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Madagascar : "Arahaba traty ny taona"

Date de publication : 05/04/2013

Marine Buisson est envoyée au collège d'Ivato. Elle partage dans ce courrier quelques nouvelles au moment des fêtes de fin d'année.

"Arahaba traty ny taona"

Et oui, c’est comme ça qu’on dit « bonne année » en malgache. Et si j’ai bien compris, cette formule rappelle tout le bonheur d’être encore en vie au début de l’année nouvelle. C’est dire que le spectre de la mort est encore omniprésent ici. Mais quand on voit comment les taxi-brousse conduisent, on n’a pas de mal à comprendre pourquoi ! La nouvelle année, c’est aussi le moment des réjouissances et des vœux. A cette occasion, des tentes sont dressées un peu partout dans les villes, abritant des fauteuils et autres décorations en tout genre : c’est là où les familles se font prendre en photos pour les vœux. Et attention, il faut être le plus sérieux possible ! Avec mes amis et compères du DM-échange et mission suisse, nous n’avons bien sûr pas résisté devant la multitude de tentes marabouts alignées le long de l’avenue de l’Indépendance à Tamatave. Et nous avons choisi la plus « kitch » pour vous… Alors meilleurs vœux pour 2013 !!  
Mais remontons un peu en arrière, en décembre 2012, là où ma dernière lettre de nouvelles vous a laissés.   La fin d’un trimestre scolaire est partout le même : évaluations, corrections des copies, remplissage des bulletins et conseils de classe. Je n’y ai donc pas échappé cette année encore. Sauf qu’ici, la remise des bulletins s’accompagne aussi d’une petite fête. Après un moment de culte, la distribution par classe des bulletins et de quelques bonbons en guise de récompense, nous nous sommes tous retrouvés dans l’église. Les élèves, des classes de primaire jusqu’à la seconde avaient tous préparé un petit spectacle : chants de Noël, danses traditionnelles et danse contemporaines. Et à la fin : surprise ! Les institutrices, toutes habillées en rouge et blanc, avec un bonnet sur la tête ont fait une chorégraphie. Elles m’ont promis que je serai des leurs lors de la fête de fin d’année !

Dans le cadre d’un échange avec un collège de Marseille, j’ai emmené mes 60 élèves de 5e visiter une partie de la Haute Ville d’Antananarivo et surtout le Palais de la Reine (le Rova) ;  mes élèves ont ainsi eu accès à une petite partie de leur patrimoine.

Depuis, les cours ont repris. Dans le cadre d’un échange avec un collège de Marseille, j’ai emmené mes 60 élèves de 5e visiter une partie de la Haute Ville d’Antananarivo et surtout le Palais de la Reine (le Rova), ouvert au public depuis septembre. Le palais était fermé depuis 1994, date à laquelle un incendie a ravagé la plupart des collections qui y étaient entreposées. Aujourd’hui, il est possible de faire seulement le tour des quelques bâtiments rénovés, mais peu importe : mes élèves ont ainsi eu accès à une petite partie de leur patrimoine. L’organisation s’est faite à la malagasy, avec pas mal d’imprévus au dernier moment, mais tout s’est bien passé, je n’ai perdu aucun élève et tous étaient ravis !  
La saison des fêtes est aussi la période de soudure pour les Malgaches, (surtout la population rurale) : les provisions de l’année précédente sont épuisées et la récolte prochaine n’est pas encore terminée. Du coup, certains parents n’envoient pas leurs enfants à l’école pendant cette période, soit parce qu’ils n’ont pas les sous pour payer l’écolage de leurs enfants, soit parce que ceux-ci les aident aux champs. Heureusement, en ville nous n’avons pas trop ce problème, surtout à Ivato où la majorité des parents d’élèves sont des commerçants. La saison des pluies n’a pas été très importante cette année et je ne sais pas encore quelles en sont les répercussions sur l’agriculture. Toutefois, la récolte du riz a commencé sur les Hauts Plateaux. Lorsque je me rends en ville, j’aperçois parfois des « scènes de vie paysannes » : ramassage des épis de riz, battage des gerbes et séchage à l’air libre du riz non décortiqué (parfois même sur la route !).  
Je vous souhaite à tous une bonne continuation et vous dis à bientôt.

Marine Buisson

Marine Buisson fournit un rapide état des lieux de l'éducation primaire à Madagascar. (Consultable ici)

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