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Madagascar : rester solidaires face à la crise humanitaire

Date de publication : 25/10/2013

La crise économique n'épargne plus personne, et les biens les plus essentiels deviennent inaccessibles pour beaucoup. Le Défap, qui a développé des relations fortes avec les Églises protestantes luthériennes et réformées malgaches, témoigne de cet appauvrissement généralisé, mais aussi de ce qu'il est possible de faire au jour le jour : distribution de repas à des enfants, aide à l'enseignement - et surtout maintien du lien entre Églises de France et de Madagascar.
Madagascar : rester solidaires face à la crise humanitaire

Enfants de l'orphelinat de Tangaïna © Nathalie Leenhardt

FICHE PAYS
Le point sur Madgascar et les actions du Défap dans ce pays

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Visite au Centre d'accueil des enfants des soeurs de Mamré (Tananarive) © Nathalie Leenhardt

Madagascar, l’île rouge, vit toujours autant de tiraillements et de contradictions. La beauté de ce pays saisit le voyageur, avec ses parcs nationaux, la richesse de ses ressources naturelles qui contraste avec la pauvreté endémique de la population. La crise économique dure ; d’année en année, la dégringolade économique et sociale conduit le pays à une crise humanitaire. Dont les élections ne suffiront pas pour émerger du jour au lendemain... Anne-Laure Danet, de retour de Madagascar, témoigne de cet appauvrissement qui touche une population de plus en plus large, et frappe d'autant plus durement les plus démunis :

Anne-Laure Danet : « Dans un orphelinat, on a dû supprimer les goûters »

Le Défap a développé des liens forts avec les Églises protestantes luthériennes et réformées malgaches. La présence de nombreux malgaches en France et membres de nos Églises assurent un lien naturel et continu. Ces liens sont faits de visages, d’histoires singulières, d’échanges, de jumelages...

Comment payer cahiers, stylos, frais scolaires?

Un goûter au Centre d'accueil des enfants des soeurs de Mamré © Nathalie Leenhardt

Au-delà de ces relations, l’effort du Défap a surtout porté sur l’aide à l’enseignement. Les Églises ont plus de 850 écoles dans tout le pays ; elles sont soutenues par les paroisses locales. Mais elles sont aussi frappée de plein fouet par la crise. Les parents ne peuvent plus payer les fournitures (qui sont déjà très modestes : stylos et cahiers), ni les frais scolaires toute l’année. Les enfants sont progressivement déscolarisés.

Le conseil national de l’enseignement de la FJKM (Église réformée) a décidé, par exemple, de revoir ses programmes en conséquence. Avec une intensification des cours en début d’année quand il y a le plus d’élèves, et une utilisation encore plus rentable des fournitures (un seul cahier pour plusieurs disciplines). Les sœurs de Mamré, petite communauté d’une vingtaine de religieuses protestantes de la FJKM, accueillent pour leur part dans leurs centres de la capitale une centaine d’enfants pour le repas de midi. 

Des gouttes d'eau...

Ces gestes d’inventivité, de solidarité sont sans doute des gouttes d’eau dans cet océan de misère. Pourtant ils témoignent de l'espérance, malgré tout, de celles et ceux qui tournent leurs regards vers le Seigneur, les yeux lucides et le cœur rempli de confiance. Notre présence est aussi une goutte d’eau (moins de 5 envoyés), très peu d’aide matérielle. Cette présence, à notre mesure, est essentielle comme signe de solidarité, comme relais pour ne pas tomber dans l’indifférence et l’oubli et pour soutenir inlassablement notre prière les uns pour les autres.

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