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Faire place au temps du Créateur au cœur du temps des créatures !

Date de publication : 14/06/2018

Méditation du 14 juin 2018. Nous prions pour notre envoyé à Djibouti, pour l’Eglise et pour tous les habitants.

Jésus dit encore : « Voici à quoi ressemble le Royaume de Dieu : Un homme lance de la semence dans son champ. Ensuite, il va dormir durant la nuit et il se lève chaque jour, et pendant ce temps les graines germent et poussent sans qu'il sache comment. La terre fait pousser d'elle-même la récolte : d'abord la tige des plantes, puis l'épi vert, et enfin le grain bien formé dans l'épi. Dès que le grain est mûr, l'homme se met au travail avec sa faucille, car le moment de la moisson est arrivé. » Marc 4,26-29

 


Source : Pixabay

 

« Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, et l’enfant de l’homme pour que tu te soucies de lui ? » entend-on dans le psaume 8. C’est à cet être là -homme et femme-, que Dieu a confié la responsabilité de la création, qui, après la sortie d’Eden, se traduit notamment par le dur travail de la terre. « L’homme sort pour se rendre à son ouvrage, et à son travail jusqu’au soir » Ps 104,23

Dans son enseignement en paraboles, Jésus aime se référer à cette réalité agreste, que comprennent très bien ceux qui l’entourent car elle correspond à ce qu’ils vivent.

Dans notre parabole nous rencontrons le paysan à sa tâche. Il lui incombe de labourer, de semer, d’arroser si nécessaire et s’il en a la possibilité, et bien plus tard de moissonner. Mais entre-temps aura eu lieu le mystérieux processus de la vie, ce devant quoi les humains sont invités à s’arrêter.

Temps de repos, temps sans pouvoir sur les éléments, temps d’attente, temps d’espérance. Temps de Dieu ! Et s’il est vécu comme temps de Dieu alors il peut devenir un temps de confiance, où s’exprime la prière des créatures devant leur créateur.
Jésus ne nous invite donc pas au fatalisme et à la passivité, mais à une attitude shabbatique. De la même manière que Dieu a créé le monde en six jours et a arrêté sa dynamique créatrice le septième jour, pour qu’advienne le temps de la liberté et de la créativité humaines, ainsi il incombe à l’être humain de travailler le temps qu’il doit travailler, et de savoir mettre une limite à son labeur pour donner place au temps du souvenir de Dieu. Il y a évidemment nécessité à se reposer et à profiter de la nuit pour réparer ses forces. Mais la nécessité physique doit se doubler d’une volonté consciente d’échapper à l’esclavage de la performance et à l’illusion de l’auto-suffisance. Pour que « la terre puisse faire pousser d’elle-même la récolte : la tige des plantes, puis l’épi vert, et enfin le grain bien formé dans l’épi », il est essentiel de donner du temps au temps, et de vivre ce temps dans la joie de la reconnaissance.

Le royaume selon Jésus, c’est déjà cette vie, notre vie, telle que nous sommes invités à la partager fraternellement, consciemment, généreusement, les uns avec les autres, en respectant ce rythme du temps que Dieu nous a offert.

 

 


Au marché de Djibouti du peintre Pascal Furlan

 

Nous prions pour notre envoyé à Djibouti, pour l’Eglise et pour tous les habitants, à travers ces paroles d’une chanson de Georges Moustaki :

« Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d’enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents »

Il y avait un jardin où Dieu nous a fait naître
Il nous l’avait donné pour qu’on en soit les maîtres
Nous en avons joui sans vouloir reconnaître
Qu’il était si fragile et qu’il pouvait mourir

Et la peur et la honte me prennent quand je regarde
Ces images qui montrent les blessures que garde
La terre, notre maison, ce que nous en faisons
Mon Dieu, miséricorde, je te demande pardon

Puisqu’il est temps encore, Seigneur nous te prions
Toi qui entends nos cris vers toi nous nous tournons
Soutiens-nous dans l’effort pour retourner le monde
Pour entendre son mal, pour changer notre vie
Pour qu’un jour nos enfants reçoivent de nos mains
La terre comme un jardin.

 

En complément de cette méditation, retrouvez l'explication du texte biblique de Marc 4, 26-34 par Florence Taubmann, répondant aux questions d'Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 

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