La mission du Défap dans un monde en mutation, le mot du président
Le samedi 28 mars s’est tenue l’assemblée générale du Défap. La chapelle du Défap a accueilli plus de 60 personnes, bénévoles, anciens volontaires, membres d’Églises et d’organismes partenaires, venues assister à la rétrospective de l’année 2025.
Au programme : un culte animé par Cyrille Payot, pasteur de l’EPUdF, un bilan des activités présenté par l’équipe du Défap, plusieurs interventions autour du thème « Comment vivre l’Évangile dans un contexte de souffrance et de violence ? », ainsi qu’un temps d’échange.
« À voir le foisonnement d’activités mentionnées dans ce rapport, il apparait nécessaire qu’une association internationale comme le Défap dispose d’une stratégie pour l’aider à préciser ses orientations. Les engagements sont nombreux car le Défap est inséré dans une grand nombre de relations tissées depuis plus de 50 ans. Le plan stratégique pluriannuel Convictions et Actions 2021-2025 souhaité par les Églises membres a été prorogé jusqu’en 2027. Il décline les actions du Défap d’après trois axes : Développer les liens avec les partenaires, S’engager pour la justice, le respect de la création et la dignité humaine, et enfin Vivre l’interculturalité.
Prendre un peu de recul par rapport à l’actualité conduit à faire deux constats. Tout d’abord la vitalité de l’équipe du Défap, des volontaires et des bénévoles, demeure malgré les incertitudes budgétaires, de visas, etc. Les envoyés là-bas et ici, jeunes et moins jeunes sont enrichis par les échanges de personnes. Le soutien à des projets « holistiques » contribue à plus de justice et de respect des personnes. La création en France de communautés issues d’Églises partenaires du Défap oblige à imaginer de nouveaux modes de relation entre toutes ces Églises.
Le second constat concerne le contexte dans lequel le Défap déploie ses partenariats. Bien des États et des gouvernements manifestent moins d’intérêt pour les valeurs de solidarité et d’humanisme. Ces valeurs sont-elles encore universelles ? Curieusement et de façon concomitante, l’intérêt de bien des fidèles des Églises membres pour les actions du Défap décroche par rapport aux décennies passées.
Ce double constat est paradoxal. Il existe des demandes de liens et de solidarité et en même temps elles ne sont pas mises en avant ! Pour le Défap et les Églises membres, cela encourage à rapprocher constamment les actions du Défap du terrain ecclésial. Cela veut dire aussi que ce témoignage rendu au nom du Christ continuera de se faire en décalage par rapport à un esprit de résignation diffus, voire aussi en résistance à des idéologies basées sur le rejet et l’exclusion de l’autre.
Par vocation, l’Église est envoyée par le Christ. Les Eglises membres ont créé l’outil Défap comme l’un des lieux d’incarnation de l’Église universelle. Je crois toujours à une refondation du Défap basée sur l’écoute de la Parole de Dieu et au service d’Églises envoyées dans ce monde incertain. »
Joël DAUTHEVILLE, Président du Défap
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