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Madagascar : de nombreuses rencontres

Date de publication : 20/11/2015

Florence Taubmann s’est rendue à Madagascar à la fin du mois d’octobre, en compagnie du pasteur Pascal Hickel et de son épouse, ainsi que du secrétaire général du Défap, le pasteur Bertrand Vergniol.
Madagascar : de nombreuses rencontres

Vue sur Antananarivo, DR

 

Après un bref arrêt à Antananarivo, les voyageurs se sont rendus à Antsirabe où ils ont logé à la Mission norvégienne : en effet, les Norvégiens sont très présents sur l’île depuis 150 ans ; ils y ont envoyé de nombreux missionnaires luthériens dans le passé et continuent de soutenir des projets éducatifs.

 

Vue sur Antananarivo, DR

Vue sur Antananarivo, DR

 

Rencontre avec les envoyés à Antsirabe

 

Antsirabe est une ville surprenante : ville d’eau avec un hôtel des thermes dans le style colonial. Elle aurait presque un charme européen, si ce n’était la grande misère qui y règne.

 

C’est dans cette ville qu’a eu lieu une première rencontre avec les envoyés :

- Ando, en service civique, est basée à la maison des sœurs de Mamré à Antananarivo ;

- Mathilde, en service civique à l’orphelinat luthérien Akany Soa d’Antsirabé, fait de l’animation auprès de la trentaine d’enfants qui habitent la maison et va enseigner le français à une vingtaine d’enfants du primaire ;

- Thomas, en service civique à l’orphelinat de Tangaïna, dans la banlieue d’Antananarivo, déjeune avec les enfants au retour de l’école, puis les aide dans leurs devoirs.

- Vincent Ligneau est en mission à Ecole Normale luthérienne de Frandriana. Il enseigne le français, pratique et académique, pour le primaire et le secondaire. Il fait aussi du suivi de stages en brousse, a conçu un module d’adaptation à l’enseignement en milieu rural, enseigne le sport, à un niveau pratique et didactique, et souhaite animer un club lecture et un club cinéma. Il en est à sa sixième année de coopération, la dernière pour un VSI ;

- Irène Ott est en VSI pour la deuxième année à l’école FJKM d’Ivato, près d’Antananarivo. Elle enseigne le français à neuf classes, de la 5ème à la terminale, à raison de deux heures hebdomadaires par classe, ce dans des conditions particulières : une soixantaine d’élèves dans des salles très petites. Elle souhaite animer un club vidéo.

 

Les envoyés à table à Antsirabe, DR

Les envoyés à table à Antsirabe, DR

 

A cette rencontre étaient également présentes des personnes qui sont en envoi court : Hélène et Michel Brosille, présents de début octobre à début décembre, à l’Ecole normale Luthérienne de Fandriana. Envoyés dans les années 2000 pour deux ans par le Défap, ils retournent deux mois tous les ans à Madagascar. Hélène forme les enseignants du préscolaire, pour les enfants de 3 à 5 ans. Michel assure des modules de formation autour du rôle de l'enseignant comme agent de développement dans son environnement.

 

Paysages traversés sur la route entre Antananarivo et Antsirabe, DR

Paysages traversés sur la route entre Antananarivo et Antsirabe, DR

 

Une longue route pour Fianarantsoa

 

Après Antsirabe, cap sur Fianarantsoa : la route fait 250km mais prend sept heures…

Un voyage épuisant mais des paysages magnifiques : la terre rouge des petites montagnes, en harmonie avec les maisons traditionnelles à deux étages, dont le confort est très sommaire mais le tracé simple et élégant, d’innombrables petites rizières vertes en terrasse, soigneusement cultivées, des plantations d’herbes diverses servant à la confection d’huiles essentielles, de loin en loin l’arbre du voyageur, panachant le ciel de ses palmes, puis de petits étals en bord de route… avec quelques aliments, légumes ou autres improbables produits qui ne doivent pas toujours trouver preneurs.

 

Maisons en briques et terre rouges, DR

Maisons en briques et terre rouges, DR

 

Sur cette route, on passe également par Ambositra, la ville des artisans : on y trouve de belles sculptures en bois, des objets en corne, des sacs tressés aux belles couleurs, de la soie sauvage…

 

Arrivés à Fianarantsoa, les pasteurs Florence Taubmann et Pascal Hickel se sont rendus à la faculté de théologie luthérienne où a travaillé le pasteur Mino.

Ville de 200 000 habitants construite dans les montagnes, Fianarantsoa est considérée comme la ville intellectuelle de Madagascar. Sa partie haute, qui compte six ou sept églises et de très jolies maisons traditionnelles, est un lieu prisé par les touristes. C’est à Fianarantsoa que le photographe de renommée internationale Pierrot Men a son atelier.

 

La vieille ville de Fianarantsoa, DR

La vieille ville de Fianarantsoa, DR

 

La rencontre avec le doyen, les professeurs, la bibliothécaire et les étudiants de la faculté luthérienne fut très chaleureuse, égayée par le chant du chœur d’hommes qui viendra dans un proche avenir faire une tournée en France. Ce fut l’occasion aussi de partager les soucis et les manques, matériels et académiques. En effet, le pasteur Mino Randriamanatena, qui est resté 4 ans, n’a pas été remplacé et le besoin d’enseignants en diverses matières se fait sentir.

 

Le choeur d'hommes de la SALT, DR

Le choeur d'hommes de la SALT, DR

 

Dernière étape à Antananarivo

 

De retour à Antananarivo, Florence Taubmann a encore multiplié les visites et les rencontres, notamment avec Dominique Ranaivoson, en envoi court d’une semaine pour participer à la rentrée des étudiants à l’Institut de Formation et de Recherche Pédagogique. Le pasteur s’est aussi rendu à l’orphelinat de Topaza, chez les sœurs de Mamré, à l’orphelinat de Tangaïna… Et chez les Mangado autour d’un dîner très amical.

Benjamin Mangado a travaillé au Défap comme animateur jeunesse et est actuellement envoyé à Madagascar par DM-échange et mission. Il travaille dans la formation continue et son épouse est professeur au lycée français d’Antananarivo.

 

Le Palais de la Reine, symbole de la nation malgache, qui domine Antananarivo, DR

Le Palais de la Reine, symbole de la nation malgache, qui domine Antananarivo, DR

 

Entre autres pasteurs, Florence a fait la connaissance d’une collègue, le Pasteur Vololona Randriamanatena, mise par la FJKM à disposition de l’ONG SAVE qui lutte contre le sida. Dans le cadre de ces responsabilités, elle anime un programme d’ateliers bibliques autour de la violence sexuelle : la Campagne Tamar, lancée par la FECCLAHA (Fellowship of Christian Councils and Churches in the Great Lakes and Horn of Africa*). Toutes deux ont partagé l’idée d’organiser conjointement, à Madagascar et en France, des groupes d’études sur le même thème et les mêmes textes, avec le projet de visites mutuelles qui permettraient aux lecteurs de croiser leurs interprétations et leurs expériences. Affaire à suivre !

 

* Communauté des Eglises et des Conseils Chrétiens de la Région des Grands Lacs et de la Corne de L'Afrique

 

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