Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

 

 

Au sommaire :

En chemin vers Pâques : prière pour Haïti

Date de publication : 05/03/2015

Pour le troisième dimanche de Carême, ce 8 mars, le Défap vous propose de prier pour Haïti, et pour le rôle crucial dans ce pays des Églises protestantes, partenaires du protestantisme français. À travers les orphelinats gérés par la fondation La Cause, à travers les parrainages d’enfants, à travers les 3000 établissements de la Fédération des écoles protestantes d’Haïti, qui se battent pour que la majorité des enfants puissent être scolarisés, l’engagement protestant en Haïti porte le plus vivant des témoignages.

PLATEFORME HAITI
Présentation sur le site de la Fédération protestante de France

>> Actualités et fiche pays : le point sur Haïti sur le site du Défap <<
>> Comment aider nos partenaires haïtiens ? Interview de Sylvain Cuzent <<
>> Témoignages d’envoyés du Défap en Haïti <<
>> Chroniques de Philippe Verseils (suivi des projets en Haïti de 2010 à 2012)<<
>> Le site de la Fédération protestante d'Haïti<<

Vue de Port-au-Prince © Sylvain Cuzent

 

« Tandis que Jésus séjournait à Jérusalem, durant la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom à la vue des signes qu’il opérait. Mais Jésus, lui, ne croyait pas en eux, car il les connaissait tous, et il n’avait nul besoin qu’on lui rendît témoignage au sujet de l’homme : il savait, quant à lui, ce qu’il y a dans l’homme »
Jean 2,23-25.

Jésus sait ce qu’il y a dans le cœur de l’être humain, il sait à quoi s’en tenir et nous le savons aussi : il  est capable du pire ! La violence dans notre monde en témoigne cruellement. Ce qui doit nous étonner et nous émerveiller, c’est bien plutôt la fidélité de Dieu à notre égard. Jésus sait et pourtant il ne renonce pas à sa mission. Il poursuit son ministère. Il témoigne par sa vie, son enseignement, ses actes et jusque par sa mort l’amour inconditionnel et indéfectible de Dieu pour chacun. Seul cet amour accueilli touche la dureté de notre cœur et le transforme pour l’ouvrir au don, au partage, à l’accueil bienveillant de l’autre. Cette dynamique de la foi convertit le regard et conduit à consentir à donner le meilleur que chacun porte en soi. Jésus porte un regard lucide sur l’être humain tout en gardant sur chacun le regard de Dieu, fait de bienveillance et d’amour. C’est parce qu’il croit en ce Dieu d’amour qu’il peut d’une certaine manière croire en l’être humain, c’est-à-dire espérer contre toute espérance que Dieu agit dans les cœurs et les consciences et les tourne résolument vers la vie.

Prière :

Merci pour mes semblables

Vue d’artiste de la vie haïtienne © DR

Merci Seigneur, pour tous ces autres,
qui peuplent la terre avec moi.
Pour ces prochains et ces lointains
sans qui je ne serais qu’un Robinson
prisonnier de son orgueil solitaire.

Merci pour tout ce qui nous est commun,
au long des siècles et des continents,
tissant la longue tapisserie de l’humanité.

Merci aussi pour tout ce qui nous fait différents
et dont les couleurs font chanter le tissu de la vie.
Donne-moi d’accueillir la richesse de ces diversités
et d’y saisir la dimension de ton amour.

Pour tous ceux qui me sont les plus proches :
famille, amis, voisins, camarades, collègues,
qui cheminent à mes côtés au long des jours,
m’apportent chaleur, réconfort ou souci...
Pour eux tous je veux te dire merci !

Te dire aussi merci tout simplement pour la vie qui continue.
Parce que le monde n’a pas commencé
ni ne se terminera avec moi.

Ouvre mes yeux quand je m’enferme ou m’isole.
Envoie-moi des compagnons fraternels
quand je déprime ou désespère.

Donne-moi d’être ce petit chaînon joyeux
de la grande caravane humaine en marche vers cet avenir
que ton Fils nous a dépeint
aux couleurs de l’espérance.

M. Wagner, Prières qui n’en ont pas l’air,
Atelier, 2006

Haïti : un avenir à construire

École en Haïti © Sophie Reille, 2011

Croire en l’être humain, c’est se mettre soi-même en péril d’affronter les pires déconvenues... sauf s’il s’agit de croire que Dieu peut toucher les cœurs et les consciences. Être lucide sur l’être humain peut mener au cynisme, au refus d’agir pour autrui, au solipsisme... sauf si l’on garde la foi, fermement ancrée, que Dieu permet à chacun de donner le meilleur de ce qu’il porte en soi. Et l’on peut ainsi remercier Dieu pour ces semblables qu’Il nous donne, tous vivants, tous imparfaits, tous membres de la même chaîne humaine qui poursuit sa route «vers cet avenir que ton Fils nous a dépeint aux couleurs de l’espérance».

Haïti, terre d’inégalités, terre de violences, terre d’instabilité politique récurrente, terre de grands drames comme ceux des cyclones de 2008 ou du séisme de 2010, est aussi un pays plein de vie, de couleurs et de foi en l’avenir. Un pays dont le séisme a mis à nu les fragilités : fragilité de toute la société haïtienne, de ses bâtiments trop souvent construits sans respect des normes et sans cadre légal, de son économie, de ses institutions et de ses dirigeants... Mais un pays qui se construit. L’engagement humanitaire n’y a pourtant pas fait des miracles. Il a été massif, mais mal dirigé. Et l’émotion internationale qui avait permis de débloquer d’importants financements pour Haïti s’est épuisée au fil des ans... Si la construction se fait malgré tout aujourd’hui, c’est grâce aux Haïtiens eux-mêmes, et notamment grâce aux réseaux d’Églises qui sont en lien, depuis longtemps, avec le protestantisme français, à travers la Plateforme Haïti, dont le Défap est membre.

Désormais, comme le souligne le pasteur Rodrigue Valentin, qui préside la Plateforme Haïti, « les grandes ONG ont quitté le pays, mais elles n’ont pas répondu aux véritables problèmes. Elles sont parties en ne laissant derrière elles aucune structure dont pourraient bénéficier les organisations qui, sur place, essayaient de résoudre les difficultés dont souffrait Haïti avant le séisme. » Au contraire, l’engagement du protestantisme français en Haïti, parce qu’il existait bien avant le séisme, a su se montrer plus efficace au moment de la catastrophe. Et plus soucieux de construire durablement, au lieu de consacrer toutes ses forces à des actions d’urgence directement visibles. À travers les orphelinats gérés par la fondation La Cause, à travers les parrainages d’enfants, à travers les 3000 établissements de la Fédération des écoles protestantes d’Haïti, qui se battent pour que la majorité des enfants puissent être scolarisés, l’engagement protestant en Haïti porte le plus vivant des témoignages.

Actions sur le document
    • facebook
    • twitter
    • Imprimer
    • Envoyer à un ami
    • favoris
    • more