de 50% circule et est communèment admis. Ils tiennent une place non négligeable, allant même jusqu’à présenter leur propre candidat – et peut-être même deux – à la prochaine élection présidentielle.

 

Bertrand Vergniol, Haïti

Bertrand Vergniol à Haïti, 2015 DR

 

Le Défap est par ailleurs engagé auprès de la Fédération des Écoles protestantes d’Haïti (FEPH), institution d’encadrement scolaire présente dans les dix départements du pays. Celle-ci intervient dans les quelque trois mille écoles qu’elle gère tant sur le plan des ressources humaines que du côté matériel et financier. Soucieuse d’équité, il est à noter que la FEPH accueille dans ses établissements tous les enfants haïtiens, sans distinction de sexe ou de religion.

 

Quant à l’Agence adventiste du développement et de l’aide humanitaire, il s’agit d’un organisme partenaire du Défap, qui s’occupe essentiellement des programmes de développement personnel et communautaire et des actions humanitaires liées aux catastrophes naturelles, comme le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a coûté à Haïti quelque 230 000 vies humaines et fait plus de 220 000 blessés.

 

Sources : FEPH, HPN, ADRA

 




Centrafrique : flambée de violence

 

On croyait la situation en voie de normalisation. Certains allaient même jusqu’à penser que les élections auraient bel et bien lieu avant fin 2015, et peut-être même en novembre. Le référendum constitutionnel était en tout cas programmé pour le 4 octobre.

Las… les violences qui ont eu lieu à Bangui, la capitale centrafricaine, depuis la nuit du 25 septembre, date à laquelle le corps d’un jeune chauffeur de moto-taxi a été retrouvé près de la mosquée Ali Babolo, dans le quartier PK5, mettent en péril tout le travail accompli ces derniers mois.

Un jeune musulman tué au soir de la Tabaski : l’événement a été immédiatement considéré comme une provocation et a entrainé des représailles à l’encontre des zones à majorité chrétienne et la spirale des expéditions punitives s’est enclenchée.

Les militaires français de la Force Sangaris et ceux de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) sont restées singulièrement en retrait, une attitude attentiste vigoureusement dénoncée, notamment auprès du ministère français des Affaires étrangères.

 

Réfugiés, RCA, 2014

Réfugiés : RCA, 2014 (DR : SSgt Ryan Crane)

Agressions, pillages, vandalisme : en dépit du couvre-feu décrété le 27 septembre, de nombreuses ONG, la gendarmerie, le ministère de la Défense et la radio ont été la cible de bandes organisées qui, selon plusieurs observateurs, semblaient répondre à un agenda bien planifié.

La semaine précédente, des rumeurs avaient circulé sur une éventuelle attaque de la capitale à l’arme lourde par des troupes rassemblées sous la bannière de la Séléka, les anciens rebelles.

Il semblerait plutôt que le chaos qui s’est réinstallé à Bangui soit l’œuvre d’éléments infiltrés en ville depuis de nombreuses semaines. Sont-ils membres de la Séléka ? Ou des rangs de leurs adversaires, les anti-balaka, dont la rumeur dit qu’ils se prépareraient, eux aussi, à une « reprise en main des institutions de la république », autrement dit un coup d’État ?

Quoi qu’il en soit, des différentes manifestations, dont celle du 28 septembre près de la présidence, il ressort un évident « ras-le-bol » de la population vis-à-vis des institutions de la transition. La présidente Catherine Samba Panza a de toute évidence échoué à ramener la sécurité dans Bangui et, surtout, à rompre avec le cycle infernal des prédations économiques.

Aujourd’hui, le risque est grand de voir se réaliser à nouveau le pire des scénarios : la reprise d’une lutte ouverte entre communautés religieuses, même si celle-ci masque en réalité le mécontentement de citoyens excédés par l’incurie et l’avidité de leurs dirigeants.

Joint au téléphone, le pasteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, président de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique (AEC), co-fondateur de la Plateforme interreligieuse pour la paix, a déclaré mettre tout en œuvre pour maintenir, si ce n’est rétablir, le dialogue islamo-chrétien.

 

Le Service protestant de mission – Défap suit avec attention la situation dans le pays. Il a actuellement l’un de ses envoyés, le pasteur Henri Fischer, qui travaille à la formation théologique et biblique et au soutien des pasteurs et conseils presbytéraux de l’Église du Christ-Roi, à Bangui.

Le Défap exprime sa préoccupation face à cette vague de violence en Centrafrique, qui aurait déjà fait près d’une cinquantaine de victimes, plus de cent blessés et quelque 30 000 personnes déplacées. L’institution et ses représentants condamnent toute forme de violence, qu’elle soit ou non communautaire et appelle les autorités de la transition, la Minusca et les forces françaises de l’opération Sangaris à s’engager à améliorer la protection des populations civiles, à tout mettre en œuvre pour que le processus de désarmement de toutes les milices indistinctement soit effectif et à rétablir la sécurité. Sans désarmement, il ne peut y avoir aucun scrutin organisé et, partant, aucune restauration possible de l’État de droit.

 




Solidarité envers les réfugiés et migrants

 

Au nom de leurs membres, de leurs Eglises et organisations, et de par leur expérience de travail avec les personnes en situation de précarité, ces associations appellent les pouvoirs publics à mettre en place une politique juste et commune en ce qui concerne les réfugiés et migrants.

 

Logos des associations à l'origine de la lettre

 

Citant les pays d’où proviennent la majorité de ces personnes en difficulté, ils rappellent que leur nombre augmente de manière critique : elles fuient la guerre, la persécution ou des conditions de vie devenues trop difficiles. Le manque de chemins légaux et sûrs pour venir en Europe les oblige à prendre de gros risques et notamment à s’appuyer sur des passeurs. L’Union Européenne fait face à une crise humanitaire, il est du devoir des États-membres de réagir.

 

Les associations demandent aux leaders de l’UE et gouvernements européens de consolider et maintenir les efforts entrepris pour sauver les vies des réfugiés et migrants ; et de mettre en place et financer des réponses légales et pratiques en assurant et facilitant les procédures de demandes d’asile.
La liste des demandes est longue mais tout ce qui y est mentionné est destiné à améliorer la situation de crise à laquelle l’Europe doit faire face aujourd’hui.

 

Dans leur lettre, les associations insistent sur l’importance d’une action coordonnée et rapide. L’UE doit agir conformément à ses principes constitutifs concernant la dignité humaine, la liberté, la démocratie et l’égalité.
Et de conclure sur cette phrase de Donald Tusk, président du Conseil européen : « Le débat public sur la migration doit signifier en premier lieu la volonté de montrer solidarité et sacrifice, sans tenir compte de l’origine ethnique, de la religion et de la nationalité ».

 

Lisez la lettre en entier

 




Bientôt un nouveau départ pour les Églises du Cameroun & le Défap ?

Le fronton du bâtiment du CEPCA, le Conseil des Églises protestantes du Cameroun © Défap

Qu’est-ce que le CEPCA ?

Avec ses six départements, le Conseil des Églises protestantes du Cameroun a pour mission principale de fédérer les Églises protestantes du pays autour du « témoignage de l’unité profonde du protestantisme ». Le Conseil a également pour but de « renforcer des liens de solidarité entre les communautés, en « développant et coordonnant les activités entre elles » pour « aboutir à une véritable unité de l’Église, garante de l’épanouissement de l’éthique chrétienne protestante dans le pays ».

 

Renouvellement des relations

Des années difficiles viennent de s’écouler, au cours desquelles est intervenu le tragique décès de l’envoyé du Défap Eric De Putter. L’enquête à ce sujet est d’ailleurs toujours au point mort, malgré toutes les interventions faites en France et au Cameroun.

Le pasteur Kémogne, arrivé à son nouveau poste en janvier 2015, souhaite « transcender les événements négatifs du passé » de façon à créer une « nouvelle dynamique des échanges, sur la base de l’espérance ». Pour lui, il est important de se rappeler aussi des bons moments, et des « échanges importants qui ont pu avoir lieu avec le Défap et avec la Fédération protestante de France. »

 

Projets avec la Fédération protestante de France (FPF)

 

Dans l'ordre : les pasteurs Georges Michel, François Clavairoly, et Jonas Kemogne

Dans l’ordre : les pasteurs Georges Michel, François Clavairoly, et Jonas Kemogne

Le secrétaire général du CEPCA a rencontré François Clavairoly, président de la FPF, et Georges Michel, secrétaire général de la FPF, lors de son passage à Paris. Un tour d’horizon sur le passé a permis de se rendre compte que « l’histoire des relations bilatérales est pleine de grands moments qu’il ne faudrait pas balayer d’un revers de la main ». C’est une « histoire forte », insiste le pasteur Kémogne.

Tous trois sont tombés d’accord pour dire qu’il était nécessaire « d’impulser une nouvelle dynamique dans les rapports mutuels car de grands changements structurels et à tous les niveaux de responsabilités sont intervenus de part et d’autre. »

 

Plusieurs projets ont été envisagés, qui seront peaufinés lors de la venue du président du CEPCA en janvier 2016 : entre autres, le rassemblement des Églises protestantes d’Afrique centrale autour de la question de l’extrémisme religieux dans la région, et notamment les exactions commises à l’encontre des populations par les terroristes du mouvement Boko Haram. Ce difficile problème doit être réfléchi et traité dans une optique œcuménique certes, mais également interreligieuse, avec la communauté musulmane.

En effet, il y a eu sept attentats-suicides dans l’Extrême-Nord du Cameroun depuis juillet 2015*. « Les chrétiens sont pourchassés dans le nord du Cameroun », ajoute le pasteur Jonas Kémogne.

La rencontre avec la FPF a été aussi l’occasion de discuter de la mise en place du programme pour célébrer les 500 ans de la Réforme de Luther, en 2017. Il est possible que la FPF puisse aider le Cameroun à organiser un rassemblement du type « Protestants en fête ».

 

Le Rév. Pasteur Jonas Kémogne souhaite que le projet de conseil régional des Églises protestantes d’Afrique centrale soit mis sur pied en collaboration avec la Conférence des Églises de toute l’Afrique (CETA) et puisse aboutir en 2016.
Enfin, il souhaite que la structuration de l’aumônerie des armées au Cameroun, dont un premier volet est déjà finalisé, puisse reprendre, et qu’un projet de formation de l’aumônerie des prisons soit mis en place.

 

Le CEPCA & le Défap

 

Le pasteur Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap, et Dans l'ordre : le rév. pasteur Jonas Kemogne

Le rév. pasteur Jonas Kemogne et le pasteur Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap

Le Défap a actuellement trois envoyés au Cameroun.

Le Secrétaire Général a aussi évoqué avec le pasteur Jean Luc Blanc la possibilité de la  reprise des relations avec l’Université Protestante d’Afrique Centrale (UPAC). Une réunion des partenaires de l’UPAC aura lieu au Défap le 30 septembre pour travailler cette question. Le Pasteur Kémogne insiste sur l’importance du rôle que devrait jouer l’UPAC dans la lutte des Eglises contre les extrémismes.

 

Le pasteur Jean-Luc Bland et et le rév. pasteur Jonas Kemogne

Le pasteur Jean-Luc Bland et et le rév. pasteur Jonas Kemogne

 

La venue en France du président du CEPCA sera l’occasion de poursuivre les échanges avec le Défap, en particulier sur les projets pour la lutte contre les extrémismes que les deux institutions pourraient développer ensemble.

 

*Source : Amnesty International, au 16/09/2015

 




« Parrainer un enfant syrien »

 

« Chers amis, chers collègues et responsables d’Eglises, d’œuvres ou de communautés,

J’ai le plaisir de vous adresser la plaquette de notre campagne 2015-2016 : « Parrainez un enfant syrien ». Mon épouse Christine et moi-même avons pris cette initiative l’an passé, devant l’afflux massif de réfugiés syriens au Liban. Nous adressons aujourd’hui notre appel aux Églises, aux œuvres et communautés, en précisant qu’il est approuvé et soutenu par la Fédération protestante de France.

 

Photo parrainage enfants syriens

 

400 000 enfants réfugiés sont présents sur le sol libanais, ils ont été témoins d’atrocités, ont dû fuir parfois du jour au lendemain leur village, leur maison, leur école. Ils vivent aujourd’hui dans des conditions sanitaires déplorables, le plus souvent sans accès à l’éducation et sans autre certitude que l’amour de leurs parents. Ils sont comme « entre parenthèses », pris dans l’hyperréalisme des violences subies et l’aléatoire de leur destinée. Leur regard déjà fatigué appelle à l’aide et pourtant, comme tous les enfants du monde, ils arrivent encore à jouer, à rire, à chanter dès qu’on leur en offre l’occasion. C’est ce dont nous sommes témoins.

Pour cela, nous faisons appel à la solidarité chrétienne. L’accueil de familles de réfugiés syriens en France, auquel vous participez peut-être déjà activement, est une partie de la réponse à la crise ; le soutien à ceux qui restent aux frontières de leur pays, espérant y retourner dès que possible, nous apparaît comme une autre partie et une responsabilité de première importance.

 

Deux options vous sont proposées dans la plaquette avec tous les détails : un programme sanitaire ou un programme éducatif. Merci de bien vouloir diffuser ce document à vos instances associatives, paroissiales ou communautaires. Merci d’adresser votre réponse de principe, le nombre d’enfants que vous souhaitez soutenir, en précisant le programme choisi, d’ici le 15 octobre 2015 à Christine Lacoste.

Avec la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint Esprit, recevez, chers amis, nos plus fraternelles salutations. »

 

Christine et Pierre Lacoste




« Immigration : réalités et fantasmes »

Qu’est-ce que l’Atelier protestant ?

 

Basé à la Faculté protestante de théologie de Paris, l’action de l’Atelier s’étend à tout l’Île-de-France et s’adresse à tous les publics. Il se veut un carrefour culturel, éthique et théologique de l’Eglise Protestante Unie de France, au service de ses communautés, avec l’organisation d’événements concernant les questions sociétales du moment.

Son double objectif : accroître la visibilité du protestantisme et offrir la diversité de ses réponses aux questions de notre temps.

 

Le prochain événement

 

Rendez-vous le samedi 3 octobre 2015 au Foyer protestant d’Aubervilliers pour assister au débat.

 

Seront présents à cette table ronde :
– Carlos Semedo (directeur de la vie associative et des relations internationales à la mairie d’Aubervilliers) ;
– Geneviève Jacques (présidente de La Cimade) ;
– Roland Ceccotti-Ricci (conseiller municipal délégué à la prévention des expulsions, à la lutte contre les exclusions, et aux droits des étrangers) :
– et François Clavairoly (président de la Fédération Protestante de France).

 

Cet événement aura lieu le 3 octobre de 18h30 à 20h30. Vous pourrez échanger avec les personnes présentes autour d’une collation après la table ronde.

 

Pour annoncer votre présence : contacter Patrice Rolin
Pour plus d’informations : site de l’Atelier Protestant




Climat et migration au cœur du débat pour la FPF

Déclaration du président

 

François Clavairoly, président de la FPF, a insisté sur le fait que l’année 2015-2016 est marquée par « l’actualité brûlante et complexe sur les migrants ». La réponse « réservée » du gouvernement de l’année dernière, a-t-il ajouté, est très différente aujourd’hui.

Le monde protestant est engagé dans cette actualité, comme par exemple l’Action Chrétienne en Orient (voir l’interview de Thomas Wild, directeur de l’ACO) qui possède un réseau protestant important dans les pays du Proche et Moyen-Orient.

C’est un véritable appel à l’action qu’a lancé le président de la FPF : il faut « persévérer et résister », a-t-il déclaré.

 

conference de presse fpf

Après un rappel du devoir d’hospitalité chrétien, il a parlé de « l’événement exceptionnel » qu’est la COP21. C’est la première fois qu’une telle conférence se tient en France. Il a notamment rappelé l’appel de Nicolas Hulot aux religions dans cette affaire de réchauffement climatique.

Les religions « ont un discours qui dépasse les frontières », qui va « au-delà de l’intérêt national ». « C’est la première fois depuis longtemps que la question de la limite se pose », a ajouté François Clavairoly, et « les religions ont quelque chose à dire sur la question de la limite et de la prudence ».
Il a conclu en affirmant la qualité de « problématique interreligieuse » pour l’ensemble de cette question.

Réfugiés & COP21

Jean Fontanieu, secrétaire général de la FEP (Fédération d’Entraide Protestante), est ensuite intervenu sur la question des réfugiés, en présentant les différentes actions de la Fédération à ce sujet.
Pour lui, les migrations et la question de l’hospitalité méritent une même « prise de conscience ».

A sa suite, Coline Eychène, coordinatrice COP21 pour la FPF et les EEUdF (Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France), a fait un « focus sur les actions protestantes, œcuméniques et interreligieuses » dans le temps qui nous sépare de la Conférence, prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Elle souhaite « mobiliser les membres des Eglises » et les sensibiliser aux pèlerinages qui sont en train d’être organisés en vue de la COP21. En effet, de nombreux pèlerins se mettent en marche dans toute la France. Ils prévoient d’arriver pour l’ouverture de la conférence et d’interpeller les pouvoirs publics pour « demander un accord plus juste sur le climat ». Sur le plan pratique, un site internet a été mis en place, destiné à aider à l’hébergement des pèlerins chez les particuliers. (En savoir plus.)

Plusieurs temps forts auront lieu en novembre à ce sujet, notamment le 28 novembre avec une matinée interreligieuse sur le climat sur France 2. Une prière œcuménique aura également lieu à Notre-Dame de Paris le 3 décembre, avec l’arrivée des « pèlerinages climatiques ».

 

Enfin, Marie Orcel, nouvelle responsable du service télévision, est intervenue : elle a présenté son parcours et a insisté sur la célébration proche des 60 ans de l’émission Présence protestante (le 4 octobre 2015).

 

Lire l’Appel à la solidarité en faveur des réfugiés (« le protestantisme se mobilise »)

 




Transformer le frère en petit et le petit en frère !

 

« Jésus et ses disciples arrivèrent à Capernaüm. Lorsqu’ils furent à la maison, il se mit à leur demander : A propos de quoi parliez-vous en chemin ? Mais eux gardèrent le silence, car, en chemin, ils avaient discuté pour savoir qui était le plus grand. Alors Jésus s’assit, appela les Douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ! Jésus prit un enfant, le plaça au milieu d’eux et, après l’avoir pris dans ses bras, il leur dit : Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci m’accueille moi-même ; et quiconque m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais celui qui m’a envoyé. » Marc 9,33-37

 

illustration de la méditation du jeudi 17 septembre

Source : Pixabay

La rivalité puérile des disciples peut se rattacher aux histoires de jalousie dans la Bible, où des frères sont allés parfois jusqu’à tuer leur frère ou le vendre en esclavage. Il n’y a pas de quoi magnifier les liens du sang.

 

Pour Jésus d’ailleurs, la véritable fraternité n’est pas biologique, c’est celle qui place les uns et les autres devant Dieu, dans l’amour et l’obéissance à sa Parole. Mais hélas, il s’avère également impossible d’idéaliser les liens entre les disciples de Jésus, ou entre les membres d’Eglise, pas plus que les partenaires d’association, de profession, ou de parti politique… qui semblent pourtant se tisser sur la base d’une foi commune, ou de ressemblances, de goûts identiques, d’opinions partagées, d’origines ou d’appartenances qui sont les mêmes. En réalité, la rivalité naît de la proximité bien plus que de la différence si souvent dénoncée et stigmatisée.

 

Parfois ce sont des voix extérieures qui créent cette rivalité. Par exemple aujourd’hui, dans notre pays, réfugiés politiques et migrants économiques – même si la cause de leur départ n’est pas la même, sont proches par leurs destins, leurs souffrances, les dangers qu’ils affrontent, les espoirs qui les animent. Pourtant certains discours politiques voudraient les séparer, les opposer. L’éligibilité des uns à être accueillis – en nombre limité – justifierait de rejeter les autres encore plus durement qu’on ne le fait d’habitude. Les réfugiés seraient « plus grands » que les migrants, à leur corps défendant d’ailleurs !

 

Pour contrer tout esprit de rivalité humaine Jésus nous invite à nous considérer tous comme des «petits» de Dieu – humbles de cœurs. C’est dans cet état d’esprit que nous trouverons l’inspiration et la joie du service : service de Dieu, du prochain, et du monde. « Soyons pleins de compassion, disait un philosophe, chaque personne que nous rencontrons sur notre route mène un rude combat. »
Amitié, compassion, aide pour le frère, quel qu’il soit : c’est un petit de Dieu, lui aussi !

 

Bandeau méditation du jeudi

En pensant à tous ceux qui sont aujourd’hui sur les routes, nous pouvons les porter dans cette ancienne prière des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle :

 

Ô Dieu qui as fait partir Abraham de son pays

Et l’as gardé sain et sauf à travers ses voyages,

Accorde à tes enfants la même protection.

Soutiens-les dans les dangers et allège leurs marches.

Sois pour eux une ombre contre le soleil,

un manteau contre la pluie et le froid.

Porte- les dans leurs fatigues

et défends-les contre tout péril.

Sois le bâton qui évite les chutes

et le port qui accueille les naufragés.

Ainsi, guidés par toi, ils atteindront avec certitude leur but

et reviendront sains et saufs à la maison !

 




Appel conjoint en faveur des réfugiés

 

« En ce moment critique, dit la missive datée du 10 septembre 2015, la coopération œcuménique est particulièrement importante, et l’impact de nos actions sera d’autant plus grand si elles sont collectives. Nous devons donner un témoignage commun de compassion, de justice et de paix. »

 

Logo de la conference of european churches

Ce sont désormais plus de 300 000 personnes qui ont traversé la mer Méditerranée depuis le mois d’août dernier, dont un tiers via l’Italie. D’après le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 200 000 personnes sont arrivées sur les îles grecques.

« Nous appelons à la création d’un système d’asile à l’échelle européenne prévoyant des conditions décentes de réception des migrants, ainsi qu’un processus commun de répartition à l’intérieur de l’Europe qui mette la dignité humaine au centre des préoccupations », plaident les institutions. « Nous appelons les gouvernements à prendre leurs responsabilités, notamment à l’égard des mineurs et de toutes les personnes vulnérables ».

La lettre invite également les responsables des Églises à « faire pression sur leurs gouvernements respectifs et sur les autorités européennes » pour que les politiques migratoires soient profondément réformées et donnent enfin « priorité à l’hospitalité ».

Pour encourager tous les « hommes de bonne volonté », plusieurs exemples d’accueil réussi et de mouvements de solidarité avec les réfugiés sont cités, qu’ils aient eu lieu en Grèce ou en Hongrie, en Suède ou en République tchèque. Mais beaucoup reste encore à faire.

 

Lire l’appel de la Conference of European Churches en entier




Mise en route du projet d’Eglise en Guyane

 

Comme nous vous en parlions dans un article précédent, l’Eglise protestante de Guyane a mis en place un projet immobilier et cherche à vivre pleinement dans son environnement.

Avec la rentrée 2015, le pasteur Calla nous rappelle les grandes lignes des deux projets retenus.

 

Membres du Conseil paroissial

Membres du Conseil paroissial

Edification d’un complexe ecclésial

Sur l’année 2015-2016, les actions prévues sont :

  • louer un  presbytère-temple ;
  • établir un cahier des charges ;
  • créer le comité de pilotage (COPIL) ;
  • présenter le COPIL à l’AG et l’avancement de montage de projet.
« Développer notre Eglise tout en affirmant son identité »

Sur l’année 2015-2016, les actions prévues sont :

  • réalisation d’une plaquette d’accueil et de présentation de l’Église ;
  • séance de formation sur l’identité et le fonctionnement de la paroisse pour les nouveaux adhérents ;
  • établir le système des parrains comme outil d’évangélisation ;
  • développer musique et chorale ;
  • culte commenté.

Le pasteur Calla insiste sur l’importance de ce projet :

« Nous sommes tous appelés, qui que nous soyons, quoi que nous fassions et pour combien de temps nous sommes en Guyane, à nous engager totalement dans ce projet.
Vous serez, pour certains, appelés par le Conseil presbytéral à vous rendre utiles humblement pour concrétiser ce projet et être au service des sœurs et frères de cette Eglise.
Préparez-vous ! Notre communauté a besoin de l’engagement de chacun.
»

 




Le Chantier de Djibouti va reprendre !

 

Le chantier du temple est la dernière étape de cinq années de rénovation des locaux utilisés par cette Eglise. Le centre de formation qui en fait partie et qui est aujourd’hui rénové, accueille à présent une formation à l’informatique pour les djiboutiens handicapés. La rénovation des locaux s’est déroulée de 2009 à 2014 à travers un chantier école qui a permis de former plus de trente jeunes Djiboutiens aux métiers du bâtiment.

 

Chantier de Djibouti

Chantier de Djibouti ©

 

La rénovation du temple, commencée en 2013 par un chantier-école en charpenterie, était suspendue, faute de moyens, depuis février dernier. Des Eglises se sont mobilisées pour trouver des fonds en 2015. Par exemple, l’Eglise protestante francophone de Washington a organisé un concert de soutien avec le pasteur hautboïste de l’Eglise protestante francophone de Stockholm. L’Eglise protestante Unie de Montpellier a pour sa part organisé une soirée conférence avec l’architecte du projet, etc.

 

Les fonds réunis ont permis de financer une partie d’une première phase de travaux, et l’Assemblée Générale de la Communauté d’Eglises évangéliques d’expression française à l’étranger (ou Ceeefe) – propriétaire des lieux – a décidé fin août que le chantier du temple de Djibouti devait être remis en route pour aboutir en 2017.

 

Chantier de Djibouti

Chantier de Djibouti – Soutien des Eglises ©

Les travaux reprendront donc à l’automne, au mieux en octobre, dans le but de finir la rénovation de la façade du bâtiment. Le Défap et la Ceeefe se sont engagés à réunir les fonds complémentaires pour financer cette étape estimée à 15 000 euros.

 

L’architecte, Nicolas Westphal, a bon espoir de voir le projet aboutir : il planifie les travaux, analyse leur faisabilité, estime leur coût et s’occupe des détails techniques.

 

Après la rénovation de la façade, il faudra s’occuper de la couverture, puis du second œuvre (électricité, enduits, sols,…) et du jardin. Cela nécessite de lever de nouveaux fonds. Il faudra atteindre 150 000 euros pour le temple et 40 000 euros pour ses abords.

 

Chantier de Djibouti - Carreaux de faïence

Chantier de Djibouti – Carreaux de faïence ©

 

Tout don pour aider à la finalisation de ce chantier est le bienvenu ! Vous pouvez, vous aussi, comme déjà plus de 250 personnes de toutes confessions, acheter un ou plusieurs carreaux de faïence au prix de 10 euros le carreau, qui seront apposés, avec votre nom inscrit au dos, sur la façade  du temple (pour plus de détails, vous rapprocher du Défap).