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Au sommaire :

Nouvelle-Calédonie : trouver les ferments d'union

Date de publication : 10/10/2017

Alors que se prépare le rendez-vous crucial du référendum d'autodétermination, attendu d'ici l'automne 2018, les débats politiques sur la Nouvelle-Calédonie peinent à s'élever, que ce soit en métropole ou dans l'archipel. En témoigne la crise qui secoue la mission parlementaire d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Or quel que soit le résultat du vote, tous les Calédoniens devront trouver comment construire ensemble un avenir commun. Les Églises ont un rôle à jouer pour faire émerger ce nécessaire dialogue - et en particulier le protestantisme français. Le thème de la Nouvelle-Calédonie sera abordé lors du prochain Conseil du Défap, à la mi-octobre.

NOUVELLE-CALÉDONIE ET ÎLES LOYAUTÉ
Fiche et présentation du programme ABS

Septembre 2017 : les intervenants de la conférence sur la Nouvelle-Calédonie © F. Lefebvre, Défap

Après la conférence organisée le 18 septembre dernier au siège de la Fédération protestante de France, la Nouvelle-Calédonie sera évoquée lors du prochain Conseil du Défap, qui se tient les 14 et 15 octobre au 102 boulevard Arago, à Paris. Alors que l'approche du référendum d'autodétermination prévu à l'automne 2018 cristallise les tensions après 30 ans de paix civile, le protestantisme français, lié à l'histoire de l'archipel, a un rôle à jouer pour aider au dialogue. Un dialogue qui apparaît de plus en plus comme une urgente nécessité, alors que les positions politiques, en métropole comme dans l'archipel, tendent plutôt à la crispation. Illustration avec la mission parlementaire d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie : à peine constituée, elle se trouve au coeur d'une tourmente politique avec la démission de Jean-Luc Mélenchon. 

Cette mission, qui existait sous la précédente législature, a tenu sa réunion constitutive le 3 octobre dernier à l'Assemblée nationale. Elle a arrêté à cette occasion la liste de ses membres et nommé à sa tête Manuel Valls. L'ex-Premier ministre a souligné en réunion que l'objectif de cette mission d'information serait "d'informer de la situation locale", de "favoriser le dialogue" et de "préparer le premier référendum de 2018". Quelques jours auparavant, dans un entretien au site d'information en ligne Outremers 360, en partenariat avec la télévision Caledonia, Manuel Valls indiquait déjà sa volonté de "beaucoup s'impliquer" dans la préparation du référendum de 2018, soulignant "qu'à l'occasion de la venue de tous les acteurs" à Paris pour le dernier "comité des signataires" avant le référendum (les 2 et 3 novembre), il aurait "l'occasion de (s)'entretenir avec chacun des protagonistes". Or c'est précisément pour protester contre la nomination de Manuel Valls que Jean-Luc Mélenchon a démissionné de manière fracassante. En Nouvelle-Calédonie même, la composition de cette mission d'information est contestée, le Rassemblement Indépendantiste et Nationaliste soulignant notamment la présence de deux députés du groupe loyaliste "Calédonie Ensemble".

Un avenir à construire ensemble

Pour aller plus loin :
- Nouvelle-Calédonie : aider au dialogue (conférence du Défap)
- Nouvelle-Calédonie et protestantisme français : tisser des relations proches
- ABS : Un programme de soutien aux étudiants de Nouvelle-Calédonie

- Jonathan Tholo, aperçu d’une réussite

Hasard de calendrier, indépendantistes et non indépendantistes se sont exprimés le mercredi 4 octobre à la tribune de l'ONU devant la commission de décolonisation. Une commission qui se tient tous les ans et qui examinait cette année le cas de la Nouvelle-Calédonie. Les interventions, préfiguration des débats qui devraient monter dans l'archipel au cours des prochains mois, ont mis en présence les différents camps, avec toutes leurs nuances, montrant que le contexte ne se résume pas à l'opposition entre des Kanaks majoritairement indépendantistes et des Caldoches opposés à l'éloignement de l'État français.

La Nouvelle-Calédonie entre dans un moment crucial de son histoire, et quel que soit le résultat du référendum d'autodétermination, les 260 000 Calédoniens, dont 110 000 Kanak, devront réussir après le vote à construire ensemble l'avenir de l'archipel. Mais aux forces de division s'opposent de puissants ferments d'union, des valeurs enracinées aussi bien dans la religion que dans la coutume et qui pourraient permettre de trouver un socle suffisant pour faire dialoguer les positions apparemment les plus irréconciliables. Les Églises (et le protestantisme français en particulier, si lié à l'histoire de l'archipel, depuis Maurice Leenhardt jusqu'à Jacques Stewart) ont un rôle crucial à jouer pour permettre au débat de se déployer avant le référendum, au-delà des querelles de personnes ou de partis, et permettre de retrouver ce qui fonde aujourd'hui l'identité néo-calédonienne. Elles sont attendues sur ce terrain. 

Les rendez-vous de 2017 - 2018 :
  • Août 2017: participation des Secrétaires généraux du Défap et de la Cevaa au Synode général de l'Église protestante de Kanaky Nouvelle-Calédonie (EPKNC) à Lifou, îles Loyauté ; visite du lycée protestant Do Neva et du chantier de réhabilitation après les inondations catastrophiques de novembre 2016.
  • 18 septembre 2017 : soirée publique de conférence au siège de la Fédération protestante de France à Paris sur le thème "la Nouvelle-Calédonie à la croisée des chemins".
  • Septembre 2017 - juillet 2018 : animations dans les paroisses protestantes de métropole, autour des défis que vit la Nouvelle-Calédonie à la veille du référendum et de la place du protestantisme calédonien.
  • Janvier 2018 : visite en France d'une délégation de Nouvelle-Calédonie et de l'EPKNC pour participer à des conférences dans toute la France et rencontrer les nouvelles autorités politiques françaises.
  • Mai 2018 : visite en Nouvelle-Calédonie, avant le référendum de novembre 2018, d'une délégation française sous l'égide de la Fédération protestante de France.

 

 

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