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« Parole de Dieu, violence des hommes » : un colloque à Beyrouth

Date de publication : 17/05/2017

Du 17 au 19 mai se tiendra le colloque des Cèdres 2017 à Beyrouth, au Liban. Cette édition est organisée par la Fondation des Cèdres et l’Eglise Protestante Française de Beyrouth. Pierre Lacoste, le pasteur de la « Communauté des hauts de la Colline », nous expose l’évènement.

Comment est né ce projet du colloque des Cèdres ?

Je ne me souviens plus des circonstances précises, mais l’idée d’un colloque pour marquer l’entrée en scène du nouveau projet protestant au Liban flottait dans l’air depuis deux ans. Il est né dans la concertation entre le Défap, la CEEEFE, La APFB et l’Eglise protestante. La thématique générale choisie, et développée par la Fondation des Cèdres et son président Marc Friedel, « Défaire la violence » a servi d’inspiration. « Parole de Dieu, violences des hommes », comme titre a été proposé par un membre du comité scientifique. Il sonne bien, dit les choses sans allumer de feu et offre un angle d’approche large et plaisant à investiguer. L’Eglise et la Fondation ont donc décidé de porter ensemble ce projet ; l’Eglise protestante à l’organisation pratique et la Fondation au pilotage du contenu du colloque.

 


Le pasteur Pierre Lacoste à Beyrouth, 2017, DR


A qui s’adresse ce colloque ?

Le colloque s’adresse en priorité aux publics étudiants et enseignants, à la jeunesse libanaise qui réfléchit sur son présent et cherche à construire son avenir. Mais aussi aux Institutions qui mettent en vie sur le terrain les idées de vivre ensemble, de dialogue entre les religions, comme entre les religions et la société civile. Ce colloque « Parole de Dieu, violences des hommes » tire son originalité davantage de la pluralité des approches qu’il propose que par son titre. La question « violence et religion » est malheureusement devenue un lieu commun des salles de conférences ces dernières années ! Notre prise de risque se situe précisément à cet endroit : mettre en dialogue des disciplines universitaires qui d’ordinaire ne se côtoient pas. L’historien, le psychanalyste, le politologue, le philosophe, le sociologue et le théologien seront assis à la même table pour croiser leurs lectures du phénomène de la violence en religion. Ce colloque s’annonce de bonne tenue, nous espérons qu’il répondra aux attentes des invités, sans voler trop haut non plus.


Qu’attendez-vous de cet évènement ?

Qu’il permette aux intellectuels et acteurs de la vie sociale, religieuse et politique libanaise, issus de différentes confessions ou de différents partis, un temps de réflexion de qualité qui ose nommer les difficultés et ouvrir des pistes favorables à un vivre ensemble somme toute complexe. Qu’on ne s’impose plus le silence et la distance comme unique mode de gestion des différences mais que l’on découvre dans la parole échangée un vecteur commun de déplacement et d’interrogation capable de susciter le désir d’aller plus loin dans la connaissance et la rencontre de l’autre. J’espère secrètement aussi que l’on pourra identifier un peu plus encore l’Eglise protestante Française de Beyrouth à ces idées généreuses de réflexion, de dialogue et de rencontre. Le Liban est un pays dont les frontières sont plus pesantes à l’intérieur qu’à la périphérie. Nous sommes heureux d’apporter une pierre d’évangile, un témoignage qui pourrait l’ouvrir un peu plus.
Nous nous réjouissons de retrouver le Secrétaire Général du Défap, Bertrand Vergniol, ainsi que tous les partenaires français comme la CEEEFE ou l’ACO. Le Défap est un partenaire privilégié et historique de l’Eglise protestante française de Beyrouth. Sa présence à un tel événement est à la fois naturelle et encourageante.

 

Retrouver toutes les informations pratiques sur le colloque des Cèdres 2017
 

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