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Soutenir un développement de proximité

Date de publication : 10/07/2017

Nous avons interviewé Gaël Marteau, intervenant à la session des envoyés du Défap qui a démarré le 3 juillet. Il est également le directeur de la coopérative internationale de finance solidaire, Oikocredit.

Vous participez à la formation des envoyés du Défap, c’est une première ?

Oui, et j’en remercie Laura Casorio qui a pris cette initiative. Nous sommes proches par la vision du monde que nous partageons, proches en tant qu’organisations – le DEFAP est membre de la Société coopérative œcuménique pour le développement Oikocredit, et voisins de bureaux boulevard Arago à Paris. L’idée de confier à Oikocredit le soin d’aborder le soutien au développement dans cette formation à travers la question de la finance solidaire est nouvelle : c’est une perspective intéressante et j’espère que cela apportera aux participants un éclairage utile.


Qu’est-ce que Oikocredit ? 

Oikocredit est une coopérative internationale de finance solidaire, créée suite à une réflexion sur le bon usage de l’argent engagée à la fin des années 1960 au sein du Conseil Œcuménique des Eglises. Notre métier est de lever des fonds dans des pays dits « développés » et de les investir dans des pays « en développement », pour soutenir l’initiative économique des personnes défavorisées, l’agriculture paysanne, le commerce équitable les énergies renouvelables, Bref : œuvrer à travers la finance – il s’agit de placement et pas de don – pour un développement inclusif et durable.



Gaël Marteau dans les locaux du Défap, 2017, DR

 

Que souhaitez-vous transmettre à ces futurs envoyés ?

J’ai envie de témoigner du fait qu’il existe plusieurs façons de contribuer à un monde meilleur et un futur désirable sur notre planète : la mission ou la coopération sont essentielles. L’aide humanitaire peut jouer un autre rôle par exemple en situation de crise. Enfin chacun(e) où qu’il/elle soit peut agir pour remettre l’autre et le collectif au centre de ses pratiques, dans ses relations professionnelles et sociales, par son comportement de consommation, et par la façon dont il gère son argent. Tout cela peut coexister voire converger. Sur le terrain des envoyés pourront être amenés à rencontrer ou coopérer avec des organisations soutenues par Oikocredit et ses partenaires, institutions de microfinance ou autres entreprises sociales.

 

Un mot pour conclure ?

Indépendamment de la présence physique et de l’engagement missionnaire des envoyés, le fait de savoir que d’autres liens durables de solidarité financière ont été tissés, et qu’une partie de ce qui est fait de bon là-bas est financé par de l’argent placé ici paraît plutôt stimulant. J’espère sur ce point notamment pouvoir recueillir une première réaction, et plus tard éventuellement le retour d’expérience des envoyés du Défap.

 


Logo Oikocredit, DR

 

 

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