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Jeunesse dans l’Eglise : l’avenir se conjugue au présent

Date de publication : 24/08/2017

Le pasteur Jean-Luc Blanc, en charge du service Relations et solidarité internationale (RSI) au Défap, s’est rendu au Rwanda du 12 au 20 août dans le cadre d’un séminaire Responsable de la jeunesse des Eglises de la Communauté organisé par la Cevaa, communauté d’Eglises en mission. De retour à Paris, nous en avons profité pour lui poser quelques questions sur son séjour.


Ce séminaire était une « mission Cevaa ». Pour quelles raisons avez-vous été invité à participer à cette rencontre ?
Je me suis rendu au séminaire Jeunesse à la demande du secrétariat de la Cevaa afin d’animer deux modules : un sur l’action commune « Famille, Evangile et culture » et l’autre, sur le dialogue interreligieux. Le séminaire regroupait 66 participants venant de 24 pays (Afrique, Amérique Latine et Pacifique, Océan Indien et Europe) et 35 Eglises. Bien organisé, ce séminaire a permis de travailler les thèmes de réflexion que la Cevaa essaie de promouvoir avec les Eglises. Cette rencontre a également permis de renforcer les pistes de travail de la stratégie Jeunesse de la Cevaa.

Une partie du groupe sur la plage du lac Kivu


Une délégation française a participé au séminaire. Pouvez-vous nous en dire plus sur leur présence à Kigali durant cette semaine ?
Les six jeunes qui sont venus d’Europe représentaient l’EPUDF, l’UEPAL et l’UNEPREF. Ils se sont très bien intégrés au reste du groupe. Je crois que la délégation a pris conscience de l’importance d’une réflexion en communauté car finalement les questions portées par la jeunesse dans le monde sont similaires. Il n‘y a pas de grand décalage entre les questionnements portés par les Européens et les Africains : quelle place y a-t-il pour les jeunes dans l’Eglise ? Quelle conception du couple et de la famille veut-on façonner ? Comment être un leader responsable, au service des autres ? Les réponses varient mais le sujet est universel.

 

Quelles sont les relations entre le Défap et l’Église presbytérienne au Rwanda (EPRW) ?
Jusqu’à présent, les seules relations que nous avions étaient en lien avec la faculté de Butaré où nous avions envoyé des professeurs. Depuis 5 ans, ce partenariat a cessé suite à la décision du Rwanda de remplacer l’enseignement en langue française par l’anglais. Les dirigeants de l’Eglise souhaitent reprendre notre collaboration en insistant sur le fait que les gens parlent toujours français et surtout que les rapports entre Eglises ne doivent pas être dictés par les choix politiques des pays. Les Eglises ne rentrent pas dans ce jeu, elles souhaitent avant tout témoigner d’autre chose. Nous allons désormais voir comment traduire cette demande dans les faits. Pour le président de l’Église presbytérienne au Rwanda, le révérend Dr Pascal Bataringaya, un projet commun entre l’Eglise de France et l’EPRW serait nécessaire.

 

Un mot pour conclure ?
C’est une bonne idée d’avoir organisé ce séminaire au Rwanda. Outre la qualité de l’accueil et de l’organisation, cela a permis à tous les participants de découvrir un autre visage de l’Afrique. Malgré les problèmes liés au respect des droits de l’homme, ce pays nous a donné l’impression que tout marche plutôt bien et cela a surpris nos amis africains d’autres pays. Un déplacement est toujours bienvenu !

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