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Service protestant de mission - Défap
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En chemin vers Pâques : prière pour les envoyés

Date de publication : 19/03/2015

Pour le cinquième dimanche de Carême, ce 22 mars, le Défap vous convie à prier pour ses envoyés. Qu’ils partent au Togo, en Tunisie ou à Madagascar, qu’ils soient pasteurs, volontaires de solidarité internationale ou en service civique, qu’ils soient boursiers ou accompagnateurs oecuméniques en mission de paix, les envoyés du Défap représentent autant de manières singulières de vivre la mission aujourd’hui.

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Les envoyés du Défap à travers le monde

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Session retour 2014 : les envoyés dans les jardins du Défap. A gauche, Elisabeth Marchand, du pôle Relations et Solidarités Internationales ; à droite, Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap © Défap

 

Psaume 24
Marc 11 /1-11

Chaque année, avec la même ambiguïté, l’Église fête les rameaux. Et s’il y a ambiguïté dans nos fêtes, c’est parce qu’il existe déjà une ambiguïté dans le texte biblique. Si nous ne savons pas bien s’il convient de se réjouir avec la foule en liesse ou de se mettre en colère avec Jésus comme le relate la suite du texte (ou de pleurer avec lui comme le raconte Matthieu), c’est parce que l’épisode biblique comprend ces deux aspects et que nous ne pouvons éliminer ni l’un ni l’autre sous prétexte de simplification.

Que les gens se trompent sur Jésus en acclamant un Messie tout autre que celui qui était assis là sur son âne, c’est indéniable. Que ce peuple ait supporté ce Messie tant qu’il l’a mal compris, c’est une évidence. Que le vendredi saint soit la suite logique des rameaux, c’est aussi incontestable. Mais que cet immense malentendu ait rendu impossible toute communion entre Jésus et le peuple n’est pas pour autant certain. On ne peut pas imaginer que Jésus ait fait semblant le jour des rameaux. Il ne pouvait pas ne pas être pris dans le mouvement.

Il est vrai que la foule attendait de lui une autre libération que celle qu’il venait lui apporter. Mais pour Jésus cela n’était pas forcément un obstacle à une certaine communion avec le peuple. Même s’il n’y avait pas d’accord, dans les idées entre Jésus et la foule, nous ne pouvons pas en déduire qu’il y avait entre eux une barrière infranchissable. Si Jésus ne communiait qu’avec des gens aux idées et aux espérances claires et pures, en quoi serait-il Sauveur ? On ne peut donc pas exclure le fait que Jésus se soit laissé envahir par l’allégresse populaire, même en sachant que les « hosanna ! » allaient se transformer en « crucifie ! ».

La ville accueillait Jésus en aveugle, elle l’accueillait en sourd comme tant d’aveugles et de sourds que Jésus avait guéris. Elle l’accueillait comme l’avaient fait les disciples en leur temps, sans rien comprendre. Elle l’accueillait comme nous l’avons tous accueilli un jour, en nous trompant, au moins en partie sur lui. Mais derrière toutes ces cécités, toutes ces surdités demeure une espérance tournée vers lui, même si elle ne sait pas pourquoi, même si elle se trompe sur lui. Jésus a toujours communié avec son peuple dans ses souffrances et ses joies non seulement malgré ses erreurs, mais surtout à ce qui dans ses erreurs mêmes, demeure le signe d’une attente authentique tournée vers Dieu.

Prière

Première journée de la session 2014 de formation des envoyés © F. Lefebvre, Défap

 

Seigneur, bien souvent c’est avec notre force que nous voulons imposer l’amour.
Alors que tu es le seul qui nous donne d’aimer.

C’est avec notre force que nous voulons imposer la joie.
Alors que tu es le seul qui nous donne la joie.

C’est avec notre force que nous voulons imposer la paix.
Alors que tu es le seul qui nous donne la paix.

C’est avec notre force que nous voulons imposer l’espoir.
Alors que tu es le seul qui nous donne l’espoir.

C’est avec notre force que nous voulons imposer l’honneur.
Alors que tu es le seul qui puisse rendre l’honneur.

 

D’après un texte de l’Église évangélique du Cameroun

 

Les envoyés du Défap : 80 visages de la mission dans 20 pays

Envoyés en Tunisie fin 2013 © Défap

Vouloir un sauveur à notre image, répondant à nos attentes, voilà l’une des tentations les plus difficiles à éviter. Qu’il soit radicalement autre et nous porte un message que notre vie, notre histoire, notre contexte culturel ne nous permettent pas d’entendre, voilà le grand défi. Il faut pourtant bien l’entendre, cette parole qui nous fait voir un nouvel horizon, qui nous convie à l’universel.

Tous, et en tous lieux, nous pouvons encore aujourd’hui avoir besoin d’une parole, d’un regard qui nous sortent de nos préoccupations ordinaires. D’un rappel à l’universel. Communautés vivantes, les Églises se nourrissent d’échanges au sein d’une communauté plus large. Les envoyés jouent là un rôle crucial. Témoins, lettres vivantes d’Église à Église, ils apportent leur regard, leur travail, leur communion fraternelle – eux-mêmes enrichis et transformés de toutes les différences qu’ils rencontrent.

Qu’ils partent au Togo, en Tunisie ou à Madagascar, qu’ils soient pasteurs, volontaires de solidarité internationale ou en service civique, qu’ils soient boursiers ou accompagnateurs œcuméniques en mission de paix, les envoyés du Défap représentent autant de manières singulières de vivre la mission aujourd’hui. Tout au long de l’année, le Service Protestant de Mission a ainsi plus de 80 envoyés à travers le monde, présents dans plus d’une vingtaine de pays. Les préparer, les accompagner, leur permettre de tirer profit de ce qu’ils ont vécu une fois de retour, fait partie des missions du Défap. Tous participent avant leur départ à une formation de deux semaines destinée à les préparer à tous les enjeux de leur mission : ateliers, moments d’expression personnelle, séances d’information sur les questions de sécurité, le contexte international, les enjeux interculturels... Elle marque l’aboutissement d’une procédure de trois à six mois au cours de laquelle ils ont rencontré les membres de la CEP (Commission Échange de Personnes) pour faire le point sur leur projet, évaluer leurs compétences professionnelles, leurs aptitudes personnelles, leur capacité à travailler dans un milieu d’Église. Les envoyés bénéficient aussi d’un accompagnement à leur retour sous la forme d’un débriefing personnel, d’un débriefing technique, d’une session collective de manière à leur permettre de s’exprimer, prendre du recul sur l’expérience vécue, témoigner et trouver les moyens de tirer profit de ce qu’ils ont vécu. Et pouvoir ainsi se dire vraiment enrichis de ce qu’ils auront vécu...

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