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Etre envoyé en Haïti

Date de publication : 05/07/2017

Marie-Bénédicte Loze est une ancienne envoyée du Défap. Alors que nous sommes en pleine session de formation des envoyés, elle revient sur sa mission en Haïti et nous livre ses sentiments.

Qu’êtes vous devenue depuis la fin de votre mission ?

J’ai fini ma mission avec le Défap en novembre 2016, après deux ans et demi d’investissement passionnant et j’ai choisi de rester en Haïti. Je supervise un projet d’éducation pour la Finn Church Aid, une ONG finlandaise. Le projet vise à réhabiliter les écoles qui ont été endommagées par l’ouragan Matthew.

 

Qu’avez-vous retiré de cette expérience avec le Défap ?

Beaucoup de choses. Au niveau professionnel, j’ai aimé travailler avec la Fédération des écoles protestantes d’Haïti, une  ONG locale, présente sur le terrain depuis près de 30 ans, qui connait bien le secteur de l’éducation. J’ai beaucoup appris dans cette structure de taille humaine, avec des moyens modestes, qui m’a offert beaucoup de responsabilités.  Le travail était passionnant. J’ai apprécié l’approche du Defap : une organisation qui fait confiance à ses partenaires locaux.

 

Quel moment vous a le plus marquée ?

L’ouragan Matthew.  C’était dur, tout était dévasté. Les gens qui avaient déjà très peu, en avaient encore moins. C’est un pays qui est toujours confronté aux intempéries et j’ai été interpellée par la force des Haïtiens et par leur capacité à rire, à se relever encore et encore.



Marie-Bénédicte lors de son départ en mission en 2014, DR


Etes-vous entrée en contact avec d’autres envoyés Défap sur place ? Quels liens avez-vous avec eux aujourd’hui ?

J'ai gardé des contacts avec plusieurs envoyés qui ont participé à la même session de préparation que moi comme Christelle, Sofia ou Laure. On échange toujours des mails et on aime recevoir les lettres de nouvelles que les envoyés partagent. Ainsi, on ne se sent jamais seul.

 

Que conseilleriez-vous à une personne qui souhaite partir en mission ?

Je lui dirais d’y aller ! De ne surtout pas hésiter. Il faut être très humble lorsque l’on part en mission. Là-bas on y apprend l’humilité. On reçoit plus que ce qu’on apporte. On a énormément à apprendre les uns des autres ! C’est une richesse et il faut être prêt à être déboussolé. C’est une très bonne expérience de vie.

Avec le Défap, chaque envoyé peut compter sur un accompagnement avant et pendant la mission. C’est un soutien important.
Les longues missions sont intéressantes.  Elles permettent d’aller en profondeur. C’est une richesse humaine, culturelle et professionnelle.

Avant mon départ pour Haïti, j’avais fait missions courtes et je ressentais le besoin de m’installer pour aller plus en profondeur, pour découvrir une autre culture et mieux l’appréhender. Cela demande du temps.

 

 

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