Aller au contenu. | Aller à la navigation

Attentat du musée du Bardo : la situation en Tunisie

Date de publication : 07/04/2015

Valérie Thorin recevait Hassan Zenati, ancien rédacteur en chef pour le Moyen-Orient à l’AFP, dans l’émission Courrier de Mission (que vous pouvez écouter ci-dessous).
Attentat du musée du Bardo : la situation en Tunisie

Musée du Bardo, Tunisie (source : Wikimedia).

 

Ils sont revenus sur la situation en Tunisie après l’attentat au musée du Bardo le 18 mars 2015. Le Défap envoie dans ce pays de nombreuses personnes chaque année.


L’attentat du 18 mars a fait de nombreux morts et pose la question de la pertinence, au niveau sécuritaire, à continuer à envoyer des personnes sur place.


Hassan Zenati explique que ces actions terroristes sont des soubresauts des événements qui ont eu lieu dans le pays depuis la chute de Zine el-Abidine Ben Ali. Cet attentat est venu répondre à des objectifs extérieurs du groupe terroriste ou perturber le processus en cours de sécularisation de l’Etat.


Béji Caïd Essebsi, élu président il y a deux mois, souhaite cette séparation du politique et du religieux, sans pour autant renier le socle musulman de la société. Ce mouvement de sécularisation avait été lancé par le président Bourguiba, dont le président actuel est un ancien collaborateur, par un travail culturel, puis poursuivi par le président Ben Ali, mais avec l’appui d’une police extrêmement puissante.


La constitution a intégré ce processus : l’islam y est présenté comme religion du pays mais pas comme source du droit.


L’attentat du Bardo avait trois objectifs, nous dit Hassan Zenati : atteindre la démocratie (le musée se situe dans un bâtiment coupé en deux et l’autre moitié héberge l’Assemblée nationale), atteindre la culture, mais aussi frapper l’économie tunisienne en son cœur (le tourisme représente 7% du PIB).


Cependant, si d’autres actions terroristes peuvent avoir lieu, Hassan Zenati n’est pas inquiet : pour lui, il n’existe pas d’animosité entre religions en Tunisie, pays de dialogue. Il n’y aurait donc pas d’inquiétude particulière à avoir, si ce n’est de respecter les mesures de sécurité élémentaires.

 

Actions sur le document
    • facebook
    • twitter
    • Imprimer
    • Envoyer à un ami
    • favoris
    • more
Mots-clés associés : ,