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Sénégal : la vie des "cases de santé" dans la brousse

Date de publication : 29/04/2014

Les distributions des sachets destinés aux nourrissons déshydratés ou malnutris sont très attendues dans les cases de santé dont Jean-Marc Lamotte, envoyé porté par l'Action missionnaire au Sénégal, a la responsabilité. Y compris par les mères des enfants bien portants... D'où les consignes drastiques données aux aides-soignantes pour ne distribuer ces sachets qu'aux nourrissons dont le poids et la taille sont inférieurs à la moyenne.

FICHE PAYS
Le point sur le Sénégal et les actions du Défap dans ce pays

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Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ;
car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu.
1 Jean 4:7

Ma formation au centre de santé de Ngayokheme se poursuit ; avec Bernadette nous avons fait les tournées des 5 cases de santé des villages qui dépendent du district de Niakhare afin de distribuer les boîtes contenant des sachets repas pour les nourrissons déshydratés ou malnutris.

Les surprises des pistes de brousse

Mon 4x4 est toujours le bienvenu pour ce genre de périple non dénué d’incident ; en effet par la grâce de Dieu, une fois, au dernier moment, nous avons évité un gros trou non signalé que des gens avaient creusé en pleine brousse. Si nous étions tombés dedans nous aurions cassé le train avant ! 

Dans chaque case de santé, nous avons dispensé aux aides-soignantes des conseils, à savoir, que ces sachets ne sont pas pour tous les enfants des villages mais seulement ceux dont le poids et la taille sont inférieurs à la moyenne. Elles devront donc peser et mesurer chaque enfant et ensuite seulement distribuer les sachets protéinés. Nous espérons qu’elles suivront les consignes car dans la culture il est très difficile de dire « NON » ; et la plupart des mamans des enfants bien portants réclament elles aussi des sachets dont leurs enfants n’ont pas besoin (certainement pour les revendre !).

Nous en avons profité aussi pour faire l’inventaire des stocks de médicaments restants ou manquants afin de réapprovisionner, le cas échéant, les fois suivantes.

Contraception : priorité à l'information

Sur le dispensaire, je constate que les moyens de contraception proposés aux femmes qui désirent ne plus avoir d’enfants ou en tout cas contrôler les naissances au sein de leur foyer, sont divers et variés. Elles peuvent avoir accès aux plaquettes contraceptives mensuelles pour 1000 CFA (1.5€) ce qui est très abordable pour elles. Un implant sous cutané permettant 3 mois de couverture est disponible sur place, un implant intra utérin est également à leur disposition (durée 10 ans).

Les préservatifs féminins comme masculins sont moins bien acceptés dans la culture et bien trop onéreux : et de toute façon, en brousse, il n’y a pas de cas de sida comme dans les villes. Il existe également ce que l’on appelle le collier, très facile à utiliser, chaque perle représentant une période du cycle d’ovulation.

Dans toutes ces choses il est certain que la priorité est à l’information et nous sommes là pour les guider dans le meilleur choix de contraception adapté à leur cas tout en laissant le choix absolu à la patiente.

Une grande campagne médicale se prépare sur Fatick, nous vous donnerons les nouvelles prochainement.

Jean-Marc Lamotte

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