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Rencontre avec le pasteur Song

Date de publication : 19/06/2017

Pasteur au sein de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise (EPC) et Modérateur de sa 60ème Assemblée Générale (le Modérateur a un rôle proche de celui du Président dans les autres Eglises), nous avons eu la joie de rencontrer Jean-Emile Vincent SONG lors de son séjour en Europe, début juin.

Ce pasteur, appelé à la paroisse Emmanuel, est arrivé le 28 mai en Europe dans le but de renouer les rapports avec la Fédération protestante de France et négocier un certain nombre de partenariats avec le Défap, « un parrain de cœur pour l’EPC » comme aime le dire le pasteur SONG. Il en a profité également pour rencontrer les secrétaires exécutifs et le secrétaire général de la Cevaa, afin de promouvoir la candidature de l’EPC au sein de la communauté. Il a été reçu par le secrétaire général du conseil œcuménique des Eglises à Genève, François Clavairoly, président de la Fédération protestante, par le président du département missionnaire à Lausanne et le responsable de l’Institut œcuménique (pour une demande de formation à l’attention des pasteurs de EPC).

 

Avec les communautés de l’EPC en France
Son séjour lui a également permis de rencontrer un grand nombre de communautés de l’EPC implantées en France. L’EPC, Eglise officiellement reconnue au Cameroun et existante de longue date, s’est implantée en Europe dans le but de promouvoir la mission et d’aller vers l’autre pour annoncer l’Evangile. Certaines communautés, agissant en France sous couvert de la loi 1901, se sont émancipées de cette mission et de l’autorité du conseil presbytéral. De nombreuses associations ont vu le jour, portant le nom de l’EPC mais ne répondant pas toujours aux critères de la constitution de l’EPC. Des divergences ont vu le jour allant jusqu’à la coupure entre certaines communautés et l’Eglise, voir même la naissance de regroupement sans lien avec des paroisses, laissant les communautés sans attaches aucune avec l’EPC.
La visite du pasteur fut ainsi l’occasion de rencontrer une grande partie de ces communautés pour installer un dialogue serein et constructif et permettre à celles qui s’étaient éloignées de la constitution de retrouver l’exercice de leurs activités dans un cadre légal.
Il témoigne : « Nous avons reçu un bon accueil et pu expliquer la vision de l’EPC a toutes  ces communautés ».

 

Jean-Emile Vincent SONG lors de son passage au Défap, juin 2017, DR

 

Renforcement des liens
L’EPC est membre depuis plus de 50 ans du Conseil œcuménique des Eglises (COE). Elle fut parmi les premières à rejoindre cette instance. « Il s’agit désormais de rendre plus fécond cette présence, d’échanger et de construire ensemble une relation vivante et pas seulement sur le papier », ajoute le pasteur Jean-Emile Vincent SONG.
En décembre, elle célèbrera ses 60 ans d’autonomie. Le secrétaire général du COE, le pasteur Olav Fykse Tveit, a promis d’assister aux festivités. Le pasteur et directeur de DM-echange et mission, Nicolas Monnier et le pasteur Clavairoly, Président de la FPF envisagent aussi de s’y rendre.

 

Former les pasteurs
Sur le terrain, les communautés de l’EPC ont besoin de travailler davantage en lien avec les autres.  Les Eglises, pour marcher ensemble, ont besoin de théoriciens formés, de personnes sensibilisées aux questions soulevées par la mise en place d’un vrai dialogue. 
C’est la raison pour laquelle l’EPC souhaite envoyer des pasteurs en formation œcuménique en Europe. « L'harmonie entre les chrétiens doit s’exprimer au travers de réalisations communes concrètes », c’est là un des buts clairement indiqués par le COE. Mettre à disposition des fonds pour rendre ces formations possibles répond au besoin des Eglises sur place et œuvre à cette volonté de paix entre tous.
La décision a été prise d’envoyer 5 pasteurs par an en formation.
« Nous remercions le Défap pour tout ce qu’il fait actuellement pour notre église mais surtout pour le soutien qu’il nous apporte à différents niveaux : formation de nos pasteurs, accompagnement auprès de nos universités, projet de réhabilitation de nos centres hospitaliers. Ce qui m’ a particulièrement touché », conclue le pasteur, « c’est l’accueil qui partout nous a été offert lors de notre séjour. Nous avons été sans soucis et tous nous ont ouvert leurs portes dans la fraternité. Merci à Jean-Luc Blanc, et Pascale Audo pour leur grande disponibilité ».

 

 

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