Donner de soi sans retenue !

 

Jésus dit dans son enseignement : Gardez-vous des scribes, qui aiment à se promener en robes longues, et à être salués dans les places publiques, qui recherchent les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins, qui dévorent les maisons des veuves, et qui font pour l’apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement.…

Jésus, s’étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup. Il vint aussi une pauvre veuve, elle y mit deux petites pièces, faisant un quart de sou. Alors Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit : Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc…

Marc 12,38-43

 

Illustration de la méditation du jeudi

Source : Pixabay

On peut donner de son avoir, donner de son savoir, donner de ses compétences, de ses talents, de ses relations… Cela ne signifie pas forcément que l’on donne de soi, de son être, que l’on se donne !
Les dignitaires de tous les temps sont tentés par le don ostentatoire, afin de s’émouvoir eux-mêmes de leur propre bonté et surtout d’époustoufler la galerie de leurs bonnes œuvres. C’est si bon d’être sur la photo !

Mais soyons justes, il a toujours existé des riches fort généreux, par sens de leur responsabilité économique et sociale, par désir de rendre le monde un peu moins injuste, ou encore par culpabilité face à la disparité scandaleuse des niveaux de vie entre des humains pourtant frères ! Et ceux-là donnent souvent  beaucoup – mais de leur superflu, dit Jésus.

Et c’est la pauvre veuve qu’il admire en son cœur. Car en donnant de son nécessaire elle se met en danger ; elle signifie et accepte le don d’elle-même.

Dans de très pauvres sociétés nous nous étonnons souvent, nous gens de pays riches, de découvrir sur les visages et dans les yeux les signes d’une joie lumineuse. C’est peut-être l’ultime grâce, l’ultime luxe de ceux qui n’ont presque rien : se donner tout entier et comprendre qu’ils sont reçus par leur Seigneur et Maître comme la plus bouleversante des offrandes de ce monde. Mais que cela nous oblige, nous qui avons du superflu, à le partager largement, afin que cette joie demeure !

 

Bandeau de la méditation du jeudi

Nous prions pour nos envoyés du Sénégal à travers cette prière de Mère Teresa, qui a passé sa vie en Inde au service des plus déshérités.

Mon Dieu, c’est par un choix

Et pour l’amour de toi

Que je veux rester ici

Et faire ce que ta volonté exige de moi.

Non ! Je ne retournerai pas en arrière.

Ma communauté, ce sont les pauvres.

Leur sécurité est ma sécurité ;

Leur santé, ma santé ;

Ma maison est la maison des pauvres.

Non pas des pauvres tout court, mais des plus pauvres parmi les pauvres :

De ceux que les gens évitent soigneusement

Par peur de la contagion

Ou par crainte de se salir

Car ils sont couverts de microbes et d’insectes ;

De ceux qui ne vont pas prier

Car ils n’ont rien à se mettre

Pour ne pas sortir tout nu ;

De ceux qui ne mangent plus

Parce qu’ils n’ont même plus la force de manger ;

De ceux qui tombent sur la route

Sachant qu’ils sont sur le point de mourir,

Sans que ceux qui sont vivants et bien portants

Leur prêtent attention en passant à côté d’eux ;

De ceux qui ne peuvent plus pleurer

Car ils n’ont plus de larmes.

Mère Térésa

Illustration de la méditation du jeudi

Source : Pixabay