La session de formation 2019 des envoyés du Défap a débuté au matin du 1er juillet au 102 boulevard Arago. Premiers échanges, présentation de l’équipe… Pour les candidats au grand départ, cette première journée est l’occasion de découvrir les autres membres du groupe, mais aussi de mieux comprendre la vie quotidienne, les actions et les partenariats du Défap.
Ouverture de la session 2019 de la formation des envoyés du Défap : premiers échanges dans le jardin… © Défap

 

Ils sont une petite vingtaine à se retrouver, en ce 1er juillet, au 102 boulevard Arago. Ils se rassemblent peu à peu dans le salon d’accueil, où les fenêtres largement ouvertes entretiennent la fraîcheur et laissent pénétrer la rumeur de la rue. Certains, munis de sacs à dos, semblent déjà prêts au grand départ. On se présente, des discussions commencent entre les premiers arrivés, des questions fusent : «Et toi, tu pars où ?» «Il y en a qui ont déjà fait leurs vaccins ?» Nous sommes au premier jour de la session de formation au départ des envoyés du Défap. Toutes celles et tous ceux qui sont réunis dans ce salon, attendant de faire connaissance avec l’équipe des permanents, ont déjà pris contact depuis plusieurs mois avec le Service protestant de mission pour partir en Égypte, au Sénégal, à Madagascar, essentiellement pour des missions d’enseignement ou liées à la santé ; tous ont eu l’occasion de s’entretenir avec les membres de la CEP (Commission Échanges de Personnes) chargés d’évaluer leur candidature ; et pour tous, cette session de formation est déjà, avant même leur départ effectif en mission qui aura lieu à l’automne, un premier aboutissement.

Dans le petit groupe, la moyenne d’âge est jeune : autour de 25 ans. Certains sont en plein cursus universitaire, d’autres viennent d’avoir le Bac ; certains ont voyagé au loin et n’en sont pas à leur première mission, d’autres partent pour la première fois ; certains s’en vont en famille ; le groupe comporte aussi deux pasteurs. Les motivations sont aussi très diverses. Chez plusieurs se retrouve la volonté de faire une pause dans leurs études pour agir en faveur des autres, s’ouvrir à d’autres contextes, d’autres réalités.

Quelles attentes vis-à-vis du Défap ?

Un peu plus tard, lorsqu’ils seront tous arrivés, la séance de prise de contact se poursuivra de manière plus formelle dans le jardin, autour d’une table garnie de boissons chaudes et de biscuits : il y aura un temps de présentation de l’équipe et des candidats au départ, des jeux pour faire connaissance et pour découvrir les règles de vie au Défap, qui seront celles du groupe pendant toute la période passée ensemble à l’occasion de la formation… Tous auront aussi l’occasion d’exprimer leurs attentes à propos de ces deux semaines : mieux connaître le Service protestant de mission, mieux connaître les dispositifs d’envoi, les autres volontaires… Avant les premiers modules de l’après-midi (une présentation générale sur le thème «Être envoyé en mission» et une présentation du Défap avec visite de la maison), les futurs envoyés auront aussi l’occasion de prendre leur premier repas en commun.

Pendant deux semaines, ils vont suivre une session courte, mais intense au cours de laquelle ils apprendront à connaître le Défap, son histoire et ses partenaires ; ils seront également sensibilisés aux questions interculturelles, aux questions de santé, de sécurité. Ils pourront aussi mieux appréhender le contexte de leur envoi en mission, les différents statuts… Dans le programme soigneusement minuté de la formation, la première journée sert essentiellement à «briser la glace» et à permettre au groupe de se constituer, et de mieux découvrir les lieux, la vie et le fonctionnement du Défap. Elle permet aussi à chacun d’interroger ses motivations, d’exprimer sa perception de la mission, de mettre des mots sur ce qu’il ou elle attend d’une telle expérience, et sur les freins qui peuvent l’empêcher de la mener à bien. La deuxième journée est consacrée davantage au cadre de l’envoi (présentation des différents dispositifs, charte de la formation, questions administratives) et à la manière d’en témoigner, avec un atelier sur la lettre de nouvelles. Dès la troisième journée apparaissent les thématiques les plus complexes auxquelles sont nécessairement confrontés tous les envoyés au cours de leur mission, avec un module sur l’équilibre psycho-affectif, un autre sur les relations interreligieuses et un sur le dialogue interreligieux. Puis viendront les questions liées à l’image de la France à l’étranger, à la laïcité, aux crises et conflits en milieu interculturel, à la sécurité, à la santé, aux relations avec l’Église d’accueil… Il y aura aussi, vers la fin de la deuxième semaine, une nouvelle série d’entretiens individuels qui servira d’ultime phase d’ajustement avant la décision définitive de départ en mission, et la signature des contrats. C’est donc un moment dense. Riche en termes de contenu, entre interventions de permanents du Défap et de consultants extérieurs, témoignages d’anciens envoyés, et ateliers… Un moment qui cristallise sur deux semaines l’activité de toute une année du Défap.